‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 44 sur 160 · A SP · texte numérisé non relu

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mieux. On fait autour des tranchées de deux pieds de profondeur, d’environ autant de largeur , bien foulées, propres à donner de la chaleur; on laboure les planches pour dresser les terres; on répand quatre à cinq pouces de fumier sec par dessus. On les laisse en cet état jusqu’à ce que les tiges des asperges commencent à paroître; c’est ordinairement quinze jours Cu trois semaines après : aussitôt on renouvelle les réchauds, et on continue de les renouveler tous les quinze jours, lorsqu'il en est besoin. Si le froid est considérable, on augmente la quantité de fumier par dessus : la tige , pressée par la chaleur du fond, se fait jour au travers. On soulève le fumier tous les jours pour lui donner de l'air, si le temps le permet ; on doit aussi le changer, s’il est trop mouillé par les pluies ou par la neige. Il y a des particuliers qui couvrent de chässis et de cloches des planches entières ainsi réchauffées ; elles donnent des asperges pendant six semaines ou deux mois : on ne les doit couper que pendant trois semaines, la premiére fois qu’on les réchauffe, pour ne les pas épuiser en en tirant davantage.

La conduite de ces deux sortes de couches demande beaucoup d’attention. Elle ne procure que des asperges petites. peu colorées, sans goût, et qui coûtent très-cher.

Ennemis des asperges.

Un des plus terribles est la larve de hanneton, appelée turc ; eile s'attache à la racine et la rend languissante: des qu’on s’en aperçoit, il faut arracher la plante et tuer l’insecte. La courtilière n’est pas moins redoutable : pour la détruire, on remplit d’eau les trous où elle se trouve; mais cette eau même, trop abondante, fait périr les pieds ou pattes d’asperges. Les limaces ou limaçons , dans les années pluvieuses et dans les terrains frais, se jettent sur les jeunes tiges d'asperges ; on en voit aisément la trace par le luisant de la bave qu'ils laissent : on les prend le soir ou le matin à la lumiere ; c’est le temps où ils cherchent leur nourriture.

Les années sèches donnent naissance aux chenilles, aux pucerons, aux scarabées. On détruit les chenilles en se-

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couant les tiges sur ün linge. H n’y a pas de moÿen biéñ sûr pour débarrasser les. äsperges des pucerons : il faut sa= crifier les pieds qui en sont infestés. Les scarabées se dis: tinguent facilement ; il ne s'agit cas de les ôter et de les écraser. (T.)

ASPERGILLE ( Bof.), Aspergillus, genre de plantes de la famille des champignons , formé par Micheli, confondu par Linnæus avec le mucor, et que Persoon a compris dans son genre Monilie. Voyez Mucor, Monicre. { P. B.)

ASPÉRULE (Bot.), Asperula , Linn., genre de plantes à fleurs monopétales, de la famille des rubiacées , et qui ont des rapports avec les caïlle-laits ou gaillets. Leurs caractères consistent en un calice très-petit et à quatre dents; une . corolle d’une seule pièce , dont le tube est cylindrique, et le limbe partagé en quatre parties réfléchies en dehors ; qua, tre étamines courtes, et un ovaire inférieur, didyme et muni d’un style fourchu au sommet.

Le fruit est composé de deux capsules globuleuses, légerement charnues, appliquées l’une contre l’autre, non couronnées des dents du calice, et renfermant chacune une graine presque ronde. Les aspérules sont des herbes à feuilles verticillées ou disposées par anneaux, et à fleurs ramassées en faisceaux terminaux ou axillaires. On en eonnoît dix ou douze espèces, qui sont toutes européennes. Elles viennent dans les lieux secs des bois, ou dans les moissons ; leurs racines tracent beaucoup et sont toutes susceptibles de donner une couleur rouge. Quelques-unes de ces espèces méritent d’être distinguées ; ce sont :

L'AsSPÉRULE ODORANTE , Asperula odorata, Linn. , que l'on nomme aussi petit muguet des bois ou hépatique étoilée , croît dans les bais. Ses tiges sont simples, garnies de feuilles lancéolées, et au nombre de six par vertieille. Les fleurs

nt blanches et disposées en un faisceau terminal, pédonns Cette plante, verte et à demi-fanée, exhale une odeur agréable; on l’emploie comme tonique, vulnéraire, apéritive et emménagogue. On s’en sert principalement pour dissiper les obstructions du foie.

