‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 38 sur 160 · ASI · texte numérisé non relu

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l'insecte sur les corps très-lisses. Lorsqu'il y a trois crochets,

on n’aperçoit plus de Po, veloutées au-dessous des ongles latéraux.

Il n’y a jamais de cuillerons aux balanciers, qui sont ordinairement d’une autre couleur que le corps , et dont la masse est comme tronquée et excavée par un enfoncement dont la forme et la position varient beaucoup.

Les asiles proviennent des larves apodes qui vivent sous la terre : leur corps est plus allongé, conique aux deux extrémités, à peu près comme dans les larves des stratiomes. Le côté de la tête est garni de deux crochets ou grappins, dont l’insecte se sert pour la progression. On voit sur les côtés les ouvertures des stigmates. La métamorphose s’opère sous la dernière enveloppe; elle est absolument obtectée : le côté de la tête est seulement plus gros et garni de pointes plus ou moins recourbées , selon les espèces. On les trouve dans les lieux sablonneux.

Les mœurs des asiles sous l’état parfait sont à peu près les mêmes que celles des libelles ; ils ne se nourrissent que d'insectes, qu'ils prennent au vol, à peu près comme les éperviers se nourrissent de passereaux. Les organes du vol, de la préhension et de la digestion, sont pe en rapport avec cette maniere de vivre.

Le vol des asiles est prompt et vif, court , maïs rapide. Il æ lieu par une sorte de descente foudroyante, dans laquelle linsecte se précipite sur sa proie, la serre en tombant, et bientôt se relève avec sa victime, qu’il emporte vers la branche la plus voisine.

La longueur des pattes, les épines dont elles sont armées, les cinq articles larges qui les terminent , les pelottes qui les rendent si adhérentes aux surfaces les plus unies , les crochets acérés qui les font pénétrer dans la chaïr, viennent encore faciliter ce genre de vie. ù

Enfin, la bouche, qui ne paroît au premier abord qu’une simple avance cornée, n’est que le fourreau de lancettes finement aiguisées et de dards poignans, qui, agissant les unes sur les autres, forcent les humeurs de monter entre leurs parois à fur et à mesure qu’elles pénètrent et se meuvent dans l'épaisseur des chairs : ces lames sont au

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