‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 35 sur 55 · LA · texte numérisé non relu

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‘des feuilles, en petits corymbes dont les ramifications sont diou trichotomes, munies de petites bractées. Ces fleurs sont blanches, petites, etrépandent une odeur agréable ; leur calice est petit, velu , à quatre découpures profondes, ovales, aiguës, tres-ouvertes ; leur corolle composée de quatre pétales ovales, concaves, terminés chacun par un long filet, placés entre les découpures du calice; leurs anthéres sont ovales, à deux lobes ; leurs filamens tres-courts. L’ovaire est ovale, surmonté d’un stigmate sessile. Le fruit est un drupe oblong, de la forme et de la grosseur d’une olive, dont le brou est violet, succulent, épais de deux lignes , d’une saveur amère, renfermant un noyau de même forme , monosperme. Cet arbrisseau croît . dans les forêts à la Guiane. (Porr.)

MAYETA. (Bot.) Voyez Maïère. ( Porn.)

:MAYLA (Bot.), nom . deux bauhinia, à Ceiïlan, cités par Hermann. (J.)

MAY-MAY. ( Ornith.) L'oiseau qui porte ce nom à la baie de Hudson, est le pic noir à huppe rouge, picus lineatus, Linn. (Cx. D.) Ÿ

MAYNA. (Bot.) Voyez Maïxne. (Porr.)

MAYNOA. (Ornith.) Nom que , suivant Latham, Synops., tom. 1, part. 2, p. 456, les Javanois donnent au mainate religieux , gracula religiosa, Linn. (Cx. D.)

MAYPOURI. (Mamm.) Voyez Maïrouer. (F.C.)

MAYPOURI-CRABRI. (Bot.) Les Galibis nomment ainsi un arbrisseau de Cayenne, de la famille des rubiacées, mapouria d’Aublet, parce que les maypouris ou vachessauvages se nourrissent volontiers de ses feuilles et de ses rameaux. Aublet a confondu ici avec des vaches sauvages le tapir nommé maypouri dans la Guiane. (J.)

MAYS. (Bot.) Voyez Maïs. (L. D.)

MAYSE. (Ornith.) Les Allemands désignent par ce nom, qui s'écrit aussi Meisé, les mésanges , parus, Linn. (Cu. D.)

MAYTEN. ( Bot.) Cet arbrisseau du Chili, dont Molina à fait son genre Maytenus, paroît devoir être réuni au genre Celastrus, dont il ne diffère -que par sa capsule à deux loges au lieu de trois, en quoi ilse rapproche du bois du PARENT, senacia de Commerson, qui a aussi été regardé comme “bé du même éoare: Voyez SÉNACIER, (J.)

MAYTENUS. (Bot.) Genre de Molina qui aujourd’hui fait partie du genre Senacia. Voyez Sénacier. ( Porr.)

MAZAME. (Mamm.) Nom propre d’une espèce du genre Cerr. (Voyez ce mot.) Il paroît que dans la langue du Mexique il étoit commun à tous ces animaux, et c’est dans ce sens qu'il a été employé par Buffon et d’autres naturalistes. M. Ord en fait le synonyme de son antilocapra. (F. C.)

MAZANKÉENE. ( Ornith.) Ce nom, qui s'écrit aussi mézankéène , est synonyme de cog, à la terre des Papous, où la poule est appelée mazankéène-biène, ce dernier mot signifiant femme, comme lahé signifie homme. Voyez Manouc - Lané, (Cs. D.)

MAZARICO. (Ornith.) Voyez Masarico. (Cu. D.)

MAZARINO. ( Ornith.) Voyez Masarino. (Cu. D.)

MAZEUTOXERON. (Bot.) Ce genre , établi par M. Labillardière, a été réuni au Correa de M. Smith , qui fait partie de la famille des tribulées, maintenant séparée des rutacées. Voyez Connée. (J.)

