‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 9 sur 55 · VI.° espèce. Mancawèse ProspæaTÉ. ( Eisenpech-Erz, W · texte numérisé non relu

VI.° espèce. Mancawèse ProspæaTÉ. ( Eisenpech-Erz, W

Ce minéral est d’un brun noirâtre passant quelquefois au rougeûtre; il a l’aspect et la cassure de la résine , mais celle-ci devient parfois lamelleuse et un peu conchoïde. Il présente, dans son état de plus grande pureté, des joints naturels qui sembleroient conduire à un noyau prismatique droit et à base rectangulaire. Sa pesanteur spécifique est de 3,95; il se fond aisément au chalumeau, et se dissout en entier dans l’acide nitrique. M. Vauquelin, qui a fait l'analyse de ce minéral, l’a trouvé composé de

Oxide de manpanésé su ue AU - 0,42 Oxide erfér sex sh é dés sd ge 0,31 Acide phosphorique.......s.se.e 0,27

L’on pense avec raison que le fer n’est ici qu’accidentel, et que l’acide phosphorique est uniquement combiné avec le manganèse, telle est l’opinion de M. Darcet. On doit la découverte de ce minéral à M. Alluaud , minéralogiste distingué, qui le trouva disséminé dans les granites de Barat près Limoges.

L'existence du manganése muriaté est encore problématique, au moins dans l’état naturel: c’est pour cette raison vire nous le passons sous silence. (P. Branp.)

MANGAPAKI, (Bot.) Voyez Mancaraqui. { J.)

MANGARA (Bot.), nom que l’on donne dans le Brésil aux diverses espéces de gouet, arum, suivant Pison. (J.)

44 MAN nr

MANGARATIA (Bot.), nom brésilien du gingembre, suivant Pison. (J.)

MANGARENT-SOUY-FOUTCHY. (Ornith.) De la Croix, dans sa Relation de l’Afrique, tom. 4, pag. 427, dit que les habitans de Madagascar donnent ce nom et celui de voula à un ciseau de riviére, qui a un cou long etblanc, et qui ressemble à un pélican. (Cu. D.)

MANGARSAHAC. (Mamm.) Flaccourt décrit imparfaitement sous ce nom madécasse un animal dont les oreilles sont pendantes et d’une longueur extrême, et qu’il compare à un ane. (PF. C,)

MANGAS-DE-VELUDO. (Ornith.) Suivant le célébre hydrographe d’Aprés, la vue de ces oiseaux, qui sont des fous, annonce l'approche de l'extrémité australe de l'Afrique. Voyez Mancus-ne-veLours. (Cu. D.)

MANGE-BOUILLON. ( Entom.) Goëldac ia détee nom dans son ouvrage ayantpour titre Métamorphoses naturelles, tom. II, expérience 10, des insectes qu'il est fort diflicile, nous n’osons pasdireimpossible,de reconnoitre d’aprèslevaguedeses expressions. Si l’on s’en rapporte à la figure, on y voit quatre larves de coccinelle, une de miride et deux insectes parfaits de chacun de ces genres. Tout le texte relatif à ce sujet est vague, etne contient que des préjugés, même sur la prétendue efficacité de la fumée de la laine ou de la substance cotonneuse du bouillon blanc employée en fumigation contre les hémorroïdes. (C. D.)

MANGE-FOURMIS. (Mamm.) Voyez Fourmirier. (Desm.)

MANGE-FROMENT. ( Enlom.) Goëddaert a décrit à tort sous ce nom la larve et l’insecte parfait de la coccinelle à sept points. À l’exception des figures, les détails donnés dans le chapitre 18 du tome II sont tout-à-fait erronés. (C. D.)

MANGE-SERPENT. (Ornith.) Kolbe, dans sa Description du cap de Bonne-Espérance, tom. 5, chap. 19, n.° 21, dit que le pélican porte dans cette contrée le nom hollandois de slangen vreeter , qui signifie mange-serpent. Voyez MANGEUR DE sERPENS. (Cu. D.)

