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travers keur écorce, sur laquelle il se répand et forme ure couche. comme gommeuse. Cet arbre est, dans toutes les saisons de l’année, chargé de fruits. Il se couvre de fleurs dans les mois d’avril et d'octobre; il commence à porter des fruits vers la septième année, et ne cesse d’en produire que lorsqu'il a vécu plus d’un siècle. Les jeunes feuilles, broyées dans l’eau, et le jus des fruits encore verts, passent pour un bon remède contre les-aphthes et les crevasses de la langue. La substance gluante et aqueuse, qui s'échappe des fruits, prend à l'air une forme concrète, devient une matiére transparente, roussâtre, avec laquelle on fait dans le pays une bonne colle qui est d’un grand usage ; les Juifs et les Portugais s’en servent pour relier leurs livres, parce qu’elle les préserve des insectes, et les pêcheurs en enduisent leurs filets pour qu'ils soient de plus longue durée.
Le garcinia calabica, Linn., forme aujourd’hui le genre Oxycarpus. (Voyez Brinnonter.)
Le mangostana cambogia de Gærtner, ou garcinia cambogia, Encycl., a été mentionné à l’article Gurrier. On a cru longtemps qu’il fournissoit la gomme-gutte. Il est reconnu aujourd'hui qu'on doit cette substance à un arbre particulier qui est le GurrærerA de Kœnig (Voyez ce mot), ou le stalagmitis de Schreber. (Porr.)
MANGOUSTE(Mamm.):Herpestes, Illig.;1 HE Lacép. ; Geoffr.; Viverra et Mustela, Linn. Genre de quadrupèdes carnassiers digitigrades , particulièrement rapproché de ceux qui comprennent les civettes, les genettes, les surikates, les ictides et les paradoxures, par le système de dentition.
Ces quadrupèdes forment le type du genre Viverra de Linnæus, qui renferme aussi , non seulement la plupart des genres nouveaux que nous venons de nommer, mais Encore ceux des coatis, des kinkajous, des moufettes, et de plus, l'animal appelé rattel, qu’on a rapporté au genre des gloutons. Ils en ont été séparés pour former un groupe particulier par M.Cuvier sous le nom de wiverra, par MM. Lacépéde et Geoffroy sous celui de ichneumon, et par Illiger sous la dénomination d’ . pesles.
Les margoustes sont de moyenne taille, à corps fort alongé, a pattes courtes, terminées par cinq doigts! le pouce étant
MAN 55 trés-court), dont les ongles sont aigus et à demi rétractiles. Leur tête est assez petite, terminée par un museau fin, qui a un petit mufle, et qui est pourvu de quelques moustaches; leurs oreilles sont larges, courtes et arrondies; leurs yeux, assez grands, à pupille alongée transversalement, sont susceptibles d’être recouverts presque en entier par une grande paupière clignotante; leur langue est hérissée de papilles cornées ; leur queue, grosse à la base, très-longue et poilue, est dans la direction générale du corps, et non prenante; leur anus est situé au fond d’une poche, assez vaste, simple, dont l'ouverture peut se dilater plus ou moins, et se placer de façon que les excrémens sont expulsés sans y faire aucun séjour ; leurs mamelles sont placées sur le ventre et la poitrine. Dans toutes les espèces les poïls qui sont assez durs, offrent des couleurs variées, disposées par anneaux, de manière que le pelage est en général tiqueté.
Le nombre des dents est de quarante en totalité, savoir : à, la mâchoire supérieure, six incisives moyennes, simples et bien rangées; une canine de chaque côté, conique et non tranchante à sa partie postérieure ; trois fausses molaires dont la première est peu éloignée de la canine; une carnassière fort élargie particulièrement par le développement du tubercule interne; deux tuberculeuses, dont la premiére présente deux-tubercules pointus, mais peu saillans à son bord externe, et dont la seconde , de même forme, ne peut guère être considérée que comme rudimentaire. À la mâchoire inférieure, six incisives dont la seconde de chaque côté est un peu rentrée ; une canine (aussi de chaque côté) semblable à la canine supérieure; quatre fausses molaires, dont la première est trés-petite; | une Carnassièrecomposée en avant de trois pointestrés-élevées, disposées en triangle, et en arrière d’un talon assez bas, sur le bord duquel sont trois petites élévations; enfin une tuberculeuse peu volumineuse, plus grande d’avant en arrière que d’un côté à l’autre , et pourvue de trois tubercules.
Dans les individus adultes, la premiére fausse. molaire manque ordinairement aux deux mâchoires.
Outre quelques caractères distinctifs que présente Le système dentaire des anhnaux qui se rapprochent le plus des mangoustes, il.y en a encore [plusieurs que fournit l'examen des
différentes parties du corps. Ainsi les surikates , qui en sont les plus voisins, n'ont que quatre doigts aux pieds au lieu de cinq; les civettes et les genettes ont une double poche, souvent remplie d’une matière odorante, placée entre l’anus et les organes de la génération, etleur poche anale n’a point le développementde celle des mangoustes ;lesparadoxuresetlesictides ont la queue susceptible de s’enrouler, tandis que celle des mangoustes est toujours droite et basse ; les martes et les moufettes sont dépourvues de poche anale, leurs mâchelières ont une disposition et des formes toutes partieulières, et leur queue “est plus courte; enfin la qualité de plantigrades éloigne des mangoustes, les gloutons, le rattel et les mydaüs.
-Les habitudes naturelles des mangoustes sont très-analogues à celles des martes, c’est-à-dire que ces animaux vivent de rapine , et que leur nourriture consiste principalement en petite proie vivante et en œufs ; seulement ils se tiennent plus ordinairement à terre , dans les endroits découverts, et ils ont un penchant déterminé pour la chasse aux reptiles. Ils ont assez d'intelligence, et on peut assez facilement les réduire à l’état de domesticité.
Leur genre est confiné dansles contrées chaudes de l’ancien continent.
Maxcousrs p’Ecyrre ou,RaT pe PHarAON : Nems des Egyÿptiens modernes; Ichneumon d'Hérodote et des anciens; Ichneumon Pharaonis, Geoffr.; Herpestes Pharaonis, Desm.; la ManeousTE, Buff., Hist. nat. Suppl., tom. 3, pl. 26; Geoffr., Ménagerie du Muséum; Fréd. Cuvier, Mamm. lithogr. Sa longueur, mesurée depuis le bout du museau jusqu’à l’origine de la queue, est d’un pied six pouces, et celle de cette derniére partie est à peu près égale. La hauteur de son corps ne dépasse pas sept pouces. Son pelage d’un brun foncé tiqueté de blanc salé est composé de poils secs et cassans, courts sur la tête et les membres, longssur les flancs, le ventre et la queue qui se termine par un pinceau en éventail. Le ventre est plus dair que le dos, et au contraire la tête et les pattes sont d'une teinte plus foncée.