MAZINA. (Zoophyt.) C’est le nom sous lequel M. Ocken ( Systém. gén. d’'Hist. nat., part. 3, p. 83) a réuni en un genre particulier un certain nombre d'espèces d’alcyonium de Linnæus, et entre autres celles dont M. Savigny à fait son genre LosuraiRE; mais les caräctéres qu’il lui donne sont si làches (corps cartilagineux ou dermoïde, lobé ou divisé, et couvert d’un grand nombre d'ouvertures stelliformes avec des franges), qu’il a pu y placer des espèces assez disparates , etentre autres Valcyonium ficus, qui paroît être une espèce de distome de Gærtner. (DE B.)

MAZUREK. (Ornith.) L'oiseau que, d’après Ringo les Polonois nomment ainsi, est le moineau à collier, passer torquatus, Briss., ou friquet, fringilla montana, Hit (Cu. D:)

MAZUS. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, irrégulières, de la famille des personées, de la didynamie angiospermie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un grand calice campanulé, à cinq découpures égales : une corolle en masque; la lèvre supérieure à deux lobes, l’inférieure à trois lobes entiers, l’orifice à deux sillons extérieurs, garni en dedans de mammelons pédicellés; quatre étamines didynames; un ovaire supérieur ;

MAZ 373 un style à un stigmate à deux lames ; une capsule à déux loges, à deux valves entières, séparées dans leur milieu par une cloison; plusieurs semences.

Mazus RIDÉ : Mazus rugosus, Lour., Flor. Cochin., 2, p.468; Lindernia jäponica, Thunb. Plante de la Cochinchine, dont les tiges sont herbacées, rameuses, hautes d'environ un demipied, garnies de feuilles opposées, ovales, ridées, dentées en scie. Lesfleurs, disposées en un épi lâche , terminal, alongé, ont leur calice fort grand, pentagone, à cinq découpures lancéolées, presque égales, étalées ; la corolle d’un blanc violet ; la lèvre supérieure acuminée, un peu en voûte, à deux lobes peu profonds; l’inférieure à trois lobes arrondis ; l’orifice marqué extérieurement de deux sillons, muni à l’intérieur de deux petites glandes pédicellées. Le fruit est une capsule arrondie, comprimée , à deux loges, à deux valves, enveloppée par le calice, renfermant des semences ovales, nombreuses, fort petites. D’aprés les observations de M. Rob. Brown, le lindernia japonica de Thunberg doit appartenir à ce genre ; peut-être même n’est-il point différent de l'espèce qui vient d’être mentionnée.

Mazus naïx ; Mazus pumilio, Rob. Brown, Nov. Holl., p.439. Cette plante est très-basse ; ses feuilles sont presque toutes radicales, en touffe ; les caulinaires opposées, mais souvent nulles. Les tiges sont simples, glabres, trés-courtés, munies ; ou d’une seule fleur terminale, ou de trois ou quatre pédicellées, disposées en grappe, garnies chacune d’une petite bractée sétacée à la base du pédoncule. Le calice est glabre, campanulé , à cinq divisions égales ; la lévre supérieure de la corolle à deux lobes profonds, recourbés à leur bord ; l’inférieure trifide, munie de deux bosses à sa base; les lobes sont entiers ; la capsule, à deux valves, est renfermée dans le calice. Cette plante croit-à la Nouvelle-Hollande. (Porr.)

MAZZA. (Conchyl.) Dénomination que les Italiens emploient pour désigner la masse d’argent qui est confiée aux rois défenseurs de l’Église romaine, et que Klein a transportée à un genre de coquilles univalves dont la spire est courte, et le canal long et droit, ce qui les rend claviformes. Il correspond assez bien au genre Pyrule des conchyliologistes modernes. (DE B.)

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MAZZA-SORDA. (Bot.) Suivant Césalpin, on nomme ainsi, dans la Toscane, la tête cylindrique qui termine la tige de la massette, typha, et qui est formée de l'assemblage très-serré de ses fleurs. Cet auteur croit que cette plante est l’ulva des anciens, mentionné par Virgile. (J.)

MBAGUARI. (Ornith.) Voyez Macvart. (Cn. D.) .

MBARACAYA. (Mamm.) Nom du chat domestique chez les Guaranis, suivant M. d’Azara. Il est quelquefois pris dans un sens général. (F. C.)