MANGE-TOUT ( Bof.), nom d’une variété de pois. (L. D.)

MANGEIRA. ( Bot.) Voyez Maxea (J.)

MANGELINS, ( Bot.) Voyez Mapsrant. (J.)

nf MAN . 45

MANGELLA-KUA. (Bot.) Voyez Kua.(J.)

MANGERONA ( Bot. ), nom de la marjolaine dans le Portugal, selon V'andelli. (J.)

MANGEUR D'’ABEILLES. (Ornith.) Nom vulgaire du guépier commun, merops apiaster, Linn. Le guépier à collier de Madagascar 7 nommé par Edwards mangeur d’abeilles des Indes. (Cx. D.)

MANGEUR D’APPAT. (Ichthyol.) On dit que ce nom est donné par les habitans de l’ile Bourbon à une espèce de baliste toute noire. (Desm.) …

MANGEUR DE CERISES. (Ornith.) L'oiseau auquel on donne ce nom et celui d’oiseau de cerises, est le loriot d’Europe , oriolus galbula, Linn.(Cn. D.)

MANGEUR DE CHÈVRES (Erpétol.), l'un des noms vulgaires du boa scytale. (Des.)

MANGEUR DE CRAPAUDS. ( Ornith.) L'oiseau qui, suivant Holandre, tom. 2, pag. 39, porte-ce nom à Cayenne, est une espèce ne buse , longue de dix-sept pouces. (Cu. D.) * MANGEUR DE FOURMIS. (Ornith.) Cette dénomination, qui appartient plus spécialement à un mammifère, s'applique aussiaux oiseaux dont les fourmis constituentla principale nourriture, c’est-à-dire aux fourmiliers , myothera, Illig. (Cu. D.)

MANGEUR D'HUITRES ( Ornith.), nom donné à l’'huîtrier, hæmatopus, Linn. (Cu. D.)

MANGEUR DE LOIRS (Erpétol.), nom vulgaire d’une espèce de serpent , le boa rativore. (Desm.) :

MANGEUR DE MIEL, (Ornith.) L'oiseau que Kolbe (Voyage au cap de Bonne-Espérance , tom. 3, pag. 190) appelle mangemiel, mange-abeilles, mange-moucherons , est le même que le Manczur D’Agerrres. Voyez ce mot. (Cu. D.) ;

MANGEUR DE MILLET. (Ornith.) L'oiseau qu’on appelle ainsi à l’île de Cayenne , est une espèce d’ortolan, et notre proyer appartenant au même genre, emberiza, a aussi pour épithète le mot muiliaria. (Cu. D.)

MANGEUR DE MOUCHERONS. (Ornith.) Voyez Manceur pe MIEL. (Cu. D.)

MANGEUR DE NOYAUX. ( Ornith.) On nomme ainsi le gros-hec , loxia coccothraustes , Linn. (Cu. D.)

MANGEUR DE PLOMB. { Ornith.) Suivant Lepage du Pratz,

dans son Histoire de la Louisiane, tom. 2, pag. 115, ce nom x été donné aux plongeons , parce qu'ils s’enfoncent si promptement dans l’eau en voyant le feu du bassinet, qu’ils parviennént à se soustraire aux coups de fusil. ( Cu. D.)

MANGEUR DE PIERRES. (Entomol.) Voyez Lrrnogie et Pérnosie. (Desm.)

MANGEUR DE PIERRES. (Malacoz.) Traduction du mot lithophage, employé à tort pour désigner un assez grand nombre d’espèces de mollusques bivalves qui vivent dans des excavations qu’elles creusent dans les pierres. Voyez LirHoPHAGs et Morrusques. (DE B.)

MANGEUR DE POIRES. (Entomol.) On a donné ce nom à une larve qui vit dans l’intérieur des poires, et qui est sans doute la pyrale des pommes, pyralis pomona , Fabr. (Desm.)

