AYR
AYRI (Bot), nom donné par Pison à un palmier du Brésil, qui paroît appartenir au genre Avoira : il est épineux; ses feuilles sont aïilées, et ses fruits pleins d’une substance butireuse. Son bois est si dur que les sauvages en arment leurs massues et leurs fléches. (Mas.) À
AYRIMIXIZA. (Ichtyol.) Ce poisson du Brésil, décrit par Marcgrave et Pison, est le même que le bodian bloch. Voyez Bopran. (F. M. D.)
AYTIMUL (Bot.), nom sous lai est connu aux Moluques un arbre de médiocre grandeur, décrit par Rumphius (Herb. Amb. 3, p.' 63, t. 35), et qu'on n’a pu jusqu'à présent rapporter à aucun genre ni à aucune famille, parce qu’on ne connofîft point le caractère de.ses fleurs. Ses feuilles sont alternes sur les rameaux, -ovales et trés-entières à leurs bords; ses fleurs sont petites, rapprochées deux ou trois ensemble, et placées sur de courts pédoncules. Les fruits sont des capsules ovales à deux valves et remplies par une graine. Lorsqu’on blesse l'écorce, il en découle un suc laiteux : le bois est jaunätre et veiné de brun lersqu’il est vieux; il porte en latin le nom de lignum lurinum. Les habitans des Moluques en font des peignes et des carquois pour enfermer teurs flèches. (Mas.)
AYUN ou AYUNE (Bot.), nom sous lequel on conte) à Amboine et dans les îles Célébes, un arbrisseau nommé par Rumpbhius (Herb. Amb. 3, p.9, t.49) arbor nuda, parce que son écorce est d’une si grande finesse que le bois qu’elle enveloppe est pour ainsi dire à nu. Cet arbrisseau est commun dans les forêts des Moluques; sa tige est haute de huit à dix pieds, droite ou un peu sinueuse, tresmince et divisée en longs rameaux sarmenteux, garnis de grandes feuilles lancéolées. A l’aisselle des feuilles naissent de longues grappes de fleurs purpurines, auxquelles succédent des fruits noirs, conformés comme des prunes, et d’une saveur aigrelette un peu acerbe. Lorsqu'on les mange pour se désaltérer, ils teignent la bouche en violet moir, . . comme les fruits de l’airelle. Ils sont employés dans l'Inde pour teindre des toiles. Ni la famille ni le genre de cet arbre ne sont déterminés, parce que la description n’est pas assez complete. (Mas.) |
‘AZA 565 : AVAL (Bof.), nom d’un arbrisseau commun sur le bord des riviéres dans les îles Moluques, décrit par Rumphius (Herb. Amb. 4, p.135) sous le nom de lignum aquatile, et qui n’a pu être rapporté jusqu'à présent à aucun genre ni à aucune famille, parce que ses caractères ne sont pas suflisamment connus. Sa tige est grosse eomme le bras, ét divisée en rameaux tétragones à leur sommet. Les
feuilles sont grandes, ovales, lancéolées et alternes : les
fruits sont semblables à des mûres, et pendus aux rameaux à l'extrémité de longs pédonceules. Cet arbrisseau est Cou ES
selon Rumphius ; on mange ses jeunes feuilles qu'on fait
‘cuire comme des unes ‘(Mas.)
AZADARACHT. (Bot) Voyez AzÉDArACH.
AZADIRACHTA. (Bof) Voyez AzkDARAcH.
AZALA (Bot.), Garance pu Levant. Voyez ce mot. (J.) AZALÉE (Bot.), Azalea, Linn., Juss., genre de plantes de
: l'ordre des rhodoracées et de: la section de celles qui sont
- absolument monopétales. C’est une subdivision du genre Cha-
mærhododendros de Tournefort, qui différe du rhododendrum
er
de Linnæus, en ce que dans les azalées le nombre des étamines n’est pas double de celui des divisions de la corolle et du calice : d’ailleurs sa corolle est inégalement divisée, à peu
prés comme dans le chèvre-feuille, quelques espèces même
ont la touraure , la couleur et hédène de ce dernier genre, quoique par IR HELD de la corolle staminifère au has de Vovaire et non sur son sommet, le genre Azalée se trouve trés-éloigné des chèvre-feuilles.
Des six espèces d’azalées que l’on connoît, les deux plus anciennes sont des buissons d’un mètre de Lorie lune, l’azalée nudiflore, Azalea nudiflore, L,, figurée dans le Traité des arbres de Duhamel; l’autre, l’azalée visqueuse , azalea wiscosa, figurée dans Catesbi, sous le nom de ciste à fleur de chèvre-feuille, p. 57. | |
Dans tous deux les feuilles sont rassemblées à l'extrémité
.des rameaux: mais, dans la première espèce, les fleurs sont
* terminales et entièrement nues; dans l’autre , elles sont
accompagnées, d’un bouquet de feuilles , et sont visqueuses
tant par leur calice quefpar leur corolle. Ces deux princi-
pales différences se retrouvent dans une douzaine d’azalées 3 24