‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 97 sur 160 · BAA ne · texte numérisé non relu

BAA ne

donné en Hollande, et le second en Poméranie, à la BEA Voyez PersÈQUuE et Bars. (F. M. D.) | \ BAART-MANNETJE. (Ichtyol.) Les Hola a doi dans les Moluques, donnent ce nom au mulle surmulet. Voyez Murze. (F.M.D.) BABA. ( Ornith.) C'est ainsi qu’en langue russe on nomme le pélican. (5. G.)

BABATAMIBI (Bot.), nom caraïbe du me. Jamai- 4

censis, suivant Surian. (J.)

BABELA (Bot.), arbre de l'Inde, es au rapport de Cossigny, est une espèce d’acacia. Suivant le même auteur, il nourrit l’insecte qui fournit la gomme RES On le nomme lakinia dans le Bengale. (J.)

BABEURRE ou Larr De seurre. ( Agric.) Gas) on a battu la crême pour en réunir les parties grasses qui

forimnent le beurre. il s’en sépare une liqueur, composée : P 3

presque entièrement du sérum du lait, connu sous le nom

de petit-lait, et de quelques parties butireuses et ca-

séeuses.

Lorsque le beurre se fait avec le lait récemment ou presque récemment trait, au lieu de se faire avec la crême, le babeurre contient beaucoup plus de sérum et de parties caséeuses, dans lesquelles il se trouve aussi un peu

de beurre qui ne s’est point réuni à la masse. Il y a des C q P

pays où il se nomme baratté, parce que la baratte est l’instrument dans lequel on bat le beurre. Voyez Larr.

L'usage du babeurre est trés-ordinaire dans les lieux où lon fait beaucoup de beurre ; en Hollande, par cette raï-

son, il devient un aliment commun, et tellement estimé que les domestiques ne s'engagent que sous la condition qu’on leur en donnera une ou deux fois par semaine. On l’emploie quelquefois à faire du potage; on le mange encore sous d’autres formes, en y ajoutant de la melasse et

différens ingrédiens : le babeurre passe pour étre rafrafchissant; il l’est en effet à cause du sérum ou Redee lait

qu'il contient. (T.)

BABGACH ( Ornith.), nom arabe du héron commun :

BABILLARD. (Ornith.) Le nom de babillard à ventre |

BAB ms

| jaune, D errilus australis, est donné par Bartram à l’oi-

seau que Catesby appelle eul-blanc à poitrine jaune. C'est le merle vert de la Caroline, de Brisson et de Buffon, et

Lis ons vert, ha viridis, de Linnæus et de

Laingan: (Ch: D BABILLARDE. (Ornith.) On a donné cette épithète à l’espèce de fauvette qui est le mofacilia curruca, L. Voyez Bec-rin. (S. G.) ‘BABIRONSA, BaBiROSA, BABIROSEA, Bree k

noms A prouscu aux Indes orientales. (F.C.)

BABIROUSSA (Mamm.), Susbabyrussa, Linn., espèce trèsremarquable de l’ordre des* pachydermes et de genre des Cocnows. Voyez ce mot. (F.C.)

BABORA ( Bot.), nom caraïbe du giraumon , suivant Nichelson. GE) us |

BABOSA QUINADO ( Bot.), nom portugais d'une espèce de cissus: de la côte Malabare, figurée et décrite par Rhéede.-vok 7 p.77; 41, rapportée par Lamarck au cis-

sus A anuiare. NE

BABOUCARD (Ornith.), Ispida senegalensis, Briss.; Alcedo ispida, Linn. Du nom de baboucarp, qui, en Le jalofe, désigne, au Sénégal , le genre des martins - pêcheurs ou alcyons, Buffon a fait celui de baboucard, qu’il a appliqué à une espèce de martin - pêcheur d'Afrique, de même taille que celui d'Europe, dont il ne différe que par quelques nuances dans le plumage, ‘qui peut - être ne sont dues qu’à l'influence du climat. Ç

Brisson a fait de cet oiseau une espéce distincte, qu’il a désignée sous la dénomination d’ispida senegalensis, Ornith., tom.4, p.485. Latham ne le regarde que comme une simple variété du martin-pêcheur d'Europe, qu’il si-

gnale ainsi, dans son Syst. ornith., gen. 24 : Alcedo cæru-

leo-viridis, fusco varia subius maculaque, pone et ante oculos

| fulva, gula flavescente. Voyez Arcyon. (S. G.)

BABOUIN ( Mamm.), nom d’une famille de singes, qui a pour garactère un angle facial de trente degrés, des abajoues, des fesses RS et une AuERe courte ou nulle. Voyez Siner. (F.C.)

BABOULI CANTI (Bot.), nom brachmane du flacurkia ‘

sepiaria, figuré parmi les plantes de Coromandel -publiées par Roxburg, p. 48, t. 68, et auparavant rapporté dans le Hort. Malab. > VOLS NP "60 (JE.