L'ichneumon étoit placé par les Egyptiens au rang des animaux qu'ils adoroient parce qu’ils le considéroient comme un destructeur fort actif des reptiles qui abondent dans leur
MAN 57 pays. Ils croyoient que ce quadrupède pénétroit dans le corps des crocodiles endormis la gueule béante, et qu'il n’en sortoit qu'après en, avoir dévoré les entrailles. Ce fait est, ainsi qu’on peut le penser, entièrement fabuleux; les mangoustes ne nuisent à ces reptiles qu’en détruisant leurs œufs, et cette destruction est fort bornée , au moins maintenant qu’ellessont connues seulement dans la basse Egypte, et que les crocodiles ne se trouvent plus que vers les cataractes du Nil.
Avant Sonnini et M. Geoffroy, l’histoire naturelle de lichneumon étoit très-incomplète et composée en grande partie des récits mervèilleux des anciens, plus ou moins modifiés.
Aujourd’hui, d’après les observations de ces deux savans voyageurs , on sait qu’elle a les plus grands rapports avec celle des putois et des fouines. Les mangoustes se tiennent dansles campagnes au voisinage des habitations, et ordinairementsur les bords des rigoles qui servent aux irrigations. Lorsqu’elles pénètrent dans les basses-cours, elles mettent à mort toutes les volailles qu’elles rencontrent et se contentent d'en manger la cervelle et d’en sucer le sang. Dans la campagne, elles font la guerre aux rats, aux oiseaux et aux petits reptiles; elles recherchent aussi les œufs des oiseaux qui nichent à terre, et ceux des reptiles qu’elles savent très-bien trouver dans le sable, où ils ont été déposés. Leur démarche est extrêmement circonspecte ; et elles ne font point un seul pas sans avoir examiné avec soin l'état des lieux où elles se trouvent. Le moindre bruit les fait s'arrêter et rétrograder, et lorsqu’elles sont assurées de n’avoir a craindre aucun danger, elles: se PR brusquement sur l’objet qu’elles guettent.
Les mangoustes ne sont maintenant domestiques nulle part en Egypte; mais il paroît qu'elles l’étoient du temps de Prosper Alpin. Il est trés-facile de les apprivoiser ; et celles qu'on a observées en captivité avoient des allures trés-analogues à celles des chats, c’est-à-dire qu’elles s'attachoient aux lieux où elles vivoient ; qu’elles ne pénétroient jamais dans les endroits qu’elles n’avoient pas pratiqués, sans les étudier en détail, au moyen de l’odorat ; qu’elles poursuivoient avec activité les rats, les souris, et autres petits animaux, etc.
Ces mêmes mangoustes montroient quelque affection pour les personnes qui en prenoient soin , mais les méconnoissoient
comme toute autre, lorsqü’elles avoient une proie en leur possession : alors elles se cachoiïent dans les lieux les plus retirés en faisant entendre une sorte de grognement.
Les mangoustes ont l'habitude singulière de frotter le fond de leur poche anale contre des corps durs, lisses et froids, et semblent éprouver une sorte de jouissance dans cette action. Elles lappent en buvant comme le chien, et aussi comme lui, lèvent une de leurs jambes de derrière pour pisser.
Apfés l'homme, les ennemis les plus redoutables des mangoustes, sont le chacal, espèce du genre des chiens, et le tupinambis, reptile saurien, trés-courageux, à peu près de leur taille, et qui habite la haute Egypte , au-dessus de Girgé.
Cette espèce semble confinée maintenant dans la basse Egypte, entre la mer Méditerranée etla ville de Siout.
MAanNGOUsTtE À BANDES : Herpestes fasciatus, Desm.; Wiverna mungo, Gmel.; Maxçcouste pe c’Inps, Buffon, tom. XIII, pl. 19: Geoffr., Mém. sur l'Egypte ; Mancousre ne Burron, Fréd. Cuv. Son corps a neuf à dix pouces de longueur, sa tête un peu moins de trois pouces, et sa queue en a sept. Elle est généralement brune; son dos et ses flancs sont recouverts de longs poils blanchätres, terminés de roux et marqués, dans leur milieu, d'un large anneau brun, bien tranché; et l’arrangement de ces poils est tel, que les anneaux bruns d’un certain nombre d’entre eux arrivant à la même hauteur forment sur le dos des bandes transversales de cette couleur, au nombre de douze à treize, lesquelles sont séparées entre elles par autant de bandes rousses formées par les extrémités des mêmes poils. Les bandes placées sur la région des lombes sont surtout très-distinctes, et les intervalles qui les séparent sont d’un gris piqueté de brun, ce qui est dû également à la couleur terminale des poils de cette région. Les poils de la tête et des épaules, plus courts que les autres, sont d’un gris brun ; la mâchoire inférieure et les lèvres sont roussatres, les pattes et la queue brunes; enfin cette dernière partie n’est pas terminée par un pinceau comme celle de la mangouste d'Egypte.
Le nom de Mangutia ou de Moncus est, ainsi que le rapportent les anciens voyageurs, Kæmpfer, Valentyn et Rumphius, donné dans les Indes orientales, aux animaux du genre des mangoustes qui habitent ces contrées, quelles que soient
leurs espèces. Ces quadrupèdes y sont reconnus comme des ennemis acharnés des reptiles, et l'on prétend que lorsqu'ils ont été mordus par quelques serpens venimeux, ils savent se guérir en mangeant la racine d’une plante particulière (Ophioriza Mongoz, Linn.), que les Indiens reconnoissent eux-mêmes comme un antidote puissant contre l’action du venin, et à laquelle ils ont transporté le nom de l'animal quileur en a indiqué les propriétés. Quant à la dénomination françoise de mangouste, elle a été créée par Buffon, d’après les noms indiens de Manpgutia et de Moncus.
Ces noms, qui sont, ainsi que nous le voyons, génériques dans l'Inde , ne peuvent par conséquent être appliqués plutôt à une espèce qu'aux autres du même pays, et c’est ce qui nous a engagé à désigner celle-ci par l’épithète de fasciatus, en renonçant définitivement à l'emploi du nom spécitique Mungo.
La mangouste à bandes est particulière à l'Inde.
Mancousre Nems: Herpestes griseus, Desm.; MaNGOUSTE NES , Geoffr., Mém. sur l'Egypte; News, Buffon, Suppl., tom. 3, pl. 27; Viverra cafra? Gmelin. La longueur de son corps est de treize à quatorze pouces, et sa queue n’a guère qu’un pied. Son pelage d’un gris pâle, uniforme, est légèrement teint ou piqueté de brun, parce que la partie apparente des poils en dehors est à peu prés marquée d’anneaux étroits de cette couleur, tandis que tout le restant est d’un blanc jaunâtre sale. Sur ses flancs et prés de son encolure, ces poils prennent une disposition telle qu’on aperçoit de légères traces de bandes transverses, analogues à celles qui caractérisent l’espèce précédente; la tête et Les extrémités, couvertes de poils courts, ont une couleur plus foncée que le reste du corps; la croupe et la queue sont revêtues de poils roides et longs, blanchâtres, avec un anneau brun dans leur milieu.