MANGEUR DE POIVRE. (Ornith.) C'est le toucan, ou aracari-koulik, ramphastos piperivorus , Lath. (Cr. D.)

MANGEUR DE POULES. (Ornith. ) Cette dénomination est vulgairement donnée à plusieurs oiseaux de proie qui font la guerre aux poules et aux autres volailles, (Cu. D.)

MANGEUR DE RATS ( Erpétol. ), nom Me du boa rativore. (Des. )

MANGEUR DE RIZ. (Ornith.) L’ortolan de riz, emberiza APR Linn., ou passerine agripenne, Vieill.; le gros-bec padda , loxia oryzivora , Linn., et une espèce de troupiale, oriolus oTYZiYOTUS , Linn., sont connus sous cette dénomination. (Cu. D.)

MANGEUR DE SERPENS. ( Ornith. ) C’est sous ce nom que M. Levaillant décrit le secrétaire dans ses Oiseaux du cap de Bonne-Espérance , tom. 1, pag. 68. (Cu.D.)

MANGEUR DE VERS. (Ornith.) Edwards décrit saus ce nom, dansses Glanures, part. 2, pag. 200, le figuier de Pensylvanie de Brisson, Suppl. au tom. 6°, pag. 102 de son Ornithologie, lequel est le demi-fin mangeur de vers de Montbeillard , motacillavermivora, Linn. (Cx. D.)

MANGHAS. ( Bot. ) On trouve sous ce nom, dans C. Bauhin, un arbre de la famille des apocynées, que Linnæus a nommé cerbera manghas, sous lequel il a réuni deux espèces différentes, quoique congénères, savoir l’arbor lactaria de Rumph, et l’odollam de Rhéede. Ce genre rentre dans la section des

apocynées à fruit double et graines non aïgrettées, et l'on en détache maintenant le thevetia qui a le fruit simple. (J.)

MANGHOS et MANGO.(Bot.) Voyez Mangier commun à l'article Maneier. ( Lex.)

MANGHULKARANDU. (Bof.) Le petit pois pouilleux, dolichos pruriens de Linnæus, est ainsi nommé à Ceilan, suivant Hermann. (J.)

MANGIER, Mangifera. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des térébinthacées , de la pentandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions, cinq pétales plus longs que le calice; cinq étamines dont une seule fertile, portant une anthère presque réniforme; un ovaire supérieur ; un style; un stigmate simple; un drupe oblong , un peu rénilorme, contenant une noix oblongue, comprimée, monosperme, couverte à l'extérieur de soies filamenteuses.

Maxerer commun : Mangifera indica , Linn.; Lamck., Ill. gen, tab. 138; Manga domestica, Gærtner, de Fruct., tab. 100; Rumph, Amb., 1, pag. 93, tab. 25; Mao seu mau, vel Manghos, Rhéed., Malab., 4, tab. 1,2; vulgairement Maxnceier Mawco. Arbre des Indes orientales, intéressant par ses fruits savoureux, d’une odeur agréable; son tronc s'élève à la hauteur de trente ou quarante pieds; il supporte une cime large et touffue: les feuilles sont grandes, pétiolées, alternes, lancéolées, oblongues, aiguës, coriaces, glabres, entières, ondulées, d’un vert foncé, longues de huit à dix pouces. Les fleurs sont rougeâtres, petites, disposées en grandes panicules terminales, dont les pédoncules sont colorés, munis de petites bractées ovales, à divisions du calice caduques, à pétales lancéolés, étalés, à cinq étamines, dont une seule munie d’une anthère; les quatre autres ne présentant que des filamens courts, sans anthère. Le fruit est un gros drupe réniforme , très-variable dans ses dimensions, sa couleur et sa forme; il renferme une noix large, aplatie, recouverte d’un tissu fibreux, contenant une amande trés-amére.

