‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 36 sur 160 · AscoBoLE GLABRE , Ascobolus glaber , substance glabre · texte numérisé non relu

AscoBoLE GLABRE , Ascobolus glaber , substance glabre

4° ASCOBOLE ENCHASSÉ, Ascobolus immersus.

Ces espèces, ainsi qu'un grand nombre de celles de cette famille, n’ont point de propriété connue et directe pour nous; elles servent de päture aux larves de différens insectes. (P. B.)

ASCOPHORE (Bof.), Ascophora, nom d’un genre de plantes de la famille des champignons, classe deuxième, les gymnocarpes, ordre sixième, les niematothèques, soixanteuniéme genre de la méthode de Persoon. Le caractere de l'ascophore est d’être FRE terminée par une petite tête enflée et vide. Persoon n’en décrit qu'une seule espèce, d'apres Tode.

ASCOPHORE PÉRENNELLE, Ascophoraperennis, blanche, durable ; elle croît sur les rameaux ou sur le tronc des arbres, principalement sur ceux du saule. (P.B.)

ASCYRE (Bot.), Ascyrum, Linn., Juss., genre de plantes de la famille des hypéricées, qui a “ grands rapports avec les millepertuis, et dont on connoît trois espèces qui croissent dans l’Amérique. Ce sont des arbustes à feuilles petites, opposées, sessiles, munies de deux petites glandes à leur base. Les fleurs sont jaunes et terminales ; leur calice est à quatre divisions persistantes, dont deux intérieures plus grandes. La corolle est formée de quatre pétales ovales oblongs ; les étamines sont nombreuses et réunies à leur base en quatre faisceaux; le style est peu apparent et surmonté

ASC : 203 de deux stigmates; le fruit est une capsule uniloculaire, bivalve, polysperme; les graines sont très-petites et insérées sur les bords des valves.

ASCYRE CROIX-DE-S.-ANDRÉ, Ascyrum crux Andreæ, Linn. C'est un pétit arbuste de la Virginie, qui s'élève rarement au-delà de six pouces ; ses tiges sont droites, cylindriques, garnies de branches opposées, disposées sur quatre rangs : les feuilles sont ovales et les fleurs peu apparentes. 1

Cet arbuste est délicat; il ne réussit bien que dans les plates-bandes de terreau de bruyère, à l'ombre et à l’exposition du nord. On le multiplie de marcottes que lon a ‘soin d'entretenir toujours humides.

ASCYRE PERFORÉE, Ascyrum hypericoides, ous , Burm. Amer. tab. 152, f. 1; B. Ascyrum hypericoides humifusum, Burm., Amer. tab. 152, fol. 21. Ses tiges sont droites, comprimées , presque ailées de chaque côté, rameuses, et hautes d'environ un pied et demi. Ses feuilles sont nombreuses, oblongues, lisses et parsemées, comme celles du millepertuis commun, d’une infinité de vésicules transparentes : ses fleurs sont rassemblées en tête.

Cette plante est originaire de la Virginie; la variété es est rampante et croît à la Jamaïque.

Cet arbuste aime une terre meuble et substantielle : l'hiver, on le rentre dans l’orangerie. Il se multiplie par bouture ou par le moyen de ses graines fraîches, semées à l'automne dans du terrain de bruyere.

ASCYRE VELUE, Ascyrum villosum, Linn., Pluk. Alm. tab. 245, f. 6. Ses tiges sont hautes dE trob trois pieds, et garnies de feuilles oblongues et velues; ses fleurs sont d’un jaune luisant. |

Cette plante croît dans la Virginie : on la cultive dans la terre de bruyère et à une exposition humide et légérement ombragée. L'hiver, elle exige d’être couverte date les grands froids : elle se multiplie facilement au moyen de ses drageons, qu’on sépare au printemps des vieux pieds. (D. P.)

ASCYRUM. (Bot.} Tournefortet les auteurs qui l’ont précédé donnoient ce nom à une réunion de plusieurs plantes trèsvoisines du millepertuis, dont elles ne différent que par le

nombre des styles et des loges du fruit, porté à cinq au lieu de trois. Linnæus a cru devoir les confondre avec les millepertuis, et a appliqué le nom ascyrum au genre dont il est parlé ci-dessus. Voyez Âscyre. (J.)

