SOI
ardents ni lunes trop brillantes ; mais ils ont des marais et des brouillards fétides aussi funestes à l’homme qu’aux animaux. L ’Elfshot des bergers d’Angleterre, V Elle-Skiod des Allemands n’a pas d’autre origine, quoique la superstition accuse les fées et les lutins de ces maladies qui vous frappent i comme un coup de foudre. »
ZITON. Pendant les noces de Venceslas , fils de l’empereur Charles IV, avec la princesse Sophie de Bavière, le beau-père, qui savait que son gendre prenait plaisir à des spectacles ridicules et à des enchantements, fit amener de Prague une charretée de magiciens. Le magicien de Venceslas, nommé Ziton, se présente pour faire assautaveceux. Ayant la bouche fendue de part et d’autre jusqu’aux oreilles, il l’ouvre et dévore tout d’un coup le bouffon du duc de Bavière, avec tous ses habits, excepté ses souliers qui étaient sales, et qu’il cracha loin de lui. Ensuite, ne pouvant digérer une telle viande, il va se décharger dans une grande cuve pleine d’eau, rend son homme par le bas, et défie ses rivaux de l’imiter.
Nos vieilles chroniques et nos contes de fées offrent encore des traits semblables. Ce même Ziton changeait quelquefois, dans des festins, les mains des conviés en pieds de bœuf, afin qu’ils ne pussent rien toucher des mets qu’on leur servait, de sorte qu’il avait loisir de prendre pour lui la meilleure part. Voyant un jour des gens à des fenêtres attentifs à regarder un spectacle qui excitait leur curiosité, il leur fit venir au front de larges cornes de cerf, pour les empêcher de se retirer de ces fenêtres quand ils le voudraient.
Z1ZIS. C’est le nom que donnent les Juifs modernes à leurs phylactères.
ZOAPH1TÉ. Voy. Monstres.
ZODIAQUE. Les douze signes du zodiaque ont une influence diverse sur les horoscopes. Voy. Horoscopes et Astrologie.
Les influences du firmament se trouvaient très-favorables, disent les astrologues, à la naissance de Louis XIV, nous en avons le système généliaque dans l’une des médailles qui composent l’histoire de son heureux règne; l’Académie royale des inscriptions y a marqué sans rien donner aux incertitudes de l’astrologie) la position précise des planètes au moment où Dieu accorda à la France ce monarque que ses grandes actions ont rendu si justement célèbre.
On voit autour de cette curieuse médaille les douze signes du zodiaque formant les douze maisons de ce système; les sept planètes y paraissent dans les positions qu’elles occupaient alors; le soleil occupe le milieu du ciel; Mars, seigneur de l’ascendant, se trouve eu réception avec Jupiter, le protecteur de la vie, et ce qu’on nomme la fortune majeure. Saturne, qui est hostile, se voit là placé dans les dignités (en argot d’astrologue), ce qui le rend moins maléfique; la lune est en conjonction avec Vénus, et Mercure, dans son domicile de prédilection, à dix degrés du soleil, hors de combustion.
ZOD 002
éclairé par ses rayons, ce qui donne une supériorité de génie dans les plus difficiles et les plus importantes entreprises ; son cari é avec Mars n’est pas capable de l’abaisser.
La naissance du roi était figurée daus le milieu de la médaille par un soleil levant, et le roi est placé dans le char de l’astre, avec cette légende : Ortus solis gallici ; le lever du soleil de la France. L’exergue contient ces autres paroles : Septembris quinto , minulis 38, ante mer idiem , 1638.
Ajoutons ici une remarque curieuse, c’est que les objets sur lesquels les augures exerçaient leur science se réduisaient à douze chefs, en l’honneur des douze signes du zodiaque : 1° l’entrée dans une maison des animaux domestiques ou sauvages ; 2° la rencontre subite de quelque animal sur le chemin ; 3U la foudre, l’incendie d’une maison ou de quelqu’autre objet ; k° un rat qui rongeait des meubles, un loup qui emportait une brebis, un renard qui mangeait une poule, et tout événement de cette espèce; 5° un bruit qu’on entendait dans la maison, et que l’on croyait produit par quelque esprit follet ; 6° un oiseau qui tombait sur le chemin et se laissait prendre, un hibou qui chantait, une corneille qui criait, toutes circonstances qui étaient du ressort de l’augure; 7° un chat qui, contre la coutume, entrait dans la chambre par un trou; dans ce ras, il était pris pour un mauvais génie, ainsi que tout autre animal qui se présentait delà même manière; 8" une chandelle ou un flambeau qui s’éteignait de lui-même, ce que l’on croyait un fait de quelque démon ; 9° le feu qui pétillait; les anciens croyaient là entendre parler Vulcain ; 10’ le feu qui étincelait extraordinairement ; 11° le (eu qui bondissait d’une manière singulière ; les anciens s’imaginaient que les lares l’agitaient; 12° enfin, une tristesse subite et tout événement fâcheux que l’on apprenait contre toute attente.
