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naturel très-paresseux, dormant presque tout le jour, couché sur le côté et la tête entre les jambes ; sa démarche est lente et pénible, et il paroît trés-craintif.
Aye-aye fut le cri d’étonnement des habitans de Madagascar lorsqu'ils virent cet animal. Il est de la partie occidentale de cette île, et c’est Sonnerat qui l’a fait connoître sur la côte orientale, comme en Europe.
C'est le sciurus madagascariensis, Gmel., Buff. Suppl. 7, et Geoff. Dec. phil. N.° 28. (C.)
AYÈNE (Bot), Ayenia, Linn., Juss. Ce genre de plantes , qui fait partie de la famille des malvacées, a beaucoup de rapport avec les buttnères ; il n’est composé que de quatre espèces, remarquables par la structure très-singulière de leur corolle Ces plantes croissent dans l’île de Cumana, au Pérou et à la Jamaïque : leurs fleurs sont très-petites, les pédoncules sont axillaires et uniflores.
Chaque fleur consiste en un calice simple, à cinq divisions; en cinq pétales munis d’un onglet filiforme , long et courbé en arc, dilatés à leur sommet et rapprochés en étoile, surmontés dans leur partie moyenne d’une glande pédiceilée. Les étamines sont réunies en un godet que recouvre l'étoile formée par les pétales, et qui est, à son bord, muni de dix dents, alternativement filiformes, portant une anthére, et obtuses sans anthéres. L’ovaire est porté sur un stipe, et surmonté d’un style dont le stigmate est presque à cinq lobes. Le fruit est globuleux, petit, formé de cinq capsules conniventes, hérissées de pointes, monospermes et s'ouvrant élastiquement aux deux valves.
ÂYEÈNE DÉLICATE, Ayenia pusilla, Linn., Cav. diss. 5, tab. 147. C’est une petite plante annuelle dont la tige est droite, grêle, longue de cinq à huit pouces, et très-rameuse. Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, légèrement en cœur, dentées en leurs bords, glabres et verdàtres; les supérieures sont ovales, oblongues ou lancéoiées. Les fleurs sont purpurines, et viennent plusieurs ensemble dans les aisselles des feuilles, sur de courts pédoncules.
Cette espèce est cultivée dans le jardin du Muséum d’hisfoire naturelle; quoique annuelle de sa nature, elle vit néanmoins deux ans, lorsqu'on la rentre l’hiver dans une
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serre chaude. On sème ses graines, en Avril, dans des pots remplis d’une terre légère, que l’on place sur couche et sous chàssis. (D. P.) Hs,
AYER (Bot. ); nom d’une liane d’Amboine, très-rameuse, qui porte jusqu’au sommet des plus grands arbres ses rameaux sarmenteux, garnis de très-grandes feuilles ovales, et de petits bouquets de fleurs auxquelles succédent des baies rougeûtres ettransparentes. Rumphius , qui décrit cette liane, dans sa Flore d’Amboine, 5, p.68, t.36, sous le nom de funis murænarum latifolius, dit que lorsque l’on fait des incisions à ses rameaux, il en découle une grande quan-
tité d’une eau limpide, à laquelle les voyageurs ont recours dans les forêts lorsqu'ils veulent se désaltérer | et qu’en outre ses fruits sont rémplis d’une liqueur aqueuse : mais ce naturaliste, dans la description qu’il donne de ce végétal, n’entre dans aucun détail sur les caractères de ses fleurs; ce qui fait qu’on n’a pu le rapporter jusqu'à présent à aucun genre ni à aucune famille. ( Mas.)
AYIRAMPO. (Bot.) Les Indiens des environs de Cusco nomment ainsi une espèce de nopal, suivant Les de Jussieu. (J.)
AYLANTHE (Bot.), Aylanthus, Desf., Juss., genre de la troisième section de la famille des térébiatiaedes , dont on ne connoît encore positivement qu'une espéce.
L'AYLANTHE GLANDULEUX, Aylanthus glandulosa, Desf.,
“Duham. Arb. nouv. éd. 161, tab. 35, est un arbre très- élavé qui a la forme d’un parasol; ses fées. ailées avec impaire, portent des folioles ovales, oblongues, acuminées, entières à l'extrémité, dentées à la base, avec une glande ‘qui termine la première dent de chaque côté : ce qui donne
à l’arbre le surnom de glandulosa. Les fleurs sont en pani- -cules terminales, herbacées et petites On trouve sur le même individu, et quelquefois entremêlées sur la même panicule, des fleurs mâles, des fleurs femelles et d’autres
. hermaphrodites; elles ont une légère odeur. Le calice des fleurs mâles est monophylle, inférieur, à cinq dents; la -corolle est à cinq pétales ouverts et concaves. Les étamines sont au nombre de dix, aussi longues que les pétales ; ; à filamens ‘compr rimés , insérés sur le réceptacle, et à an-
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théres oblongues et mobiles. Les fleurs femelles ont cinq pétales, trois à cinq ovaires supérieurs et oblongs, un style inséré latéralement et un stigmate épais. Le fruit est à cinq capsules oblongues, échancrées d’un côté et à une seule loge monosperme. La graine est solitaire, osseuse et placée au centre de la capsule. Les fleurs hermaphrodites réunissent à peu près les caractères des deux. autres. C’est Desfontaines, professeur au Muséum, qui a le premier décrit ce bel arbre et lui a donné le nom d’éylanthus ; ce qui signifie arbre du ciel : c’est l’arbor cæli figuré par Rumphius. Il est originaire des provinces du nord de la Chine; on ne le connoît en Europe que depuis environ cinquante ans. Il provient des graines que le père Dincarville, l’un des Jésuites missionnaires à la Chine, a envoyé de Nankin à la Société royale de Londres, en 1751. On le prit d’abord pour le vernis du Japon; mais on fut ensuite détrompé.
Cet arbre est aujourd’hui trés- répandu dans les jardins de Paris et sur les places publiques pour donner de l’ombrage. Son bois est beau, satiné, très-dur, et on peut en faire de trés-beaux ouvrages de marqueterie. L’aylanthe vient également bien partout, a l'ombre ou au soleil, pourvu que le terrain ne soit pas trop sec. On le multiplie de semences, et c’est le moyen d’obtenir de plus beaux arbres : on le propage aussi par ses rejets qu’il pousse en abondance. Les animaux domestiques ne touchent point à ses feuilles, et les insectes ne leur font aucun tort. Il conserve jusqu'au commencement de Novembre sa beauté et la fraîcheur de son feuillage. (3.5. H.)
AYMIRI-AMIRI. (Bot.) On nomme ainsi dans l’île de
Bouro, au rapport de Rumphius, le caju-radja d’Amboine , qu’il décrit et figure dans son Herb. Amb. v.2, p.257, t. 85, et que Linnæus rapporte à son hernandia sonora. ones HERNANDIE. (J.)
AYMOUTABOU (Bot), nom galibi du moutabié de la Guiane, moulabea guianensis, Aubl. (J.)
AYNITU ( Bot.), petit arbre de l'Inde, qui n’est connu que par la description de Rumphius, Herb. Amboin. vol.4, p.129, t.64. IL s'élève peu; ses feuilles sont alternes, en cœur, dentées, portées sur de longs pétioles, et
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