D. 780. Pia. The 6. Creer
On trouve l’aspisure sohar sur les rivages de la mer d'Arabie, où il cherche sa nourriture dans la vase, selon le témoignage de Forskal. |
Les aspisures sont des poissons osseuxet thoracins. (F.M.D.)
ASPLÉNION ou Dorapizee (Bot.), Asplenium, Linn. C'est un genre de plantes de la famille des fougères de Jussieu, et de la cryptogemie de Linnæus : il ne comprend que des herbes. k
Les asplénions n’ont point d’étamines ni de pistils visibles. Tout l'appareil de la fructification se borne à de petits amas de capsules d’une finesse extrême, disposées en lignes le long des nervures latérales des feuilles. Ces capsules, observées au microscope, offrent un sac membraneux, environné d’un bourrelet coupé transversalement par des lignes brunes Pres à distance égale les unés des autres.
I1 faut séparer de ce genre l'asplenium nodosum, L., dont Smith a fait avec raison un genre distinct, qu'il a nommé Daxzxa. Voyez ce mot. |
Nous rapprochons sous le nom d’asplenion les espèces qui composent les trois genres Asplénion, Darée et Hémionite. En effet, cette division ne nous paroît fondée sur aucun caractere solide ; ainsi nous réunissons toutes ces espèces : mais comme d’un autre côté les sections dans un genre peuvent faciliter l’étude, nous allons indiquer les caractères sur lesquels les auteurs ont établi les trois
genres, et par ce inoyen on classera plus facilement les asplénions.
A TRS TE D,
ASP
La fructification en lignes droites et paralléles, nues ou ‘couvertes de membranes qui sc renversent de dedans en dehors; voila les asplénions.
La fructification en lignes errantes et nues, voilà les Hémronires. Voyez ce mot.
La fructification formant une ligne conte et isolée sur chaque découpure des feuilles recouvertes d’une membrane qui se renverse de dehors en dedans , voila les Danées. Voyez ce mot.
I n’y a,selon nous, aucun caractère tranché entre ces trois genres.
Note genre Asplénion, qui les comprend tous, est divisé’ en trois sections, d’après la forme des feuilles : elles sont simples, ou presque pennées, ou absolument pennées.
Ce genre renferme un grand nombre d'espèces : nous ado celles qu’il importe le plus de connoître.
L’ASPLÉNION HÉMIONITE, Asplenium hemionitis, Linn., qu'on trouve communément en Italie et en Espagne, est un des plus remarquables : ses feuilles sont simples et en fer ‘ de hallebarde; ses pétioles sont trés-lisses ; sa fructification est en grosses lignes parallèles, avec de doubles tégumens s’ouvrant en sens opposé, comme deux battans de porte.
L’'ASPLÉNION CÉTÉRACI ; Asplenium ceterach, Linn., a des feuilles presque pennées, à lobes alternes, obtus au sommet, réunis à leur base : la fructification est tellement couverte d’écailles membraneuses qu’on ne l’aperçoit pas. Cette plante croît dans le midi de l’Europe.
L'AsPLÉNION NOIR, Asplenium adiantum nigrum, Linn., a ses feuilles et ses folioles pennées ; ses folioles secondaires demi-pennées, et leurs lobes ovales, dentés en scie. La feuille totale est triangulaire dans sa circonscription. Cet asplénion croît dans toute l’Europe : c'est, dit-on, un ex- ‘celient pectoral. On le connoît sous le nom de CaPiILLaïRE. Voyez ce mot. - p
L’ASPLÉNION DES MURAILLES, Asplenium ruta . muraria, Linn., est un des plus communs; il vient dans les fentes des murs et des rochers : son feuillage est nombreux et lèche; ses feuilles sont trois fois pennées; sa premiere subdivision est trifoliée; sa foliole supérieure est trilobée
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et rhomboïde; l’extrémité des folioles est crénelée. Dans. cette espèce, la fructification est souvent si abondante qu'elle recouvre toute la feuille, et alors il est dificile de la distinguer de celle du genre Acrostique : cependant on on ne s'y méprendra jamais si on l’examine dans ses premiers développemens. Il en est de même des autres espèces qui offriroient ce caractere.
L’asplénion des murailles est employé dans les affections catarrhales. On le fait infuser comme du thé, et on y ajoute un peu de sucre. Il est connu vulgairement sous le nom de Sauve -vie. Voyez ce mot.
L'ASPLÉNION TRICHOMANE, Asplenium trichomanes, Linn. qu’on trouve fréquemment sur les vieux murs ri dans les puits, les fontaines et les fentes de rochers, a ses feuilles pennées; ses folioles sub -orbiculaires, crénelées, sessiles. Cette plante a la propriété des autres capillaires; elle est béchique, indiquée dans les affections catarrhales de/ia poitrine. à
Asplenium vient du grec et signifie rate. HR a été ainsi nommé à cause des grandes propriétés qu’on lui attribuoit autrefois contre les maladies de la rate. es lex mot Scororenpre. (B. M.)
ASPRÈDE. (Ichtyol.) Ce nom est donné à un silure qui vit dans les fleuves de l'Amérique méridionale, surtout à Surinam. Voyez Sizure. (F.M.D.)
ASPRÈLE. ( Bot.) Voyez PRÊLE.
