‹ Dictionnaire des sciences occultesChapitre 38 sur 222 · ORA · texte numérisé non relu

ORA

succès et se tua pour ne pas survivre à sa défaite. Voy. Ololygmancie.

OPHITES, hérétiques du n° siècle, qui rendaient un culte superstitieux au serpent. Ils enseignaient que le serpent avait rendu un grand service aux hommes en leur faisant connaître le bien et le mal; ils maudissaient Jésus-Christ, parce qu’il est écrit qu’il est venu dans le monde pour écraser la tête du serpent. Aussi Origène ne les regardait-il pas comme chrétiens. Leur secte était peu nombreuse.

OPHTHALMIUS, pierre fabuleuse qui rendait, dit-on, invisible relui qui la portait.

OPHTHALMOSCOPIE, art de connaître le caractère ou le tempérament d’une personne par l’inspection de ses yeux. Voy. Physiognomonie.

OPTIMISME. On parle d’une secte de philosophes optimistes qui existaient jadis dans l’Arabie, et qui employaient tout leur esprit à ne rien trouver de mal. Un docteur de cette secte avait une femme acariâtre, qu’il supporta longtemps, mais qu’enfin il étrangla de son mieux; et il trouva que tout était bien. Le calife fit empaler le coupable, qui souffrit sans se plaindre. Comme les assistants s’étonnaient de sa tranquillité :

— Eh mais ! leur dit-il, ne suis-je pas bien empalé?

On fait aussi ce conte : Le diable emportait un philosophe de la même secte, et celui-ci se laissait emporter tranquillement.

— Il faut bien que nous arrivions quelque part, disait-il, et tout est pour le mieux (1).

OR POTABLE, OR ARTIFICIEL. Voy. Alchimie.

ORACLES. Les oracles étaient chez les anciens ce que sont les devins parmi nous. Toute la différence qu’il y a entre ces deux espèces, c’est que les gens qui rendaient les oracles se disaient les interprètes des dieux, et que les sorciers ne peuvent relever que du diable. On honorait les premiers; on méprise les seconds.

Le P.Kircher, dans le dessein de détromper les gens superstitieux sur les prodiges attribués à l’oracle de Delphes, avait imaginé un tuyau adapté avec tant d’art à une figure aulomale, que quand quelqu’un parlait, un autre entendait dans une chambre éloignée ce qu’on venait de dire, et répondait par ce même tuyau, qui faisait ouvrir la bouche et remuer les lèvres de l’automale. Il supposa en conséquence que les prêtres du paganisme, en se servant de ces tuyaux, faisaient accroire aux sots que l’idole satisfaisait à leurs questions.

(I) Un jeune homme était bossu ; il se consacrait aux arts el ne rêvait que la gloire, lin savant chirurgien le redressa ; devenu un homme bien fait, il se jeta dans le monde et y fut englouti sans laisser de nom. M. Eugène Guinot, qui cite ce fait, ajoute :

Esope n'aurait peuL-êLre pas composé ses fables, si l’orthopédie avait été inventée de son lemps. Le même écrivain cite d’aul res victimes de la science. Un homme du monde était bègue, on lui trouvait de l’esprit ; l’hésitation prêtait de l’originalité à ses discours: il avait ie lemps de réfléchir en parlant; il s’arrêtait quelquefois d’une manière heureuse au milieu d’une phrase ; il avait

Dictionn. des sciences occultes. IL

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