‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 37 sur 160 · A SI · texte numérisé non relu

A SI

1e. LU /ME N MIMCutoromen à$ila Romanum est , œstron Graÿji vertere voéantes : Asper, acerba sonans; quo tota exterrita sylvis Diffjugiunt armenta.

Il est clair, par ce passage, que le poëte vouloit désigner les espèces de diptéres que nous avons nommés depuis taons : mais Linnæus s’est servi de cette dénomination pour désigner des insectes qui ne vivent que d’autres insectes, et non du sang des mammiferes; et la plupart des auteurs ort employé ce nom sous la même acception.

Les asiles sont des insectes à deux ailes, à corps étroit ;, allongé, souvent velu ou pubescent, dont la tête arrondie; plus large que longue, tronquée en arrière , est portée par une sorte de cou produit par le véritable corselet. La bouche est formée par un suçoir saillant, porté obliquement en devant, et de la longueur de la tête : les yeux sont trés-gros, latéraux, taillés à réseaux ; ils se touchent dans les mâles et sont un peu séparés dans les femelles. Tous ont trois yeux lisses, situés sur un tubercule souvent garni de poils entre les yeux et derrière les antennes : celles-ci sont toujours aussi longues que la tête, placées sur son sommet, rapprochées par leur base, formées de trois articles principaux, à peu près cylindriques : la poitrine est grosse, souvent plus large que la tête et l'abdomen, et comme bossue du côté du dos.

L’abdomen varie beaucoup pour la forme : il est souvent conique, quelquefois ové, et chez d’autres à peu prés cylindrique ; ce qui a servi à établir plusieurs sous-divisions dans ce genre. | * Les aïles sont en général étroites à la base, tantôt couchées sur la longueur du corps dans l’état de repos, et quelquefois comme en triangle, mais toujours portées horizontalement : leur longueur, par rapport a celle de l’abdomen, varie aussi dans les différens sous-genres.

Les pattes sont trés-allongées , souvent velues, pubescentes ou épineuses. Les tarses ont toujours cinq articles distincts; ils sont terminés par deux ou trois crochets : dans le premier cas, l’article qui les supporte reçoit deux lobes arrondis qui font la fonction de pelottes, pour faire adhérer

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