Cet arbre croît dans les Indes orientales, au Malabar, à Goa, au Bengale, etc. M. de Tussac dit qu’il a été transporté à la Jamaïque en 1782; il faisoit partie d’une riche collection de plantes qu’une frégate françoise rapportoit de l’Ile-de-

France à Saint-Domingue, et qui fut capturée par le capitaine Marshall, qui commandoit un vaisseau faisant partie de l’escadre de l’amiral Godnay. Les fruits du manguier, que les Anglois nomment mango à la Jamaïque, diffèrent presque autant pour le goût qu’il y en a d’espèces ou de variétés. On en compte plus de quatre-vingts, d’après le même auteur, dont plusieurs flattent en même temps la vue, l’odorat et le goût; quelques unes aussi ont une odeur et une saveur de tevcbe he très-prononcée. Les variétés les plus recherchées sont le mango-vert de la plus grande espèce; le mango-prune très-petit, ayant un goût de prune, un noyau très-petit, presque point filandreux ; le rase Pntes le mango-abricot, ainsi nommés à cause du goût qu'on leur trouve de ces différens fruits.

Ces fruits ont une saveur délicieuse qui ne le cède guère qu’à celle des fruits du mangoustan: on leur trouve une légère acidité qui plait beaucoup; ils sont bienfaisans, d'autant meilleurs que leur noyau est plus petit, ils passent pour purifier la masse du sang. Ces fruits se préparent de différentes manières: la plus usitée est de les mettre tremper dans du vin avec du sucre, après en avoir enlevé la peau, et les avoir coupés par tranches; on en fait d’excellentes marmelades avec du sucre et des écorces de citron, ainsi que des gelées, des compotes, des beignets; on les conserve confits entiers dans le sucre; on fait, aveclesjeunes fruits, d’excellens acharts (on nomme ainsi dans les Indes les fruits confits dans le vinaigre). Les amandes des noyaux séchées et réduites en farine sont employées pour différens mets par les indigènes du pays; on les administre, après les avoir fait rôtir, pour arrêter le cours de ventre et tuer les vers. Les feuilles et l'écorce écrasées ont une odeur analogue à celle des fruits; quelques personnes les mâchent pour nettoyer les dents et raffermir les gencives. L’écorceséchée et pulvérisée, prise dans du bouillon, est propre à dissoudre le sang extravasé et coagulé dans les contusions ;son suc exprimé, mêlé avec du blanc d'œuf et un peu d’opium, est donné avec succés dans les diarrhées et les dyssenteries. Enfin on assure que le mango fournit un remède dépuratif des plus puissans, d’une grande importance surtout dans les climats où les maladies scorbutiques sont les suites trop fré-

MAN 49 quentes d'un air chaud et humide pendant le jour , et quelquefois trés-frais pendant la nuit. Les malades qui se soumettent au traitement par le mango, ne doivent prendre aucune autrenourriture:ils éprouvent, pendantles premiersjours, une agitation et des démangeaisons extraordinaires, qui les privent de sommeil, et il sort de leur corps une quantité de petits boutons; plusieurs Nègres scorbutiques, dans lesquels la maladie paroissoit être à son dernier période, ont été, dit-on, guéris radicalement , en ne leur faisant prendre d’autre nourriture que des mangos pendant déux mois.