La description de la mangouste que Buffon désigne sous Le nom de nems (tort, puisqu'il appartient à l'espèce d'Egypte), s'accordant généralement avec celle de l'espèce désignée par M. Geoffroy, sous le nom d’ichneumon griseus , ce naturaliste a cru devoir ne passéparer ces animaux , bien que leur patrie ne soit pas la même , puisque le sien se trouveroit dans l’Inde , et que celui de Buffon habiterait les côtes orientales d'Afrique.
Quant au Viverra cafra de Schreber et de Gmelin , il s'en
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rapprocheroit encore assez, mais ilen différeroit cependant par la couleur noire de l'extrémité de sa queue.
Le caractère de l'espèce que nous décrivons, qui paroît avoir le plus frappé M. Frédéric Cuvier, est la couleur blanche des parties inférieures de son corps, et ce caractère doit être un de ceux qui serviront le mieux à la distinguer de la suivante.
Maneousre DE Maracca, Fr. Cuv., Mamm. lithogr.:; Herpes- Les Frederici, Desm. La longueur de son corps, mesurée depuis le bout du museau jusqu’à l’origine de la queue, est de onze pouces; celle de sa queue est d’un pied. Sa hauteur dans la partie la plus élevée du dos est de cinq pouces quatre lignes. La couleur générale de son pelage est d’un gris sale qui résulte des anneaux noirs et blancs jaunâtres qui recouvrent les poils; le tour de l’œil, l'oreille et l'extrémité du museau sont nus et violâtres; le jaune est un peu plus pur dans les poils du dessous du cou, et le noir moins foncé aux parties inférieures , ce qui les rend un peu plus pâles que les parties supérieures. Les pattes n’ont que des poils courts, et la peau est d’une coulenr de chair qui a une teinte lie de vin; la queue est de la même couleur que le corps, très-grosse à son origine, et se termine en pointe par des poils jaunûtres.
On voit par cette description que cette espèce est extrémement voisine de la précédente, et nous ne nous déterminons même à l'en séparer que sur l'autorité de M. Frédéric Cuvier, qui les a distinguées. Selon ce naturaliste, on doit la placer à la tête d’une série de mangoustes indéterminées de Pondichéry, du Cap, de l'Ile-de-France ou de Java, qui passent de l’une à l’autre, par des nuances insensibles, du gris au brun, et dont la mangouste de Java seroit le dernier terme vers le brun, celle-ci étant le premier vers le gris; ces animaux ne paroissant être que des variétés d’une même espèce, lorsque l’on compare les plus voisins, mais présentant de véritables différencesspécifiques, lorsqu'on rapprocheles extrêmes.
M. Frédéric Cuvier a décrit l’animal dont nous nous occupons, sous le nom de mangouste de Malacca, bien qu’elle se trouve non seulement dans la presqu’ile de Malacca, mais aussi aux environs de Pondichéry, d’où elle a été envoyée au Muséum par M. Leschenault de Latour, et c'est ce qui m'a déterminé à changer son nom spécifique.
Un mâle de cette espèce, qui a vécu a la ménagerïe, étoit extrêmement apprivoisé, et d’une grande propreté, etil ne montroit de férocité que lorsqu'il voyoit lespetitsanimaux dont il désiroit faire sa proie : lorsqu'on l'irritoit, sa queue, dont les poils se hérissoient, devenoit grosse comme celle d’un renard.
Dans son pays natal, cette mangouste habite les trous des murailles, ou des terriers, au voisinage des habitations, où elle cause des ravages semblables à ceux des putoisehez nous.
ManGousTe »E Java: Herpestesjavanicus, Desm.; Maxcouste DE Java, Geoffr., Mém. sur l'Egypte; Fréd. Cuv., Mamm.lithogr. Cetteespéce, selon M. Geoffroy, a le pelage brun marron, pointillé de blanc jaunâtre;la tête, le dessous de la gorge et les pieds d’un brun marron foncé, et la queue de la couleur du corps; et c’est ainsi que je l’ai décrite (Mammalogie , n.° 326). D'un autre côté, M. Fréd. Cuvier, qui a eu a sa disposition une mangouste vivante qu’il lui rapporte, dit qu’elle ne différe de la mangouste de Malacca, que parce que son pelage est tiqueté de noir et de brun, au lieu de l'être de noir et de blanc; mais que du reste elles ont l’une et l’autre le museau noirâtre, le dos plus foncé que les flancs, ainsi que les extrémités et la tête sur lesquelles le brun est plus uniforme, parce que les poils ÿ sont entiérement bruns ou noiràtres.
On trouve cette espèce, non seulement à l’ile de Java, mais encore sur le continent asiatique.
Maxeousre D»'Edwanrps: Herpestes Edwardsu, Desm:; Viverra, Edwards, Birds, tab. 199; Manceousre »'Enwanps, Geoffr. , Mém. sur l'Egypte. Cette petite espèce, qui paroîtappartenir à cettesérie de mangoustesindéterminées que M. Frédéric Cuvier fait commencer par la mangouste de Malacca , et qu’il termine par la mangouste de Java, est caractérisée par la couleur des poils de son dos et de sa queue, qui sont annelés de brun et d’olivètre; par son museau d’un brun rougeâtre , et par sa queue pointue. Elle est des Indes.
Granne Mancousre de Buffon, Hist. nat., Suppl., tom.3, pl. 26 : Herpestes major , Desm.; Ichneumon major , Geoffr., Mém. de l'Iost. d'Egypte, Hist. nat., tom. 2, pag. 139,n.° 7. Celle-ci, qui n’est connue que par la description de Buffon, est remarquable par sa grande taille , son corps ayant un pied dix pouces de longueur, et sa queue un pied huit pouces.
Son museau est un peu plus gros et un peu moins long que celui des autres espèces; son poil est plus hérissé et plus long; et sa couleur générale est la couleur marron très-finement tiquetée de fauve; sa queue, qui est terminée de brun, est pointue au bout. Sa patrie est inconnue.
Mancouste ROUGE : Herpestes ruber , Desm.; Ichneumonruber, Geoffr., Mém. sur l'Egypte. Cette espèce. qui existe dans la collection du Muséum, a quinze pouces environ de longueur mesurée depuis le bout du nez jusqu'a l’origine de la queue qui a onze pouces. La teinte générale de son pelage est le roux ferrugineux très-éclatant, particulièrement sur la tête et sur la face externe des quatre membres; Les poils du dos et des flancs sont marqués d’anneaux alternativement roux foncé et roux jaunàtre ou fauve, qui font paroître ces parties comme piquetées de cette dernière couleur ; le dessus de la tête est d’un roux d’écureuil trés-ardent; les poils du menton, du dessous du cou et de la poitrine sont d’un jaune roux égal, et cette teinte devient un peu plus foncée sous le ventre; la queue est couverte de poils roux non annelés.
