A . ARG
päle au feu de 60° du pyromètre, et se fond à 120% en. un verre d’un jaune sale ou d’un brun brillant, qui est trés - liquide et perce les creusets de porcelaine peu épais.
Elle sert à faire les gazettes dans lesquelles on cuit la porcelaine tendre ou frittée. ‘
Elle se trouve à Viroflay entre Sèvres et Versailles.
Argile marne verte de Montmartre. Elle est d'un vert pâle, mais peu déterminé; elle se délite facilement en petites pièces parallélipipèdes, et fait une violente effervescence avec l’acide nitrique. Elle se trouve sur les hauteurs de Montmartre, de Menil-montant et de plusieurs autres collines au nord de Paris.
Elle entre dans la composition de la faïence commune de Paris. Elle se boursoufle à 60° du pyromètre de Wedgwood, et se fond complètement, a 120° , en un verre. noirâtre très-homogéne.
Cette sorte d’argile est une des plus connues, et il n’y a point de lieu où l’on ne puisse espérer d’en trouver. Gaze- Tan y indique 19 d’alumine, 66 de silice, 7 de CES 6 de fer. Elle fond avec une grande facilité.
Argile marne d'Argenteuil. C’est presque une marne calcaire ; elle est blanche, compacte , assez solide , maïs elle se délaie facilement dans l’eau.
Elle est la base terreuse de la porcelaine tendre ou frittée de Sèvres.
Argile marne marbrée de Montmartre. Cette marne ést grise, marbrée de brun. Elle est assez douce au toucher et fait tres-bien pâte avec l’eau, mais elle fait effervescence avec l’acide nitrique et fond en un émail jaunâtre et cristallin. On la vend à Paris sous forme de petites briques et sous le nom de pierre à dégraisser. Elle enlève en effet
assez bien les taches AÉABT AE \
De EEE drenss ocreuses.
Argile ocreuse, Haüy; Argilla bolus, Wall.; Bole, Kirv.; Bol, Wern. Fat
Les argiles ont des points de contact avec un grand nombre de substances, et c’est ce qui rend leur clas-
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Re. 2
sification et leur détermination si difficiles. Elles se confondent avec les schistes par les variétés feuilletées, avec les talcs par les variétés smectiques, etc., avec la chaux carbonatée par les marnes, et avec les mines de fer par les bols. Tous les bols ou argiles ocreuses contiennent une quantité assez considérable de fer oxidé, pour recevoir de ce métal les couleurs tranchées, souvent trés-vives, qu’ils présentent, et quelques mines de fer argileux, pauvres, mais exploitées, contiennent à peine plus de fer que certains bols. *
Les caractères des argiles ocreuses seront donc pris des changemens que loxide de fer apporte dans les argiles. Haüy les a parfaitement fait ressortir. Elles happent à la langue, se divisent en poudre dans l’eau sans y faire pâte, donnent des étincelles très - sensibles lorsqu'elles sont en communication avec un conducteur électrisé, deviennent rouges ou plus rouges par l’action du feu, et acquièrent ordinairement le magnétisme polaire.
13. ARGILE OCREUSE ROUGE. Elle est d’un rouge de sang, quelquefois mêlé d’une légère nuance orangée. La couleur nommée ocre rouge contient quelquefois une si grande quantité de fer (vingt-cinq pour cent au moins) qu’il est plus convenable de la placer parmi les minerais de fer; il reste alors dans cette sous-variété les exemples suivans.
La sanguine ou Crayon rouge ; Argile ocreuse rouge graphique, Haüy; rubrica, Wall. ; PES ocrœum urgillaceum , Rubrica, VWern. Sa structure est schisteuse , sa texture COMUACEE, sa cassure est facile et terreuse; elle est d’un rouge de brique assez vif, et laisse facilement sur les doigts et sur le papier des traces vives et durables de cette couleur.
Cette pierre n’étant jamais exploitée comme mine de fer, nous la laissons parmi les bols, à l'exemple d'Haüy. Si, comme le dit Wallerius, elle contenoit soixante et dix a quatre-vingts pour cent de fer, ce seroit une mine tresriche ; maïs il y a certainement erreur dans cette évaluation.