L’'AsPÉRULE DES CHAMPs, Asperula arvensis, Linn., ainsi nommée parce quelle croît dans les champs. Ses feuilles

* ASE 225 sont au nombre de six ou huit dans chaque verticiile, et ses fleurs sont terminales, sessiles et rapprochées. Sa racine donne une belle couleur rouge.

L’'ASPÉRULE RUBÉOLE ; l'Herbe à l’esquinancie, Asperula binctoria et cynanchica, Linn., dont on emploie les feuilles contre l’esquinancie , et les racines pour teindre en rouge. Elle croît dans les prés secs , les bois arides, et sur es chine de la France et de toute l’Europe. Ses feuilles varient de quatre à six par verticille : les supérieures sont opposées ; elles sont allongées, étroites et d’un vert blanchâtre. Les fleurs sont disposées en petits faisceaux pédonculés ; leur corolle n’a 1e que trois découpures. (Lem. )

ASPÉRULE ou ASPRE. (Zchtyol. ) Ce nom a été employé par plusieurs naturalistes anciens ; tels que Jonston, Rai, etc., pour désigner diverses espèces de poissons que He 008 et Daubenton ont rangées dans le genre des persègues, sous les noms de zingel ou cingle, et d’apron. Lacépède, dans son Histoire naturelle des poissons, a réuni ces deux espèces dans un genre nouveau, qu'il a nommé DrrréroDoN. Voyez ce mot. (F. M. D.)

ASPHALTE. (Minér.) Voyez Brume SOLIDE.

ASPHIXIE. (Chim.) L'asphixie ou la mort apparente des animaux étant sous quelques rapports un phénomène chimique , il est utile d’en donner ici une notion générale. Lorsque l’air est assez altéré, par quelque cause que ce soit, pour avoir perdu les deux tiers de son gaz oxigène ; lorsque surtout l’homme ou les animaux se trouvent plongés dans des gaz qui ne contienrent pas assez @e ce dernier ou d’air vital, tels que le gaz acide carbôniqüue, le gaz azote, le gaz hydrogène, et surtout les gaz hydrogéné, carboné et sulfuré, leur respiration est d’abord-languissante , bientôt interrompue; et la circulation, qui ne peut avoir lieu sans cette premiére fonction, venant à se ralentir où à s'arrêter, la vie est quelque temps suspendue, et promptement détruite si ce manque d'air continue.

Les circonstances où ces gaz sont substitués à l’air sont malheureusement très - multipliées , tantôt par des phénomènes naturels, tels que leur développement dans des

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mines, des carrières, des antres souterrains, des cavités

creusées pour des travaux divers; tantôt par des causes.

d’imprudence, d’impéritie ou d’inhumanité, comme du charbon allumé dans des lieux étroits et fermés, des hommes entassés dans des salles trop petites, des prisons, des hospices, des vaisseaux. Dans tous ces cas les hommes et les animaux résistent d'autant plus qu'ils sont plus vigoureux,

et il y a à cet égard une très-grande différence entre eux:

les uns périssent sans retour presque aussitôt qu'ils sont asphixiés ; les autres sont rappelés à la vie quelques heures après l’asphixie commencée.

Le plus sûr et le meilleur moyen de pou les asphixiés, <’est de les porter au grand air, d’agiter ce fluide autour d'eux, de leur faire inspirer du gaz oxigène ou respirer du gaz ammoniaque comme stimulant, de les frotter, de leur jeter de l’eau froide au visage. Si la chaleur de leur corps est encore assez grande , si le sang n’est pas coagulé, si le cœur aest pas paralysé, on les voit revenir à la vie.

11 faut observer que l'effet général du gaz asphixiant est

d'ôter aux cavités du cœur leur force contractile, de ma-. nière que le sang ne peut plus être poussé dans les artères.

par le viscére musculeux. L’acide muriatique oxigéné, em- -ployé avec prudence et modération, peut aussi être utile pour rarimer la force contractile du cœur ; maïs il ne faut en faire aspirer qu’une trés-petite quantité.

