‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 34 sur 55 · CET · texte numérisé non relu

CET

quatre pieds; son feuillage est pendant, un peu membraneux, en forme d’éventail. Les spadicesmälessont séparés des femelles sur desindividus différens, longs de trois pieds, flexueux , couverts d’écailles imbriquées , concaves, acuminées; les divisions de la panicule courtes, longues d’un pouce et demi, en forme de chaton, ovalescylindriques, alternes; lesécailles trés-serrées et nombreuses; les fleurs sessiles; le calice trigone, à trois dents; la corolle trois fois plus grande, à trois divisions très-profondes, droites; concaves, lancéolées ; aiguës; les anthéres sont presque sessiles, droites, linéaires , à deux loges, de moitié plus courtes que la corolle; le fruit ressemble à celui du calamus rolang.

Linuæus fils, dit M. de Humboldt, dans ses Tabtédés de la

Nature , n’a décrit qu ns tentent ce beau palmier (mauritia flexuosa), puisqu'il dit qu'il n’a pas de feuilles. Son tronc a vingt-cinq pieds de haut; maïs il n’atteint probablement cette taille que lorsqu'il est àgé de cent vingt à cent cinquante ans. Le mauritia forme dans les lieux humides des groupes magnifiques d’un vert frais et brillant, à peu prés comme nos aulnes. Son ombre conserve aux autres arbres un sol humide, ce qui fait dire äux Indiensquele mauritia, parune attraction mystérieuse, réunit l’eau autour de ses racines. Une théorie semblable leur fait penser qu’il ne faut pas tuer les serpens, parce que, si on détruisoit ces reptiles, les plaques d’eau se dessécheroient: c’est ainsi que l’homme grossier de la nature confond la cause avec l'effet.

On connofît partout ici les qualités bienfaisantes Ms cet arbre de vie. Seul il nourrit, al’embouchure de lOrénoque, la nation indomptée des Guaranis, qui tendent avec art d’un tronc à l’autre des nattes tissuesavec la nervure des feuilles du mauritia ; et, durant la saison des pluies où le Delta estinondé, semblables à des singes, ils vivent au sommet des arbres. Ces habitations suspendues sont en partie couvertesavec de la glaise. Les femmes allument sur cette couche humide le feu nécessaire aux besoins du ménage, et le voyageur qui, pendant la nuit, navigue sur le fleuve, aperçoit des flammes à une grande hauteur. Les Guaranis doivent leur indépendance physique, et peut-être aussi leur indépendance morale au sol mouvant et tourbeux qu’ils foulent d’un pied léger, et à leur séjour sur les arbres; république aé-

MAU 357 riénne où l'enthousiasme religieux ne conduira jamais un stylite américain.

Le mauritiane leurprocurepasseulementune habitation sûre, il leur fournit aussi des mets variés. Avant quesa tendre enveloppe paroisse sur l'individu mâle, et seulement à ce période de la végétation , la moelle du tronc recèle une farine analogue au sagou. Comme la farine contenue dansla racine du manioc, elle forme en se séchant des disques minces, dela nature du pain. De la séve fermentée de cet arbre , les Guaranis font un vin de palmier doux et enivrant. Les fruits, encore frais, recouverts d’écaïlles comme les cônes du pin, fournissent, ainsi que le bananier et la plupart des fruits de la zone torride, une nourriture variée, suivant qu’on en fait usage, après l’entier développement de leur principe sucré, ou auparavant, lorsqu'ils ne contiennent encore qu’une pulpe abondante. Ainsi noustrouvons, au degré le plus bas de la civilisation humaine, l’existence d’un peuple enchaînée à une seule espèce d’arbre, semblable à celle de cesinsectes qui ne subsistent que par certaines parties d’une fleur.

M. de Humboldt cite une seconde espèce de mauritia, sous le nom de mauritia spinosa, distingué par ses épines, découvert dans l'Amérique méridionale ,sur les bords du fleuve Atabapo. (Porr.)

MAUROCAPNOS. (Bot.) Nomgrec du storax cité par Belon, C’est le narcaphton ou nascaphton de Dioscoride, suivant Amatus, au rapport de C. Bauhin, qui ajoute que c’est le tegname des Italiens, le bufuri des Siciliens. (J.)

MAUROCENIA (Bot.), Fossombronia, Raddi. Genre établi par Raddi pour placer les jungermannia pusilla, Roth, et Pusilla, Linn. , qui différent essentiellement des autres espèces de jungermannia , et des autres genres faits à ses dépens par Raddi, par sa capsule qui, en s’ouvrant, se déchire trés-irréguliérement, au lieu de se partager en quatre divisions disposées en croix. Ce genre offre en outre des caractères dans son calyce ou périchèze DISQUE campanulé; danssa corolle ou

coiffe monopétale, stylifére, à limbe découpé; dansses fleurs mâles ou anthéres capituliformes, succulens, portés sur des pédoncules placés sur des pieds distincts, et insérés à la partie inférieure deg sa tige.

