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DEUXIÈME PARTIE

Chapitre premier. Dessein de celte seconde partie de la Réponse. Preuves avancées par l’auteur de l’Histoire pour établir son sentiment. Quand les philosophes païens n’auraient point cru qu’il y eût du surnaturel dans les oracles , il ne s’ensuit pas qu’ils aient cru qu’il n’y avait que Je la fourberie.

Les péripatéliciens n’ont point rejeté les oracles.

Il n’y a eu que quelques cyniques et quelques épicuriens qui ne les aient point attribués aux dieux ; mais ils ne les ont pas aitribués pour cela aux fourberies des prêtres des idoles. Méprise de l’auteur touchant un passage d’Eusèbe. Quelques païens ont pu mépriser les oracles, sans croire qu’ils ne lussent que des impostures des hommes. 1039

Ciiap. n. L’autorité du petit nombre de ceux qui, parmi les païens, ont méprisé ies oracles, n’est rien en comparaison de ceux qui les ont admirés. En matière d’autorités, le plus grand nombre doit toujours l'emporter. Les incrédules sont ordinairement moins instruits des raisons de croire, que ceux qui croient ne le sont de celles qu’ils ont pour ne point croire. Raison de celte différence conlirmée par l’expérience. Exemples de cette vérité tirés de l’auteur même. 1063

Chap. iu. Les anciens chrétiens étaient instruits desraisonsqui pouvaient les portera ne point croire les démons auteurs des oracles. Raisonnement pitoyable attribué injustement à Eusèbe sur ce sujet. Pourquoi Origène et Eusèbe, quoique très-bien instruits de tout ce qui pouvait faire croire que les démons n'étaient pas les auteurs des oracles, n’ont pas laissé de le croire et de l’enseigner. Clément d’Alexandrie n’a pas été d’un sentiment différent des autres chrétiens sur le sujet des oracles. 1055

Chap. iv. De 'a facilité que l’on avait à corrompre les oracles. C'est une mauvaise preuve pour montrer que les démons n’en étaient pas les auteurs.

Rien n’empêchait les faux prophètes du démon de supposer de faux oracles. Quelques prophètes de l’Ancien Testament en ont quelquefois débité de Semblables, sans que l’on puisse conclure delà qu’ils n’aient pas été ordinairement inspirés de Dieu, L’auteur semble supposer que les démons ont dû

LES APPENDICES. i|-;g

toujours rendre des oracles pleins de sagesse et do modération. 1067

Ciiap. v. Autre mauvaise Taison pour prouver que les oracles n’étaient que des fourberies : les nouveaux établissements qui s’en sont faits. 11 n’est point sûr qu’Ephesiion, Anlinoüs et Auguste aient rendu des oracles dans les temples qui leur ont été consacrés après leur mort. Quand ils en auraient rendu, rien n’empêche de les attribuer aux démons, comme tous les autres plus anciens. Origine des oracles, et raisons qui ont porté les démons à s’en emparer et à y établir leurs prestiges. 1070

Chap. vi. L’auteur de l’Histoire se lait fort de persuader les erreurs les plus grossières à des nations entières. Réfutation de cette idée. Il y a eu des oracles qui se sont établis de nouveau dans les siècles les plus éclairés, et les anciens y ont conservé toute leur autorité. 11 n’est pas possible qu’ils aient pu subsister durant tant de siècles, s’il n y avait eu que de la fourberie toute pure des prêtres des idoles : d'autant plus que ces oracles commandaient souvent les cruautés les plus atroces et tes plus capables de révolter tous les hommes. 1073

Chap. vu. On examine les fourberies par le moyen desquelles l’auteur suppose que les prêlresdes idoles séduisaient les peuples. Quelles ont été ces fourberies, selon lui. Comment il explique la manière la plus ordinaire dont les oracles se rendaient. Réfutation de cette explication. Elle n'est fondée que sur une erreur, qui est que les prêtres se cachaient dans les statues pour rendre des oracles par leur bouche. Les oracles ne se rendaient pas par les statues, mais par les prêtres des idoles, qui paraissaient transportés d’une fureur que l’on croyait divine. 1076

Chap. vhi. Tous les anciens païens ont reconnu la fureur pour le principe, ou au moins pour une circonstance nécessaire des oracles proprement dits. Témoignages de Platon, de Cicéron, d’Aristote, de Porphyre et de Jambliquesur ce sujet. Entreprise de l’imposteur Alexandre, sans suite comme, sans exemple. Conclusion contre M. de Fontenelle, au sujet de l’erreur sur laquelle il a établi une partie de son système des fourberies des oracles. 1079

Chap. ix. Eclaircissements nécessaires sur quelques points particuliers avancés par l’auteur. 11 suppose, sans preuve et contre ce qu’il dit ailleurs, que les païens croyaient tous que les dieux venaient manger les victimes qu’on leur immolait. Il croit que le silence auquel étaient engagés ceux qui étaient initiés aux mystères regardait aussi les oracles. Il aime mieux, surle sujet des reliques du saint martyr Babylas, adopter les frivoles conjectures de M. Van-Dale, que suivre le sentiment de tous les historiens ecclésiastiques, et surtout de saint Jean Chrysostome. 1082

Chap. x. Comment M. de Fontenelle explique les oracles qui se rendaient sur des billets cachetés. Réfutation de cette explication. Exemple de Trajan qui consulte ainsi l’oracle d'Héliopolis, et qui est convaincu par là qu’il n’y avait point de fourberie humaine dans cet oracle. Autre exemple d’uu gouverneur de Cilicie qui donnait dans les sentiments des épicuriens. Oracle de Claros consulté par Germanicus, et les réflexions peu solides de l’auteur sur ce que Tacite en a rapporté. 1085

Chap. xi. Des oracles qui se rendaient en songe. Comment ils sont expliqués par l’auteur de l’Histoire. Réfutation de l’explication qu'il en donne.

Les prêtres des idoles n’ont po par leurs artifices procurer des songes tels qu’en avaient ordinairement ceux qui venaient dormir dans les temples où ces sortes d’oracles se rendaient. Plusieurs malades ont été guéris par le moyen de ces songes. On ne doit les attribuer qu’au démon, qui peut en effet causer des songes et guérir certaines maladies, particulièrement celles qu’il a causées lui-même. 1088 Chap. xii. De l’ambiguïté des oracles. Elle ne prouve point ce que l’auteur prétend. Comme les démons ne connaissent point certainement l’avenir, ils ont été souvent obligés de rendre des oracles obscurs et ambigus pour cacher leur ignorance. Ils en ont néanmoins rendu quelquefois d’assez clairs, particulièrement lorsqu’ils ont prédit dans un lieu ce qu'ils avaient vu dans un autre. On ne voit pas comment M. de Fontenelle peut expliquer ces sortes d'oracles dans son système. On les lui propose pour répondre à ce qu’il demande d’Eusèbe. iO'Jl

Chap, xiii. Fourberies des oracles reconnues sous

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