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mois qu’ils étaient mariés, lorsque ce roi vint à mourir; qu’on brûla son corps, qu’on en mit les cendres dans une urne, et que tontes les fois que la reine allait pleurer sur celte urne, ces cendres devenaient tiètles...
Il y a des sympathies d’un autre genre:
ainsi Alexandre sympathisait avec Bucéphale ; Auguste chérissait les perroquets ; Néron, les étourneaux; Virgile, les papillons; Commode sympathisait merveilleusement avec son singe; Héliogabale, avec un moineau; Honorius, avec une poule (2), etc. Foi/. Antipathie, Clef d’or, etc.
SYRÈtNES. Vous ne croyez peut-être pas plus aux syrènes qu’aux géants, qu’aux dragons. Cependant il est prouvé aujourd’hui qu’il y a eu des dragons et des géants ; et dans un appendice très-attachant qui suit la légende de saint Oran (sixième siècle) dans le recueil de M. Amédée Pichot intitulé : Le Perroquet de Walter Scolt, l’auteur prouve, par une multitude de faits et de monuments, qu’il y a eu des syrènes en Bretagne,
Les marins disent avoir entendu le sifflement de la syrène :ce mot, chez eux, indique celte faculté de la nature par laquelle l’air pressé rend un son; elle existe dans le ciel , sur la terre, dans les mers ; elle produit l’harmonie des sphères, le sifflement des vents, le bruit des mers sur le rivage. Le peuple se représente la facullédont il s’agit comme une espèce de divinité à laquelle il applique la forme d’une femme, d’une cantatrice habitante des airs, de la terre et des mers. De là les syrènes des anciens ; ils leur donnaient la figure d’une femme, et le corps d’un oiseau ou d’un poisson. Zoroastre appelait Faîne syrène, mot qui en hébreu signifie chanteuse (3).
SYHROCFÜTE , pierre précieuse dont , au rapport de Pline, les nécromanciens se servaient pour retenir les ombres évoquées.
SYTRY ou B1TRU, grand prince aux enfers ; il apparaît sous la forme d’un léopard, avec des ailes de griffon. Mais lorsqu’il prend la forme humaine, il est d’une grande beauté. C’est lui qui enflamme les passions. 11 découvre, quand on le lui commande, les secrets des femmes, qu’il tourne volontiers en ridicule. Soixante-dix légions lui obéissent (4).
gleterre. Jamais la nature n’a produit de végétaux dont l’usage se soit répandu aussi rapidement; mais il a eu ses adversaires. Un empereur turc, un czar de Russie, un roi do
zon. Au moment de sa chute, elle entend quelqu’un rouler à ses côtés; c’était le premier ministre du duc. — Al» ! monsieur, que vous me rassurez et que j’ai de grâces à vous rendre 1 Je craignais d’avoir fait, une impertinence. — Hé! madame, qui pourrait y tenir! Mais, dites-moi, étaitelle bien grosse? — Ali ! monsieur, elle était affreuse. — Volait-elle près de moi? — Que voulez-vous dire? Une araignée voler? — Hé quoi ! reprend le ministre, pour une araignée 'ous faites ce train-l'a! Allez, madame, vous êtes folle; je croyais, moi, que c’était une chauve-souris.
(5) Cambr.y, Voyage dans le Finistère, t. II, p.,300.
(4) Wierus, Pseudom. diein.
Perse, le défendirent à leurs sujets, sous peine de perdre le nez ou même la vie. 11 ne tut pas permis, dans l’origine , d’en prendre a l'église; de même, à cause des éternuments qu’il provoque, on ne le prenait pas dans les réunions sérieuses de la cour. Jacques I r, roi d’Angleterre, composa un gros livre pour en faire connaître les dangers. La faculté de médecine de Paris lit soutenir une these sur les mauvais effets de cette plante , prise en poudre ou en fumée; mais le docteur qui présidait ne cessa de prendre du tabac pendant toute la séance.
Les habitants de l’île de Saint-Vincent croient, dit-on, que le tabac était le fruit défendu du paradis terrestre.
TACITURNITÉ. Le diable jette souvent un sort sur ses suppôts, que 1 on appelle le sort de taciturnité. Les sorciers qui en sont frappés ne peuventrépondre aux demandes qu on leur fait dans leur procès. Ainsi Boullé garda le silence sur ce qu’on chercha t à savoir de lui, et il passa pour avoir reçu le sort de taciturnité (1).
TACOU1NS, espèce de fées chez les mahométans; ieur> fonctions répondent que quefois à celles des Parques chez les anciens. Elles secourent plus habituellement les hommes contre les démons et leur révèlent l’avenir. Les romans orientaux leur donnent une grande beauté, avec des ailes comme celles des anges.