Les espèces de ce genre sont des jingermannia muscoides, privées de stipules. Eiles croissent , en SUR dans les fossés ét les endroits ombragés , et particulièrement dans les bois montueux. <

Le Fossombronia angulosæ, Radd., Jungerm. Etrusc., pag. 29, pl. 5, fig. CMD TENTE Michel., N. G., 7, tab. 5, fig. 10, N° Jun germannia pusilla, Roth Hook. , Jung. Brit. , tab. 69, est une petite plante à tige rampante, siriple où peu rameuse ; a frondules distiques, horizontales, presque imbriquées 4 presque carrées, crénelées ou anguleuses au sommet ; à calyces ou périchèzes latéraux, sessiles, plissés, bndulés et dentelés sur le bord. On trouve cette espece partout en Europe; une variété croit en touffe.

Le Fossombronia pusilla, Raddi, 1. e., fig. 5; Jungermannia pusilla; Linn.; Mich., L' 6, fig. 10, M;Hedw., Theor., 2, tab. 20; Dillen:, Mus., tab, 74, fig. AG, est une plante beaucoup plus petite que la précédente, dont les tiges tressimples sont souvent excessivement courtes: se$ feuilles sont ondulées, anguleuses ou dentées au sommet; elles formént des rosettes terminales; les calyces presque terminaux , sont grands, plissés, bddtlés et denticulés. Cette espèce croît aussi partout en Europe; elle est plus précoce. :

La lettre F de ce Dictionnaire étoit publiée lorsque la Jungermannographie Etrusque /de M. Raddi a paru; et, ne voulant pas renvoyer la description du genré Fossombronia à un supplément éloigné, nous avons cru devoir luï imposer le nom de Maurocenia, qui rappélle celui du sénateur vénitien, Jean- François Manroten , qui fit graver à ses dépens la planche 5 du Nova Genera, de Micheli, dans laquelle se trouvent représentées la plupart des espèces de jungermannia , décrites par Micheli, et notamment les deux espèces rats au Fossombronia, par Raddi. (LEm.)

MAUROCENIA. (Bot) Un arbrisseau d'Afrique dont Linnæus avoit d’abord fait un genre distinct sous ce nom, a été ensuite réuni pardui-même au cassine, et c’est maintenant le cassine maurocenia. (J.)

MAURONIA. (Bot.) Belon dit que la centelairé, plumbago, est ainsi nommée dans l’ile de Lesbos. C’est encore le sarcophago, des Crétois, le phrocalida de l’ile de Lemnos, le crepanella des

Italiens ; et Anguillara veut que cé soit le molybdæna de Pline. (32) PONT R

MAUS(Mamm.), nom allemand du rat. (Drsm.)

MAUSART. (Ornith.) C'est Mansart. (Cu. D.)

MAUSSADE. (Crust.) Joblot a nommé ainsi une espèce d’entomosiracé du genre Cypais. (Des)

MAUVE (Bot.), Malva. Linn. Genre de plantes dicotylédones , qui a douné son nom à la famille des malvacées, et qui, dans le système sexuel, appartient à la manadelphie polyandrie. Ses principaux caractères sont les suivans : Calice double, l'extérieur plus court, et composé de deux à trois folioles distinctes, l’intérieur monophylle et semiquinquéfide ; corolle de cinq pétales en cœur, ouverts, réunis par leur base et adhérens au tube staminifère; élamines nombreuses, ayant leurs filamens réunis inférieurement en un tube cylindrique, libres, distincts et inégaux dans leur partie supérieure, et terminés par des anthères arrondies ou réniformes; un ovaire supère, arrondi, surmonté d’un style cylindrique, divisé dans sa partie supérieure en huit branches ou plus, terminées chacune par un stigmate sétacé; fruit composé de plusieurs capsules disposées orbiculairement sur un réceptacle commun : elles sont le plus communément monospérmes et en même nombre que les stigmates.

Les mäuves sont des plantes souvent herbacées , quelquefois frutescentes, à feuilles alternes, accompagnées destipules; elles ont leurs fleurs disposées au sommet des tiges ou des rameaux, et le plus communément dans les aisselles des feuilles. On en connoîit maintenant au-delà de quatre-vingts espèces, dont la plus grande partie ést exotique. Nous nous bornerons à parler ici des plus remarquables et des plus utiles.

* Feuilles entières.