MBATUITUI (Ornith.), nom des pluviers au Paraguay, selon M. d’Azara, tom. 3 de l'édition espagnole de son Ornithologie, p. 282. (ue D.)

MBIYUI. (Ornith.) L’hirondelle din GE du Paraguay, dont M. d'Azara donne la description sous le n.° 300, répête plusieurs fois ce mot dans son cri ordinaire , d’après lequel les Guaranis l’ont ainsi appelée. Ce nom a ensuite été étendu aux autres espèces. (Cu. D.)

MBOPI. (Mamm.) Nom générique des chauve-souris chez les Guaranis, suivant M. d’Azara. (F. C.)

MBOREBI. (Mamm.) Nom du tapir chez les Guaranis, au rapport de M. d’Azara. (EF. C.) |

MDJUBEGI. ( Bot.) Nom arabe de la sophie (Lem.)

MEADIA. (Bot.) Premier nom donné par Catesby, en mémoire de Méad, célébre médecin anglois, à la giroselle , dodecatheon de is genre dela famille des primulacées. (J.)

MÉANDRINE, Meandrina. ( Polyp.) Genre de polypiaires établi par M. de Hoi pour un certain nombre de masses calcaires ou de polypiers, que Pallas, Linnæus, Solander, etc., rangeoient parmi les madrépores dans la section particulière des M. conglomeratæ, et dont Hill et Brown avoient déjà fait une coupe générique sous le nom de Mycedia. Quoiqu’on se doutàt bien que les animaux qui construisent ces polypiers, devoient avoir les plus grands rapports avec ceux des caryophyllées, on ne le sait réellement d’une manière positive que depuis le Mémoire de M. Lesueur, sur les actinies et genres voisins, inséré dans le premier tome du Journal des sciences naturelles de Philadelphie. Voici ce qu’il dit de l'animal de la méandrine labyrinthiforme, qu'il a eu l’occasion d’observer vivant sur les rivages de l'ile de

MEA 375 S. Thomas. & Les animaux se trouvent au fond dessillons ; leur bouche, entourée de cercles rouges et jaunes, mêlés de vert, offre six plis de chaque côté ; les tentacules, au nombre de dix-huit à vingt, sont longs, rouges, parsemés de petites taches blanches ; enfin, l'expansion membraneuse qui couvre les sillons de chaque côté, est d’un rouge brunâtre.” D’aprés cela, ,et d'aprés la figure, voici comme ce genre nous paroit pouvoir être caractérisé. Polypes à corps court, membraneux sur les côtés, dont la bouche, plus ou moins transverse, est garnie, sur ses bords, de plis, et dans sa circonférence, de tentacules assez longs, simples, sur un seul rang, et au nombre de dix-huit ou vingt; contenus dans des loges calcaires, stelliformes d’abord, puis s'alongeant peu à peu, de manière à former, par leur réunion, des espèces d’ambulacres ou de sillons plus ou moins creux, sinueux, sur la ligne médiane desquels tombent perpendiculairement des lames parallèles , à la surface convexe d’une masse pierreuse simple, adhérente par sa face inférieure également convexe et subpédiculée. | Les polypes des méandrines, d’abord uniques, se réunissent en plus ou moins grand nombre, au moyen de lexpansion membraneuse des côtés de leur corps, à mesure qu'ils se reproduisent ; il en résulte que les loges calcaires que celui-ci exhale à sa face inférieure, au lieu d’être simples et. régulières, comme cela a lieu dans les caryophylilies et encore plus dans beaucoup d'astrées, se réunissent assez complétement pour former une masse calcaire ou un polypier souvent assez considérable, convexe en-dessous, eù il adhère par un pédicule court et conique, d’où partent des lignés qui divergent vers la circonférence. Ce polypier, convexe en-dessus, est comme labouré par des sillons plus ou moins sinueux, irréguliers, s’anastomosant d'une manière variable, et offrant un grand nombre de lames alternativement inégales, tombant sur une sorte de crète cariée qui occupe et suit le fond des sillons. À mesure que les nouveaux germes. produits par les animaux déja soudés se placent de manière à n’en être pas séparés, le polypier augmente par la circonférence ; mais, s'ils tombent tout-à-fait en dehors, il en résulte l’origine d’un nouveau polypier. Aussi les méan-

drines ne différent que fort peu de certaines espèces de caryophyllies, qui présentent la même lobure; ce ne sont, pour ainsi dire, que des caryophyllies anomales.