La patrie de cette espèce est inconnue. |
ManGousrE VANSIRE : Herpestes galera , Desm.; Vaxsire, Buff., Hist. nat. t. 13, pl. 21; Mustela galera, Linn. ; MaAnGoOuUsTE VANsire, Geoffr., Mém. sur l'Esypte; Vohang shira des Madécasses.
Cette dernière espèce, connue depuis long-temps, avoit d’abord été rapportée au genre des martes, et c’esta M.Geoffroy qu’on doitson transport dansceluides mangoustes,auquelellese rapporte véritabtement. Son corps a un pied de long environ, mesuré depuis le bout du nez jusqu'a l’origine de la queue. Le tronçon de cette derniére partie n’a queseptpouces , maisäl est dépassé de deux pouces et demi par les poils qui le terminent. Son pelage est soyeux, moins long que celui de la fouine et de la marte, d’un brun foncé et piqueté de blanc jaunûtre, les poils intérieurs sont d’un brun uniforme ; latêteetles pattes sont d’un brun plus teinté de roux que le reste du corps; les oreilles sont assez grandes et brunes, la queue, de moyenne épaisseur à sa base, est couverte de poils assez longs et bruns, annelés, comme ceux du corps, de blanc jaunûtre.
Cet animal originaire de Madagascar, à été transporté dans les iles de France et de Bourbon, où il est maintenant accli-
MAN 63 maté. On ne sait rien sur ses habitudes naturelles, si ce n’est qu'il aime beaucoup à se baigner. { Desm. )
MANGRÈNEGRÈNE. (-Ornith.) L'œdicnème , charadrius œdicnemus, Linn., se nomme ainsi à la terre des Papous. (Cu. D.)
MANGROVE. (Bot.) Voyez Maneze. (J.)
MANGUEIRO. (Bot.) Suivant Loureiro, on donne ce nom sur la côte orientale d'Afrique, à un arbre qu’il décrit et nomme éilachium africanum. (LE. )
MANGUEL et MEXOCOLT. ( Bot.) L’acanga, espèce d’ananas, bromelia , porte ces noms au Mexique. (Lrv.)
MANGUES. ( Bot.) Synonyme de mangle et manglier.(Lxw.)
MANGUEY ( Bot.), nom de l'agave americana au Mexique. (Lem.)
MANGUIER. ( Bot.) Voyez Mancrer et Maxeze. ( Le.)
MANGUIER A GRAPPES. ( Bot.) Suivant M. du Petit- Thouars, on donne ce nom, dans l’iie de Madagascar, à son genre Sorindeia, qui est le voa-sorindi des Malgaches, (J.)
MANGUMMANAUCK. (Bot.) Clusius, d’après un historien de la Virginie, cite sous ce nom un chêne de ce pays, qui donne un gland très-gros dont il figure la cupule. Il dit que les habitans font sécher ce gland pour le conserver, et qu’ils s’en nourrissent après l'avoir macéré dans l’eau et lui avoir fait éprouver une cuisson. (J.)
MANGUSTA. ( Mamm.) Voyez Mancousre. (Des. )
MANHÉFOR. (Ornith.) Synonyme d'oiseau de paradis à La terre des Papous. (Cx. D.)
MANI, Moronobea. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des puttifères, de la polyadelphie polyandrie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions; cinq pétales cornivens , roulés et se recouvrant par un de leurs bords; quinze a vingt étamines polyadelphes, distribuées en cinq faisceaux, roulés en spirale autour d’un ovaire supérieur; un style; cinq stigmates ; une baie capsulaire, uniloculaire, polysperme. Mara FLEuRs ÉCARLATÉS : Moronobea coccinea, Aubl,, Guian., vol. 2, pag. 789, tab 215; Lamck., Ill. gen., tab. 644; Symphonia globulifera, Linn., Suppl., pag. 302. Très-grand arbre de la Guiane , dont l'écorce est lisse, cendrée, le boïs jaunâtre ; la cime composée d’un grand nombre de rameaux noueux,
64 MAN tétragones, garnis de feuilles opposées, ovales oblongues, glabres, acuminées, à pétioles courts. Les fleurs sont d’un beau rouge, solitaires, ou réunies en bouquets à l'extrémité des rameaux ; les pédoncules courbés, puis redressés à l’époque de la floraison; les divisions du calice concaves, épaisses, jJaunâtres, un peu arrondies et persistantes; les corolles beaucoup plus longues que le calice; les pétales ovales, oblongs, à peine ouverts; les filamens d’un rouge vif, réunis en cinq faisceaux à leur base : les anthères longues, à deux lobes. L’ovaire est strié en spirale , à stigmates étalés en étoile. Le fruitest ovale, à une seule loge, renfermant deux à cinq semences grosses, anguleuses, couvertes d’un duvet roussâtre.
Il découle, de toutes les parties de cet arbre, un suc jaune, résineux, trés-abondant, surtout dans le tronc et les branches: ‘il s’épaissit et devient noir en se desséchant. Les Créoles l’emploient pour goudronner leurs barques, leurs pirogues, leurs cordages, etc. L’on en fait aussi des flambeaux, en le mélant avec d’autres résines du pays. Les Galibis s’en servent pour attacher les fers de leurs flèches, et les dents de poisson dontils les arment. Le bois des jeunes individus sert à faire des cercles de bariques: celui des grands arbres se fend pat on en fabrique des bariques. boue ) MANI. (Ornith.) Synonyme d'oiseau à l’île Guébé, sus les Moluques. (Cx. D.) MANIAN ou MAGNA. (Entom.) Ces noms sont ceux sous lesquels on désigne les vers à soie dans le Languedoc. (Desw.) MANIAURI. (Ornith.) Ce nom, qui s'écrit aussi magniaourou , désigne, à la terre des Papous, le Lori tricolor, psittacus Lori, Linn. (Cu.D.) MANICAIRE, Manicaria. (Bot.)\ Genre de plantes monoco- Le Loi der ol à fleurs monoïques, de la famille des palmiers, de la monoëécie polyandrie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Les deux sexes réunis sur le même régime; une spathe entière en forme de sac; un calice campanulé, déchiqueté à son bord; trois pétales coriaces ; environ vingt-quatre étamines; les filamens libres : dans ds fleurs femelles, un ovaire supérieur, trigone; un style conique; un stigmate ample; une noix ou un drupe sec?
