‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 71 sur 160 · A DR · texte numérisé non relu

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Cette expérience, faite dans le même temps sur le frêne,

a donné un résultat semblable.

Quant à l’aubier, nul doute qu’il ne se change en bois. Duhamel l’a démontré à peu prés par le procédé que nous venons d'indiquer; et ce savant, conjointement avec Buffon, a fait une trés-belle application de cette découverte, pour donner plus de valeur au bois que l’on destine à des ouvrages qur exigent de la solidité. IL a prouvé que si l’on enléve l’écorce d’un arbre que l’on doit abattre une année aprés, l’aubier, mis à découvert, prend, dans ce court espace de temps, la dureté, la pesanteur et les autres qualités du vrai bois, en sorte qu’il n’est plus nécessaire de le rejeter, comme il faut le faire dans les arbres revêtus de leur écorce.

Comme laubier ne se forme point tout à coup, mais par le développement successif et souvent interrompu des feuillets concentriques du liber, il n’est pas également dur dans toutes ses parties; et l'on parvient même à le séparer quelquefois par couches, en le laissant macérer dans l'eau : mais cette désunion s’opére beaucoup plus facilement dans le liber, dont le tissu moins compacte se laisse mieux pénétrer par le dissolvant.

Les Couches de l’aubier sont souvent plus épaisses d’un côté que de l'autre; lorsque cette inégalité existe dans

toutes les couches, les zones qu’elles forment sont excen-:

triques. Ce phénoméne est commun, parce que les causes qui le produisent se rencontrent fréquemment : qu’une veine de bonne terre UE une racine plus grosse que les autres; qu'une exposition favorable fasse croître une brancke plus vigoureuse; que le tronc et les branches soient exposés d’un seul côté au contact de l'air et de la lumière; en un mot, qu’une cause quelconque porte dans une partie du végétal des sucs plus abondans et plus élaborés, cette partie aura une végétation plus vigoureuse, et les couches d’aubier seront visiblement plus épaisses de ce côté. On a remarqué que les arbres placés sur la lisière des forêts avoient leurs couches plus épaisses dans toute la partie exposée au grand air.

L'inégalité des couches de l’aubier produit, comme cela doit être, l'inégalité des couches du boïs.

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L’aubier est trés-distinct dans les arbres à bois dur, tels que le chène, le gayac; il l’est au contraire très-peu dans les arbres à bois mou, tels que le peuplier, le tilleul, etc. Voyez les articles ARBRE, ConPs LIGNEUX. (B. M.)

AUBIFOIN (Bot.), nom ancien du bluet, eyanus, de Tournefort, et dont Linnæus avoit fait une espèce de centaurée, centaurea. Jussieu a rétabli le genre Cyanus : le bluet est trés-commun dans tous les blés. (J.)

AUBLETIA. (Bot.) Le nom d’Aublet, botaniste françois, auteur de l’ouvrage sur les plantes de la Guiane, a été donné à plusieurs plantes, qui ont ensuite été réunies à d’autres genres. La verveine à longues fleurs, verbena longiflora, étoit sous le nom d’aubletia dans le Journal de physique, et on lui donne encore, dans quelques ouvrages modernes, celui de verbena aubletia. Gmelin et Wildenow ont substitué au nom d’apeiba, adopté par Aublet pour un genre de la Guiane, celui de cet auteur; mais Swartz et Lamarck ont conservé avec raison le premier nom sous lequel les espèces de ce genre-sont connues dans le pays. L’aubletia, que Loureiro décrit dans la Flore de la Cochinchine, n’est qu’un paliure. Il le dit apétale et muni de dix étamines: mais il r’a réellement que cinq étamines ; les autres, d’aprés sa description, sont de vrais pétales semblables à ceux du paliure. Voyez VERVEINE, APÉIBA, PALIURE. (J.)

AUBOUR. (Bot. ) Voyez Azczour. (52

AUBRIER (Ornith.), nom vulgaire du hobereau, falco subbuteo ; L., par lequel Salerne croit qu’on aber aussi quelquefois Le bondrée , falco apivorus. (Ch. D.)

AUCHA (Mamm.), l’un des noms du sarigue, selon Nieremberg. Ce nom est le même que celui d’ossa que cet animal porte au Mississipi, selon Lahontan. Voyez Dipezpar 1(C)

AUCHÉNORHINQUES ou CoLLrrosTRes. bn. ) C’est le nom que nous avons donné à une famille d'insectes hémiptères , dont le bec paroît naître du cou.

La première dénomination est composée de deux termes grecs, dont l’un, œuynvos (auchènos), signifie du col, et

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l’autre puy7oc (ruggos), veut dire un bec. L'expression

latine collirostres rend à pew près la même idée.

Au reste, cette famille d’insectes se distingue parfaitement bien des cinq autres du même ordre, par les caractères suivans.

Caract. Élytres de consistance égale, non croisées, mais en toit : trois articles à tous les tarses; bec paroissant naître du cou, étendu, et couché sous le corps entre les pattes ; antennes courtes ; une lame L stie dans les femelles.

Toutes ces notes suffisent pour séparer les insectes qui nous occupent d'avec .ceux des familles les plus voisines : ainsi on les distingue de suite des physapodes , des rhinostames et des hydrocorées , qui portent des ailes à demicoriaces et croisées dans le repos ; enfin, les phytadelges, qui n’ont que deux articles aux tarses, les ailes étendues, les antennes plus longues que la tête, s ‘en séparent encore naturellement. À

Les collirostres composent une famille trés - naturelle,

que Latreille a indiquée après nous, sous le nom de cicadaires, dans ses Familles des genres. Ils se nourrissent tous sans exception, sous l’état de larves et d'insectes parfaits, du suc des végétaux. Fabricius, dans son dernief ouvrage, qui à pour titre Système des rhyngotes, a placé à la tête de ce-travail les insectes qui nous occupent. Il les a partagés en treize genres, dont voici les noms : Fulgore, Membrace, Centrote, Lédre, Darnif, Tettigone, Plate, Lystre, Cigale, Derbe , Delphace, Jasse, Cercope.

Nous n’adoptons que sept de ces genres. Nous joignons,

ou plutôt nous laissons, les centrotes avec les membraces;

ainsi que les lédres et les darnifs. Ses tettigones sont nos

cigales, ainsi que Îles lystres. -$es cigales sont nos cica-

delles, auxquelles nous jcignons ses jasses , et nous laissons ses 155eS avec nos Ccercopes.

Afin d’éviteries répétitions, nous ne donnons pas ici les motifs de cette différence d’opinions : nous prions le lec: teur de consulter les mots que le tableau suivant de la famille des auchénorhinques va lui présenter.

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