‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 32 sur 55 · SD: MAT · texte numérisé non relu

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incanus, celle nommée quarantaine ( cheirantus annuus), et les Cheiranthus fenestralis, sinualus, tricuspidatus, etc. , doivent être rapportés à ce genre. (Voyez Girortée.) Parmi les autres espéces on distingue :

MaxïTaioce ELLIPTIQUE : Matthiola elliptica, Rob. Brown, in Salt. Voy. Abyss., App., pag. 65; Dec., Syst. , 2, pag. 167. Plante découverte dans l’Abyssinie , au pied du mont Tarente. Sa tige est tortueuse , ligneuse à sa base; ses rameaux cylindriques, ascendans, pubescens et blanchàtres; ses feuilles alternes, pétiolées, couvertes d’un duvet blanchâtre et cotonneux, molles, elliptiques, rétrécies à leurs deux extrémités, entières ou médiocrement dentées ; les fleurs odorantes, disposées en grappes opposées aux feuilles, longues de six à huit pouces; les calices pubescens; les pétales élargis en ovale renversé à leur limbe, un peu obtus, presque tronqués; les siliques cylindriques, tomenteuses, couronnées par deux stigmates épais.

MarrnioLe ACAULE : Matfhiola acaulis, Dec., Sysk., 2 , pag. 168. Fort petite plante originaire de l'Egypte, couverte d’un duvet blanchâtre et cendré. Sa racine est grêle, simple, perpeñdiculaire ; ses feuilles sont toutes radicales, linéaires, dentées, sinuées, longues d’un demi-pouce ; les fleurs disposées en une grappe presque radicale, peu garnie; le calice est hérissé ; le limbe des pétales ovale.

Marrmore ecurrre; Matthiola tenella, Dec., Syst., 2, pag. 169. Plante de l’ile de Chypre, découverte par M. de Labillardière; ses tiges sont droites, grêles, herbacées , presque simples, couvertes, ainsique toute la plante, d’un duvetmou et blanchâtre, garnies de feuilles cblongues, radicales, pétiolées, dentées , sinuées, longues d’un pouce; les grappes sont terminales; le calice est velouté; la lame des pétales oblongue, obtuse; l'ovaire velu; le stigmate à deux lobes rapprochés.

MarTHioLE TORULEUSE : Matthiola forulosa, Dec., Syst. , 2, pag. 169; Cheiranthus torulosus, Thunb., Prodr., 108. Plante du cap de Bonne-Espérance, dont la tige est droite, cylindrique, rameuse à son sommet, pubescente, un peu rude, longue d’un à deux pieds, garnie de feuilles linéaires, entières ou un peu siuueuses, tomenteuses, les inférieures ad de deux pieds; les grappes sont alongées, chargées d’un duvet glanduleux; les pédicelles très-courts, épais; les fleurs petites, à calice velouté,

MAT 349 et pétales ovales, oblongs. Les siliques sont cylindriques, un peu toruleuses légèrement pubescentes et glanduleuses , longues de deux pouces.

Marrxioce pe Tararie : Matthiola tatarica , Dec., Syst., 2, pag. 170; Hesperis tatarica, Pall., Itin., 1, App. 117, tab. O. Ses racines sont fusiformes, un peu charnues, tomenteuses à leur collet; les tiges simples, droites, ou à peine rameuses, glabres, hautes d’un à trois pieds; les feuilles ovales, oblongues, aiguës, blanchâtres et pubescentes, irréguliérement dentées ou roncinées, ou presque pinnatifides; les radicales pétiolées ; les grappes alongées; les pédicelles très-courts; le calice blan- châtre et velu; les pétales oblongs, obliques; les siliques droites, glabres, longues de deux pouces, un peu toruleuses, surmontées d’un stigmate sessile, à deux lobes rapprochés, un peu épais sur leur dos. Cette plante croît dans les Fantrées méridionales de la Tartarie.