I1 ne faut pas confondre cette argile ferrugineuse avec la mine de fer oxidé, nommée hématite.
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26 "AMG
Elle se trouve en petites couches ou en amas au milieu des schistes argileux : -
En Allemagne, à Thalliter dans la Hesse. Elle s’y rencontre en assez grande quantité pour y former un objet d'exploitation.
En Bohème.
Dans la haute Lusace.
A Blankenbourg et à Kœnitz en Thuringe.
. En. Sibéï'ie.
On extrayoit aussi de la sanguine de l’île de Lemnos ; on la nommoit rubrica en ‘latin. Elle se distinguoit du bol wommé particulièrement terre de De en ce qu’elle n’étoit pas sigillée.
On taille la sanguine pour en faire des crayons; mais ces crayons sont souvent graveleux, ce qui gêne dans leur
emploi. Lomet a essayé d’en faire d’artificiels, qui n’avoient point ce défaut. Il broiïe la sanguine, la délaie dans beau-
coup d’eau et décante l’eau encore trouble. IL laisse déposer la sanguine pure qu’elle tienten suspension, et mêle ce dépôt avec une dissolution de gomme arabique. Il donne au mélange la consistance d’une pâte, en l’évaporant sur le feu et le brassant continuellement. Il le moule alors en baguettes en le passant dans une presse à filière. Ces COPA doivent sécher lentement et à l’ombre ; mais avant de s’en servir il faut racler leur surface, pour enlever une pellicule dure qui les empêche de marquer.
Les crayons d’une dureté moyenne sont composés,
de sanguine sèche....... 10 grammes.
de gomme arabique...... 0,441 ou de colle de poisson....,. 0,622 -
En y ajoutant du savon on les rend plus bruns et plus moelleux, mais les traits deviennent luisans lorsqu'on repasse dessus. à
Les proportions sont dans cé cas
Sanguine 0... +e0.e 10 grammes.
Gomme. sde sp nretste 0: 037300 Savon blanc desséché.... 0,510.
Le bol d'Arménie. Il ressemble beaucoup à la sanguine,
mais il est plus compacte et d’un rouge moins vif ; il ne peut se laisser tailler comme elle. u
Son nom indique le lieu d’où il vient ; il jouissoit autrefois d’une grande réputation comme dessiccatif et astringent, et c'est à cause de cette célébrité que les habitans de l'ile de Lemnos portoient à Constantinople la terre de cette île, qui est aussi un bol de la même couleur, pour le vendre comme bol d'Arménie. Ce bolentre encore dans la composition de la thériaque. La terre de Lemnos, dont la couleur est à peu prés semblable, a été regardée par les anciens comme un antidote puissant. Le soin de la recueillir et de la préparer étoit confié aux prêtres de cette île : ils .la lavoient pour en séparer le sabie, en formoient des espèces de grosses pastilles, et paur s'opposer à toute fal. sification, ils y apposoient le sceau de Diane, qui représentoit une chèvre; de la le nom de terre sigillée qu’on a donné à ce bol. Les Latins le nommoient alors sphragis. Aujourd’hui on imprime sur cette argile ocreuse le sceau du grand-seigneur , ou celui du gouverneur de l’île.
La terre de Bucaros. Elle se trouve en Portugal, dans le voisinage de la ville d’Estremos en Alentejo.
On fait avec cette argile ocreuse rouge des vases poreux, dans lesquels on met rafraîchir de l’eau et du vin; ces liquides y prennent une saveur particulière qui plaît aux femmes du pays. Cette argile bolaire a même ur goût qui leur est si agréable que plusieurs femmes contractent Thabitude d'en mâcher; elles éprouvent une grande privation quand elles ne peuvent satisfaire cette habitude.
ARGILE OCREUSE JAUNE. Ces argiles sont d’un jaune plus ou moins foncé ; elles portent différens noms, qui sont pour les arts autant de sortes différentes.
Ocre jaune. On place quelquefois cette substance parmi les mines de fer; mais comme elle ne contient jamais assez de fer pour être exploitée comme telle, nous la laisserons parmi les argiles ocreuses.