Cet arbre croît extrêmement vite, et se charge d’une grande quantité de fruits : ilest, dans le pays, très-facile à multiplier. par $es noyaux qui peuvent se conserver plus d'un an avec leur faculté germinative; on les sème autour des habitations, et il ne s’agit plus que d'attendre. En Europe, le mangier ne pousse jamais vigoureusement ; il faut le tenir constamment dans la serre chaude, le changer de pot et lui donner de la nouvelle terre tousles deux ans. On ne peut le multiplier que de graines; lorsqu'on les envoie de loin, il faut les stratifier dans du sable un peu humide ; elles serment pendantle voyage, et on les met en terre aussitôt leur arrivée, dans une bache dont la température est très-élevée. Le hi est blanchâtre, n'a pas de dureté, se casse aisément, etsouventmême se rompt sous le poids des fruits; on s’en sert dans les Indes avec celui du santal, pour faire Hrdler les cadavres des personnes de distinction, et l’on fait, avec ce bois, des cercueils pour en. sevelir ceux que l’on ne fait pas brûler. Quoique cet arbre semble être consacré aux funérailles, les Brachmanes sont cependant dans l’usage d’orner leurs maisons avec son feuillage, les jours de grandes fêtes.

Le ManGIER À FLEURS LACHES ( Mangifera laxiflora, Lamck., Encycl.) n’est peut-être qu’une variété de l’espèce précédente. Les grappes sont plus lâches, plus alongées; les fruits plus petits, ovales, arrondis ; les feuilles presque sessiles. Il croit à l'Ile-de-France. Deux autres espèces de mangier (mangifera axillaris et indica), munies toutes deux de dix étamines fertiles, ont été exclues de ce genre; ae les rapporte aux spondias., Voyez Mongin. (Porr.)

MANGIFERA, ( Bot.) Nom latin du mangier auquel Rott-

bollréunissoitle weldmedia de Ceilan , sous le nom de mangifera glauca. Cet arbre a changé successivement de nom et de genre. C’étoit le sideroxylum spinosum de Linnæus, le schrebera albens de Retz, le celastrus glaucus de Vahl. Nouscroyons , avec M. Persoon , qu’il doit être réuni a ne: elæodendrum de Jacquin. (J.)

MANGILI. (Bot.) Voyez Manpnatya. (J.)

MANGILI (Ichthyol.), nom spécifique d’un pleuronecte décrit par M. Risso. Voyez Preuronecte. (H. C.)

MANGIUM. ( Bot.) Nom sous lequel Rumph décrit des arbrisseaux qui croissent et vivent comme le manglier, auquel Linnæus les avoit réunis sous ceux de rhizophora cascolaris , et rhizophora corniculata ; mais ensuite on en a fait des genres très-distincts , Sonneratia et Ægiceras, reportés à des familles éloignées. Le nom rhizophora, donné par Linnæus au genre primitif, est tiré de sa graine qui germe dans le fruit dont elle ne se détache qu'après avoir poussé au dehors une trèslongue racine. (J.)

MANGLE. ( Bot.) Ce nom est donné à divin arbres ou arbrisseaux qui croissent sur le bord de la mer, et sont souvent à moitié submergés. Ils appartiennent à différens genres, et principalemeut au vrai manglier ou palatuvier , rhizophora, qui compte le mangle rouge de Nicolson parmi ses espèces. Le mangle blanc, le mangle gris et le mangle zeragoza de Jacquin sont des conocarpus. Le mangle bobo de Nicolson est maintenant le sphænocarpus; un autre mangle blanc est l’avicennia , etle mangle prieto de la Flore Equinoxiale est du même genre. Le bucida est encore nommé mañgle gris par Nicolson ; le sapium uucupartum est le mangle cantivo des Antilles, selon Jacquin; et un cocco loba porte le nom de mangle rouge. Nous ajouterons que le mangle ou manglier porte aussi dans divers lieux les noms de mange et mangrove. (J.)

MANGLIER. ( Bot.) Voyez Conocarrs. (Porn. )

MANGLIER VENIMEUX. ( Bot.) C’est aux colonies le nom de l’ahouai-manghas, cerbera manghas, Linn. (Lem.)

MANGLILLA. (Bot.) Ce genre paroît devoir être réuni aux ardisia. Voyez Anpisra et Caparcéria. (Porr.)

MANGLILLO. ( Bot.) Nom péruvien ou espagnol des caballeria pellucida et oblonga de la Flore du Pérou, dont nous

avions fait antérieurement le genre Manglilla, de la famille des sapotées, reporté depuis par M. Lamarck au chrysophyllum et au bumelia par Willdenow. (J.)