MANICAIRE EN sAC : Manicaria saccifera, Gærtn., de F ruct., 2,
MAN 65 Pag. 469, tab. 176; Lamck., Ill. gen., tab. 774; Palma saccifera, Clus., Exof., pag. 4; J. Bauh., Hist. ; 1, pag. 383; vulgairement De GX P C’est la seule espèce de ce genre, dont nous ne connoissons encore quelesfleurs. Elles sont monoïques, les mâles mélangées avec les femelles sur le mème régime, renfermées d’abord dans une grande spathe entière, susceptible d’une grande dilatation, en forme de sac ou de bonnet conique; les spathes partielles situées sous chaque fleur sont à peine sensibles. Le régime est tomenteux, presque paniculé, divisé en rameaux trés-simples, comprimés. Les fieurs mâles sont nombreuses, recouvrent presque toute la superficie des rameaux ; leur calice est court, scarieux, anguleux, déchiré à son bord ; leurs pétales sont ovales, rapprochés. Les fleurs femelles sontrarementau-dela de ue. placées à la base des rameaux, beaucoup plus grandes que les fleurs mâles ; leur calice est membraneux, irréguliérement crénelé; leurs pétales sont ovales, acuminés, coriaces, connivens ; leur ovaire est trigone et leur'style épais conique. Cette DC croît dans les Indes orientales. (Porr.)
MANICOU. (Mamm.) Nom propre du didelphe à oreilles bicolores. Voyez Sanieue. (F.C.)
MANICOU. (Crust.) M. Bosc dit que l’on donne cenomàun crustacé brachyure, dont il ne désigne pas le genre. (Desm.)
MANICUP. (Ornith. ) Ce nom , qui s'écrit aussi manikup , est celui d’un manakin de Cayenne, autrement nommé plume blanc, et dont M. Vieillot a formé le genre Pithys. (Ca. D.) :
MANIER. (Ornith.) C’est l’un des noms picards de la piegrièche écorcheur. (Desm. )
MANIFALKOUME (Ornith.), nom que porte l'ara noir à trompe , dans l’île de Guébé. ( Cu. D.)
MANIFOLIUM (Bot.), un des noms anciens de la M cités par Apulée. (J.)
MANI-GALGALET ou GALÉGALET (Ornith.), nom donné, dans l'ile de Guébé, archipel des Moluques, à une Fosse dé fou ou de cormoran. (Ca. D.).
MANIGETTE. (Bot.) Dans la collection ancienne des Voyages par Théodore Debry, part. VI, chap. 38, il est fait mention d’une espèce de frbiant brin, ainsi nommée dans l’Ethiopie ; mais, d’après sa description trés-incomplète, il sem-
bleroit qu’elle auroit plus de rapport avec le maïs, cependant sans lui être congénère. On ne la eonfondra pas avec la maniguette, qui est un fruit ou une graine aromatique, substituée quelquefois au poivre etque l’on croit produite parun cananba, . ou un uvaria, genre de la famille des anonées. On l’assimile aussi quelquefois aux graines de quelques cardamomes. (J.)
MANIGUETTE, ( Bot.) Voyez Manicerte. (J.)
MANIHOT. ( Bot.) Voyez Maxpnsa. (3-)
MANIKAU (Bot.), nom de la fraise à Java. (Lew. )
MANIKIN. (Mamm.) Selon Sonnini, ce nom seroit celui que la guenon mône recevroit dans son pays natal, la .Côted'Or en Afrique. (Desw.)
MANIKOR. (Ornith. ) L'oiseau connu sous ce nom est le pipra papuensis, Gmel., lequel diffère des manakins, en ce que sa mandibule supérieure n’est pas échancrée. (Cu. D.)
MANIKUP. (Ornith.) Voyez Maxicur. ( Ca. D.)
: MANIL. (Bot.) Voyez Mani. ( Leu.)
MANILJAKA (Bot.), nom malabare, cité par Rhéede, d’un corossolier, anona squamala , qui est le manil-ponossou des Brahmes. (J.)
MANIL-KARA. (Bot. ) L'arbre du Malabar cilé sous ce nom par Rhéede, et que Scopoli a reproduit sous celui de s£isseria, a beaucoup d’affinité avec l’imbricaria de Commerson, qui, lui-même, est congénère de l’elengi mimusops. (J.)
MANILLE. (Erpétol.) M. Bosc dit que ce nom est celui d’une vipére de l’Inde, dont la morsure est fort redoutée. (Des. )
MANIMBÉ. (Ornith.) Cet oiseau est un de ceux que M. d’Azara a décrits parmi ses chipius, et dont il a déjà été fait mention dans le tome 8.° de ce Dictionnaire, pag. 590. L'auteur espagnol dit, n° 141, que le manimbé ou malimbé se trouve au Paraguay jusqu’à la rivière de la Plata, qu'il se perche ordinairement sur les buissons les plus bas et au bord des bois, et qu'il a un ramage doux et assez varié. La longueur totale de cet oiseau est de cinq pouces, et celle du bec, dont la forme est pyramidale, de cinq lignes. La tête, le dessus du cou et la moitié du dos sont couverts de plumes noiràtres au milieu, et de couleur de plomb sur le reste; celles du bas du dos et le croupion sont d’un brun noirâtre; les pennes alaires et caudales sont brunes; le pli de l'aile est d’un jaune foncé, ainsi
| MAN 67 qu’un trait entre le bec et l'œil; lespaupières sont blanchîtres ; l'iris est brun, et le bec, noirâtre en dessus , est blanchätre en dessous. ( Cu. D.)
MANINA et MANINÆ. (Bot.) Dénominations sous lesquelles les espèces de clavaires charnues, rameuses et coralloïdes, sont décrites dans les ouvrages d'Hermolaïüs, Ruelle, Book, Césalpin, etc. Micheli les réunissoit en un genre sous le nom de corolloides qu'Adanson a conservé, mais nommé manina, qu’il auroit fallu adopter, si ce genre n’avoit été réuni avec d’autres champignons analogues sous le nom commun de clavaria. (Voyez CravVaïRes.)
Ces mêmes plantes sont encore désignées par manotæ dans un ancien ouvrage intitulé: Dere Po. dont Bruyer, dit. Champier de Lyon, est auteur. Toutes ces Jeres rappellent que les clavaires dont il s’agit, sont découpées à peu près de manière à imiter une main. Dans les campagnes, ce sont encore elles qu’on nomment mainoltes, manoftes, doigliers, etc. (LEm.)
MANIOC. ( Bot.) Voyez JantpnA. ( Porn.)
MANIPI (Ornith.), nom du goura ou pigeon couronné, columba coronata, Linn. , chezles Papous. ( Cx. D.
MANIPONGOU (Bot.), nom vulgaire d’un savonier, sapindus laurifolia , sur la côte de Coromandel. (J.)
MANIPOURI ou MAIPOURI (Mamm.), un des noms du Tapie D'AMÉRIQUE. (DEsM.)
MANIROTE. (Bot.) Dans le canton d’Angustura en Amérique, On nomme ainsi un Corossolier, anona manirole. de la - Flore Equinoxiale. (J.)