ASSAD. (Mamm.) Quelques écrivains arabes ont employé ce mot pour désigner le lion. (G.)
ASSA - DOUX. (Bot.) Dans quelques livres on trouve sous ce nom la résine de benjoin. (J.)
ASSA-FŒTIDA (Bot), gomme -résine roussâtre, remplie de grumeaux blanchätres, äcre , amére et d’une odeur d’ail insupportable. Elle nous vient de Perse , où elle est extraite de la racine d'une ombellifère nommée par Linnæus ferula assa -fætida. On lit dans Kæmpfer, qui a vu récolter cette substance, qu’au printemps les Persans abandonnent leurs villages et se portent en masse sur les montagnes où croît en abondance la férule résinifére. Ils la débarrassent de ses feuilles inférieures qui sont fanées, et mettent à nu la
ASS =. as
partie supérieure de la racine , dont la grosseur Sen celle du bras. Aprés cette opération Dé nne , ils reviennent au bout de quarante jours et coupent transversalement le sommet de la racine. Un suc laiteux couvre bientôt la blessure ; on le recueille : on opére une autre section transversale; on recueille de nouveau le suc qui a coulé, et on continue ainsi jusqu’à ce que la racine soit épuisée. Le suc prend au soleil la consistance solide.
Les Européens et les Asiatiques sont différemment affectés par l'odeur et la saveur de cette substance. Les premiers trouvent l'une et l’autre si repoussante, qu’ils lui ont donné le nom vulgaire de stercus diaboli. Les Asiatiques au contraire, qui la connoissent sous le nom de hingh, la trouvent si fort à leur goût et la mangent avec tant de plaisir pour aiguiser leur appétit, qu’ils lui donnent par excellence le nom de manger des dieux. On lit dans l'Histoire générale des voyages, vol. 9, p. 44, que son usage à Surate est. si général que l'air en est infecté. |
L’assa - fætida est employé en médecine principalement pour exciter la transpiration, et contre les affections nerveuses. À l’extérieur c’est un trés-bon résolutif. On l’emploie fréquemment dans les maladies des bestiaux. ( Mas.)
ASSAPANICK (Mamm.), nom du polatouche d'Amérique chez les sauvages de Virginie, selon Laët. Voyez Porarou- CHE. (C.)
ASSASI. ( Ichtyol.) Ce nom est propre à une espéce de baliste, que Forskal a trouvée dans la mer Rouge. Voyez Bariste. (F. M. D.) k
ASSÉE (Ornith.), nom vulgaire de hs bécasse commune , scolopax rusticola , L. (Ch. D.) |
ASSILIS. (Bot.) Fe plante que les Arabes nomment ainsi, au LAppRrt de Dalechamps, paroïît être le selinum ne L., espèce de selin. (J.)
ASSIMILATION. ( Chim. ) C'est le nom que l’on donne à l'effet manifestement chimique qui a lieu dans le changement des matières alimentaires, depuis l’époque où elles ont été reçues dans l'estomac, jusqu’a celle où elles font partie des liquides et des solides constituant les animaux. Il est évident que ces matitres, quelque différentes qu’elles
soient de la nature du composé animal, doivent y être assimilées par la puissance même de la vie, pour pouvoir faire partie de ce composé, en réparer les pertes comtinuelles et remplir les fonctions. Cette assimilation, qui est nécessairement une opération chimique , puisqu'elle consiste dans un changement de la nature intime de la substance assimilée, est aussi nommée AnN1IMALISATION; et j'ai indiqué dans ce dernier article comment on pouvoit la concevoir et l'expliquer. J’y reviendrai encore aux articles COMPOSÉ ANIMAL; CHyze, Saxe, CHarr, Musczes, Os, etc {EF}: |
ASSIMINIER (Bot.), nom vulgaire de l’anona Héis I. Voyez CorossoLiER TRILOBÉ. (D. P.)
ASSOLEMENT. ( Agric. ) Cette expression, qui de vroit signifier l’action de partager les champs cultivés en plusieurs divisions qu’on apgelle soles, est aujourd’hui employée en agriculture pour désigner la rotation des récoltes, ou l’action de faire succéder les récoltes les unes aux autres. Duhamel, dans ses Élémens d'agriculture, s’étoit déja
«servi du mot assoler dans le sens qu’on lui donne aujourd’hui, c’est-à-dire, au lieu du mot alterner, employé depuis par la plupart des auteurs. On a trouvé que le sens de ce dernier terme étoit trop restreint, qu'il n’expliquoit que le remplacement alternatif de deux sortes de productions, et qu’il ne répondoit pas parfaitement à celui de cropping ou course of crops des Anglois, qui donne l’idée d’une rotation, d’une révolution complète dans laquelle il peut entrer une-assez grande variété de productions; et on a substitué aux mots alterner et alternatives ceux d’assoler et d’assolement.
Le but des assolemens est de faire donner par les terres, en les conservant en bon état, les produits Le plus favorables aux intérêts du labovreur.
Peut-on remplir ce but dans toute espèce de terrain, en supprimant entierement les jachéres ? c'est ce qui sera discuté et approfondi en son lieu. Je me contente d'exposer ici comment on assole dans la France et dans divers autres pays. |
$. I Un premier mode d'assolement est celui par lequel