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Les fleurs mâles, placées sur des pieds séparés, ont un,
aspect un peu différent : les tiges sont plus élevées; la panicule moins garnie, plus alongée, rameuse ; les épillets plus étroits, filiformes, alongés, aigus, contenant environ douze à quinze fleurs, dont les valves sont oblongues , aiguës. Cette plante croît dans l'Amérique méridionale.
Il faut ajouter à ce genre les Poa amabilis, badensis, elongata, polymorpha, etc., Linn.; Poa oblonga, Mœnch ; Poa mucronata, Beauv., Ovwar.; Briza bipinnala, Lamk.; Briza eragrostis, Linn.; Briza multiflora, Forsk., ete. (Poir.)
MÉGASTOMES, Megastomatæ. (Conchyl.) Dans son Système de conchyliologie, M, de Blainville a employé ce mot pour désigner les coquilles univalves dont l'ouverture entiere est fort grande, proportionnément au reste de la coquille ; telle est celle du sigaret, par rampe Voyez Concaxr1o- LociE. (DE B.)
MÉGATHÈRE , Megatherium. (am. ) M. Cuvier a donné ce nom, qui rushe grand animal, à un genre de mammifères fossiles de l’ordre des édentés, qui comprend deux espéces, savoir : le Mégathère proprement dit, ou Animal du Paraguay, et le Mégalonyx de Jefferson. |
Le squelette presque entier du premier de ces animaux est connu, et son examen a prouvé qu'il a plus de rapports avec celui des bradypes ou paresseux qu'avec aucun autre, particulièrement en ce qui a rapport au système dentaire, à la forme de la tête et a la composition des extrémités des quatre membres. We:
Quant au mégalonyx, on n’en a encore recueilli qu’une dent et des ossemens peu nombreux, appartenant aux membres; mais ces débris ont suffi pour reconnoître que ce quaape de étoit fort voisin du mégathére proprement dit, quoiqu’en différant néanmoins spécifiquement.
Tous les deux avoient au moins la taille du Dibh£ leurs membres étoient robustes et terminés par cinq gros doigts, dont quelques-uns seulement étoient pourvus d’un ongle énorme , arqué et crochu, comme le sont les ongles de quelques tatous, des fourmiliers et des bradypes. Le mégathère proprement dit, dont on peut se former une idée plus exacte que du mégalonyx, avoit la tête petite, le museau court,
peut-être terminé par une courte trompe, la bouche-seulement garnie de molaires à couronne marquée de'collines transversales ; son cou étoit médiocrement court, son corps. volumineux et lourd ; ses membres étoient trés-robustes, et les antérieurs pourvus de clavicules trés-robustes. Dés observations récentes paroissent prouver que, s’il avoit des rapports avec les bradypes par les formes de sa tête et son système dentaire, et avec les fourmiliers par la conformation de ses extrémités, il en avoit aussi avec les tatous par la nature de ses tégumens; c'est-à-dire que sa peau, épaissie et comme ossifiée, étoit partagée en une foule d’écussons polygones et rapprochés les uns des autres comme les pièces qui entrent dans la composition d’une mosaïque.
La forme des molaires et la taille de ces animaux-semblent indiquer qu’ils se nourrissoient de végétaux et sans doute de racines. La conformation de leurs membres doit faire juger qu’ils avoient une démarche lente et égaie. Leurs débris n’ont encore été rencontrés qu’en Amérique.
Le Mécaraëère proprement dit (Megatherium Cuvieri, Desm., Mamm., n°579; Mégathère, Cuv., Mag. encycl., an 4 ; Ejusd. Ann. Mus., tom. V, page 576; Animal du Paraguay, Garriga et J. B. Bru) a été découvert vers la fin du siècle dernier. Le squelette presque entier, dont nous venons de parler, fut trouvé, à prés de cent pieds de profondeur , dans des excavations faites au milieu du terrain d’alluvion des bords de la rivière de Luxan, à une lieue sud-est dé la ville du même nom, laquelle est à trois lieues ouest-sud-ouest de Buenos- Ayres ; il fut envoyé au cabinet de Madrid, en 1789. Un second squelette, moins complet, fait partie de la même collection, et y fut envoyé de Lima, en 1795. Un troisième a été trouvé au Paraguay.
Bru, qui monta, à Madrid, le squeiette de Buenos-Ayres, en fit graver de bonnes figures ; M. Cuvier développa ensuite; sur l’examen de ces figures, l'affinité de cet animal avec les paresseux et les autres édentés. Plus tard, Garriga, en traduisant en espagnol le travail de M. Cuvier, y joignit la description fort étendue et plus ancienne que Bru en avoit faite.