MA-NIROURI. ( Bof.) Petit arbre & Malabar, nommé Hajana-peja par les Brahmes; lequel paroït être un phyllanthus ou une espèce d’un genre voisin. (J.)
MANIS (Mana), nom latin donné par Linnæus comme nom générique aux Pancorins. (F.C.) | MANISURE , Manisuris. (Bot.) Genre de plantes monocotylédones , à fleurs glumacées, de la famille des graminées, de la polygamie monoécie de Linnæus, offrant pour caractére essentiel, dans les fleurs hermaphrodites, un calice bivalve, uniflore ; la valve extérieure concave, hémisphérique, tuberculée ; la corolle plus petite que le calice, à deux valves
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6ë MAN
membraneuses ; trois étamines;un style bifide ; les fleurs mäles pédicellées, mélangées et alternes avec les hermaphredites; les valves calicinales ovales lancéolées ; celles de la corolle transparentes, renfermées dans le calice.
M.de HAMRE L a exclu de ce genre le manisuris myurus, dont 1l a formé, d’après M. Desvaux, le genre Peltophorus, dont le caractère est établi sur la valve extérieure du calice large, presque plane, membraneuse à ses bords, point tuberculée. Je doute que ce genre puisse être admis, d’après un si foible
caractère. (Voyez PEcToPHoRE.)
\ MANISURE GRANULÉE : Manisuris granularis, Swartz; Lamck., Ill. gen., tab. 639 ; Beauv., Agrost., tab. 21, fig, 10; Cenchrus granularis, Linn.; Sloan., Jam. Hist., 1, pag. 120, tab. 80. Cette plante a des tiges hautes, rameuses, chargées de poils, ainsi que les feuilles; ces poils sont placés sur de petits points calleux ; les feuilles d’une fongueur médiocre, larges d'environ quatre lignes; les gaînes un peu renflées, plus courtes que les entre-nœuds; les fleurs disposées en épis grêles, axillaires, terminaux, fasciculés, quelquefois solitaires; ils sont accompagnés chacun d’une petite feuille en forme de bractée. La valve calicinale externe est concave, presque entièrement sphérique, d’un blanc jaunâtre, comme caileuse, et couverte de rides tuberculées, échancrée à sa base pour embrasser le rachis de l’épi. Cette plante croit aux Antilles, et même à l’Ile-de- France.
MANISURE À PLUSIEURS ÉPIS : Manisuris polystachya, Pal. Beauv., Flore d'Oware et de Benin, 1, pag. 24, tab. 14, et Agrostog., pag. 119. Cette plante, trés-rapprochée de la précédente, en est distinguée par ses épis deux ou trois fois plus nombreux. Ses tiges sont dures, rameuses, striées, velues, hautes d’un pied et demi et Abe les. ET larges, alongées, aiguës,
couvertes de poils tuberculés à leur base. Lesfleurssont réunies en épis axillaires, latéraux, et nombreux ; le rachis articulé ; la feuille qui les accompagne n’a qu’une gaine très-courte ou nulle ; les fleurs mâles et les hermaphrodites placées sur le même épi. Cette plante croît dans les prés humides à Chama,
Oware et Benin. ( Porn.)
MANITAMBOU (Bot.), nom caraïbe du sapotillier, cité par Nicolson et Barrère, (J.)
MAN 6g MANITHONDI (Bof.), nom du henné, lawsonia, à Ceilan,
suivant Hermann et Linnæus. (J.)
MANITOU, MANITOUR. (Mamm.) C’est le même nom que Manicou. (F. C.)
MANITOU. ( Conchyl.) Dénomination que les Sauvages de l’Amérique méridionale emploient pour désigner une coquille du genre Ampullaire, l’ampullaire idole, helix ampullacea Linn., Gmel. (DE B.)
MANJACK (Bot.), nom d’un sebestier, cordia elliptica, dans les Antilles, suivant Swartz. (J.)
MANJA-KUA ( Bot. ), nom malabare du curcuma rolunda, que. Garcias et Clusius nomment many ale; le mangella-kua est le curcuma longa. (J.)
MANJA-KURINE (Bof.), nom malabare , cité ac’ Rhéele ; du justicia infundibuliformis de Linnæus. (IL)
MANJALE. (Boë.) Voyez Maxsa-Kua. (J.)
MANJAPU, MANJAPUMERAM (Boi.), noms aisés de-
larbor tristis, nyctanthus arbor tristis de Linnæus, qui est le . parialicu des Brahmes. (J.)
MANJHO-PERO ou BANAR. (Entom. ) Selon l'abbé de gas vages, ces noms fanguedociens sont ceux du capricorne héros, cerambyx heros ; et celui de manjho-roso est appliqué au capricorne à odeurde rose, cerambyz moschatus. (Desm.)
MANKAHOK. (Ornith.) Ce nom, qui s'écrit aussi mangahonki désigne , suivant MM. Quoy et Gaimard, médecins naturalistes du voyage autour du monde du capitaine Freycinet, une espèce de éassican, barita , Cuv., et eracticus, Vieill., & la terre des Papous. (En. D.)
MANKINETROUS. (Ornifh.) On donne, à la terre des Papous, ce nom et celui de mangrogrone, au martin-chasseur gaudichaud, dacelo. gaudichavd, de MM. Quoy et Gaimard, médecins naturalistes du voyage autour monde du CÉÈRS Freycinet. (Cr. D.)
MANKIRIO. (Ornith.} C’est ainsi qu'a ka terre des Papous on appelle le mégaäpode Freycinet, M at Freycinet ,
Quoy et Gaimard. (Cu. D.)
MAN-KO (Bot.}, nom que les Chinois donnent au fruit du manguier, mangifera, suivant le Jésuite missionnaire Boym.
MANKS PUFFIN (Ornith.), nom anglois du pétrel puffin , procellaria puffinus , Gmel. (Cu. D.)
MANLIRA (Bot.), nom caraïbe du gayae, selon Surian et Nicolson. (J.)
MANLITOU (Bot.), nom caraïbe, cité par Surian, d’un acacia qui paroît être le mimosa tergemina de Linnæus, ou son mimosa purpurea , tous deux rapportés, par Wildenaae, à son genre Inga. (J.)
MANNALIE RANKEN. (Bot.) Burmann dit qu’on nomme ainsi son lobelia pumila sur la côte de Coromandel. (J.)
MANNA TERRESTRIS. (Bot.) C'est-à-dire manné terrestre. Sterbeeck donne ce nom et celui de medula terrestris à la chanterelle , très-bonne espèce de champignon que l’on mange dans beaucoup d'endroits. Voyez Cnanrerezre et Merutius. (Lem.)
MANNE. (Bot. ) Substance douceñtre et sucrée, produite par certaines espèces de frênes, et principalement par le fraxinus rotundifolia. Voyez vol. 17, p.379. (L. D.)
