‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 70 sur 160 · ATY · texte numérisé non relu

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tanistes: ce qui fait présumer qu il se rapproche de ce genre. (Mas) :

ÂATY (Bot.), nom du piment dxns biques Antilles. (J.) ATYOUARAGLE (Bot.) , nom caraïbe de l’absinthe me

rique, espéce de parthénie, parthenium hysterophorus , He CR)" AUBE, Auso, Aouga (Bof.), noms sous lesquels les Pro- :

vençauxet les I Languedociens désignent le peuplier blanc. (J.)

AUBÉPIN, AUBÉPINE. (Bot.) On connoît spécialement sous ce nom un néflier, mespilus oxyacantha, trés-commun en France, que Linnæus rapportoit à son cralægus, parce qu'il n’a que deux styles et deux graines; mais en adoptant la distinction @es deux genres, établie par Tournefort sur les graines à pepin et les graines à noyau, sans égard à leur nombre, l’aubépin qui a deux noyaux doit rentrer dans le genre Mespilus. Voyez Nércier. (J.)

AUBERGINE. (Bot.) Voyez MELONGÈNE, MoRELLE.

AUBIER. (Phys. végét.) C'est la partie ligneuse la plus extérieure de la tige et des branches des arbres et arbrisseaux à deux cotylédons. L’aubier se distingue à la simple vue des autres parties, par sa situation, sa couleur et sa densité. Il forme une couche concentrique, placée à la superficie du bois parfait, et recouverte par le liber. Sa couleur est blanchâtre, ce qui sert encore à le faire reconnoître ; car le liber est toujours plus ou moins verts et le bois prend ordinairement une teinte rembrunie. Enfin son tissu est plus serré et plus dur que le liber, mais il est plus tendre et moins compacte que le bois.

Par une suite naturelle des développemens, les feuillets les plus intérieurs du liber se transforment en aubier, et les couches les plus intérieures de l’aubier se changent en bois; l’aubier est donc le passage du liber à l’état de

bois. Ce que nous allons dire de l’organisation de l’aubier

‘vu au microscope, confirmera cette opinion.

L'aubier est composé de grands et de petits tubes, et de tissu cellulaire. Les tubes sont souvent percés d’une multitude de pores; ils s'étendent dans la longueur des tiges et des branches, et sont disposés en faisceaux qui se réunissent et se séparent alternativement, à peu près comme un réseau dont les mailles seroient trés-étroites et très-

né 7 dé à

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.allongées : ces maïlles sont remplies par le tissu cellulaire, qui, d’un côté, pénètre dans le bois et va se rattacher à la moelle, et de l’autre, traverse le liber et arrive jusqu’au parenchyme placé sous l’épiderme.

L'organisation du liber et du bois est la même que celle que nous venons de décrire, avec cette différente. cependant que dans le liber les mailles du réseau formé par les tubes sont beaucoup plus larges et que le tissu cellulaire est plus abondant; et que dans le boïs les faisceaux de tubes sont plus droits, plus rapprochés, les mailles qu'ils forment beaucoup plus étroites et plus longues , et que le tissu cellulaire est en plus petite quantité. à

. Cette ressemblance d’organisation entre le liber, l’aubier et le bois, vient de ce que les deux derniers ne sont, comme nous l'avons dit plus haut, que des couches de

-liber endurei. En effet. la nutrition du végétal détermine l'allongement des tubes du liber : les mailles, en prenant plus de longueur, perdent de leur largeur; le tissu cellulaire qu’elles contiènnent est comprimé et reflue en partie à la circonférence, et le liber, devenu plus compacte, forme laubier.

A son tour, l’aubier, pénétrépar les sucs nutritifs, s’allonge et acquiert insensiblement la solidité et la ténacité du bois, dont il n’est plus possible de le distinguer. Il sufit d'observer l’organisation des végétaux et leur développement pour se convaincre de cette vérité; mais l'expérience que nous allons rapporter la rendra encore plus évidente.

Dans les premiers jours du mois d’'Août nous avôns fait passer l’une des extrémités d’un fil d'argent entre l’aubier et le liber d'une branche de tilleul en pleine sève, et nous avons introduit l’autre extrémité de ce fil entre l’épiderme et le liber de cette même branche; nous avons réuni et tordu ensemble les deux bouts du fil d'argent, aprés nous être bien assurés que le liber seul étoit renfermé dans le nœud. Quelques mois après, ayant disséqué la branche avec soin, nous avons reconnu que la partie la plus intérieure du liber, entourée par lefil d'argent, étoit déjà passée à l’état d’aubier; ce qui ne laisse aucun doute sur la métamorphose du liber et l’origine de l’aubier,

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