Marruioce oporANTE: Matthiola odoratissima, Brow., in Hort. Kew., édit. 2, vol. 4, pag. 120; Bot. Magaz. , tab. 1711; Cheiranthus odoratissimus , Bieb., Casp., pag. 110; Hesperis odoratissima, Poir., Encycl. Suppl. Cette espèce a des tiges un peu ligneuses, rameuses à leur base, blanches et tomenteuses ainsi que toute la plante; les feuilles très-variables, alongées, la plupart sinuées, presque pinnatifides, à découpures obtuses, entiéres, d’autres profondément pinnatifides ou inégalement . dentées, quelquefois simples, entières, surtout les inférieures ; les grappes droites, chargées de fleurs d’un blancsale, ou d’un brun pourpre, trés-odorantes vers le soir; le calice blanchâtre, hérissé : les siliques comprimées, longues de deux pouces, tomenteuses, terminées par un stigmate épais, à deux lobes. Cette plante croît sur les collines arides, dans la Tauride et les contrées septentrionales de ia Perse.

MARS EN CORNE DE CERF : Mafthiola coronopifolia, Dec., Syst., 2, pag. 173; Cheiranthus coronopifolius, Sibth., Flor. 4 tab. 637 ; Barrel., Icon. , tab. 999, fig. 1-2. Ses tiges sont droites, rameuses a leur base ; ses feuilles linéaires, blanchâtres, RUE pinnatifides; à lobes courts et entiers : ses fleurs distantes, presquesessiles ; à pétales oblongs, ondulés, d’un pourpre vineux. Les siliques sont droites, un peu toruleuses, terminées à leur sommet en trois pointes égales, Cette plante

3 50 MAT | croît sur les montagnes, en Sicile, auxenvirons d'Athènes, en Espagne, etc. (Porr.)

MATTI. ( Bot.) Selon Bosc, c’est une ‘espèce de truffe qui croit en Chine, et qui y est fort recherchée. ( Leu.)

MATTIA. (Bot.) Genre établi par Schultz pour le cynoglossum umbellatum. Voyez Cynoczosse. (Por. )

MATTI-GONSALI (Bot.), nom brame du CaTru-Picinna de Malabar. Voyez ce mot. (J.)

MATTKERN. (Ornith.) Ce nom et celui de matkneltzel sont donnés en allemand à une espèce de poule-sultane ou porphyrion , gallinula erythra de Gesner. (Cu. D.)

MATTKNILLIS (Ornith.), nom allemand de la bécassine commune, scolopax gallinago , Linn. (Ca. D.) |

MATTOLINA. ( Ornith.) Ce nom, suivant Cetti, pag. 156, est donné en Sardaigne à l’alouette des bois ou cujelier, alauda arborea, Linn. (Cn.D.)

MATTUSCHK.ÆA.(Bot.) Schreber,regardantcomme barbare le nom perama, donné par Aublet à un de ses genres de la famille des verbenacées, lui a donné celui de maftuschkæa. I à fait beaucoup de substitutions pareilles de noms qui certainement ne sont pas préférables à ceux qu'il supprime, et qui conséquemment peuvent sans inconvénient n’être pas adoptés.

Le mattuschkia de Gmelin est le même que le saururus cernuus, suivant Michaux. Voyezles articles PÉRAUE et LEZARDELLE, (J.)

MATUITUI. (Ornith.) Marcgrave et Pison polont à sous ce nom d'oiseaux fort différens: l’un, décrit et figuré par Marcgrave, p. 217, et par Pison, p.95, est évidemment un alcyon ou martin-pêcheur ; le second , dont la description et la figure se trouvent dans Marcgrave, p. 191, et dans Pison, p. 88, est le curicaca ou matuiti des rivages, dont il a été question ci-dessus au mot Masarino; etle troisième, Marcgr., p. 199 ,.est rapporté par Buffon au pluvier à collier. (Cx. D.)

: MATULERA (Bot.), nom vulgaire du phlomis lychnitis, dans les montagnes de la Sierra Morena en Espagne, où il est trés-

commun, suivant Clusius. (J.)