MAUVE A Éris : Malva spicata, Linn., Spec., 067; Cavan., Dissert., 2, p.80, t. 20, fig. 4. Ses tiges sont frutescentes, droites, rameuses , hautes de trois à quatre pieds, garnies de feuilles ovales ou cordiformes, dentées en leurs bords, un peu cotonneuses et d’un vert blanchâtre ainsi que toute la plante. Les fleurs sont jaunes, petites, sessiles, disposées en épis alongés, serrés, velus et terminaux ; les folioles de leur calice extérieur

sont lancéolées. Le fruit est composé d'environ douze capsules monospermes.Cetarbrisseau croitnaturellement à la Jamaïque; on le cültive dans la serre chaude du Jardin du Roi, à Paris.

Mauve À 8aLAIS : Malva scoparia , Lhérit., Skirp., 53, t. 27; ‘Willd., Spec., 3, p. 775. Ses tiges sont frutescentes, droites, hautes de quatre à six pieds, divisées en rameaux nombreux, eflilés, garnis de feuilles ovales, presque en cœur, pétiolées, dentées, hérissées, comme toute la plante, de poils courts et nombreux. Les fleurs jaunes, petites, marquées de quelques taches rouges, sont solitaires, ou le plus souvent disposées plusieurs ensemble dans les aisselles des feuilles en petits paquets portés sur des pédoncules plus courts que les pétioles; les folioles de leur calice extérieur sont courtes et subulées. Le fruit est orbiculaire, déprimé, composé d’une douzaine de capsules pubescentes , à trois pointes courtes. Cette espèce a été trouvée au Pérou par Dombey, qui en a rapporté les graines au Jardin du Roï, où on la cultive encore dans la serre chaude. Dans son pays natal on fait avec ses rameaux des balais grossiers,

Mauve scagre : Malva scabra, Cavan., Dissert., 5, p. 261, 1. 138, f, 1; Willd., Spec., 3, p. 778. Ses tiges sont droites, frutescentes, hautes de trois à quatre pieds, divisées en rameaux eflilés, tout couvertes, ainsi que les feuilleset les calices, d’un duvet eourt, étoilé, qui les rend rudes au toucher. Ses feuilles sont ovales cordiformes, dentées, quelquefois imparfaitement lobées. Ses fleurs sont d’un jaune clair, axillaires, solitaires ou deux à deux , portées sur des pédoncules un peu plus courts que les pétioles des feuilles. Ses fruits sont composés d'environ douze capsules monospermes, munies de deux petites dents. Cet arbrisseau croit naturellement au Pérou; on le cuitive au Jardin du Roi, dans la serre chaude.

Mauve A FEUILLES ÉrROITES : Malva angustifolia, Cavan., Dissert., 2, pe 64, t. 20,f. 13 Willd., Spec., 3, p. 977. Ses tiges sont frutescentes, droites, hautes de trois à quatre pieds, divisées en rameaux eflilés, revêtues, ainsi que les feuilles et les calices, d’un duvet court, étoilé, qui leur donne un aspect grisàtre. Ses feuilles sont pétiolées, lancéolées, crénelées en leurs bords. Ses fleurs sont violettes, larges d’un pouce, groupées deux à six ensemble, sur un à deux pédoncules beau-

coup plus courts que les pétioles. Les fruits sont composés de seize à vingt capsules. qui contiennent chacune deux à trois graines. Cette espèce est originaire du Mexique; on la cultive dans les jardins de botanique, et on la rentre pendant l'hiver dans la serre tempérée.

** Feuilles anguleuses.

Mauve verMizzoN : Malva miniata, Cavan., Icon. rar., 3, p.40,t.278 ; Willd., Spec., 3, p.783. Ses tiges sont droites, frutescentes, légèrement cotonneuses et blanchâtres, garnies de feuilles pétiolées, ovales cordiformes, crénelées et partagées en trois lobes, dont le moyen plus alongé que les deux latéraux. Les fleurs sont d’un rouge vif, disposées en petites grappes axillaires et peu fournies. Cet arbrisseau est cultivé dans les jardins de botanique, sans qu’on connoisse son pays natal. On le rentre pendant l'hiver dans la serre chaude.

Mauve ErFiLée : Malva virgata, Cavan., Dissert., 2, p. 70, t.18, f. 2; Willd., Spee., 3, p. 783. Cette espèce est un arbrisseau qui, dans nos jardins, s'élève à quatre ou six pieds de hauteur, en se divisant en rameaux grêles, légérement velus, garnis de feuilles pétiolées, glabres, partagées plus ou moins profondément en trois lobes, dentées ou crénelées. Les fleurs sont d’une couleur purpurine, axillaires, solitaires ou géminées, portées sur des pédoncules plus longs que les pétioles. Cette mauve est originaire du cap de Bonne-Espérance, et cultivée dans les jardins de botanique Sep près de centans; elle fleurit depuis le mois de juin jusqu’en septembre. On la rentre dans l’orangerie pendant l'hiver. |

