MEE
MEEAREI. (Ichthyol.) Un .des noms locaux du pailleen-cul, frichiurus lepturus de Linnæus. Voyez Ceinture. ( H.C.)
MEEREL. (Ornith.) Nom flamand du merle commun, turdus merula , Linn. (Cx. D.)
MEERKAKA. (Bot.) Voyez Horekrex. (J.)
MEER - MAID. (Mamm.) Barbot donne ce nom à un animal voisin du lamantin. (F. C.)
MEER-OTTER. (Mamm.) Nom allemand qui signifie loutre de mer, et qu'on donne en effet à la loutre marine. Voyez Lourre. (F. C.)
MEER -ROS. (Mamm.) Un des noms allemands du Morse. (FE. Gi)
MEERSCHWALBE. (Ornith.) Ce nom désigne, en allemand, les hirondelles de mer ou sternes, sterna, Linn. (Ce. D.)
MEERSCHWEIN. (Mamm.) None allo qui signifie cochon de mer, et que l’on donne aux espèces du genre Dauphin. (EF. C.)
MEER-SCHW EINLEIN. (Mann. ) Un des noms du cochon d'Inde dans quelques langues germaniques; il signifie proprement petil cochon de mer. (F. C.)
MEERU, (Bot.) Nom brésilien du balisier, canna indica, cité par Pison. C’est le katu-bala du Malabar. (J.) |
MEERWOLF. (Mamm.) Ce nom allemand, qui signifie Lour mMariN, a été donné à l’hyène par Belon. ( Des.)
MEESIA. (Bot.) Ce nom a été donné d’une part à une mousse, par Hedwig; de l’autre, à une plante ochnacée, par Gærtner. Le genre de He est confondu par Din avec son amblycdum ; par M. Kunth, avec le bryum. Celui de Gærtner, adopté par M. de Lamarck, a été nommé Walkera par Schreber, par Willdenow et par M. De Candolle. Si. le genre de Hedwig doit être supprimé, il paroîtra naturel.de conserver à celui de Gærtner le nom qu'il lui a donné le premier. Voyez Mésier. (J.)
MEESIA. (Bot.) Genre d'Hedwig, de ia famille des mousses, qui est déjà décrit dans ce Dictionnaire à l’article Amprvont. Nous ajouterons ici quelques lignes pour compléter l’histoire de ce genre. Nous ferons observer qu'il ne doit pas être confondu avec le Meesia de Gærtner, lequel n'appartient
pas à la classe des plantes cryptogames, et dont le nom a ‘été changé avec raison par. Schreber en celui de Walkera. Le Wicesia longiseta, Hedvwv.( Amblyodum longisetum, Pal. B.), n’est plus rangé dans le genre Meesia. Weber et Mohr, et puis Voit et Bridel, en ont fait leur genre Diplocomium, sur la considération que les cils du péristome interne sont au nombre de seize, rapprochés par paires, et non réunis par une membrane réticulée, comme on l’observe dans le genre Meesia. (LEm.) |
MEEUWE. (Ornith.) Nom hollandois de la mouette d'hiver, larus hibernus, Gmel., lequel paroït n'être qu'un jeune du larus canus, id. (Cu. D.)
MÉGACARPÉE, Megacarpæa. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, réguliéres, de la famille des crucifères, de la tétradynamie siliculeuse; offrant pour cäractère essentiel : Un calice à quatre folioles, point gibbeux à sa base; quatre pétales entiers ; six, étamines tétradynames, sans dents; point de style ; un stigmate sessile, presque bilobé, en disque; une silicule sessile, à deux disques, échancrée à ses deux extrémités, à deux loges trèscomprimées, entourées d’un rebord aïlé, soudé avec l'axe par son côté intérieur ; dans chaque loge une semence solitaire, orbiculaire, comprimée.
MécacarPée LACINIÉE; Megacarpæa laciniata, Dec., Syst. veg., 2, pag. 417. Sa racine est épaisse, cylindrique, de la grosseur du doigt. Elle produit une tige droite, herbacée, haute de quatre à six pouces, glabre, cylindrique ; les feuilles radicales et les inférieures pétiolées, velues, presque aïlées ; les lobes étroits, pinnatifides ou dentés, aigus ; les fleurs petites, disposées en grappes paniculées, accompagnées à leur base de feuilles sessiles, petites, multifides, pileuses ; les pédicelles filiformes, dépourvus de bractées; les folioles du. calice égales ; les pétales à peine plus longs que les calices ; la silicule grande, large d’un pouce, couronnée par un stigmate sessile, presque discoïde ; les lobes plans, trèscomprimés, entourés d’un large rebord ; le cordon ombilical long, un peu tomenteux ; la semence en cœur, orbiculaire, comprimée. Cette plante croît dans la Sibérie. (Porn.)