MATUREA. (Bot.) Voyez Marou. (Por)

MATUTE, Matuta. (Crust.) Genre de crustacés brachyures établi par Fabricius , d’après Daldorff, et que M. Latreille

MAU | 351 place dans sa famille des nageurs, parce que tous les pieds des espèces qu’il renferme, à l'exception desserres, sont terminés en nageoire. Voyez l’article Maracosrnacés, t. XX VIII,

p.226. (Desm.)

| MATUTU. (Ornith.) Ce nom est donné à Tomogui, suivant le Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle , au pigeon couronné des Grandes-Indes, ou goura. (Ca. D.)

MATZATLI (Bot.), nom mexicain de l'ananas cité par Hernandez. (J.)

MAU. (Bot.) Voyez Mawca. (J.)

MAUBEÈCHE. ( Ornith.) L'auteur de cet article a inséré dans le tome 1V.° de ce Dictionnaire, pl, 189, au mot Bécasse, un tableau d'oiseaux riverains que Linnæus avoit compris daus ses deux genres Scolopax et Tringa, et qu’il proposoit de subdiviser en huit genres, parmi lesquels se trouvoit celui des maubèches; mais divers auteurs, et notamment Meyer, Leisler, Montagu , et MM. Cuvier, Temminck et Vieillot se sont depuis ce temps occupés, d'une manière spéciale, de ces oiseaux dont le plumage , sujet à de nombreuses variations, a donné lieu à beaucoup de doubles emplois; et, tandis que M. Cuvier avoit essayé d’y établir des coupures , M. Temminck a prétendu, dans la seconde édition de son Manuël, p. 609, que si ce savant avoit été à portée de voir vivans ou fraichement tués plusieurs fissipèdes dont il forme des genres nouveaux, et d'observer leurs mœurs , il auroit certainement abandonné cette idée. Le mêmeauteur à, de son côté, réuni plusieurs oiseaux riverains, notamment les maubéches , sous la dénomination de Bécasseaux, et il a annoncé qu'à l'exception d’une espèce , il connoissoit la livrée d’hiver de toutes les autres. Il est résulté, de sa distribution , des noms peu d'accord avec ceux qu’il faudroit adopter, soit pour l’arrangement méthodique de M. Cuvier, soit pour les divisions proposées dans le tableau dont on a parlé; et, d’une autre part, M. Vieillot , en établissant, sous les noms françois et latin de fringa, un genre qui renferme aussi les maubèches, n'a pas adopté la nomenclature de M. Temminck, et a combattu quelques unes de ses assertions. Ces motifs ont paru suflisans pour ne pas s’exposer à introduire de nouvelles discussions dans une matière déjà si embrouillée; et, sans faire quant à

présent un genre particulier des maubèches , on se bornera à dire que M. Cuvier, èn proposant pour ces oiseaux le nom de calidris , leur assigne les caractères suivans : Bec déprimé au bout, et en général pas plus long que la tête; sillon nasal très-prolongé; doigts légérement bordés sans palmures entre leurs bases; pouce touchant à peine la terre; jambes médiocrement hautes; taille raccourcie, plus petite que celle des barges, et port plus lourd.

Les espèces désignées par le même naturaliste sont: 1.° La GRanoE MauBècxe Grise ( Sandniper et Canut des Angloïis, Tringa grisen et tringa canutus ), représentée sous son plumage d’hiver dans Edwards, pl. 276, et dans les planches enluminées de Buffon , n.° 566. Cet oiseau, presque de la taille d’une bécassine , est cendré en dessus, blanc en dessous, tacheté de noirâtre devant le cou et la poitrine, et il a le croupion et la queue blancs, rayés de noirûtre.