MANGO. ( Bot.) Voyez Maxcuos. (LEem.)

MANGO (Ichthyol.), nom spécifique d’un poisson du genre Porvnème. Voyez ce mot. (H.C.) :

MANGO. (Ornith.) Albin ,tom. 3, pag. 20, a décrit sous le nom d'oiseau de mango ou botdonnienr de mango à longue queue, un colibri de la Jamaïque, auquel Linnæus et Latham ont donné la même épithète, trochilus mango, et qui est le plastron noir de Buffon , pl. enl., n.° 680, fig.3.(Cu.D.)

MANGOICHE. (Ornith.) Flaccourt (Histoire de Madagascar, pag. 166) désigne cet oiseau comme uneespèce de serin. Buffon le rapporte au serin de Mozambique, qui lui paroît former une nuance entre les serins et les tarins. (Ca. D.)

MANGONE. (Ornith.) L'oiseau auquel, suivant Cetti, p28. 303 , on donne enSardaigne ce nomet celui de gentarubia, est le flamant, phænicopterus ruber, Linn. (Ca. D.)

MANGOREIRA. ( Bot.) L’arbrisseau de ce nom, cité dans l’abrégé de l’histoire des voyages, est indiqué comme le même que le jasmin d'Arabie, qui porte des fleurs blanches d'une odeur trés-suave: c’est un mogori , mogorium sambac. (J.)

MANGOSE ( Bot. ), nom du séerculia cordifolia dans le Sénégal, cité dans l’Herbier d’Adanson. (J.)

MANGOSTANA. { Bot.) C’est sous ce nom que Garein et Rumph ont les premiers décrit l'arbre qui produit le mangoustan, un des meilleurs fruits de l'Inde, lequel a postérieurement été nommé garcinia par Linnæus. (J.)

MANGOUSTAN, Garcinia. ( Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des guttifères, de la dodécandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre folioles persistantes; quatre pétales; environ seize étamines insérées sur le réceptacle; un ovaire supérieur; point de style; un stigmate aplati, à plusieurs lobes en rayons; une grosse baie couronnée par le stigmate, revêtue d’une écorce épaisse, coriace, à plusieurs loges pulpeuses, renfermant chacune une semence.

Mancousran CuLTIVÉ : Garcinia mangostana, Linn.; Lamck., Ill. gen., tab. 405, fig. 1; Gærtn., de Fruet., tab. 105; Man-

gostana, Rumph, Amboin., 1, tab. 43. Arbre d’un trés-beau port, d’une hauteur médiocre. Ses feuilles sont grandes, opposées , pétiolées, glabres, fermes, épaisses, ovales, aiguës, trés-entières; ses fleurs naissent au sommet des rameaux : elles sont terminales, solitaires, pédonculées, d’une grandeur médiocre , d’un rouge foncé; les folioles du calice épaisses, concaves, arrondies. Le fruit est une baïe sphérique, de la grosseur d’une orange, d’un vertjaunàtre en dehors, remplie d’une pulpe blanche , succulente, à demi transparente, d’une saveur délicieuse. Cet arbre est originaire des Moluques, d’où il a été transporté dans l’île de Java , où il est cultivé , ainsi qu’a M:lacca, à Siam, aux Manilles, etc.

