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qui ne sont considérées que comme des variétés. Ce qui mérite d'être remarqué, ces arbrisseaux, tous indigènes de l'Amérique septentrionale, n’y ont probablement pas éprouvé l'influence de la culture, mais apparemment celle des difnu localités.
° On a donc sept variétés de l’azalée hudiflore : à eut écarlate, coccinea ; d’un rouge foncé avec trés - petits calices, rutilans; à fleurs d’un rouge pâle, tube rouge à la base, carnea ; à fleurs blanches, calice médiocre et fleur précoce, alba ; à limbe blanc et tube rouge, petit calice, rameaux velus, bicolor; à fleurs rouges, la division inférieure blanche, en forme de papillon, papilionacea; enfin à fleurs carnées , profondément divisées, partita.
° Dans l’azalée visqueuse, la variété principale est à Die blanches et odorantes , odorala : les quatre autres, à fleurs blanches et carnées (une à style allongé), rouges à leur sommet ; feuilles d’un vert pâle et marqueté, viftata : à fleurs divisées jusqu’à la base, feuilles très - vertes, luisantes , fissa : feuilles glauques en dessous, style égal à la corolle, floribunda : feuilles glauques des deux côtés , et . dans la jeunesse parsemées de poils, glauca.
3. Deux autres petites azalées sont celles des l'Albues azalea procumbens, L., anonymos foliis fhymi de l'Écluse , ét celle des montagnes de Laponie, lapponica. . 4* On en connoît une de l’Inde, de la Chine et du Japon, indica; cistus ledifolius, Herm. pl. 153, ésulsuri, Kæœmpfer, Amœn. pl. 846, que nous ne possédons pas encore, mais qu’on vante comme plus belle que celle d'Amérique, . ses fleurs étant grandes et d’un écarlate très-éclatant.
5° Enfin, l’AzaLée PONTIQUE, décrite par Tournefort en. 1704, dans les Mémoires de l’Académie, et figurée, par Buxbaum, cent. &, pl. 69. Cet arbrisseau, toujours vert . comme un rosage, S’élève au moins à la hauteur d’un homme (prés de deux métres), et ses fleurs, jaunâtres et assez grandes , sont rassemblées par grappes ou bouquets dé dix-huit ou vingt, comme dans le rosage pontique. L’azalée pontique croît sur les bords de là mer, particuliérement dans la Colchide et la Mingrélie. est celle que Tournefort a cru être l’ægoletron , due Pline räconte que ses fleurs
AZE 472 - rendent dangereux le miel que les abeilles en retirent. … Voyez Æcozerron. (D. de W. )
+ AZAMICOS ( Ornith.), nom sous me Avicenne parle du chardonneret, fringilla carduelis, L. (Ch. D.)
AZARA (Bot. , genre de plantes qui réunit trois es-
pêces d’arbrisseaux d'Amérique, et dont voici le caractère.
Car. gén. Calice divisé en quatre, cinq ou six parties, ren-.
versées pendant la floraison et ensuite redressées ; point de corolle ; étamines nombreuses (vingt-deux à trente-six), attachées sous l'ovaire et portant des anthères arrondies, à deux lobes, sur des filets capillaires de la longueur du calice. D’autres filets semblables à ceux des étamines, mais plus courts, placés entre ces derniers et le calice; ovaire libre, arrondi, terminé par un style en alène , surmonté d'un stigmate obtus ; baie ceinte par le calice, terminée par le style et n’ayant qu’une seule loge; graines nombreuses attachées sur trois placentas adhérens aux parois du fruit,
On ne peut déterminer la famille de ce genre, dont Ruiz et Pavon n’ont décrit et figuré que le caractère générique dans leur Prodromus floræ Peruvianæ et Chilensis, p. 79, t 36: mais, d’aprés les ‘rapports qu’il paroît avoir avec le prockia , il sera peut-être réuni, prés de ce dernier, à celle des rosacées. ( Mas.)
AZARERO (Bot), nom portugais d’une espèce de lau- * rier-cerise, cerasus lusitanica. Voyez Cerisier. (J.)
ATE (Mamm.) est le nom vulsaire de là âne dans le midi de la France. ( G.)
AZEA - COJOLT. (Mamm.) Nieremberg dit que c'est un.
animal d'Amérique, semblable au rerard, qui se nourrit de fourmis. Il est probable que c’est le tamanoir, myrmecophaga jubata. Voyez Founruizier. (C.)