Les méandrines n’ont été trouvées jusqu'ici que dans les mers des pays chauds, assez peu loin des rivages et à une assez petite profondeur pour que l’action de la lumière et du soleil puisse avoir lieu sur elles. Il y en a qui acquicrent une assez grande taille; mais il n’est pas probable qu’elles puissent augmenter beaucoup la masse des continens.

M. de Lamarck caractérise neuf espèces de ce genre:

La M. LaBYRINTHIFORME; M. labyrinthica, Linn., Sol. et EIL., tab. 46, fig. 3, 4. De forme hémisphérique : les sillons longs, tortueux, dilatés à leur base, avec des lames étroites ; les collines simples et presque aiguës. Des mers d'Amérique.

La M. céRéBRIFORME ; M. cerebriformis , Lamck. ; Séb., Mus., tab. 112, fig. 1—5, 6. Subsphérique : les silloñs tortueux, trés-longs ; les lamelles dilatées à la base, denticulées; les coilines tronquées, subcarenées et ambulacriformes. Des mers d'Amérique. Cette espèce acquiert un trés-grand volume.

La M. népare ; M. dædalea, Soland. et Ell., tab. 46, fig. 1. Hémisphérique : les sillons profonds et courts ; les lamelles dentées , lacérées à la base; les collines perpendiculaires. Des Indes orientales.

La M. rPecriNéE : M. pectinata, Lamck.; Mad. meandrites , Linn., Soland. et Ell., t. 48, fig. 1. Subhémisphérique : les sillons profonds, étroits; les collines pectinées; les lamelles larges, éloignées, presque entières. Des mers d'Amérique.

La M. aréorée; M. areolata, Linn., Soland. et Ell., t. 47, fig. 4, 5. Turbino-hémisphérique: les sillons larges, dilatés à l'extrémité ; les lames étroites, denticulées; les collines partout doubles. De l’océan des deux Indes.

La M. crêrue ; M. crispa, Lamck., Séba; Ell., t. 108, fig. 3, 5. Furbino-hémisphérique : les sillons larges, dilatés à l'extrémité ; les lamelles comme crépues, denticulées. De l'océan Indien. |

La M. oxnoyanre; M. gyrosa, Soland. et Ell., t. 52, fig. 2. Hémisphérique : les sillons un peu larges; les lamelles foliacées, plus larges a leur base, sans dents; les collines tronquées.

Cette espèce devient trés-grande; on ignore sa patrie.

La M. onpes érroites; M. phrygia, Soland. et El, t. 45, fig. 2. Subhémisphérique : les sillons trés-étroits, longs, tantôt droits, tantôt tortueux; les lamelles petites, un peu écartées; collines perpendiculaires. Des grandes Indes et de la mer Pacifique.

La M. rirocraAne ; M. filograna, Gmel. ; Gualt., Ind., t. 97 verso. Globuleuse, subgibbuleuse : les sillons superficiels, très-étroits, tortueux ; lames petites, éloignées; collines filiformes. Des mers des Indes. (DE B.)

MÉANDRINE. ( Foss.) Quoique les polypes des méandrines ne puissent vivre aujourd'hui que dans les mers des climats chauds des deux Indes, on en trouve à l’état fossile dans les couches de nos pays.

La MÉANDRINE ORBICULAIRE; Meandrina orbicularis, Def. Polypier orbiculaire, aplati, à pédicule central trés-court, à collines simples, larges et tortueuses; diamètre trois pouces. 11 à quelques rapports avec celui qui se trouve figuré dans nai e ns de a. sur les pétrifications, pl. 86 , fig 3. J’ignore où cette espèce a été trouvée.