Plusieurs autres auteurs oùt écrit sur le même sujet: Abildgaard, qui ne connoissoit pas les recherches de M. Cuvier,
rapporta, comme lui, le mégathère à la famille des édentés ou des bruta de Linné ; Shaw adopta plus tard cette opinion, et MM. Lichtenstein et Faujas la combattirent sans succés: Depuis lors, un espace assez considérable de temps s’est écoulé . sans qu’il aït été rien ajouté à ce qu’on savoit sur cet animal fossile, et ce n’est que tout récemment que Don Damasio de Laranhaïa à fait connoître à la Société philomatique la découverte de parties de têt analagues à celui des tatous, et qui paroiïissent avoir appartenu au mégathère.
Les formes générales de la tête du mégathérese sense hic beaucoup de celles de la tête des héndésiie ; mais le trait le plus frappant de ressemblance consiste dans l’existence d’une longue apophyse descendante, aplatie, placée à la base antérieure de l’arcade zygomatique. Cette arcade est entiere, tandis que dans les bradypes elle est interrompue postérieurement. Le dessous de la mâchoire inférieure offre de chaque côté une saillie très-remarquable, dont on ne trouve d’ana- Jlogue que celles, beaucoup moins senties, de la mâchoire inférieure des éléphans : la symphyse en est fort prolongée, ce qui rend le museau plus saillant que celui de. laï et de lunau. Les os propres du nez étant fort courts, comme ceux du tapir et de l'éléphant, il y a lieu de sceupçonner l'existence d’une trompe ; mais cette trompe devoit être courte, ce qu'indique la longueur assez considérable du cou. Il n’y a ni incisives ordinaires , ni défenses, ni canines ; les molaires , au nombre de quatre de chaque côté des màchoires, sont rapprochées les unes des autres, prismatiques, carrées, et leur couronne présente deux collines transversales, séparées par un sillon (les bradypes ont les molaires écartées et précédées canine en forme de pyramide à trois faces).
Les vertèbres cervicales paroissent avoir été au nombre de sept, comme dans Funau, et non de neuf comme dans l’aï. On compte seize vertébres dorsales et par conséquent seize paires de côtes : il y a trois vertébres lombaires, et les vertébres coccygiennes, dont la connoissance est due récemment a Don Damasio, sont assez nombreuses. Les os des îles forment un demi-bassin large et évasé, ce qui indique que le
ventre étoit gros. Le pubis et Vischion manquent au squelette de Madrid.
Les extrémités antérieures, plus longues, mais plus minces que les postérieures, qui: sont tres-épaisses, n’ont pas les proportions démesurées qu’on remarque dans celles de lai, et même de l’unau. Le fémur, plus gros relativement que celui d'aucun animal connu, même des pangolins, n’a en hauteur que le double de sa plus grande épaisseur. Le tibia et le péroné, aussi trés-gros et trés-courts, sont soudés par leurs deux extrémités. L’omoplate a les mêmes proportions que celle des bradypes. L'existence de la clavicule prouve, ainsi que la longueur des phalanges des doigts onguiculés, que les extrémités antérieures pouvoient être employées pour saisir et même pour grimper. L’humérus est trés-large à sa partie inférieure, par le grand développement des crêtes auxquelles venoient s'attacher les muscles moteurs des doigts. Le radius , distinct du cubitus, pouvoit tourner librement sur lui ; lapophyse olécrane a une saillie assez marquée. La main, qui appuyoit en entier sur le sol, a le métacarpe fort court et composé d’os séparés; les trois doigts du milieu, fort gros et longs, sont terminés par une énorme phalange onguéale, dont l’extrémité est composée d’un axe conique et arqué qui portoit l’ongle, et d’une gaine profonde qui renfermoit la base de cet ongle et l’affermissoit ; les deux doigts latéraux, plus courts, paroissoient n'avoir pas d’ongle, et étoient sans doute rudimentaires. Les pieds de derrière, plus petits que ceux de devant, sont articulés avec le tibia par un large astragale, d’une manière beaucoup moins oblique que celui des bradypes ; ils n’ont, dans la figure du squelette de Madrid, qu’un seul de leurs doigts pourvu d’un grand ongle, comparable à ceux des pieds de devant ; ce doigt en a deux externes rudimentaires, et l’on n’en voit pas du côté intérieur. M. Cuvier soupçonne que ces pieds ne sont pas entiérement rétablis; car l'observation lui a fait reconnoître comme une règle, dont il n’a pas encore trouvé d’exception , que tous les animaux onguiculés ont cinq doigts visibles ou rudimentaires. Il y a, d’après cela, lieu de croire que les deux doigts internes manquent, et il est possible que tous deux aient été pourvus d’ongle.