Et maintenant dans ce livre, où nous démasquons toutes les erreurs, autant que le permettent nos humbles lumières, ne dironsnous rien des querelles singulières qui se sont élevées à propos du zodiaque de Denderah et de quelques autres zodiaques égyptiens? Les philosophes, qui ont enfanté tous les égarements de l’esprit humain, comme il ne serait pas difficile de le démontrer, ont reçu de nos jours bien des échecs ; ils en recevront encore, jusqu’à ce qu’ils reconnaissent, si c’est possible, dans les conditions de leur pauvre orgueil, qu’on ne trouve guère la vérité hors des enseignements de l’Eglise. Les luttes contre le Pentateuque n’ont laissé dans ses adversaires que des vaincus. Les plus Gers combattants étaient deux astronomes, gens dont la science est moins fixée peut-être que le magnétisme, aux bases si incertaines. Ces astronomes, Bailly et Dupuis, comme les Titans qui s’étaient promis d’escalader le ciel, ont entassé paradoxes sur systèmes , conjectures sur présomptions , suppositions sur bévues, inductions sur fantômes, aberrations sur mauvais vouloirs.
pour asseoir un piédestal à une antiquité du monde qui pût contredire les livres divins.
Iîailly crut démontrer que le zodiaque de Denderah était antérieur au déluge ; Dupuis, plus acharné, car ce n’était là ni la hardiesse ni l’intérêt de la science, Dupuis s’épuisa en longues veilles, en travaux ardus, qui lui ont coûté assurément bien des sueurs, pour établir que le zodiaque égyptien était antérieur de treize mille ans à Jésus- Christ. Pauvre homme qui se frottait les mains d’un tel triomphe !
Mais les savants sérieux sont venus bientôt, les savants sans passion, les savants qui recherchent la vérité. Les Visconti, les Testa, les Champollion, les Lelronne ont ramené la question aux faits réels; ils ont prouvé «le la manière la plus incontestable que les Egyptiens ni les indiens n’avaient pas intenté le zodiaque, qu’ils l’avaient reçu des Grecs; que le zodiaque de Denderah était un ouvrage du règne de Néron, et que les interprétations astronomiques au moyen desquelles Dupuis, dans le fatras indigeste et infâme qu’il a intitulé : Origine de tous les cultes, a voulu démoli r nos dogmes, n’ont pas le moins du monde l’antiquité qu’il leur prête, n’ayant été imaginées que par Macrobe et ses contemporains, lorsque le paganisme, honteux devant les premiers chréliens de sa grossière théogonie, chercha à la colorer de ce vernis pour en rougir u.i peu moins (1).
ZOROASTRE, le premier et le plus ancien des magiciens. Sextus Sinensis reconnaît deux enchanteurs de ce nom ; l’un roi de Perse et auteur de la magie naturelle; l’autre, roi des Baclriens, et inventeur de la magie noire ou diabolique. Ju tin dit que Zoroaslre régnait dans la Bactriane longtemps avant la guerre de Troie ; qu’il fut le premier magicien, et qu’il infecta le genre humain des erreurs de la magie.