MANNE (Chim.) L'analyse de la manne m'a donné: 1.° du sucre fermentescible; 2. dela mannite; 3.° une gomme qui produit beaucoup d'acide saccholactique quand on la traite par l'acide nitrique ; 4.° une matière nauséabonde. (Cn.)
MANNE DE PERSE. ( Bot.) Voyez Alhagi à l’article Sain-.
Foi. ( LE.)
MANNE DE PRUSSE (Bot. ), nom vulgaire du festuca fui tans , Linn., que plusieurs auteurs rangent M ONE hui parmi les poa. (L. D.)
MANNE DU LIBAN. ( Bot.) V oyez Masric. ( Lem )
MANNEI. (Ornith.) L'oiseau, ainsi appelé à .la terre des Papous, est une espèce de done ou hirondelle de mer, (Cu. D.) -
MANNELI (Bot.), nom malabare, cité par Rhèede de Eushbt
lathus indica, genre de la famille Ace légumineuses. (J.) MANNESI (Bot.), nom chinois cité par M. Thunberg, de
son orontium japonicum, qui est le kiro ou wirjo du Japon. (J.).
MANNETIA. (Bot.) Voyez Gazour , Nacreea. (J.) -
MANNITE, (Chim.) Substance qu’on retire de la manne. Elle est caractérisée par les propriétés suivantes : elle a une saveur sucrée;elle cristallise en aiguilles fines, brillantes; elle
MAN 7 est soluble dans l’eau et dans l’alcooksurtout à chaud. L'alcool bouillant qui en estsaturése prend en masse par le refroidissement; elle ne fermente pas avec la levure ;traitée par l'acide nitrique , elle se convertit en acide oxalique , : sans donner d'acide saccholactique. |
La mannite est formée suivant M. Th. de Saussure , de :
PRET ENORME PR ARE RER Le mia into de MO DER D DE -- ueoeLee.ue 7,87
fl suit de cette analyse que l'hydrogène est en excès sur la: mr”. de cetélément qui est nécessaire pour convertir loxigène dé la mannite en eau.
Pour préparer la mannite, on traite la manne en larmes par l’alcoel bouillant ; on fleré: ; par Le refroidissement la mannite cristallise ; on verse les matières sur un filtre , on presse les cristaux pour les égoutter; puis,on les redissout dans l’aleool bouillant pour achever de lespurifier: (Cx.)
MANOA. (Bot.) C’est dans ee. le nom d’une espèce de corossok. ( LEm.)
- MANOBI. (Bot.) Voyez Manxourr. (J.)
MANOBO. ( Ornith.) Suivant MM. Quoy et Gaimard, c’est à la terre des Papous, la colombe kurukuru, columba de de rata, Lath.(Cn. D.)
MAN-OF-W AR BIRD. (Ornith. ) Ce nom anglois, quisignifieoiseau guerrier, a été mal à EE donné par les Anglois de la baie de Hudson au labbe à longue queue ; il avoit été antérieurement appliqué à la st pelecanus re Linn. (Cx. D.) MANON. ( Spong. ) M. Oen dans son Système général de zoologie, fait sous ce nom un genre dans lequel il range les Spongia hab 3 , lanuginosa , alcicornis, damicornis, lactuca, fupha et lycopodium. Ses caractères sont: Eponges molles, branchues, les branches rondes et flexibles. Le typ'e du genre est le Spongia dichotoma , que M.Oken nomme Manon ceryicornis, Voyez Sronxcratres. (DEB.)
MAN-ONAPU. (Bot.) Espèce de balsamine du Malabar. Le terme onapu paroit appartenir au genre. (J.)
MANOO. (Ornith.) Ce mot, écrit en anglois, s'exprime en
françois par manou. Il signifie oiseau en général dans lesiles de la Société, dans celles des Amis, et à la Nouvelle-Calédonie, où l’on désigne les oiseaux au pluriel par mani mani. (Cu. D.)
MANOO-ROA. (Ornith.) Le premier de ces mots signifie oiseau , dans les îles de la Société, et le second est un adjectif qui a plusieurs acceptions dont une est long. Les habitans de ces iles appellent ainsi l’oiseau du tropique ou paille-en-queue , phaeton æthereus, Linn.(Cu. D.)
MANORINE. {Ornith.) M. Vieillot a établi sous ce nom dans la famille des oiseaux sylvains, entre les martins et les grallines, un genre composé d’une seule espèce de la Nouvelle- Hollande, et lui a assigné pour caractères : Un bec court, assez grêle, comprimé latéralement, entier, pointu , et dont la base est garnie sur les côtés de petites plumes dirigées en avant; la mandibule supérieure un peu arquée et couvrant les bords de l'inférieure , qui est droite et plus courte; des narines amples, s'étendant de l’arête jusqu'aux bords du bec, d’une longueur égale à la moitié de la mandibule supérieure, terminées en pointe et recouvertes par une membrane à ouverture linéaire ; l'intermédiaire des trois doigts de devant soudéavec l'extérieur à la base; le pouce trés-épais et plus long que les doigts latéraux; les ongles crochus, étroits et aigus, dont le postérieur est le plus fort et le plus alongé.
ManoRiNE VERTE; Manorina viridis, Vieill. Cet oiseau, qui est conservé au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, a environ six pouces de longueur totale, et son bec a six à huit lignes; la queue est un peu arrondie à l'extrémité; les ailes en repos n’en dépassent pas la moitié. Le plumage est, en général, d’un vert olive, dontles nuances sont jaunàtressur les partiesinférieures, et foncées sur les parties supérieures et sur le bord interne des. pennes de l'aile. Les plümes de la base du front qui, des deux côtés, s'avancent sur les narines, sont noires; l’espace entre le bec et l’œil est jaune et paroît velouté; le bec et les pieds sont jaunes; deux moustaches noiràtres partent de la mandibule inférieure du mâle, et descendent sur les côtés de la gorge. La fémelle, qui est privée de ces moustaches, n’a pas non plus le lorum jaune ; son plumage est d’ailleurs d’un vert plus terne et assez uniforme. (Cn. D.)
: MANOTZÆ, (Bol.) Voyez Mania. (LeM.)
MANOT-PIMEEHT (Bot.) , nom du papihne Res de Swartz, dans les Antilles. (J.)
MANOU. ( Ornith.) Voyÿ. Mawoo. ( Ca. D.) Ÿ
MANOUBEÈNE (Ornith.), nom du crabier blanc, ardea æquinockialis , Linn., à la terre des Papous. (C«. D.)
MANOUCA. (Ornith.) Le Père Paulin de Saint-Barthélemi, dans son Voyage aux Indes orientales, tom. 1, pag. 422, cite cet oiseau comme une espèce de paradisier, ainsi nommée au Malabar. ( Cr. D.)