Les mesures qu’on a rapportées des diverses parties du mégathère, lui donnent à peu près la taille du rhinocéros.
Le Mécaronvx (grands-ongles) ; Megatherium Jeffersonit , Desm., Mamm., n.° 580 ; nommé ainsi par le célèbre président américain Jefferson, qui en a décrit, le premier, quelques ossemens, dans le n.° 30 des Transactions de la Société philosophique de Philadelphie, a été aussi l’objet des recherches de M. Cuvier, dans le tome — a or du Muséum, p. 556.
Les débris qu’on en a trouvés pour la première fois, en 1797, à une profondeur de deux ou trois pieds, dans une des cavernes des montagnes calcaires du comté de Greenbriar, dans l’ouest de la Virginie, consistent en ossemens d’extrémités, et notamment d’un pied de devant, dont l'identité des formes avec les parties analogues du mégathère est presque absolue ; mais Ces ossemens sont d’un tiers plus petits, quoïqu'ils portent tous les caractères de l’état adulte. Une dent rapportée d'Amérique par feu M. Palisot de Beauvois, a été reconnue par M. Cuvier pour être précisément et rigoureusement une dent de bradype : c’étoit un simple cylindre de'substance 'osseuse, enveloppé dans un étui de substance émaïlleuse ; sa: couronne étoit creuse dans son miliéu , avec des rebords saïl= ans : relativement à la forme de'cette dent, le mégalonyx différoit notablement du mégathere, chez lequel les molaires ont la couronne marquée de collines transversales. ;
Dans son Mémoire sur le mésalonyx, M:'Cuvier a donné les détails les plus minutieux sur les formes ‘ét les rapports de position de ces différens débris ; il s’est attaché surtout à démontrer la similitude qu'ils ont avec les partiés analogues des fourmiliers et surtout des bradypes, et il à diéèuté et réfuté l’opinior de M. Jefferson et de M. Faujas, qui considéroient le mégalonyx comme un grand carnassiér à griffes acérées, appartenant peut-être au genre des Chats; il a surtout fait la comparaison des phalanges onguéales du lion avec celles du mégalonyx, et montré que eur différence"est énorme, tandis qu'entre les dernieres et celles des édentés on trouve CR AEURS d’analogie.
Assez récemment, M. Étiatont de New-York, a émis l’idée que les débris du mégalonyx abpaHibntibnt à l’espéce vivante du grand ours gris d'Amérique ; mais il ne soutient pas cette opinion par une comparaison exacte et détaillée de ces
Le
MEG 425 débris avec leurs parties correspondantes, ainsi qu'il auroit été utile de le faire. 1l se borne à remarquer que les ossemens de mégalonyx ne, sont pas réellement fossiles, parce qu'ils ont été découverts à peu de profondeur dans la terre meuble de plusieurs cavernes des États-Unis ; que la taille du mégalonyx est à peu prés la même que celle de l’ours gris (celle du bœuf), et que le dernier doit avoir des phalanges onguéales très-robustes pour porter les ongles énormes dont il est pourvu. :
. Si l'ours gris ne diffère pas plus des autres ours sous le rapport des formes des os des extrémités, que ceux-ci ne diffèrent entre eux, ce qui est très-probable, l’idée émise par M.Clinton.setrouveroit totalement détruite par la simple comparaison de ces os avec ceux des extrémités du mégalonyx.
En définitive, M. Cuvier rapproche le mégalonyx du mégathère, et considère ces deux animaux comme devant former un genre intermédiaire à ceux des bradypes ou paresseux et des fourmiliers. 11 les considère tous deux comme herbivores, et le mégalonyx particulièrement comme un herbivore à la maniere des paresseux, puisqu'il avoit les dents faites comme eux. De la ressemblance de leurs pieds il conclut qu'ilsavoient la même démarche!:, les mêmes mouvemens, aux différences prés que devoit entraîner celle du volume, qui étoit si considérable : « Ainsi, . dit-il, le mégalonyx aura grimpé rare- «umentsur les arbres, parce qu'il en aura rarement trouvé
d'assez gros pour le porter ; > et cette différence d’habitudes avec les bradypes ne lui paroït pas plus surprenante que celle qui existe dans les habitudes des animaux du genre des Chats, dont les petites espèces, telles que celles du chat sauvage et du lynx ,grimpent avec facilité sur les arbres, tandis que les grosses, telles que le lion et ie tigre, n’y montent guère. ( Des.) |
MÉGATOME, Megatoma. (Entom.) Nom d’un petit genre d'insectes, que Herbst a décrit dans le. septième volume de son ouyrege allemand sur les coléoptères,: il a été formé aux dépens de quelques espèces de dermestes, telles que celles nommées par Schæffer ondé, scie, pattes-noires, etc. Voyez Dernesre. (C. D.)