Voici, dit Voltaire, ce que l’Anglais Hyde rapporte sur Zoroaslre, d'après un historien arabe :
« Le prophète Zoroastre étant venu du paradis prêcher sa religion chez le roi de ! erse Guslaph, le roi dit au prophète : — Donnez-moi un signe. Aussitôt le prophète fil croître devant la porte du palais un cèdre si gros et si haut, que nulle corde ne pouvait ni l’entourer ni atteindre sa cime. Il mit au haut du cèdre un beau cabinet où nul homme ne pouvait monter. Frappé de ce miracle, Guslaph crut à Zoroastre. Quatre mages ou quatre sages (c’est la même chose), gens jaloux et méchants, empruntèrent du portier royal la clef de la chambre du prophète pendant sou absence, cl jetèrent parmi ses livres des os de chiens et de chat-, des ongles et des cheveux de morls, (ouïes drogues avec lesquelles les magiciens ont opéré de tout temps. Puis ils allèrent accuser le prophète d’être un sorcier et un empoisonneur. Le roi se fil ouvrir la chambre par son
portier. On y trouva les maléfices, et voilà Zoroaslre condamné à êlre pendu.
a Comme on allait pendre Zoroastre, le plus beau cheval du roi tombe malade; ses quatre jambes rentrent dans son corps, tellement qu’on ne les voit plus. Zoroastre l’apprend; il promet qu’il guérira le cheval, pourvu qu’on ne le pende pas. L’accord était fait : il fait sortir une jambe du ventre, et lui dit : — Sire, je ne vous rendrai pas la seconde jambe que vous n’ayez embrassé ma religion.
« — Soif , dit le monarque. Le prophète, après avoir fait paraître la seconde jambe, voulut que les fils du roi se fissent zoroastriens; et les autres jambes firent des prosélytes de toute la cour. On pendit les quatre malins sages au lieu du prophète, et toute la Perse reçut sa foi.
« Bundari, historien arabe, conte que Zoroastre était juif, et qu’il avait été valet de Jérémie; qu’il mentit à son maître ; que Jérémie, pour le punir, lui donna la lèpre; que le valet, pour se décrasser, alla prêcher une nouvelle religion en Perse et fit adorer le soleil.
« Le voyageur français qui a écrit la vie de Zoroastre, après avoir observé que son enfance ne pouvait manquer d’être miraculeuse, dit qu’il se mil à rire dès qu’il fut né, du moins à ce que disent Pline et Solin. Il y avait alors un grand nombre de magiciens très-puissants; ils savaient qu’un jour Zoroastre en saurait plus qn’eux et qu’il triompherait de leur magie. Le prince des magiciens fit amener l’enfant et voulut le couper en deux; mais sa main se sécha sur-lechamp. On le jeta dans le feu, qui se convertit pour lui en bain d’eau rose. On voulut le faire briser sous les pieds des taureaux sauvages, mais un taureau plus puissant prit sa défense. On le jeta parmi les loups ; ces loups allèrent incontinent chercher deux brebis qui lui donnèrent à téter loute la nuit. Enfin il fut rendu à sa mère, Dogdo, ou Dodo, ou Dodu. » Bérose prétend que Zoroastre n’est autre que Cham, fils de Noé. Les cabalistes ont de Zoroastre une opinion loute différente; mais, si les démonomanes le confondent avec Cham, les cabalisles le confondent avec Japhet. Ainsi, les uns et les autres s’accordent à le faire fils de Noé. « Zoroastre, autrement nommé Japhet, dit le comte de Gabalis, était fils de Vesta, femme de Noé. Il vécut douze cents ans, le plus sage monarque du monde ; après quoi il fut enlevé. Cette Vesta, étant morte, fut le génie tutélaire de Rome ; et le feu sacré, que des vierges conservaient avec tant de soin sur un autel, brûlait en son honneur. Outre Zoroastre, il naquit d’elle une fille d’une rare beauté et d’une grande sagesse, la divine Egérie, de qui Numa Pompilius reçut toutes ses lois. Ce fui elle qui engagea Numa à bâtir un temple en l’honneur de Vesta, sa mère. Les livres secrets de l’an-
Til'u sur 'îcs^zo Jiu' i'uesIP’ * 'r L'ur‘9'ne 9r^eque des prétendus zodiaques égyptiens. V oyez aussi la brochure de M.
cicnne cabale nous apprennent qu’elle fut conçue dans l’espace de temps que Noé passa sur les flots, réfugié dans l’arche cabalistique. »
ZOUBDADEYER. En l’an 408, le roi de Perse Cabadès apprit, dit Théophanes, qu’il y avait aux frontières de ses Elats un vieux château appelé Zoubdadeyer, plein de richesses gardées par 'des démons. Il résolut de s’en emparer, mais les magiciens juifs qu’il employa pour mettre en fuite les bandes infernales n’y réussirent pas. Un évêque chrétien put seul dissiper les prestiges du château ensorcelé.
ZOUREG, serpent mystérieux, long d’un