Mauve omsecrée : Malva umbellata, Cavan. , fcon. rar.; 1, p.64, t. 95; Willd., Spec., 3, p. 779. Sa tige est ligneuse, haute de cinq à six pieds, divisée en rameaux qui, ainsi que le dessous des feuilles et les calices, sont plus ou moins couverts d’un duvet court, rayonnant. Ses feuilles sont pétiolées, échancrées en cœur à leur base, crénelées en leurs bords; et partagéesen cinq lobes peu profonds.Ses fleurssont purpurines, situées dans la partie supérieure des rameaux, et disposées trois à quatre ensemble sur le même pédoncule en maniere d’ombelle ; les folioles de leur calice extérieur sont concaves, rétrécies en coin à leur base , et tombent après la floraison. Cet

arbrisseau croît naturellement au Mexique. On le cultive dans les jardins de botanique, et on le rentre dans TR Le dant l'hiver.

Mauve sauvace : Malva Enr Linn., Spec., 9605 Muluo vulgaris Blackw., Herb., t. 22. Sa racine est vivace , pivôt tante, MG tre, d’une saveur douce et visqueuse ; elle produit une ou plusieurs tiges cylindriques, légèrement pubescentes, rameuses, hautes de deux à trois pieds, garnies de feuilles longuement pétiolées, arrondies, échanerées-en cœur à leur base, crénelées en leurs bords, et découpées en cinq à sept lobes peu profonds. Ses fleurs sont assez grandes, de couleur rose, rayées de rouge plus foncé , quelquefois tout-à-fait blanches , portées, plusieurs ensemble, dans les aisselles des feuilles , sur des pédoncules inégaux. Le fruit est formé d’une douzaine de capsules glabres et monospermes. Cette plante est commune en France et en Europe, dans les haïes et les lieux incultes; elle fleurit pendant tout l'été.

MAUVE À FEUILLES RONDES : vulgairement Per1re Mauve; Malva rotundifolia, Linn., Spec., 969; Malva sylvestris folio rotundo, Flor. Dan., t. 721. Cette mauve diffère de la précédente par sa racine annuelle ; par ses tiges plus basses, étalées et presque couchées sur la terre; par ses fleurs beaucoup plus petites, d’un pourpre très-clair ou presque blanches; et enfin par ses capsules recouvertes d’un duvet court et serré. Cette plante est. commune en France et dans le reste de l'Europe, dans les décombres et sur les bords des chemins; ses fleurs se succédent les unes aux autres pendänt une grande partie de lété.

La mauve à feuilles rondes, et la mauve sauvage sont muci- Jlagineuses , émollientes, sdotéran ME) laxatives, et toutes les deux sont indifféremment employées en médecine : excepté les fruits qui ne sont point usités, toutes les autres parties sont d’un usage fréquent. Les fleurs sont au nombre de cellés dites pectorales; on en fait prendre l’infusion aqueusé dans les rhumes , dans les maladies inflammatoires de la poitrine, du bas-ventre, ete. Les feuilles et les racines font la base des lavemens émolliens; suffisamment cuites, on les applique en cataplasmes et en fomentations sur les aprés douloureuses et enflammées.

Lés anciens mangeoient les feuilles de mauve, et c'étoit

MAU 365 poûür eux un aliment d'un usage commun. Ils en cultivoient à cét ‘effet plusieurs espèces, et elles paroissoient sur leurs täbles diversement préparées. Aujourd’hui encore, les Chinois manvent les feuilles de mauve, à peu près comme nous faisons des épinards, de la laitue, etc. Les jeunes pousses, en salade ou cuites, se mangeoient encore souvent du temps de Matthiole ; maïs de nos jours elles sont abandonnées sous ce rapport.

Les bestiaux n'aiment pas les mauves; il est fort rare qu’ on les leur voie brouter. On peut retirer de l'écorce des deux mauves ci-dessus, et de quelques autres espèces du même genre, une sorte de filasse propre à faire des cordes.

Mauve créPues Malva crispa, Linn., Spec.. 970; Dod., Pempt., 653; Cavan.. Dissert., 3, P. 7h, t.23,f. 1. Sa racine est annuelle; elle POS une . droite, flop nee rameuse, haute de quatre à six et jusqu’à huit pieds, garnie Ée feuilles grandes, pétiolées, arrondies, échancrées en cœur à leur base, la plupart découpées en sept lobes courts, obtus, et dont tous les bords sont finement dentés, ondulés et comme crépus. Ses fleurs sont blanches ou légèrement purpurines, disposées par groupés axillaires, sur des pédoncules courts, inégaux etsouvent rameux. Les fruits sont composés de douze à quinze capsules monospermes et glabres.