MÉGERE. (Entom.) Nom d'une espèce de ART TES du genre Papillon. (C. D.)
MEGGA. (Bot.) Voyez Mioca. (J.)
MÉGILLE. Megilla. (Entom.) Ce nom de genre a été appliqué par Fabricius à une division d’insectes hyménopteres, de la famille des mellites, que M. Latreille avoit déjà indiqué, d’abord sous le nom de podalirie, puis sous celui d’anthophore. Ce sont des abeilles telles que celles qui ont été décrites par la plupart des auteurs sous le nom de pilipes, acervorum, tumulorum , parietina, etc. (C. D.)
MÉGISTANES. (Ornith.) M. Vieillot doute ce nom à une famille d’échassiers de sa tribu des di-tridactyles, oiseaux à deux ou trois doigts antérieurs , laquelle adaie l'autruche, le casoar, etc. (Cu. D.)
MEGUSA. (Bot.) Nom japonois, cité par M. Dee six d’une véronique à feuilles opposées et à tige traçante, poussant des racines de chaque articulation, laquelle croît dans l’eau : il est probable que c’est une espèce voisine du beccabunga. (J.)
MEGUSON, MACJON. (Bot.) Noms donnés dans les Pays- Bas et le Nord de la France à la racine tubéreuse d’une gesse, lathyrus Euberosus, qui est trés-cultivée dans ces pays. Cette racine est noire et de la grosseur du gland ; ce qui la fait aussi nommer gland de terre. Elle a le goût de la châtaigne. On l’apprête de diverses maniéres. Les cochons et autres animaux la mangent avec avidité. Elle est encore nommée macusson dans la Champagne, et chourle dans la Picardie. (J.)
MEHARREKA. (Bot.) Nom arabe de l'urlica divaricala de Forskal , urtica hirsuta de Vahl. Il donne le même nom à son He pungens. (J.)
MEHAT-ABJAD. ( Bot.) Nom arabe d’un ch aRlASES achyranthes decumbens de Forskal. (J.)
MEHENBETENE. ( Bot.) Le fruit du canarium commune, Linn., est ainsi désigné dans les ouvrages des Bauhin, Matthiole, Clusius, Lobel, etc. (Lem.)
M-HAH. (Bot.) Nom arabe de l’andropogon bieorne, cité par Forskal. (J.)
MEIBOMIA. (Bot.) Sous ce nom Heister séparoït du genre Hedysarum de Linnæus les espèces à feuilles ternées. Adanson appliquoit spécialement ce nom à l’hedysarum canadense,
MET 427 ainsi que Scopoli, qui a copié son caractère ; mais aucun ne décrit exactement la forme de la gousse, qui, rétrécie d’un seul côté par des étranglemens multipliés et presque égaux, peut fournir une bonne distinction générique. (J.)
MEILLAUQUE. (Bot.) Vieux nom françois du sorgho. (Lem.)
MEIMENDRO. (Bot) Nom Lines de la jusquiame ; selon Vandelli. (J.)
MEINELECATI. (Bot.) Nom caraïbe de la sensitive, cité par Surian. (J.)
MEÏONITE. (Min.) Cette substance minérale, qui fut décrite pour la première fois par Romé de Lisle,, sous la dénomination de hyacinthe blanche de la Somma, ne s’est encore trouvée que dans les déjections du Vésuve : elle est peu apparente, et se confond aisément avec le felspath blanc, auquel on la voit souvent associée.
La meïonite se présente ordinairement sous la forme de trés-petits cristaux incolores, blancs ou grisàtres, implantés ou serrés dans les cavités d’une roche micacée ou d'un calcaire lamellaire. Ces cristaux, étudiés avec attention, présentent des prismes droits à quatre ou à huit pans, terminés par des pyramides très-surbaissées, à quatre ou à huit faces, reposant tantôt sur les pans, tantôt sur les arêtes de ce même prisme, dont le noyau est un prisme à quatre pans, aplati et symétrique. La meïonite raye le verre ; sa cassure est éclatante et ondulée, surtout dans le sens perpendiculaire aux pans de ses cristaux; sa pesanteur spécifique est de 2,6: mais son caractère physique le plus tranché, et celui qui peut à lui seul faire distinguer ce minéral non cristallisé des autres minéraux blancs qui lui sont associés, c’est la facilité avec laquelle il se fond au chalumeau en un émail spongieux et blanchâtre; fusion qui est accompagnée d’un bruissement et d’un boursoufflement trés-remarquables.
L’analyse de la meïonite, faite par M. Arfwedson , a donné:
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