BACASIE (Bot.), Bacasia, Ruiz. et Pav., genre de plesie de la famille des: coté fbbes : dont on ne connoît que deux espéces. Ce sont des arbrisseaux originaires du Pérou, à fleurs radiées; leur calice commun est ovale, imbriqué d’écailles scarieuses, les extérieures ovales. lancéolées, les intérieures linéaires; les demi-fleurons, placés à la circonférence, sont hermaphrodites fertiles, à quatre dents, et munis d’une longue soie qui part de l'ouverture du tube : un seul fleuron stérile Much centre ; il est trésgrand, divisé par le haut en cinq lobes, et inséré sur un corps fongueux. Les graines ont une aigrette Fee le réceptacle est velu. (D. P.)

BACAU, Bacauvan, Bacuao, BucxAu (Br aue FERA sous lesquels est désignée par Camelli, dans ses Plantes des Philippines, publiées par Rai, une espèce de manglier ou palétuvier , qui offre des rapports avec celui que Linnæus nomme rhizophora gymnorhiza, et dans lequel Bruguières trouva des caractères un peu différens de ceux du manglier ordinaire.

Ses ‘pétales, pliés en deux dans leur longueur, présentoient

chacun la forme d’une silique ou gousse, dans laquelle étoient renfermées deux étamines. L’Héritier a cru ce caractère suffisant pour séparer cette espèce et en former un genre nouveau qu'il a nommé Bruguiera. Le bacau, examiné sur un dessin de Camelli et d’après sa doi er: semble appartenir a ce nouveau genre. « La fleur est blanche, « dit-il, composée d’étamines qui sortent deux à deux de « quatre boîtes (alabastra). Le fruit, noirâtre , porté sur un « calice à quatre divisions, rempli d’un suc Van a la « forme d’une bouteille renflée par le bas, de laquelle sort « une production (la radicule) flexible, verte, de la grosseur « du petit doigt, longue d’un pied et demi et pendante : de « divers points de la tige naissent des rameaux qui se di- « rigent vers la terre et vont y prendre racine. » MiCette organisation désigne assez clairement un Manerzrer et surtout une espéce voisine du BruGuiErA Voyez ces mots.

BAC 585 BACBAKIRI. (Ornith.) Turdus zeilanicus, Linn. Syst. nat.

ed.10, gen. 107. Bacbakiri est le nom que, d’après son cri

qui ble exprimer ces quatre syllabes; les naturels du cap de Bonne-Espérance ont donné à un oiseau que Buffon a rangé parmi les merles, et qu’il a appelé le plastron noir de Ceilan.

Brisson est le premier ornithologiste qui aït décrit cet oiseau sous a dénomination de merula torquafa eapitis Bonæ

. Spei, ® M1, p.299. Edwards l’a rangé parmi les pie-grié-

ches, et Levaillant, dans son Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique, lui a assigné la même place qu'Edwards. (S. G.)

BACCANTE (Bot. ), Baccharis, Linn., Juss., genre de plantes de la famille des corymbifères, qui a üne grande affinité avec les conyzes, avec lesquelles il doit être réuni, selon plusieurs auteurs. On en connoît onze espèces, qui croissent naturellement en Afrique, en Amérique, ou dans les Indes orientales. Ce sont, pour la plus grande partie, des arbrisseaux peu ligneux, dont les feuilles se conservent toute l’année. Leurs fleurs ont peu d’apparence , et sont composées d’un calice cylindrique, imbriqué d’écailles étroites, pointués et très-ouvertes dans la maturité; de fleurons hermaphradites quinquéfides, et de fleurons femelles à limbe presque entier, mêlés parmi les hermaphro- dites: ce qui distingue ce genre de la conyze. Les graines sont surmontées d’une aigrette simple sessile et posée sur un réceptacle nu.

Les espèces principales sont :

1.9 BACCANTE À FEUILLES D’1vA, Baccharis ivæfolia, Linn., Barth. Act.2, tab. 57. C’est un petit arbrisseau originaire du Pérou et de l'Afrique, que l’on cultive dans le jardin du Muséum d'histoire naturelle, et qui passe l’hiver dans

angerie. Sa tige est rameuse et s’élève à trois*ou quatre ds de hauteur. Ses feuilles sont d’un vert cendré, lancéolées et dentées en scie sur les bords, Ses fleurs sont blanches et naissent en corymbe à l'extrémité des rameaux.

Les habitans du Pérou regardent cette plante comme un

bon stomachique ; ils font avec ses feuilles une infusion qu'ils prennent comme du thé.