ATZÉDARACH (Bot.), Melia , Linn., Juss., genre de plantes qui 4 donné son nom à la famille des méliacées, dontil fait partie, et qui ne renferme que quatre espèces. Ce sont des arbrisseaux d’un port assez élégant, à feuilles pennées
ou bipennées. Les fleurs sont dispo#es en panicules axile
laires ;: leur calice est trés-petit, à cinq découpures; la co-
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rolle est composée de cinq pétales oblongs ; les étainines, au nombre de dix, sont réunies en un tube cylindrique à dix dents; les anthèéres sont adnées à l’orifice du tube et à peine saillantes ; l'ovaire est surmonté d’un style et d’unstigmate en tête. Le fruit est un drupe globuleux, qui contient un noyau marqué de cinq cannelures et divisé en cinq loges monospermes.
AZÉDARAC BIPENNÉ , Melia azedarach , Linn.
Cav. Diss. tab. 207, vulgairement le Faux sycomore, l'Arbre saint, l Arbre à chapelet.
C’est un grand arbrisseau originaire de la Perse et de la Syrie , neturalisé maintenant en Espagne , en Portugal, et dans nos départemens méridionaux, où il parvient à la hauteur de quarantecing à soixante pieds; mais dans nos jardins il s'élève à peine de dix à quinze pieds. Ses feuilles
‘sont ‘alternes, rapprochées comme par bouquets vers Île
sommet des branches, larges, bipennées avec impaire, à folioles dentées inégalement, très-glabres, d'un vert noirâtre, et ordinairement au nombre de cinq. Les fleurs naissent vers l'extrémité des rameaux : elles sont d’un blanc bleuâtre, mélé de violet, et le tube des étamines est d’un pourpre foncé; ce qui les fait paroître panachées et produit un effet irès - agréable : ces fleurs paroissent au printemps et répandent une odeur suave , surtout aux approches de la nuit. Les fruits, de la grosseur d’une cerise, sont recouverts d’une peau assez épaisse, Hi GA est verte et jaunit en mürissant.
Les fleurs sont regardées comme Fe BRU ; dessiccatives, soit qu’on les prenne en infusion, soit qu’on en prépare des décoctions : ce remède est rarement employé. On pré-
tend que la pulpe des fruits est dangereuse pour les hommes,
et qu’elle empoisonne les chiens et les autres animaux qui en mangent ; elle est propre , ässure-t-on, à faire des bou-
gies qui donnent beaucoup de lumière et qui en brûlant
ne répandent aucune mauvaise odeur. 4« Si ce fait est cer- « tain, il seroit de la plus grande utilité de cultiver tres- « abondamment cet arbre dans nos provinces méridionales,
« où il pourroit ouvrir une nouvelle branche de commerce ;
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e d'autant plus profitable qu’il croît dans des terrains assez « médiocres , et qu'il fournit chaque année une trés-grandé « quantité de fruits. ? Thouin, Dict. d’agr. de l’Enc. méth. tom. 1, p. 771.
On peut encore retirer des fruits une huile bonne à brûler. Dans quelques cantons de l'Italie, on fait des chapelets avec leurs noyaux : ce qui a fait donner à cet ar-
brisseau les noms d’arbre saint, d’arbre à chapelet.
L’azédarac bipenné passe les hivers en pleine terre, en
couvrant ses racines de feuilles sèches ,. et en: enveloppant
ses tiges de paille ; néanmoins il est plus prudent de le renfermer , pendant les gelées, dans une orangerie. On le multiplie de graines, rarement de boutures ou de marcottes.
AzÉDARAC TOUIOURS VERT, Melia sempervirens, Swartz.
| Melia Ascdarach, Linn., var. b. vulgairement le Lilas des Indes,
le Margousier.
Cet arbrisseau que plusieurs botanistes regardent comme
une variété du précédent, en diffère par sa tige moins éle-
vée et ses rameaux plus grêles; par ses feuilles d’un vert gai, à folioles ordinairement au nombre de sept, légèrement ridées, garnies de dents plus profondes et acuminées ;
par ses fleurs plus petites et d’une coûleur plus pâle ; Ma par ses fruitsiqui sont d’un tiers moins gros. Celui-ci fleurit |
au printemps et en automne, et quelquefois même en été: c’est pourquoi le nom de semperflorens lui convient mieux que celui qui lui a été donné par Swartz; il se dépouille de ses feuilles vers le milieu de l’automne, du moins dans
notre climat : il produit souvent des fleurs dés la deuxième.
année qu'il a été semé. L’azédarac bipenné au contraire ne fleurit qu'a la quatrième ou cinquième année : sa durée paroît aussi plus courte ; il ne subsiste dans nos jardins que quatre ou cinq ans, et il est bien plus sensible à la gelée.
Cette espèce croît dans l'Inde et aux Antilles. Dans toutes les colonies françoises, on la nomme lilas des Indes, et on la cultive pour l'agrément et pour la bonne odeur d8
574 ÀAZE ia ses fleurs. Elle forme un arbrisseau qui s’élève de vingt à trente pieds dans les lieux où il vient naturellement, mais
qui n’atteint jamais ici plus de cinq à huit pieds. On'le conserve l’hiver dans une bonne orangerie.