2.° La Pertre MAUBÈCHE GRISE, Tringa arenaria, ou canut, Brit. Zool., pl. C, 2; laquelle, de moitié plus petite que la précédente, est dessus le corps et en dessous de la même couleur, et a dés nuages gris sur la poitrine. |

Cette courte énonciation est suivie de la remarque que la maubéche proprement: dite, calidris de Brisson , tome 5, pl. 20, fig. 1, est la même que le chevalier varié, pl. enl. 300, qui est un combattant; que la maubéche de l'Histoire naturelle ,tom. 7 in-4.°, pl. 31, est la maubèche grise , et que la maubèche tachetée , fringa nævia, pl. enl. 365, paroit n'être que la maubèche rousse, tringæislandica , en mue, lesquelles ne sont regardées par M. Temminck que comme le premier âge de la maubéche grise. Voyez Trinea. (Cu. D.

MAUCE. (Ornith. ) La Chesnaye-des-Bois, et, d’après lui, des ornithologistes plus modernes, citent ee mot comme synonyme de mouelte, tandis qu’il n’est probablement qu’une corruption de mauve. ( Cu. D.)

MAUCHARTIA. (Bot.) Voyez KuxDmannrA. (J.)

MAUCOCO. (Mamm.) Voyez les articles Maxr, Mococo. (Desm.) |

MAUDUI. ( Bot.) C’est le pavot coquelicot. (L. D.)

MAUDUYTA. (Bot.) Dans les manuscrits de Commerson et dans son herbier on trouve sous ce nom un arbre qui est le niola

MAU 353 de M. de Lamarck, et qui paroïit le même que le karim-niota de l’Hort. Malab. Ce genre doit être réuni au samadera de Gærtner, ou vitmannia de Vahl et de Willdenow, qui se rapporte à la mstelle famille des simaroubées. (J.)

MAUERRAUTE et STEINRAUTE (Boë.), noms allemands de la rue de muraille , asplenium ruta muraria, Linn. (Lem.)

:: MAUER-SCHWALBE (Ornith.), nom allemand du martinet commun, hirundo apus , Linn. , ou ARTE vuloaris , Dum. (Cx. D.)

MAUERSPECHT ( Ornith.), nom she d du grimpereau du muraille, certhia muraria, Linn. (Cx. D.)

MAUGHANIA. (Bot.) Le genre ainsi nommé par M. Jaume- Saint-Hilaire a été ensuite appelé Ostrydium par Desvaux. Voyez Osrrypium. (LEM.)

MAUHLIA. (Bot.) Ce genre de plante publié par Dahl et Thunberg, avoit été fait auparavant par Adanson sous le nom d’abumon; c’étoit le crinum americanum de Linnæus, différent des autres crinum par son ovaire libre. Lhéritier l'a nommé agapanthus, et ce nom a été préféré aux précédens qui étoient cepeñdant plus anciens. Voyez Masson. (J.)

MAULIN.(Mamm.) Molina décrit sous le nom de grandesou. ris des bois une grande espèce de rongeurs qu'il découvrit au Chili, dans la province de Maule, ce qui le porta à donner à cet animal le nom latin de mus maulinus ; et c’est de maulinus qu’on a fait maulin. Ce rongeur indéterminé estdu double plus grand que la marmotte, dont il a le pelage; maïs il en diffère en ce qu’il 2 les oreilles plus pointues et le museau plus alongé; il a des moustaches disposées sur quatre rangs, cinq doigts à tous les pieds, et la queue assez longue. Ses dents sont, pour le nombre et la disposition, égales à celles de la souris. (F. C.)

MAUNEIA (Bot.), Mauneia, Pet.-Thou., Nov. Gen. Madag., pag. 6, n.° 19. Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes, dont les rapports naturels ne sont pas encore connus, qui paroît avoir quelque affinité avec le flacurtia, appartenant à l’icosandrie monogynie de Linnæus, comprenant des arbrisseaux à feuilles alternes, ovales, dentées, munies d’épines dans leur aisselle. Les fleurs sont solitaires, axillaires. Leur calice est plane, d’une seule pièce , a cinq lobes; il n’y a point de corolle. Les étamines sont en nombre indéfini, attachées

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