MÉGACÉPHALE, Megacephala. (Entom.) M. Latreille a
décrit sous ce nom de genre quelques espèces de coléoptères créophages, qui ne différent dés cicindèles que par le prolongement de leurs palpes postérieurs ou labiaux : il y rapporte les espèces nommées par les auteurs mégalocéphale de Caroline, de Virginie, sépulcrale, équinoxiale, etc. Voyez Cicxpèce. (C. D.)
MÉGACHILE. (Entom.) Ce nom, qui signifie longue lèvre, a été employé par M. latreille pour indiquer un genre d'insectes hyménoptères, de la famille des mellites, correspondant à celui des anfthophores de Fabricius : telle est en particulier l'espèce d’abeille coupeuse de feuilles que nous avons fait figurer, planche 29, n.° 3, sous le nom de phyllotome empileur. (C. D.)
MÉGADERME. ( Mamm.) Nom formé de deux mots grecs, et qui signifie grande peau, peau étendue : il a été appliqué par M. Geoffroy à un genre de Chéiroptères ou Chauve-souris, dont les especes sont en effet remarquables par un singulier développement de la peau au-dessus des narines, qui présente des appendices de formes diverses, lesquelles ont fait donner à ces espèces les noms de lyre, de feuille, etc.
Lorsque M. Geoffroy a établi ce genre, on n’en connoissoit qu’une espèce, que Linnæus avoit réunie à ses autres vespertilions. On sait en effet que la famille des chéiropteres, divisée aujourd'hui en 15 ou 16 genres, ne formoit pour Linnæus qu'un seul groupe générique : et quoique le nombre des espèces se soit considérablement accru , 1l est à présumer que leur connoissance n’auroit point changé les vuesde cetillustre naturaliste, puisqu'il tiroit le caractère distinctif de ce groupe de la structure des membres antérieurs disposés pour le vol, caracteres propres à tous les chéiroptères ; et Gmelin auroit sans doute confondu les mégadermes avec ses Vespertihio lep- Eurus et ferrum equinum, qui constituent le septième groupe qu’il a formé de ces animaux , les uns comme les autres ayant pour caractères des intermaxillaires tout-à-fait dépourvus d’incisives, et quatre de ces dents aux maxillaires inférieurs. Chez les mégadermes les intermaxillaires sont cartilagineux , et les incisives inférieures, suivant M. Geoffroy , se trouvent uniformément placées à côté l’une de l’autre sur la même ligne et dentelées sur leur tranchant; les canines,
semblabies à celles de tous les chéiroptéres, sont fortes et crochues; leurs fausses molaires sont au nombre de six, deux normales à la mâchoire supérieure, et à la sus inférieure deux normales et deux anomales; et leurs molaires sont au nombre de six, à l’une et à l'autre mâchoire. Leurs yeux sont petits et ne présentent rien de particulier, et il en est de mème de leur langue douce. Les organes qui rendent surtout ces animaux remarquables, sont les oreilles et le nez. La conque externe des premiéres est d’une grandeur excessive, comparativement à la taille de l'animal. Celle d’un côté est réunie à celle de l’autre par son bord antérieur, et l'entrée du canal auditif est garnie en avant d’un oreillon formé de deux lobes : l’un externe, long et pointu; l’autre, interne, plus court et arrondi. Les narines sont environnées et immédiatement surmontées d’un appendice charnu, ou plutôt tégumentaire, de forme différente pour chaque espèce, mais qui chez, toutes se compose essentiellement de trois parties : l’une verticale, une autre horizontale, et la troisième en fer à cheval. Ces organes, particuliers aux mégadermes, aux rhinolophes et aux phillostomes, et qui ont déterminé la formation des genres qu'ils constituent , ne sont point encore connus, quant à leur utilité pour l’animal, à l’usage qu'il en fait, et à leurs rapports avec les autres parties de l’organisation. C’est un genre de recherches nouveau, qui donnera les moyens d'apprécier la valeur de ces organes comme caractères zoologiques, et d'établir sur un fondement réel les groupes génériques dont ils forment l'essence.
Les erganes du mouvement se distinguent par l’ahsence de la queue et par des ailes très-étendues. Le troisième doigt des membres antérieurs manque de phalenge onguéale. Ce qui fait aisément distinguer les mégadermes des phillostomes et des rhinolophes, c’est qu'ils n’ont pas, comme les premiers, une langue divisée par un sillon profond et couverte de verrues qui paroissent les rendre propres à sucer; et que, différens des seconds, ilssont dépourvus d’une queue, etontdesoreillons.
Les espèces de ce genre connues jusqu’à ce jour ne se trouvent qu’en Afrique et aux Indes, et rien ne nous a été Tapporté sur leur genre de vie, sur le rôle qu’elles ont à jouer dans l’économie générale de la nature.