Cette mauve est originaire de Syrie; on la cultive dans beaucoup de jardius de botanique, et elle croît aujourd’hui comme spontanément dans plusieurs parties de l'Allemagne , de la France et du midi de l’Europe. Ses fleurs, assez petites, ont peu d'éclat; mais son feuillage est d’un trés-bel effet. C’est avec les fibres de l’écorce de cette espèce que Cavanilles, dans les expériences qu'il a faites sur les plantes de ce genre, a retiré une plus grande quantité de filasse propre à faire des cordes, et il croit même qu’on pourroit peut-être employer cette filasse à des ouvrages plus délicats.

Mauve ALCÉE : Malva alcea, Linn., Spec., 971; Cavan., Diss., 2,p-.75,t. 17, f. 2. Sa racine est vivace; elle produit une tige cylindrique, chargée de poils fasciculés, rameuse, haute de deux a quatre pieds, garnie de feuilles pétiolées, rudes au toucher, partagées communément, les inférieures en cinq lobes arrondis, et les supérieures en lobes plus alongés, plus profonds, la

plupart très-incisés et presque pinnatifides. Ses fleurs sont grandes, couleur de chair ou purpurines claires, pédonculées; les unes solitaires dans les aisselles des feuilles supérieures, les autres rapprochées au sommet de la tige en une sorte de grappe terminale ; les folioles de leur calice extérieur sont oblongues, obtuses ; les capsules sont glabres. Cette espèce croît naturellement dans les bois, en France, en Angleterre, en Allemagne. On la cultive, dans quelques jardins, comme plante d’ornement.

Mauve musqués : Malva moschata, Linn., Spec., 971; Cavan., Disserk., 2, p. 75, t. 17, f. 1. Sa racine est vivace; elle donne naissance à une ou plusieurs tiges, droites, souvent simples, cylindriques, hérissées de poils simples, et hautes de deux pieds ou environ. Ses feuilles sont arrondies, pétiolées, presque toutes découpées jusqu’au pétiole en cinq lobes incisés et multifides ; les inférieures et surtout les radicales sont réniformes et seulement lobées. Les fleurs sont ordinairement purpurines, quelquefois blanches, quelques unes solitaires et pédonculées dans les aïsselles des feuilles supérieures, la plupart des autres ramassées au sommet de la tige; elles ont une odeur musquée et agréable; les folioles de leur calice extérieur sont linéaires. Les capsules sont hérissées de poils. Cette mauve croît dans les boïs et les prés, en France, en Allemagne, en Angleterre. Elle mérite, de même que la précédente, d’être cultivée pour l’ornement des jardins. (L. D.)

MAUVE. (Ornith.) Ce nom, trés-anciennement employé en botanique pour désigner une plante fort commune, devroit être rayé du vocabulaire ornithologique , afin d’éviter des confusions avec le mot mouette, dénomination exclusive d’une famille d'oiseaux palmipèdes, qui comprend les goélands , larus, Linn. (Cu. D.)

MAUVE EN ARBRE (Bot.), nom vulgaire de la ketmie des jardins. (I. D.)

MAUVE DES JUIFS (Bot.), nom vulgaire de la corète potagère. (L. D.)

MAUVE ROSE (Bot.), nom vulgaire de la guimauve alcée.

MAUVETTE BRULANTE. ( Bot.) On donne ce nom à lor-

chis brûlé. (L, D.)

MAUVETTE ou MOVIN. (Bor.) C’est le géranion à feuilles rondes. (L. D.) :

MAUVIARD. ( Ornith.) Voyez Mavis. ( Cu. D.)

MAUVIETTE, (Ornith.) Ce nom, appliqué par erreur à la grive proprement dite de Buffon , turdus musicus , Linn., est plus généralement employé pour désigner l’alouette commune dans la saison où , devenue grasse , elle se prend au filet, et se sert sur les tables. (Cu. D.) |

MAUVIS (Ornith.), nom sous lequel est connu le furdus iliacus, Linn., qui est figuré dans les planches enluminées de Buffon sous le n.° 50. ( Cu. D.)

MAUVISQUE, Malvaviseus. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des malvacées, de la monadelphie polyandrie de Linnæus, offrant pour Grattère essentiel : Un calice double ; l'extérieur à plusieurs folioles : l’intérieur à cinq divisions ; cinq pétales égaux, roulés ensemble, presque en tube, auriculés à la base ; les étamines nombreuses, monadelphes; les anthères réniformes, uniloculaires ; un ovaire supérieur, surmonté d’un style à dix divisions; les stigmates en tête ; une baïe un peu globuleuse, à cinq loges monospermes.