Elle est d’un jaune assez déterminé pour servir d'exemple de couleur dans la terminologie Wernérienne ; elle est fria-
ble et tachante, et a tous les autres caractères des argiles ocreuses.
2{ ue ARG
L’ocre jaune se trouve en couches ordinairement peu épaisses. On en trouve en France, dans le ci-devant Berry, à huit kilomètres de Vierzon, sur les bords du Cher, dans le terrain de la paroisse de Saint-Georges ; dans le département de la Niévre, paroisse de He entre Saint- Amand, Saint-Vrain et Argenton.
Le Bol jaune de Vierzon est en couches, qui lois de seize à quarante-neuf centimètres d'épaisseur; ces couches sont situées à six ou sept métres de profondeur, sous un banc de grés, et immédiatement après une petite couche de sable. Elles renferment du fer géodique. Cet ocre est exploité par des puits, au bas desquels on perce une galerie PERTE et ensuite des galeries latérales.
: D’aprés les expériences de Sage , il paroîtroit que ce bol jaune, calciné do Edabre ne tt donneroit une qualité de
rouge connu dans le commerce sous le nom de rouge d’Angle-
terre et rouge de Prusse ; c’est celui que l’on emploie pour
mettre en rouge les carreaux d’appartemens, pour imprimer
quelques papiers, et quelquefois même pour polir les glaces. Il nous semble que ce rouge ne peut être le même que celui connu sous le nom de rouge d'Angleterre , qui sert à donner le dernier poli aux bijoux d’argent et d’or. Le prix de ce dernier est beaucoup trop considérable pour qu’on puisse l’employer aux mêmes usages que le premier ; sa préparation est aussi très-différente. Il paroît que c’est un oxide de fer pur, en particules trés-fines, et amenées à cet état de finesse et de dureté par des moyens qui ne sont pas de notre sujet. Voyez Bulletin des sciences, par la Société
phil, 5° année, n° 67.
L’Ocre jaune de Taunay en Brie est également recouvert
par des glaises et des grés. Le banc d’ocre n’a que vingtun à vingt-quatre centimètres d'épaisseur, il est porté sur un sable qu’on ne perce pas.
Ces bancs sont assez homogènes, et ne renferment, dit Guettard, aucune substance d’une nature différente de
l’ocre.
L’ocre de Bitry, département de la Nièvre, est à dix mètres
de profondeur; les matières qui le recouvrent sont :
Un banc de sable ;
ARG ne 29
2° Deux bancs d'argile figuline, l’une bleuâtre, l’autre rouge ou violette ;
5° Une couche de grès très-mince, de huit à onze centimétres au plus.
Il est placé sur un banc de sable, en couche assez épaisse. ,
Une partie de cet ocre est vendu en gros avec sa couleur naturelle, qui est le jaune ; une autre partie est amenée à l’état d’ocre rouge par la calcination. Cetté calcination se fait dans un fourneau semblable à celui des tuileries, et dure trois jours.
L'Ocre de Moragne, à vingt-trois kilometres au nord-est
de Bourges. Cette ocrière a près de deux kilomètres d’étendue. La couche est située à quatre mètres de profondeur, au - dessous d’une argile bleuâtre, et immédiatement audessus d’un banc de sable.
Ces quatre observations , faites par des naturalistesinstruits. » présentent des analogies remarquables dans le gisement de l’ocre jaune. On voit qu'il se trouve dans les terrains secondaires, et surtout dans ceux qui, d'aprés leurs caractères, paroiïssent avoir été formés les derniers.
On exploite encore de l’ocre à Saint-Pourrain, à douze kilomètres d'Auxerre. Ilest d’un beau jaune. Il y en a atfssi de brun. On le calcine dans des fourneaux de réverbére, pour en faire de l’ocre rouge, qui est trés-estimé en France et surtout dans les pays étrangers. Cet ocre + ES contient, d’après l'analyse de Merat-Guillot :
Sihice. 52.3. 165 Alumine ........ 9 VOULU MEET ESS Fer oxidé .....°. 20
Le même chimiste a analysé l’ocre jaune de Bitry , et y a
trouvé :
SEC ecueee 92,25 Alumine...,.,.. 1,91 CHA S 0 : 275 Fer 021060, 264
La proportion considérable de silice qui existe dans tes
Ace ocres est un fait remarquable. Si cette proportion est à peu prés la même dans tous les ocres,. il faudra retirer ces pierres de . Argile pour en établir une PAPE liere. :
Terre de Sienne, en Italie.