La MÉanDriNE ANTIQUE; Meandrina antiqua, Def. Je possède de cette espèce de polypier un morceau qui a six pouces de longueur sur trois pouces de largeur et plus de quatre pouces de hauteur. Il paroît avoir dépendu d’une masse beaucoup plus grande. Les collines sont peu tortueuses et rapprochées les unes des autres. Il a quelques rapports avec la méandrine ondes-étroites, Lamk., dont on voit une figure dans l’ouvrage de Solander, sur les polypiers, t. 48, fig. 2. J’ignore où il a été trouvé.

La MéanDrine DE Deruc ; Meandrina Deluci, Def. On trouve cette espèce au mont Salève prés de Genève, dans une pierre grise qui prend un assez beau poli; ses étoiles sont isolées et marginales. On voit des figures qui pourroient se rapporter a cette espèce , dans l’ouvrage de Knorr ci-dessus cité, pl. 96, fig. 2,3 et 4, et dans le Traité des pétrifications, de Bourguet, pl. IX, fig. 41.

La MéanDrine DE Lucas; Meandrina lucasiana, Def. Polypier turbiné, à sillons larges et lamelleux, à base efilée, et couvert extérieurement de stries longitudinales; il a des rapports avec la méandrine aréolée, Lamk., dont on voit

une figure dans l’ouvrage de Solander ci-dessus cité, t. 47, fig. 5. M. Lucas l’a rapporté d’Italie ; mais j'ignore dans quelle couche et dans quel endroit il a été trouvé.

La MéANDRINE ASTRÉOIDE ; Meandrina astrevides, Def. Ce polypier porte un pédicule fort et un peu élevé; son extérieur, qui est presque lisse, est couvert, ainsi que l'intervalle qui se trouve entre les étoiles dont il sera question ci-après, de pores très-petits ; sa forme est évasée, et représente celle de certains champignons à bords un peu retroussés; la partie supérieure est couverte d'étoiles, dont quelques-unes sont 1isolées ; les autres se touchent et forment des sillons irréguliers et peu profonds, en sorte qu’il n’est pas bien certain si ce polypier appartient plutôt aux méandrines qu'aux astrées. On le trouve dans la couche du calcaire coquillier grossier, a Valmondois, département de Seine-et-Oise.

On voit dans les Mémoires de Guettard (vol. 3, pl. XV, hein set 7 pl XN IE es pl XVIR fe me | XVII, fig. 1) des figures de polypiers auxquels ce savant a donné le nom de méandrites, et qui ont été trouvés au Havre, à Chaumont prés de Verdun et dans les environs de Mézières ; mais ces figures ne présentent pas assez clairement les caracteres de ces polypiers, PO qu’on puisse les saisir et en distinguer les espèces.

On voit encore une figure d’une méandrine fossile dans l'ouvrage de Bourguet ci-dessus cité, pl. VIIT, fg. 40; mais sa patrie n’est pas indiquée. (A Rte

MÉANDRITE. (Foss.) C'est le nom que l’on a donné autrefois aux méandrines fossiles. (D. F.)

MEAPAN. (Ornith.) Sonnini cite, d’après Guillaume Tardif, ce pre syriaque, comme FL celui du grand aigle. (C. D :)

MEAR. {Ichthyol.) Selon l’ancien voyageur Roberts, les Nègres du cap Vert, en Afrique, donnent ce nom à un poisson de la taille ét de la figure de la morue, mais plus épais qu’elle, et assez abondamment répandu dans les mers de cette contrée pour qu’un vaisseau puisse promptement en faire une cargaison, avec d'autant plus de facilité d’ailleurs que les aborigènes de Saint-Antoine et de Saint-Nicolas sont d’une adresse extrême pour la pêche et pour la salaison.