Ce genre renferme des arbrisseaux à feuilles alternes , entières, ou médiocrement lobées , accompagnées à la base des pétioles , de deux stipules. Les fleurs sont solitaires, axillaires et terminales, quelquefois géminées ou ternées ; les corolles rouges. Il est nommé achania par Solander, QUE Villdenow.

MavvisqQuE 8N ARBRE : Malvaviscus arboreus, Cavan. , Diss. 13; tab.48 , fig. 1; Dillen. , Eltham., 210, tab. 170, fig. 208 ; Burm.., Amer. Icon. , 169, fig. 2 ; Pluk., Phy£., tab. 237, fig. 1 ; Hibiscus malvaviscus, Linn., Spec.; Achania malvaviscus, Swvartz, Flor. Ind. occid. , et Aït., Hort. Kew. Grand arbrisseau très-rameux, qui s'élève à la hauteur de dix à douze pieds; ses rameaux sont lisses ; glabres et blanchâtres, pubescens dans leur jeunesse, garnis de feuilles alternes, pétiolées , ovales, en cœur, acuminées, entières, ou à trois lobes peu marqués, inégalement crénelées, molles , pendantes, longues d’environ trois pouces, hérissées de poils étoilés, à stipules filiformes. Les fleurs sont belles, assez grandes, d’un rouge écarlate très-

vif , solitaires, axillaires et presque terminales; les pédoncules tomenteux, ainsi que les calices:; les folioles du calice extérieur au nombre de dix à douze, égales, linéaires, presque de la longueur du calice intérieur, campanulées, à trois ou quatre lobes inégaux ; les pétales presque trois fois aussi longs que les calices. Le fruit est une baie charnue, succulente, glabre , à cinq loges monospermes. Cette plante croit au Mexique. On la cultive au Jardin du Roi.

MAUVISQUE ÉLÉGANT ; Marais concinnus, Kunth, in DL. et Bonpl. Nov. Gen. et Spec., 5, pag. 286. Arbrisseau du Pérou , proche Loxa, dont les rameaux sont un peu anguleux, médiocrement flexueux, pubescens, garnis de feuilles pétiolées , ovales oblongues, acuminées, en cœur à leur base, à grosses dentelures, longues de trois pouces et plus, un peu pubescentes ; les stipules linéaires ; les fleurs géminées ou ternées à l'extrémité des rameaux, d’un rouge écarlate ; le calice extérieur est pileux, à sept folioles linéaires, un peu spatulées, égales ; l’intérieur à cinq divisions, parsemé de points diaphanes; les pétales sont onguiculés, inégaux à leurs côtés, ciliés, longs d’un pouce et demi, roulés,.quatre fois plus longs que les calices; l’ovaire glabre, un peu globuleux, déprimé.

MaAuUviISQuE A GRANDES FLEURS ; Malyaviscus grandiflorus , Kunth, L. c., pag. 286. Dans cet arbrisseau les rameaux sont blanchâtres, cylindriques, anguleux et pileux dans leur jeu-, nesse; les feuilles ovales oblongues, aiguës, arrondies, un peu en cœur à leur base, presque à trois lobes, presque glabres, dentées en scie, longues d’environ trois pouces; les fleurs grandes, solitaires; leurs calices légèrement pileux; l'extérieur à huit folioles linéaires, une fois plus court que l’intérieur ; la corolle est rouge, longue d’un pouce et demi, à pétales égaux, ovales, cunéiformes; l'ovaire glabre, ovale, arrondi; Le style pubescent; à stigmates pileux, en tête. Cette plante croit au Mexique, proche Guanaxuato.

Mauvisque p'Acarucco : Malvaviscus acapulcensis , Kunth, L. c., pag. 288; Achania pilosa, Swvartz, Flor. Ind. occid., 2, pag. 1224P Les tiges sont ligneuses ; les rameaux blanchätres, velus, couverts de poils mous;les feuilles ovales, presque.acuminées, profondément échancrées en cœur, pileuses à leurs deux faces, molles.et blanchâtres en dessous, à grosses dente-

MAV 367 lures, quelquefois à trois lobes, longues d’environ trois pouces et demi; les calices pileux; l'extérieur presque à sept folioles, de la longueur de l’intérieur;les pétales rouges, égaux, onguiculés; les étamines une fois plus longues que la corolle; l’ovaire glabre, un peu globuleux; le style est glabre, pubescent sur ses divisions ainsi que sur le stigmate. Cette plante croît au Mexique, proche Acapulce, sur les bords de l'océan Pacifique. |

MAUvVISQUE À FEUILLES MOLLES : Malyaviseus mollis, Poir., Encyclop., II°. Suppl.; Achania mollis, Andr., Bot. Repos., tab. 45; Thomps:, Bot. Disp., tab. 5; Willd., Spec., 3, pag. 850.