Terre de Strigau, à Liegnitz et à Strigau en Silésie.
Terre de Pafna, sur les bords du Gange, au Bengale. Elle est d’un gris jaunätre. On en fait, dans cette partie de l’Inde, des bouteilles extrêmement légères, nommées gargoulettes ; l’eau y contracte un goût particulier, qui plaît - assez- aux femmes de ce pays. On prétend même qu “elles - mâchent cette poterie avec une sorte de plaisir.
$. 3. Gisemens des argiles.
Les argiles plastiques et figulines sont, à l'égard des substances terreuses , par leurs usages multipliés et impor- -tans, ce que le fer est aux substances métalliques. Elles sont, comme ce métal, répandu dans la nature avee une bienfaisante profusion : il y a peu de cantons d’une certaine étendue où l’on n’en trouve. Leur maniere d’être dans les diverses sortes de terrains est assez différente. -Ælles sont plus rares dans les terrains primitifs. On n’y trouve , comme nous l'avons dit, que les argiles kaolins et les lithomarges. Ces dernières se trouvent dans les filons, où elles accompagnent les minérais métalliques.
Les argiles disposées en collines sont situées sur les confins des chaînes primitives, dans le passage de ces chaînes aux pays secondaires. Elles sont peu élevées, leurs contours sont arrondis, et elles sont surtout remarquables par leur aridité ; aucune plante ne croît sur les collises purement argileuses, et ou peut dire que cette terre, lorsqu'elle est seule, est encore moins propre à la végétation que la craie ou le sable. La colline argileuse. au sommet de laquelle est bâtie la ville de Saint-Marin, offre un exemple frappant de cette stérilité. TA LE
Ces collincs se trouvent aussi, et même assez fréquemment, au milieu des grandes vallées calcaires; elles y ont été formées, comme l'observe Dolomieu, postérieurement
: nee KR CC FH 31 # à l'ouverture de la vallée. La correspondance des couches calcaires des deux côtés en est la preuve.
C’est dans les collines argileuses de cette espèce que se trouvent des débris de corps organisés , assez bien conservés ‘et appartenant aux règnes végétal et animal. Les débris de végétaux sont différentes plantes herbacées, des roseaux, quelquefois des arbres presque entiers. On remarque que ces arbres sont comprimés, ce qui annonceroit ; dit Dolomieu, une longue macération. ;
On y trouve aussi des dépouilles des grands animaux terrestres , et des corps marins très - différens les uns dés autres. TR
On remarque que ces dépouilles appartiennent à des” espèces dont on ne retrouve plus nulle part les analogues vivans dans la nature, et à des genres dont les espèces congénéres, existent dans des climats très- éloignés et trèsdifférens en tout. Cette observation intéressante de Dolomieu n’st point particulière aux fossiles des couches argileuses ; elle sera développée et généralisée au mot Fos- SILES,
On observe ensuite que les fossiles végétaux et les fossiles animaux sont quelquefois mêlés dans la même couche d’argile ; que dans d’autres circonstances ils sont PRESS dans des couches distinctes. |
La disposition que nous venons de décrire se présénte dans les collines d’argile du val d’Arno en Toscane, et dans celles des environs de Sienne (1).
Les argiles de cette espèce sont plus dures, se délaient plus difficilement , et ne font presque point pâte avec l’eau. Eiles ont aussi la texture schisteuse. Elles se délitent facilement à l’air, et il est tres- diflicile de marcher sur les penchans de ces collines dés qu’ils sont un peu rapides.
Dans les terrains secondaires, plus modernes que ceux dont nous venons de parler, et surtout dans les terrains de transport, les argiles affectent une disposition tout-à-fait différente. Elles sont rarement à la surface du terrain:
(x) Dolomieu , Not. pour les An autour ï NE PE Jouru. de
phys. 1791.
mais elles ne sont pas non plus à des profondeurs considé=
rables ; rarement elles dépassent cinquante à quatre-vingts mètres. Ces argiles sont en bancs ou en couches horizontales ; ces bancs, qui sont souvent d’une grande étendue , sont ordinairement recouverts de sable, de chaux carbonatée grossitre, de silex molaire. Les bancs d'argile des falaises de la côte de Weymouth en Angleterre, sont audessous de la chaux carbonatée grossière et crayeuse.