MEB 379 - C’est probablement l’espèce de gade ou de merue dont il est question dans la Relation du naufrage de la frégate la Méduse (seconde édition, Paris, 1818, page 283) et qui fréquente habituellement les parages du golfe d’Arguin, compris entre les caps Blanc et Mirick et la côte de Zahara, vers l'embouchure de ce que l'on appelle la rivière Saint- Jean, où existe un immense banc qui, en rompant les vagues soulevées par les vents du large, assure la tranquillité des eaux, et fait de ce lieu une retraite pour les poissons et une sorte de vivier pour les pêcheurs. C’est de ce golfe, en effet, que sortent toutes les salaisons qui sont la principale nourriture des habitans des Canaries, et que ceux-ci viennent y faire tous les ans, au printemps, sur des embarcations d’une centaine de tonneaux environ et de trente à quarante hommes d'équipage. Ordinairement, en moins d’un mois, la cargaison est complétée. Pourquoi les Européens ne profitentils pas de cette espèce de banc de Terre-neuve méridional ? Pourquoi des expéditions ne partent-elles point de Bayonne pour l’exploiter au profit de la France? (H. C.). MEBAAR. (Ichthyol.) Dans l'Histoire générale des voyages, tom. X, p. 674, il est parlé sous ce nom d’un poisson rouge, a yeux fort saillans, et très-commun au Japon, où il constitue la nourriture ordinaire des pauvres. Ces renseignemens sont insuffisans pour lui assigner une place dans les cadres ichthyologiques. (H. C.) | MEBBIA. (Mamm.) Suivant quelques voyageurs, c’est au Congo le nom d’une espèce de chien sauvage, peut-être d’un chagal; (EC. ) | MÉBORIER , Meborea. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes, dont la famille n’est pas encore use, de la gynandrie triandrie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions creusées d’une fossette à leur base ; point de corolle; trois étamines attachées sur les styles, au-dessous des stigmates; un ovaire supérieur ; trois styles ; une capsule trigone, à trois loges, à trois valves ; deux semences dans chaque A MégBoriEr DE LA GUIANE : Meborea guianensis; Aubl., Guian. 2, pag. 825, tab. 323; Lamk., Ill, gen., tab. 931; Rhopium citrifolium , WWilld., Spec., 4, pag. 150. Arbrisseau de trois

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à quatre pieds, dont le bois ést blanc, ainsi que l'écorce, chargé de rameaux grêles, garnis de feuilles alternes, pres: que sessiles, ovales, acuminées, très-entières, vertes en-déssus, cendrées en-dessous, accompagnées à leur base de deux petites stipules caduques. Les fleurs naissent par petits bouquets dans les aisselles des feuilles , d’autres à l'extrémité des rameaux, disposées en petits faisceaux corymbiformes, munis de plusieurs petites écailles. Ces fleurs sont très-petites, portées chacune sur un pédoncule partiel, grêle, assez long, de couleur roussâtre ; leur calice, persistant , se divise en cinq découpures profondes, lancéolées, aiguës, creusées à leur partie inférieure ; les filamens des étamines sont larges, bifides à leur sommet, portant chacun deux anthèéres à deux loges ; l’ovaire est trigone ; les styles sont adossés l’un contre Vautre ; la capsule est sèche, trigone, d’abord à trois valves, qui ensuite se divisent en six, partagées chacune par une cloison ; les semences sont ovales et noires. Cette plante croît dans la Guiane. ( Porn.)

MEBUTANA, MEBULATU, NEBULATU. (Bot.) Noms Li dans l’ile d’Amboine et les îles adjacentes, a une espèce de dentelaire, plumbago rosea , qui est le radix vesicatoria de Rumph, l’accar binassu des Malais, le schetti-codivellr du Malabar. À Java, c’est le don-patma, suivant Burmann ; le gandin-meræ, selon M. Leschenault, qui ajouté que le plumbago zeylanica est nommé pomok. (J.)

MECAPATLI. (Bot.) Nom mexicain de la salsepareiïlle , suivant Marcgrave; la même ou une espèce voisine est nommée quauhmecatl. (J.)

MECARDONIA. (Boi.) Genre de plantes dicotylédones à , fleurs complètes, monopétalées, irrégulières, jusqu’à ce jour peu connu, qui paroît avoir quelque affinité avec la famille des primulacées, appartenant à la didynamie angiospermie de Linnæus ; offrant pour caractère essentiel : Un calice composé de sept folioles; une corolle irréguliére, presque la-. biée, dont le tube est ventru ; la lévre supérieure bifide; l’inférieure à trois divisions ; quatre étamines didynames; un ovaire supérieur; un style comprimé, courbé à son sommet. Le fruit est une capsule bivalve, à une loge ; le réceptacle cylindrique.

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