ER
même genre aux environs de Paris, mais toutes sonf peu connues. (C. D.) \ |
ASILE. (Ornith.) L'oiseau désigné sous ce nom par Aristote et ensuite par beaucoup d'’ornithologistes, est le pouillot ou chantre, Motacilla trochilus, L. (Ch. D.) à
ASIRAQUE ( Entom. ), Asiraca. Sous ce nom Latreille avoit désigné un genre d'insectes hémiptères, de la famille des col- Lirostres, voisins des cicadelles. Fabricius ayant aussi remarqué que ces insectes différoient en effet de tous ceux de cette famille par la longueur et la forme des antennes, qui sont un peu en masse , il les avoit séparés sous le nom de delphar. Ces deux noms ne sont pas plus significatifs lun que l’autre, puisque le dernier signifie en grec un petit cochon, et qu'Aristoie avoit désigné par l’autre une | espèce de sauterelle à longues cuisses, sans ailes, qui nous paroît voisine de notre sauterelle porte-selle. Comme plusieurs auteurs ont depuis employé ce nom de DEzPHAGE, nous renvoyons à cet article la description de ce genre. (C.)
ASJAGAN ou Asrocam { Bot. ). nom d’un arbre de l'Inde, décrit et figuré par Rhèede, Hort. Malab., vol. 5, p. 117, t. 59, voisin du macrolobe et du paloué de Caïenne, dont Roxburg (Asiat. Res. 4, p. 355), fait un genre nouveau, sous le nom de ionesia, adopté par Wildenow. Voyez Tlowés1r. Cet arbre est toujours vert , d’une hauteur médiocre, garni, sur les rameaux, de feuilles alternes, pennées, à trois paires de folioles, et de faisceaux de belles fleurs jaunâtres, dont le tube est oblong , divisé au sommet en quatre lobes étalés, au-delà desquels débordent huit étamines, dont les filets, disposés autour d’un long ovaire cylindrique et pointu, sont d’une couleur rouge et. surmontés d’anthéres d’un pourpre noirâtre. Rhéede ne parle point du calice.
Ni les fruits ni la famille de cet arbre ne sort connus; mais les rapports qu’il paroît avoir avec le bauhinia et le paloué, font présumer qu'il doit appartenir à la section des légumineuses , dans laquelle Jussieu a placé ces Der genres. 11 est très - probable que, comme dans ces plantes et surtout dans les ‘bauhinia , ce que Rhéede nomme tube
ri AS P 211.
de la fleur est le calice renflé en massue , et que les divisions du limbe sont des pétales attachés à son sommet.
Le suc des feuilles, mêlé avec la graine dé cumin pulvérisée, est employé dans l'Inde contre la colique. ( Mas.)
ASK. (Rept.) Les Écossbis donnent ce nom au lacert@ palustris de Linnæus. Voyez SaramanDre. (C.)
ASKALABOTES ( Rept.), nom grec de l’agame galéote; lacerta calotes de Linnæus. Voyez LEézarn. (C. )
ASMENI(Bot.), nom arabe de l'iris ordinaire, suivant Daléchamps. 18) |
ASMODÉE. ( Rept.) Ce nom est donné par quelques modernes à un serpent mal connu du Japon. Ce serpent est trèsbeau et innocent; il a les bords des mâchoires d’un jaune éclatant, le dos roussàtre , marbré de noir et mêlé de diverses autres couleurs ; sa tête est pIreRE et il a de grandes écailles sur sa peau. (C.)
ASMONICH (Bot.), nom péruvien d'un quinquina, cinchona. rosea; Ruiz ét Pav. Fl2, 54, t. 199. (J.) |
ASOTAS (Bo. ), nom portugais du courondi, arbre du Maïabar. Voyez Couronpi. (J.) |
ASOTE. (Ichtyol.) C'est lé nom spécifique d’un silure des Indes. Voyez Sizure. (F.M.D.) |
ASOUATOU (Bot. ), nom brame du tsiela du Malabar (Hort. ‘Malab.3, 4 65), espece de figuier, ficus indica, L.(J.)
ASP ou ATE (Mamm.), noms persans du cheval. (G.)
ASPÂALPS À (Bot. ), Aspalatus, Linn., Juss., genre de plantes de la HR Oe section de la famille des lésumineuses, qui comprend des sous-arbrisseaux des contrées équatoriales. Le nombré des espèces d’aspalats connus s’éléve à environ quarante. Leurs fleurs ressemblent ECTS a celles des genêts et des ajoncs; elles ont un calice à cinq découpures pointues, dont la supérieure est plus grande. L’étendart de la corolle est réfléchi; les ailes sont FE petites et la carène bifide. Les étamines sont réunies à leur base; le fruit est une gousse ovale, petite, un peu en pointe ef renfermant une à trois semences. Ce qui sert à distinguer les véritables aspalats des genres qui les avoisinent, c’est un port tout particulier : il ont en outre des feuilles fort petites, courtes, menues en général comme des épingles,
Eu "AG D
et naissant trois ensemble par faisceaux épars, portés chacun sur un point saillant ou une callosité. |
Parmi le grand nombre d'espèces qui composent ce genre, nous nous conteterons de décrire les trois suivantes. |
L’ASpALAT ASTROÏTE , Aspalatus astroites, Linn., Seb. Mus.1,
t. 24, f. 6. Feuilles fasciculées, subulées, glabres, réfléchies ; ; fleurs latérales. Cette plante a été CRE au cap de Bonne-Espérance par Thunbersg.
. L'ASPALAT A FEUILLES D'ASPERGES, Aspalafus asparagoides, Linn., afbuste rameux, à feuilles fasciculées, fiiformes, aiguës, légérement velues ; les fleurs sont sessiles, solitaires. On la treuve au cap de Bonne-Espérance. À
L'Asrar AT A BO1S NOIR, Aspalatus ebenus, Linn., Sloan. Jam. hist. » >, p. 30, t. 175, f. 1, est un arbrisseau/de quatre à étiq pieds de hauteur : son bois est dur et d’un pourpre noir ; ses feuilles sont nombreuses, ovales, elliptiques, presque sessiles, velues et blanchâtres en dessous. Elles viennent communément plusieurs ensemble à chaque point d'insertion. Le fruit est une gousse renflée et qui renferme deux graines en forme de rein. À la Jamaïque et à S. Domingue , on coupe ce bois pour l'envoyer en Europe, où il est employé dans les ouvrages de marqueterie.
Suivant Jussieu, Linnæus a mal à propos intro cette espèce dans ce genre ,\où l’on ne doit comprendre que des arbrisseaux , la: ptupart originaires du cap de Bonne - Espé-
. rance, à the simples, linéaires, et à fleurs sessiles souvent latérales , quelquefois terminales. Plusieurs d’entre eux pourroient être élevés dans nos orangeries et augmenter le nombre de nos jolis arbrisseaux d’ornement ; mais on ne leur connoît encore aucun usage particulier.
Le nom d’aspalathus, employé par Linnæus pour désigner ce genre, est celui que Dioscoride donnoït au cytise.. (1. SET)
ASPALATHUS. ( Bot.) Ce nom donné maintenant par Linnæus au genre de légumineuses décrit ci-dessus, qui a des rapports avec les genêts épineux, spartium, désignoit anciennement quelques-uns de ces derniers. On le donnoit aussi à des arbrisseaux épineux dont le bois odorant étoit employé dans les parfums, et au lignum rhodium, que