Quelquefois l'argile ne forme dans ces terrains que des amas d’une forme irréguliére, et placés ça et la, mais à peu de distance les uns des autres.
Les argiles en couches de ces terrains renferment aussi des débris de corps organisés; ce sont assez ordinairement des coquilles. On remarque que les argiles que nous avons nommées figulines, en renferment plus ordinairement que celles qui ont été appelées plastiques. Ce sont surtout les
marnes argileuses qui contiennent le plus de cette sorte de
fossiles. Cela peut s’observer dars les couches marneuses qui sont vers le sommet de la colline de nn ee au nord de Paris.
Elles renferment en outre; 1.° des masses de pyrite ou fer sulfuré, qui, quoique séparées les unes des autres, sont ordinairement disposées sur une même ligne honte Piel j 2° de la chaux sulfatée, cristallisée régulièrement; 3.° des morceaux, quelquefois même des amas de jayet, de l'espèce -que nous nommerons lignite.
- L’argile des terrains calcaires secondaires, et Âe ceux d’atterrissement, est la plus abondante ; c’est aussi celle que l’on emploie le plus communément dans les différens arts qui font usage de cette terre. Elle joue dans la nature un rôle assez important, et est quelquefois la cause de OR remerquables.
C'est elle qui retient au-dessus et au-dessous de ses bancs les eaux qui, infiltrées dans les terres, y circulent de toutes parts; qui les conduit presque sans perte à des distances considérables’; qui les maintient dans une sorte de compression au-dessous du niveau qu'elles devroient prendre si elles étoient abandonnées à leur propre direction. I résulte de cette espèce de compression, que dés que l’on
Ex)
AR G 3 perce la couche d'argile, l’eau qu’elle retenoit remonte avec rapidité pour gagner son niveau; elle remplit tout à coup les puits que l’on creusoit, et avec une telle vitesse qu'elle ne laisse quelquefois pas aux ouvriers le temps de s'échapper. On observe ce phénomène lorsqu'on veut creuser des marnières dans un canton de la Normandie où plusieurs rivières se perdent, et notamment aux environs d’Épinay, de Bresay, de Bordigny prés Breteuil, de Glatigny, etc. (Guett.)
Deluc a observé un phénomène nnlble aux environs de Londres, du côté de Kew. L'eau coule sur un sable trésfin, au-dessous d’un banc d'argile, et remonte presque au niveau du sol lorsqu'on perce ce banc. On a trouvé dans ces argiles des ossemens fossiles de grands mammifères, et notamment une défense d’éléphant. Elles contiennent aussi des concrétions argileuses qui s’y sont formées, et que nous ferons connoître au mot Lupus. |
Quelquefois même ces eaux remontent assez haut pour sortir sous forme de jets à la surface du terrain. Telles sont les fontaines jaillissantes que l’on fait à volonté aux environs de Lillers en Artois. Voyez-en la description au mot SOURCE. |
Les géologistes regardent avec raison l’argile comme une des causes principales de la formation des sources et de la durée de leur existence. Toutes les eaux qui s’infiltrent au travers des terres et des rochers calcaires ou argileux secondaires, sont retenues par les couches d'argile qu’elles rencontrent ; elles coulent sur ces couches et sortent dans le fond- des vallées. Buffon à fait remarquer qu'elles conservoient fréquemment une humidité protectrice des végétaux, dans les plus grandes sécheresses de l’été.
L’argile se trouve aussi dans les terrains volcaniques ; elle y est assez commune. On attribue son existence dans ces lieux à la décomposition des laves compactes, et on a été même jusqu'a supposer que la plupart des collines et des bancs argileux avoient une origine volcanique. Il est vrai que, dans quelques circonstances, des montagnes analogues aux volcans vomissent, au lieu de laves, des torrens de vase argileuse; tels-sont les volcans vaseux de