ASELLE (Entom.), Asellus, nom donné par Geoffroi à un genre d'insectes aptères de la famille des polygnathes ou quadricornes auprès des cloportes.

Ce mot aselle est tiré du latin; il est synonyme d’onis-

cus, qui en grec signifie un petit àne. Linnæus avoit placé la seule espèce connue dans ce genre parmi les cloportes; et comme elle vit dans l’eau, il l’avoit désignée sous le nom d’aquatique.

Ce petit animal est le chaînon, qui paroît unir la classe - des crustacés avec celle des insectes : il est probable que; puisqu'il vit dans l’eau, ïl a des branchies, et par suite un système vasculaire; mais sa forme et le nombre de ses pattes paroissent le rapprocher des cloportes, et nous l'y avons laissé provisoirement. ÿ

Sous ce nom d’aselle Olivier a décrit un LR nombre de crustacés et d'insectes très-différens de l'animal qui fait le sujet de cet article. Fabricius a placé Fespéce qui nous occupe dans un genre nombreux de crustacés, auquel il a donné le nom d’idotée. Dégéer en avoit fait une squille. e

Nous caractérisons ainsi qu'il suit le genre Aselle.

Caract. gen. Quatre antennes sur une même ligne, de grandeur inégale : abdomen terminé par un long segment armé de deux pointes : pattes postérieures plus longues.

ÂSELLE AQUATIQUE Où D'EAU DOU6E, Asellus aqualicus, GeoffInsect. tt. 2, pl 22, fig. 1, p:672, IN 1Eet imeente est trois fois plus long qu'il n’est large. Les antennes les plus courtes sont intermédiaires, les longues sont extérieures; elles dépassent la moitié du corps, qui est .composé de neuf segmens. Il y a sept pattes de chaque côté, terminées par un seul crochet. On ne connoît point encore l’accouplement de ces insectes, quoique Dégéer les ait étudiés avec beaucoup de soins. On trouve souvent deux

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individus réunis : le mâle, qui est le plus gros, porte la femelle sous son corps. Peut-être ses organes génératifs sont-ils placés à la base des pattes de la quatrième paire, comme ils le sont à la pénultième des crustacés : quoi qu’il en soit, la femelle porte les œufs sous les lames de son abdomen ; elle produit plusieurs fois pendant sa vie.

Ces insectes sont fort communs dans les petités rivières. On ignore de quelle nature sont les alimens dont ils se nourrissent; mais on sait qu’ils servent de pèture aux poissons, dans l'estomac desquels nous en avons souvent rencontré. (C. D.)

ASEROÉ (Bot.), nom donné par Labillardière (Voyage à là recherche de La Peyrouse, t.1, p.144, pl.12) à un champignon du cap de Bonne-Espérance, dont la tige (skipes) est creuse dans toute sa longueur, et s’'épanouit au sommet en se divisant en rayons comme une étoile. La volve, du milieu.de laquelle s'élève la tige, est globuleuse, blanchätre et marquée de sept stries. La tige est à peu prés cylindrique et d’une couleur rouge. Les rayons sont au nombre de sept, fourchus, et jaunâtres vers leur extrémité. Ce champignon, selon Labillardière, constitue un genre voisin du phallus. {Mas.)

ASFUR. ( Ichtyol.) Forskal rapporte que ce nom est donné par les Arabes à un poisson du genre des chétodons : Lacépède le regarde comme appartenant à celui des pomacanthes. Voyez PomacantTHe. (F. M. D.)

ASHILAG. (Ornith.) Le père Kenneth Macaulay désigne sous ce nom et sous celui de pgrobis, deux espèces assez nombreuses d’oiseaux qui habitent temporairement les îles et les rochers de S. Kildar:; mais il ne donne aucune description propre à les faire reconnoître. (Ch. D.)

ASILE (Entom.), Asilus , genre d'insectes à deux ailes, dont la bouche est formée par un suçoir saillant, et qui appartient à notre famille des haustellés ou sclérostomes.

Le nom d'asile est emprunté des latins, qui le regardoient comme synonyme d’æstrus, ainsi que nous l’apprennent ces vers de Virgile ( Georg. lib. III), où il nous peint les tourmens que Junon suscite à la jeune Io, métamorphosée en génisse :

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