° Baccante pe VirGinie, Baccharis halimifolia, Linn., 3 de i 28

Duham. Arb. 1, tab. 55, an le Seneçon en Define Cette espèce croît sur le bord des eaux dans la Virginie et la Caroline. C'est un arbrisseau de dix à douze pieds de haut, qui se divise en plusieurs branches grêles, trésramifiées. Ses feuilles sont ovales, deltoïdes, rétrécies en pétiole à leur base, crénelées dans leur partie supérieure, . et d’un vert glauque; leur superficie est parsemée de points blancs et argentés. comme celles de l’arroche halime. Les E fleurs commencent à paroître en Octobre F4 sont À blanchàtres, et les écailles de leur calice sont ordinairement teintes de pourpre; ce qui produit un effet assez agréable. On cultive dans plusieurs jardins cette espèce, qui passe les hivers en pleine terre, mais il faut la couvrir de paille dans les fortes gelées. On la multiplie aisément de marcottes et de boutures. |

3° Baccante pu Brésiz, Baccharis braslianes Linn. Elle a le port d’un grenadier : ses feuilles sont ovales, entieres, rudes au toucher et d'un vert foncé; ses fleurs naissent en grandes panicules rameuses. Les Brésiliens emploient ses feuilles pilées pour dissiper la douleur et la rougeur des yeux : quand on les écrase, elles répandent l’ odeur du storax. (D. P.)

BACCAREOS. ( Mamm. ) Gmelli Carreri. dit, que l’on : trouve dans l’Indostan des animaux qui portent ce nom, et qui ressemblent au daim. Sont-ce des axis ? (F.C.)

BACCAUREA (Bot.), genre de plantes établi par Loureiro sur trois espèces d’arbrisseaux à fruit, de la Cochinchine. Ils ont les feuilles éparses, ovales, allongées, trés-. entières à leurs bords, et les fleurs sans corolle, disposées en épis pendans. Leur nids divisé en cinq parties, con-. tient, sur un individu, six à huit étamines avec un ovaire qui avorte, et, sur un autre, un ovaire à stigmate con. cave, qui devient une baie divisée Me mr - en qua ee ou cinq loges. |

Le BACCAUREA RAMIFLORE, Baccaurea ramiflora est l’espèce la plus cultivée. Ses fleurs naissent sur les rameaux et produisent des baies longues d’un pouce environ, couvertes d’une peau lisse, de couleur d’or, et remplies d'une pulpe douce, quoiqu'avec un peu d'âcrété.

BAC: er:

t Ne : he Le BaccaurEA cauLiFiore, Baccaurea cauliflora, porte

les fleurs sur la tige. Ses fruits, moins estimés que les pré-

cédens, sont ronds, d’un noir pourpre , et acides. Le Baccaurea Des Bo1s, Baccaurea sylveslris, se distingue des deux premiers, par ses fruits, dont la surface est velue.

. Cette espèce n’est pas introduite dans les jardins; ses baies,

qui flattent le goût lorsqu'elles ont müûri dans les bois,

‘ deviennent aigres et desagréables par la culture. (Mas.)

BACCHANTE (Entom.), nom donné par Geoffroy à une espèce de papillon fe jour. Le ParizLon Désanire. Éebar - |

BACCHARIS. ( Bot.) Voyez BAGCANTE.

BACCHUS. (Entom.) C’est le nom d’une espèce d’attélabe , DR ACe par Geoffroy becmare. nu HAE l’espéce n.° 5. (C. D.)

BACCILAIRE (Zooph.), nom donné par Roth à un animal irfusoire. Voyez Zoopxytes. (F. C.)

BACCIVORES. (Ornith.) Sous cette épithète on désigne

les oiseaux dont le fond de la nourriture consiste dans

des baies. (S. G.)

BACCOUCOUHAKECHA, Bacowcou (Bot), noms caraïbes du bananier, suivant Surian et Desfontaines. (J.)

BACELLO. (Ornith.) C’est le nom italien du hobereau. (CF. C.)

BACHA (Ornith. ), Lath., oiseau de proie que Dandin

a placé parmi les aïgles, sous le nom d’aigle bacha, et

que Levaillant a rangé parmi les buses, dans le genre des faucons. Voyez Aicze. (Ch.D.)

BACHA DE MER (Ichtyol.), nom vulgaire donné par Commerson au triure Bougainvilliers. Voy. Triure.(F.M.D.)

BACHALA (Bot. ),. nom arabe de l’amarante oléracée et de quelques espèces congénéres, suivant Dalechamps. (J.)

BACHAS. ( Bot.) Voyez Bacau.

BACHE (Bot.), palmier de la Guiane, dont : tronc ; haut de trente pieds environ sur deux pieds de diamètre dans toute sa longueur , est couronné d’un faisceau Ge

grandes feuilles (ailées) larges d’une toise, et porte, au centre du faisceau, sur un grand régime trés-ramifié, des

fruits gros comme de petites pommes, couverts d’écailles

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