Le nid a de loin Lee d’un citronniers il fournit une ombre épaisse, d'autant plus précieuse que les chaleurs sont plus considérables dans les lieux où il végète. Son bois. n’est ben qu’a brûler : il découle des incisions faites aux branches un suc jaunâtre qui prend une forme concrète. Ses fruits passent pour les meilleurs de l’Inde ; ils flattent en même temps le goût et l’odorat; on dit qu’ils ont à la fois la saveur du raisin, de la fraise , de la cerise et de l’orange; qu'ils exhalent un parfum très-suave , analogue à celui de la framboise ; qu’ils sont très-rafrañchissans, n’incommodent jamais, et sont tellement agréables qu’on a peine à s’en rassasier; on les laisse manger aux malades, quelles que soient leurs maladies , et l’on désespère de ceux pour qui ils n’ont plus d’attraits; on prétend qu’ils sont un peu laxatifs. Avant leur maturité, leur saveur est légèrement acide ; leur écorce est astringente; sa décoction est employée dans la dyssenterie; l’écorce du tronc fournit une teinture noire.

Mancousran À Bois pur : Garcinia cornea, Linn.: Lignum cornkum, Rumph, Amboin., 5, tab. 30. Cet arbre est remarquable par la dureté de son boïs qui est blanchâtre, mais qui prend, lorsqu'il est coupé, une couleur roussàtre ou jaunâtre. Son tronc, assez élevé, est terminé par une cime ample, rameuse, à rameaux quadrangulaires, garnis de grandes feuilles opposées, pétiolées, ovales oblongues, lancéolées, glabres, fermes , luisantes. Les fleurs sont inclinées , peu odorantes, placées sur des pédoncules courts, terminaux, presque solitaires. Le fruit est d’un brun obscur, de la grosseur d’une prune, cou-

ronné par le stigmate en plateau. L’écorce est résineuse , lorsque le fruit est fratchement cueilli. Les gerçures des rameaux exsudent une liqueur épaïsse, visqueuse; jaunâtre, qui devient concrète. Cet arbre croît sur les montagnes, à l’île d'Amboine. Son bois est pesant, difficile à travailler, presque aussi dur que de la corne; on l’emploie à la charpente, et on choisit, de préférence pour cet usage, celui des plus jeunes arbres, parce qu’il se travaille plus facilement, n'ayant pas encore un degré de dureté aussi considérable.

ManGousTAN MOREILLER : Garcinia morella, Lamck., Encycel. et Ill. gen., tab. 405, fig. 2; Gærtn., de Fruet., tab. 105. Cette espèce se distingue principalement par son fruit qui eonsiste en une. petite baie sphérique à quatre loges, à peu prés de la grosseur d’une cerise, Cette baie est glabre; son écorce coriace, un peu épaisse; chacune des loges renferme une pulpe molle, contenant une semence ovale, un peu réniforme , comprimée, ‘un peu scabre, d’un brun sale, entourée d’une double enveloppe. Ces semences, mises dans l’eau, lui communiquent bientôt une couleur citrine. Cet arbre croit a Ceilan : il en découle une sorte de gomme-gutte de très-benne qualité.

Maxcousran pu Marapar : Garcinia malabariea, Lamek., Encycl.; Panitsjica maram, Rhèede, Malab., 3, tab. 41. Grand et bet arbre des Indes orientales, trés-commun sur la eôte du Malabar. Il s'élève à la hauteur de plus de quatre-vingts pieds sur un tronc de quinze pieds de circonférence. Le bois est blanc, trés-dur; l'écorce noirâtre; les feuilles sont médiocrement pét'olées, glabres, épaisses , luisantes, ovales obtuses;les fleurs blanches, réunies sur des pédoncules courts, rameux : elles répandent au loin une odeur aromatique trés-suave. Les baies sont sphériques , de la grosseur d’une orange ; elles sont d’abord verdâtres, puis rougeâtres et velues, enfin glabres et de couleur cendrée à leur maturité; eiles renferment une pulpe d’un blanc verdâtre, glutineuse, d’une saveur très-acide qu’elles perdent en partie en mûrissant pour en acquérir une plus douce; assez agréable. Les semences sont au nombre de huit à dix, placéessymétriquement et en cercle dans la pulpe, munies d’une arille.

Les fruits, au rapport de Rhèede , , Sont remplis, dans leur jeunesse, d’un suc tellement abondant, qu'il se fait jour à

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