Nous tirerons les caractères de ces espèces des descriptions qu’en a données M. Geoffroy , et qui se trouvent dans le XV. tome des Annales 4u Muséum d'histoire naturelle, page 187.
Le MécaDerMe LYRE; Megaderma lyra, Geoff. Longueur du corps, 8 centimètres; de la tête, 3; de la feuille, en hauteur 1, en largeur 0,8 ; de l'aile, 34; de la membrane interfémorale, 4 ; des osselets du tarse, 1.
Cette espèce a été envoyée de la Hollande à M. Geoffroy, qui pense qu’elle venoit des Indes orientales.
Le bourrelet de la feuille nasale est assez saïllant : cette feuille est coupée carrément à son extrémité libre : mais dans son état plisse ordinaire elle présente trois pointes, une moyenne pius longue que les deux autres, qui sont d’égale longueur. Les lobes latéraux sé continuent sans interruption avec le fer à cheval, c’est-a-dire, cette arête demi-circulaire qui est située au-devant des narines. Enfin vient la lame qui recouvre la base du cône: elle est concentrique au fer à cheval et tire son origine de la racine du bourrelet ; adhérente sur toute sa ligne moyenne aux cartilages qui forment la cloison dés narines, elle devient en quelque sorte pour celle-ci deux auricules dont les ouvertures sont latérales. Cette lame est de moïtié moins grande que la feuille proprement dite, Les oreilles réunies, mesurées transversalement, ont cinq centimètres ; leur partie libre forme la moitié de leur longueur. L’oreillon est formé de deux lobes : l’interne petit, terminé circulairement; externe, tres-grand , terminé en pointe. La membrane interfémorale est soutenue dans le vol par trois tendons qui partent du coccyx, les deux externes allant obliquement ‘aux tarses, et celui du milieu suivant directement la ligne moyenne. |
Le pelage du mégaderme lyre est roux en-dessus et fauve en-dessous.
Le MécanermMe FEUILLE ; Megaderma frons, Daubenton, Académie des sciences, 1759.
Voici ce que ce célébre naturaliste dit de cet animal :
« Elle (la feuille) a sur le bout du museau une membrane ovale posée verticalement, qui ressemble à une feuille : cette membrane a huit lignes de longueur sur six de largeur ; elle est trés-grande a proportion de l'animal, qui n’a que deux
MEG #0ù pouces un quart de longueur depuis le bout du museau jusqu'à l'anus. Les oreilles sont près de deux fois aussi grandes que la membrane : aussi se touchent-elles l’une l’autre depuis leur origine par la moitié de la longueur de leur bord interne; elles ont un oreillon qui a la moitié de leur longueur, et qui est fort étroit et pointu par le bout. Le poil est d’une belle couleur cendrée, avec quelque teinte de Jaunàtre peu apparent?
Ce mégaderme venoit du Sénégal, où Adanson l’avoit découvert.
Le Mécanenme TRÈFLE; Megaderma frifolium, Geoïf.
Cette espèce, qui n’est connue de M. Geoffroy que par une peau desséchée, rapportée de Java par M. Leschenault, se rapproche beaucoup du M. lyra. Sa feuille nasale diffère cependant de celle de cette première espèce, en ce qu’au lieu d’être coupée carrément, elle conserve une forme ovale et pointue; de plus, la foilicuie d’en-bas est beaucoup plus grande, et la feuille plus petite ; et, enfin, la crête en fer à cheval présente aussi plus de largeur dans son contour. l’orcillon, bien qu’un peu déformé dans l'individu qu’il avoit sous les yeux, a’paru présenter à M. Geoffroy un bon caractère spécifique, en ce qu'il n’est pas seulement fourchu comme celui de la lyre , mais bien formé de trois branches, celie du centre étant la plus longue. Les oreilles sont aussi plus profondémenñt fendues , n'étant réunies qu’au tiers de leur longueur. Enfin les osselets du tarse sont plus alongés, et les ailes, moins chargées de brides musculaires, en acquièrent plus de transparence. Le pelage de cette espèce est trés-long, moelleux et de couleur gris-de-souris.
Cette chauve-souris, qui porte à Java le nom de lovo, est distinguée de la première espèce par les traits suivans : Feuille ovale ; la follicule aussi grande ; chacune du cinquième de la longueur des oreilles; l’oreillon en. trèfle; mise en opposition avec celle de la lyre : feuille rectangulaire, la follicule de moitié plus petite.
Le MÉGADERME SPASME : Hp spasma ; , Vespertilio ge de Linnæus.