MANOUG-LAHÉ. (Ornith.) En langue chamorre ou desiles Mariannes, le coq, phasianus gallus, s'appelle ainsi, et la poule est nommée manoug-palahouan. Lahé signifie homme, et palahouan femme. (Cu. D.)
MANOUL. (Mamm.) Voyez Manu. (Desm.)
MANOUPO. ( Ornith.) À la terre des Papous, c’est ainsi qu’ on appelle le balbuzard , faleo haliaelos, Linn.; pare Sav. (GED:)
MANOUQUIBONGA. ( Bot.) L’arbrisseau de ce nom, st Madagascar par Rochon, dont les fleurs rouges sont disposées en aigrette, est le combretum coccineum, existant dans l’'Herbier de Commerson, sous les noms de pevræa , aigrelle de Madagascar. (J.)
MANOUSE. (Bo. ) Bomare dit qu'a Marseil oi on nomme ainsi le lin apporté du Levant. (J.)
MANQUE. (Ornith.) Tel est, suivant Molini, le nom que porte au Chili le condor, vultur gryphus, Linn. (Ca. D.)
MANROUA. ( Ornith.) La colombe muscadivore, columba ænea, Lath., porte ce nom et celui de mankaoua à la terre des a (Cx. D.)
MANS (Entom.), l’un des noms Han des larves du hanneton et du scarabée nasicorne. (Het. )
MANSANA. ( Bot.) Voyez Manssanas. (J.)
MANSANILLA. (Bot.) Voyez Mancénirier. (LEM.)
- MANSARD. (Ornith.) Ce terme, qui s'écrit aussi Mansart, est une des dénominations vulgaires du ramier, columba palumbus, Linn., qu’on appelle manseau dans le Brabant. (Cu. D.)
MANSEAU. ( Ornith.) Voyez Mansann.(Cu. D,)
MANSFENI. ( Ornith.) Voyez Marrinr. (Cu. D.)
MANSIADI {Boi.), de Rhèede. Voyez Connor. (Les. )
MANSIENNE. ( Bot.) Voyez Mancrewne. ( L. D.)
MANSJEL CALINIER (Bot.), nom indien, suivant Burmann, de son mollugo triphylla. (3.)
MANSORINO (Bot.), nom toscan d’un chèvre-feuille que Santi a observé dans son voyage au Montamiata dans la Toscane. (J.)
MANSSANAS. ( Bot.) Dans l'ile de Mindanao, une des îles. Philippines, on nomme ainsi, suivant Séis érdt , une espèce de jujubier, ziziphus jujuba, de Willdenow. Gmelin en faisoit son genre Mansana, auquel il attribuoit , avec Sonnerat, six pétales et autant d’étamines; Rhèede réduit ce nombre à cinq dans le perim-toddali des Malabares, qui est la même plante, suivant Willdenow. (J.)
MANSUETTE ( Bot.), nom d’une variété de poire pyramidale , obtuse, courbée, jaunàâtre , tachetée de brun. (L. D.)
MAN-SY-LAN. (Bot.) On donne en Chine ce nom à la crinole d'Asie. ( Lem.)
MANTANNE. ( Bot.) Synonyme de mancienne. La
MANTE, Mantis. (Entom.) Nom donné par les Grecs à des. insectes qui paroissent être les mêmes que ceux auxquels cet article est consacré. On trouve en effet dans une desidylles de Théocrite ce mot employé pour désigner une jeune fille maigre, à bras minces et alongés. Præmacram ac pértenuem puellara pavriv. Corpore prælongo ,pedibusitemprælongis ,locustæ genus. Rondelet, Mouffet, Aldrovande, Linnæus, ont adopté cette dénomination pour indiquer les mêmes insectes. Le premier de ces auteurs dit qu’en Provence on nomme indifféremment ces insectes devin et préga diou ou prêéche-dieu, parce qu’ils ont les pattes de devant étendues, comme s'ils pré choient; il ajoute même avec bonhomie : Tam divina censelur bestiola , ut puero interroganti de vià, altero pede extento rectam monsiret, aique rar , vel nunquam fallat.
Les mantes sont des insectes orthoptères ou à élytres ét à
ailes inférieures plissées en longueur et non pliées transversa- -
lement, munis de mâchoires; dont les cuisses postérieures ne sont pas plus longues que les autres; qui ont le corselet plus long que large, et cinqarticl=s aux tarses, et par conséquent qui appartiennent à la famille dite des anomides ou difformes . parce qu'en effet'ils différent de la plupart des insectes par
NATAN ; 75 la longueur de leur cerselet qui peut se redresser sur l’abdomen, et par le mode d’articulation et de conformation des pattes de devant dont l’insecte se sert comme de mains pour porter ses alimens à la bouche, le premierarticle de cestarses ayant la forme de crochet, et faisant avec la jambe une sorte de pince. te
Nous avons fait figurer une des espèces dece genre a la planche 24 qui a paru sous le n.° 12 de la première livraison de l’atlas de ce Dictionnaire.
Les mantes différent de la plupart des insectes ortheptères par les considérations que nous allons rappeler. D'abord elles n'ont pas, comme les grylloïdes ou les sauterelles, les jambes, les cuisses, ou en général les pattes postérieures, excessivement développées et propres au saut ; ensuite leur abdomen ne se termine pas par une sorte de pince, et leurs pattes par trois articles. Elles en ont cinq à la vérité comme les blattes, mais celles-ci ont le corselet au moins aussi large que long et recouvrant la tête, tandis qu’au contraire il est excessivement alongé et étroit dans les mantes.
Deux autres petits genres de la même famille des anomides , comme les phyllies et les phasmes, différent ensuite par la configuration des pattes de devant qui ne forment pas la pince.
Les mantes, dont le corps est généralement trés-alongé , ont la tête penchée, en forme de cœur ou detriangle dont les angles sont arrondis; les antennes longues eu soie; les yeux saillans avec trois stemmates. Leurs jambes de dgvant sont trés-alengées, surtout dans la région des hanches et des cuisses, et le tibia ou la jambe a, relativement, moins de longueur et se termine par une pointe acéréè en crochet, reçu dans une rainure de la cuisse qui est en outre armée d’épines.
On trouve peu de mantes dans le Nord ; mais on les observe très-fréquemment dans le Midi sous les trois états de larves, de nymphes motiles et d'insectes parfaits. Elles se nourrissent d'insectes mous qu’elles dévorent tout vivans. Les femelles pondent leurs œufs en masses disposées par lits, et enveloppées d’une matière gluante, comme gélatineuse, qui se dessèche a l'air, et qui reste cependant flexible. On trouve ces masses sur les tiges des plantes et des arbrisseaux; elles ressemblent
à de petits guépiers, où les œufs, enveloppés d’une sorte de parchemin, sont disposés sur deux rangs.
Les principales espèces de ce genre sont les suivantes :