Tous les autres moyens de traitement, successifs et variables suivant les cas et les individus, regardent l'art de guérir et lui appartiennent exclusivement. (F.)

ASPHODÈLE (Bot.}), Asphodelus, Linn., genre de plantes monocotylédones , qui rentre dans l’hexandrie monogynie de Linnæus, et qui appartient à la famille des asphodélées. I1 n’est parvenu jusqu'ici à la connoissance des botanistes qu’un très-petit nombre d’espèces d’asphodeéles : ce sont des plantes herbacées qui croissent en Europe. Leurs racines, souvent vivaces, sont fibreuses ou formées d’une multitude de tubérosités semblables à des navets. Leurs feuilles et leurs tiges varient selon les espèces. . Leurs fleurs sont disposées en épi et accompagnées chacune d’une petite bractée : cts fleurs offrent un calice à six divisions

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elliptiques, ouvertes, épanouies sous l’ovaire ; six étamines opposées aux divisions calicinales, et attachées à leur base; un ovaire arrondi; un style grêle, un stigmate plus épais. L’ovaire devient une capsule charnue à trois loges, lesquelles contiennent un petit nombre de graines. Lors de la germination le cotylédon développé se prolonge en un let recourbé, charnu à son extrémité.

Deux espèces d’asphodèles sont cultivées dans les jardins à cause de la beauté de leurs fleurs : l’une est l’asphodèle rameux ; l’autre est l’asphodèle jaune, vulgairement appelé : verge de Jacob.

L’AsPHODÈLE RAMEUX, Asphodelus ramosus, Linn., croît dans la Carniole, l'Italie, la France méridionale et l’Espagne. Elle a deux ou trois pieds de haut; $a racine est tubéreuse, vivace. Ses feuilles partent de la base de la tige; elle sont allongées en glaive, douces au toucher, luisantes et d’un beau vert : sa tige est nue, cylindrique, de la grosseur du petit doigt, simple ou rameuse, lisse et luisante. Ses fleurs forment au sommet de la tige des épis trés-serrés ; chacune est munie d’une bractée membraneuse ÿ aiguë, de couleur brune. Les calices, aussi grands que la fleur de l’oranger, sont blancs et marqués longitudinalement de lignes brunes. Souvent, sur le même épi, les fleurs de la base sont en fruit : celles qui viennent immédiatement au-dessus sont défleuries : plus haut, elles sont en pleine floraison : au sommet, elles sont encore en boutons. Cette plante est commune dan$ les environs de Narbonne : on la trouve aussi dans les Pyrénées ; elle y couvre quelques montagnes de moyenne hauteur, et ne descend point dans les vallées. Li

Les racines de cet asphodèle ont une äcreté qu’elles perdent, dans l’eau bouillante. Dans les temps de disette, on en a quelquefois extrait une farine avec laquelle on a fait du pain.

Les anciens plantoiïent l’asphodéle rameux auprès des tombeaux ; le vulgaire croyoit que les mânes des morts se nourrissoient de ses racines.

Ce nom d’asphodele, consacré par Pline et par Dioscoride, vient du grec et signifie sceptre : il fut donné sans

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doute à cette plante à cause de la forme de sa tige et de la disposition de ses fleurs.

L'AsPHODÈLE JAUNE Ou VERGE De Jacoë, Asphodelus Luteus, Läinn., est originaire de l'Italie et de la Sicile : ses racines sont jaunes, charnues, réunies en faisceaux ; sa tige est simple, verticale, droite, feuillée, haute de deux à trois pieds. Les feuilles sont nombreuses, grêles, aliongées, trigones, pointues à leur sommet, membraneuses à leur base, et d’autant plus longues qu’elles sont plus voisines de la racine. Les fleurs, à calice jaune avec une ligne verte au milieu de chacune de ses divisions, forment ün Tong épi qui termine la tige. Chaque fleur est accompagnée d’une bractée blanche. Quatre des six divisions du calice sont disposées en croix; les deux autres sont attachées entre les trois divisions supérieures : trois étamines sont plus courtes que les trois autres; toutes sont arquées. Voyez Aso, Arroprire, Axrras. (B.M.)