* L'existence de cette espèce ne repose que sur l’autorité de Séba ; M. Geoffroy croit, cependant que ses caractères sont
410 MEG te assez nettement énoncés pour qu'elle doive être conservée dans le système général des mammifères. Elle auroit, en admettant la figure de Séba comme exacte, les oreilles plus profondément fendues que celles de la lyre ; l’oreillon plus long, maïs ayant son lobe intérieur plus petit; la follicule et la feuille de mêmes dimensions, et toutes deux en forme de cœur.
Ce mégaderme , d’une espèce douteuse, et qui conserve les dimensions de la lyre, son pelage roussètre et son oreillon bifurqué, en est cependant distingué par M. Geoffroy, à l’aide de la phrase suivante : Feuille en cœur ; la follicule aussi grande el semblable ; oreillon en demi-cæœur. Il est figuré dans Séba, qui dit lavoir reçu de Ternate (Mus., p. 90, pl. 56, fig. 1), sous le nom de Glis volans. (F. C.)
MEGALOCARPÆA. (Bct.) Sous ce nom générique M. De Candolle sépare du genre Biscutella, l'espèce nommée biscu- Lella megalocarpa par M. Fischer, parce que son calice n’est pas gibbeux à sa base, et que son stigmate et sa silicule ont une large bordure. Ces différences ne sont peut-être pas suffi- Santes pour en former un genre. (J.)
MÉGALODONTE. (Entom.) Par ce nom, emprunté du grec, et qui signifie grandes màchoires, M. Latreille a désigné un petit genre d'insectes hyménoptéres, de la famille des uropristes, voisins des tenthrèdes, avec lesquelles les deux espèces qu'il renferme ont été rangées. M. Fabricius, en adoptant le genre, l’a indiqué sous le nom de T'arpa. Telles sont les mouches-à-scie ou tenthrèdes, appelées céphalote et tête plate (plagiocephala). Voyez .Urorrisres et Tenrurene. (C. D.)
MEGALONIX. (Mamm.) Espèce fossile du genre Megathérium, découverte en Virginie. Voyez Mrcarsertum. (F. C.)
MÉGALOPE, Megalopa. (Crust.) Genre de crustacés fondé par Leach, et que j'ai rapporté à la famille des décapodes macroures. Voyez Maracostrracés, tome XXVIII, page 299. (Dssm.)
MÉGALOPE, Megalopus. (Entom.) Ce nom, qui est tiré du grec et qui signifie longues pattes, a été employé par Fabricius pour désigner un petit genre d'insectes coléoptéeres tétramérés, de la famille des lignivores, qu'il a placé entre Jes leptures et les nécydales. Ce genre ne comprend que
MEG 411 deux espèces, qui ont été rapportées de l'Amérique méridionale par le docteur Shmidt. (C. D.)
MEGALOFE, Megalops. (Ichthyol.) M. de Lacépède a donné, le premier, ce nom à un genre de poissons qui doit entrer dans la famille des gymnopomes de l'auteur de la Zoologie analytique. Ce genre, généralement adopté, se reconnoît aux caractères suivans :
Ouverture de la bouche médiocre, non entièrement pi de dents ; nageoïre dorsale unique, insérée au-dessus des catopes eb ayant son dernier rayon prolongé en un filament ; ventre carené, dentelé , presque droit; nageoire anale libre; yeux très - grands; vingt-quatre rayons ou plus à la membrane des branches; écailles COTÉES.
D'aprés ces notes, il devient facile de séparer les Mécarores des Hanexes ou CLupées, ainsi que des Ésoces, des CLu- PANoDoNs et des Mysres, genres dans lesquels la nageoire dorsale est simple; des Canres, des Agres, des Tances, et en général de tous les Cyprins, qui ont le ventre arrondi, non dentelé, et qui manquent de dents maxillaires; des Sau- Mons, qui ont deux nageoires dorsales ; des LÉPisostTÉEs, qui ont les écailles osseuses, etc. (Voyez ces différens mots, GyMnoPomes et SIAGONOTES. )
Ce genre ne PEUT encore que {trois espèces bien déterminées. DA
Le Mécarore-FriraMEnT ; Megalops filamentosus, Lacép. Na-, geoire caudale fourchue; mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure et recourbée vers le haut, anale faleiforme; corps et queue comprimés ; langue rude; deux orifices à chaque narine ; teinte générale argentée; dos et nageoires à nuances bleues.
Ce poisson est, comme M. Cuvier l’a fort bien remarqué, le même que celui représenté, dans la planche 403 de Bloch, sous le nom de clupea cyprinoides, et doit être confondu par conséquent avec la clupée apalike de Bonnaterre et de M. de Lacépéde, qui, d’ailleurs, en a parlé le premier, d’après une note du voyageur Commerson.
Le mégalope-filament a été observé par celui-ci dans les environs du fort Dauphin de l'ile de Madagascar ; mais il fréquente aussi les eaux du grand océan et celles de l’océan