Arbrisseau de l'Amérique, dont les tiges sont velues, hautes de trois pieds; les rameaux lâches; les feuilles amples, ovales, tomenteuses, échancrées en cœur à leur base, à trois lobes et plus, irréguliers, dentés en scie; les fleurs solitaires, axillaires ; les pédoncules velus, de la longueur des pétioles; les calices pubescens: l'extérieur à huit folioles étroites, recourbées; l’intérieur plus long, à cinq découpurés droites. La corolle est d’un rose pâle, longue d’un pouce et plus, tomenteuse en dehors. Le fruit estune baie presque globuleuse , à cinq loges. (Porr.)

MAUZ. (Bot.) Prosper Alpin, dans ses Plantes d'Egypte, nomme ainsi le bananier. C’est le mauze de Thevet. (J.)

MAVE ou MAWE (Ornith.), nom qu’on donne en Suëde et dans l’île de Gothland à la mouette cendrée, larus cinerarius, Linn. (Cu. D.

MAVEVE. (Bot.) Les Créoles de la Guiane donnent ce nom à un arbrisseau dont Aublet a fait son genre Racoubea réuni maintenant à l’homalium, à la suite des rosacées. (J.)

MAVIS. (Ornith.) Nom anglois de la grive proprement dite de Buffon; T'urdus musicus, pl. enl., 406, sous le nom fautif de litorne, qu’il ne faut pas confondre, comme l’a fait Salerne, p. 70, avecle mauvis, et à laquelle il a mal à propos appliqué les synonymes indiqués par Belon pour cette dernière espèce. C’est aussi le furdus musicus qu’on désigne vulgairement dans le département de la Somme et autres voisins , par le nom de mauviard. (Cu. D.)

MAVOLO ou MAYBULU. (Bot.) Aux Philippines on donne ces noms à un arbre dont M. Lamarck a fait son cavanillea qu? de son propre aveu, paroissoit être congénère de l’embryopteris

368 MAW

de Gærtner, genre de la famille des ébenacées : ce qui a été vérifié après lui. (J.)

MAWHAHA. (Bot.) Forster, dans $on petit ouvrage sur les végétaux comestibles des îles de l'Océan austral, fait mention d’une racine de ce nom cultivée dans les îles des Amis, laquelle a le goût de la pomme de terre, et que l’on cultive comme le bananier et l’'arum. Il n’en désigne ni l'espèce ni le genre. (3)

MAWO-POULO (Ornith.), nom de l’étourneau commun, sturnus vulgaris, Linn., en grec moderne. (Cx. D.)

. MAXILLAIRE , Maxillaria. ( Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs irrégulières, de la famille des orchidées, de la gynandrie diandrie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel: Cinq pétales presque égaux, courbés en faucille ; un sixième inférieur, en lèvre , canaliculé à sa base, élargi et trilobe ; un appendice en ne de MAGRONE, te médiocrement éperonné; une anthère à deux lobes distincts.

Ce genre, établi par les auteurs de la Flore du Pérou, comprend des plantes à racines bulbeuses , toutes nsisi tie elles croissent dans les grandes forêts du Pérou, sur le tronc des arbres et sur les rochers : elles ont de trés-grands rapports avec les dendrobium, auxquels Swartz les a réunies; maïs il faudroit que ce genre fût mieux connu. Les auteurs de la Flore du Pérou n’ont fait qu’en mentionner les espèces, sans autre description qu’une phrase spécifique : elles sont au nombre de seize. Nous en citerons les plus remarquables, tels que le marillaria alata , Ruiz et Pav., Sysk. veg. Flor. Per., pag. 220, dont les bulbes sont oblongues; les feuilles linéaires, alongées; les fleurs en grappes; les capsules aïlées. Il fleurit dans les mois d'octobre et de novembre. Ces bulbes sont insipides, succulentes; les naturels du pays les mâchent pour apaiser la soif : ils font le même usage de celles du maxillaria bicolor, dont les bulbes très -nombreuses ressemblent à un amas de cailloux; elles sont ovales; les feuilles ensiformes, rudes à leurs bords; les fleurs disposées en grappes ; les pédicelles presque dichotomes.

Le marillaria ciliata , loc. cit., a la lèvre de la eorolle ciliée à ses bords; les feuilles lancéolées, à cinq ou sept nervures ; la hampe uniflore; les bulbes ovales, presque à deux angles.