TA1LLEPIED (Noël) , mort en 1589. On lui doit un Traité de l'apparition des esprits, à savoir, des âmes séparées, fantômes, etc., in-12, souvent réimprimé. 11 admet dans ce livre beaucoup de contes de revenants. Il a laissé, de plus, les Vies de Luther et de Car lostadt, Paris, 1577, in-8°; un Abiégé de la philosophie d’Aristote , 1583, in-8°, une Histoire de l'Etat et la république des Druides, eubages, saronides, bardes, depuis le déluge jusqu’à Noire-Seigneur Jésus-Christ , 1585, in-8°, livre plein de fables et d’idées singulières.
TAJLLETROUX (Jeanne), femme de Pierre Bonnevault , sorcière que l’on accusa , à Montmorillon en Poitou (année 1599) , d’avoir été au sabbat. Elle avoua dans son interrogatoire que son mari l’ayant contrainte de se rendre à l’assemblée infernale , elle y fut et continua d’y aller pendant vingt-cinq ans ; que la première fois qu’elle vit le diable, il était en forme d’homme noir ; qu’il lui dit en présence de l’assemblée : Saute! saute! qu’alors elle se mit à danser ; que le diable lui demanda un lopin de sa robe et une poule, etc. Convaincue par témoins d’avoir, au moyen de charmes, maléficié et fait mourir des personnes et des bestiaux, elle fut condamnée à mort ainsi que son mari.
TAINGAIIU , esprits aériens chez les Kalmouks. Ils animent les étoiles , qui passent pour autant de petits globes de verre. Ils sont des deux sexes.
TALAPOINS. Ma giciens qui servent de
prêtres aux habitants du royaume de Lao, en Asie, et qui sont très-puissants.
Les Langiens (peuples de Lao) sont fort entêtés pour la magie et les sortilèges. Ils croient que le moyen le plus sûr de se rendre invincibles est de se Iroller la tête d’une certaine liqueur composée de vin et de bile humaine. Ils en mouillent aussi les tempes et le front de leurs éléphants. Pour se procurer cette drogue, ils achètent des talapoins la permission de tuer. Puis ils chargent de cette commission des mercenaires qui en font leur métier. Ceux-ci se postent au coin d’un bois et tuent le premier qu’ils rencontrent, homme ou femme, lui fendent le ventre et en arrachent le fiel. Si l’assassin ne rencontre personne dans sa chasse, il est obligé de se tuer lui- même, ou sa femme, ou son enfant, afin que celui qui l’a payé ait de la bile humaine pour son argent.
Les talapoins profitent avec adresse de la crainte qu’on a de leurs sortilèges., qu’ils donnent et qu’ils ôtent à volonté, suivant les sommes qu’on leur offre.
On lit dans Marini beaucoup d’autres détails, mais la plupart imaginaires , l’auteur ayant voulu faire quelquefois assez méchamment, sous le manteau des talapoins, des allusions misérables aux moines chrétiens.
TALISMANS. Un talisman ordinaire est le sceau, la figure, le caractère ou l’image d’un signe céleste, faite, imprimée, gravée ou ciselée sur une pierre, par un ouvrier qui ait l’esprit arrêté et attaché à l’ouvrage, sans être distrait ou dissipé pardes pensées étrangères, au jour et à l’heure de la planète, en un lieu fortuné, par un temps beau et serein, et quand le ciel est en bonne disposition, afin d’aitirer les influences.
Le talisman portant la figure ou le sceau du Soleil doit être composé d’or pur sous l’influence de cet astre, qui domine sur l’or. Le talisman de la Lune doit être composé d’argent pur, avec les mêmes circonstances. Le talisman de Mars doit être composé d’acier fin. Le talisman de Jupiter doit être compose du plus pur étain. Le talisman de Vénus doit être composé de cuivre poli et bien purifié. Le talisman de Saturne doit être composé de plomb raffiné. Le talisman de Mercure doit être composé de vif-argent fixé. Quant aux pierres, l’hyacinthe et la pierre d’aigle son de nature solaire. L’émeraude est lunaire L’aimant et l’améthyste sont propres à Mars. Le béryl est propie à Jupiter. La cornaline à Vénus. La chalcédoine et le jaspe à Saturne. La topaze et le porphyre à Mercure.
Les talismans furent imaginés, dit-on, par les Egyptiens, et les espèces en sont innombrables. Le plus célèbre de tous les talismans est le fameux anneau de Salomon, sur lequel était gravé le grand nom de Dieu. Rien n’était impossible à l’heureux possesseur de cet anneau, qui dominait sur tous les génies.
Apollonius de Tyane mit à Constantinople la ligure d’une cigogne, qui en éloignait tous les oiseaux de celle espèce par une propriété
(t) 31. Jules Guriucl, Histoire de la magie eu France, p. 2ici.