ASPHODÉLÉES ou A sPnonu10ïnes (Bot.), famille de plantes monocotylédones apétales, à étamines attachées au calice, qui fait partie de la classe des liliacées de Tournefort et de l’hexandrie de Linnæus. Son calice, que ces deux auteurs nomment corolle, est à six divisions plus ou moins proondes, au bas desquelles sont insérées six étamines. L'oaire libre ou supérieur, surmonté d’un seul style, devient une capsule à trois loges remplies de plusieurs graines, et à trois valves, dont chacune porte dans son milieu l’une des cloisons qui séparent les loges. L’embryon est trés-petit, logé dans une cavité pratiquée au sommet d’un périsperme de substance cornée qui remplit la graine. On réunit dans cette famille quelques plantes à tige feuillée, ligneuse, ou plus souvent herbacée, à racines fibreuses ou tubéreuses, et un plus grand nombre de plantes herbacées, à racine: bulbeuse, de laquelle sortent des feuilles radicales et des hampes chargées d’une ou plusieurs fleurs. Les feuilles sont toutes altérnes, engaînées par le bas. Les fleurs, presque toujours terminales, accompagnées chacune d’une spathe ou écaille florale , sont disposées rarement en panicules, quelquefois en ombelle enveloppée de deux grandes spathes, plus ordinairement en épi.

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Cette disposition des fleurs concourt, avec la structure de la racine et la forme du calice, à caractériser les sections de Ja famille. La Liriope, l’aletris, la salmie, la sansevière, l’aloés, ont les fleurs en épis ou panicules, le calice tubulé et la racine fibreuse. L’anthéric, la phalangere, l'echeandia et l'asphodele, différent des précédens par le calice divisé jusqu’à sa base. Les fleurs en épis sur une bampe sortant d’une racine bulbeuse, ont un calice tubulé dans l’eucome, la jacinte, le phormium, le massonia; divisé profondément dans la cyanelle, l’albuca, la scille et l’ornithogale. Une dernière section, qui ne renferme que l'ail, mais composée de beaucoup d’especes, se: distingue des précédentes par ses fleurs en ombelle. /

La famille des asphodélées n’est peut-être pas parfaite-. ment naturelle, et sera susceptible de nouvelles divisions tirées de la différente germination des graines. Dans l'a phodéle et plusieurs autres, la plantule sortant de térre— emporte avec elle la coque composée des membranes de la graine germée, qui reste pendante à l’extrémité amincie de la premiére: feuille ; dans l’aloés et les genres de sa section, cette coque est appliquée immédiatement contre la gaîne qui entoure la pousse des premières feuilles; la coque de l'anthérice tient à la même gaîne par un filet plus ou moins long : cette différence dans la germination, qui est l'indice d’autres caractères essentiels, annonce la nécessité de former de nouvelles coupes, soit dans cette famille, soit dans celles qui l’avoisinent, lorsque cette germination aura été mieux observée dans toutes les monocotylédones. (J.)

ASPHODÉLOIÏDES. Voyez ASPHODÉLÉES.

ASPIC (Rept.), nom du coluber aspis de Linnæus. VU Coureuvee. (C.)

ASPIC (Bot.), on donne ce nom à ie ; phalaris, genre de plantes graminées. (J.)

ASPIC, SPIC (Bot.), espèce de lavande. (J.) ASPIDOPHORE. (Ichtyol.) Cenom, formé de deux mots grecs qui signifient porte- bouclier, a été employé par Lacépede pour désigner son quatre-vingt-troisième genre des poissons. Les aspidophores sont des poissons osseux;

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munis d'un opercule branchial et d’une membrane bran-

chiale et thoracine ( 2.° sous-classe, 1." division, 3.° ordre).

Caract. gen, Ils ont le corps et la queue couverts d’une sorte de cuirasse écailleuse; deux nageoires sur le dos; moins de quatre rayons aux nageoires thoracines.