Dans le maxillaria undulata, loc. cit., les bulbes sont ovalesoblongues, striées , les feuilles nerveuses, lancéolées ; la hampe courte; les fleurs disposées en grappes. Le maxillaria ligulata, loc. cit., a les hampes volubiles ; ses fleurs paniculées; la lèvre ou le pétale inférieur en languette; les bulbes ovales ; les feuilles ensiformes. Ces dernières sont lancéolées et plissées dans le maxillaria variegata, dont la hampe est panachée, les fleurs en grappes. Dans le marillaria hastata, les bulbes sont oblongues, les feuilles en lame d’épée; les hampes volubiles ; les fleurs en grappe lâche; la lèvre hastée. Elle est en cœur dans le maxillaria cuneiformis ; lés autres pétales sont en forme de coin; les bulbes ovales; les feuilles ensiformes, eanaliculées. Le maxillaria longipetala a des bulbes ovales, des feuilles oblongues, sans nervures apparentes, tridentées au sommet. La hampe se termine par une seule fleur. (Porr.)

MAXON. (Ichthyol.) Sur la côte de Gênes, on appelle ainsi le mugil cephalus. Voyez Muce. (H. C.) :

MAXTLOTON. (Mamm.) Fernandès parle sous ce nom d’un animal carnassier qu'il rapporte au genre Chat, vraisemblablement à tort, et qu'on n’a pas eu moins tort de rapporter au marguai. Il me semble aussi difficile d'en déterminer le genre que l'espèce. (F. C.)

MAYANTHEMUM. (Boi.) Voyez MaïanTHÈME. (L. D.)

MAYAQUE, Mayaca. (Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs complètes, de la famille des joncées, de la triandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à trois divisions; trois pétales ; trois étamines ; les anthères à deux loges; un ovaire supérieur ; un style surmonté d’un stigmate trifide; une capsule à trois valves ; deux semences dans le milieu de chaque valve.

MayaAQuE pes RIVIÈRES : Mayaca fluviatilis, Aubl., Guian. , 1, tab. 15; Lamck., Ill. gen., tab. 56; Mayaca Aubletii, Mich., Amer., 1,p+26;Syena fluviatilis, Vahl, Enum. PL.2 ,p. 180 ;Bias= lia, Vandell., Flor. Peruv. et Lusit. Petite plante aquatique qui ressemble à une mousse, et qui n’a que quatre à cinq pouces de longueur, dont la tige et les branches sont grêles, cylindri= ques, radicantes à leur base, et lesracines fibreuses. Les feuilles sont sessiles, éparses, alternes, fort petites, aiguës, trés-étroites, presque subulées , trés-rapprochées les unes dés autres, à trois

nervures longitudinales, visibles à la loupe, avec un grand nombre de veines transverses. Les fleurs sont petites, blanches, axillaires, solitaires, portées sur un long pédoncule capillaire , muni à sa base de deux petites écailles. Le calice est composé de trois folioles vertes, ovales-oblongues, aiguës, persistantes, renfermant trois pétales ovales, concaves, alternesavec les folioles du calice. Les étamines sont attachées sous l'ovaire ; leurs filamens, courbés, soutiennent des anthéres oblongues. L’ovaire est arrondi; le style persistant. Le fruit consiste en une capsule sèche, ovale, petite, presque sphérique, mucronée par le style, s’ouvrant du sommet à sa base en trois valves, contenant chacune deux semences noires, arrondies, striées, placées l’une au-dessus de l'autre. Cette plante croît dans la Guiane sur le bord des ruisseaux, ainsi que dans la Virginie et la Floride. Dans l'espèce citée par Michaux, les pédoncules sont très- courts; ils sont trés-longs dans celle que je posséde de la Guiane. Je doute qu’on puisse les COR comme deux espéces. (Pozn.) |

MAYBULU. (Bot.) Voyez M4voco. (J.)

MAYENCHE. (Ornith.) Ce nom est donné en Savoie aux mésanges, parus, Linn. (Cu. D.)

MAYENNE (Bot.), un des noms donnés par les jardiniers à la mélongène, ou morelle aubergine. (J.)

MAYÉÈPE, Mayepea. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des rhamnées, de la fétrandrie monogynie, offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre divisions ; quatre pétales terminés par un filet; quatre anthères presque sessiles, placées dans la concavité des pétales; un ovaire supérieur; point de style; un stigmate épais, concave ; un drupe ovale, renfermant un noyau ligneux, monosperme.

MayèPe DE LA GuianE : Mayepea guianensis, Aubl., Guian.,1, p.81,tab. 51; Lamck., Ill. gen., tab.72 ; Chionanthus tetrandra , Vahi; Enum. PL, 1 ,p. 45. Arbrisseau de cinq à six pieds, revêtu d’une écorce amère et blanchâtre , ainsi que son bois; les rameaux sont garnis de feuilles presque opposées ou alternes, pétiolées, ovales-oblongues, lisses, entières, aiguës, longues de six à sept pouces, larges de deux ; les pétioles courts, durs et renflés à leur base. Les fleurs sont disposées , dans les aisselles

Page 1