Ces poissons ont été rangés jusqu’à présent, dans une section particulière, parmi les chabots ou cottes. Lacépède n’en fait connoître que deux espèces, qu’il est facile de distinguer des cottes, parce que leur corps et leur queue

sont couverts d’un bouclier, composé de plaques dures et |

disposées de maniere à former un grand nombre d’anneaux

solides, dont l’ensemble imite un long fourreau à plusieurs

faces ; aussi les aspidophores ont-ils beaucoup de ‘rapports avec les syngnates et les pégases par leur conformation extérieure. On ne sait rien sur les habitudes qui leur sont propres; ils paroissent seulement se plaire beaucoup sur les rivages sablonneux de la mer.

1. ASPIDOPHORE ARMÉ, Aspidophorus armatus, Cottus cataphractus, Linn. Sa mâchoire inférieure est muuie de plusieurs barbillons; sa cuirasse est à huit pans; son museau est armé de ne verrues échancrées.

LD 5. a Dr) = 5 ER SG RER C.—"10.

FRA ue ou trois décimétres.

11 habite dans l’Océan atlantique, et il n’est pas rare sur les côtes au nord de l'Angleterre.

2. ASPIDOPHORE LISIZA; Aspidophorus disiza , Cotlus Japonieus, Linn. Sa cuirasse a huit ou plusieurs pans, et elle est garnie d’aiguillons.

B.— 6. î.*D.—:6: 2D. — 7.:P. — 12. Tho— 2 A6. sa À

Longueur, trois ou quatre décimètres.

On le trouve, suivant Pallas, auprès du Japon et des îles Kurilles; il a beaucoup de rapports avec l’armé.

3.° ASPIDOPHORE NEZ OBTUS, Aspidophorus truncatus. Son museau est élargi et tronqué; les narines sont un peu saillantes et placées chacune dans une verrue; sa mâchoire inférieure est sans barbillons; sa euirasse est a huit pans lisses. y |

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B.—6. 1.°D.—4. 2° D. —7. P.=—-40;Th.-—2; Ai MERE

Longueur, deux décimètres. |

Cette espèce nouvelle a été trouvée par Vavernet dans la mer près de Sumatra, et il l’a envoyée à Bloch; sa couleur est entierement d’un vert foncé : elle ressemble à l’armé. (F. M. D.)

ASPIDOPHOROÏDE. (Ichtyol.) C'est le quatre-vingt-quatrième genre des poissons décrits dans l'ouvrage de Lacépède; il ne differe du genre précédent que par les carac-

- téres suivans.

Caraët. gen. Le corps et la queue sont couverts d’une sorte de cuirasse écailleuse; il n’y a qu’une nageoïire dorsale, et ies nageoires thoracines ont moins de quatre rayons.

Ce genre ne comprend qu’une espéce.

ÂSPIDOPHOROIDE TRANQUEBAR, Aspidophoroides tranquebar , Coftus monopterygius , Linn. La mâchoire supérieure a deux piquans recourbés en arriére; sa cuirasse est a huit pans, réunis en six vers la queue; l’opercule des branchies est formé d’une seule lème.

DD 0 Po 4 Eh. 2 A SC — G.

I1 habite dans l'Inde prés de Tranquebar; il s’y nourrit, suivant Bloch, de jeunes crustacés, de petits mollusques et de vers aquatiques : sa couleur est brune en dessus, grise, avec des bandes transversales et des points bruns sur les côtés : il a des taches blanches en dessous, 'et des taches brunes sur la nageoire caudale et sur les pectorales. (F.M.D.)

ASPINALSACH (Bot.), nom arabe du cachrys libanotis, L. espèce d’armarinie, au rapport de Dalechamps. (J.)

ASPISURE. (Ichtyol.) Ce mot générique, tiré du grec et qui indique que les côtés de la queue sont munis d’un bouclier, a été employé par Lacépède pour désigner un poisson qu’il a séparé du genre des chétodons, et dont on doit la connoissance à Forskal, qui l’a trouvé dans la mer d’Arabie, et qui l’a nommé sohar, d’après les Arabes.

Caract. gen. Le corps et la queue sont très-comprimés; il y a de trés-petites écailles sur la dorsale ou sur d’autres nageoires; la hauteur du corps est supérieure ou du moins égale # sa longueur ; l'ouverture de la bouche est

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