‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 4)Chapitre 91 sur 91 · SCHMID · texte numérisé non relu

SCHMID

SGHHID (Charles-Frédéric) , né à Eisleben en 1750 , professeur de morale à Wittemberg, et mort dans cette ville en 1809, a laissé plusieurs ouvrages de morale et de droit naturel : De summo principio juris naturœ , in-k°, Wittemberg, 1779 ; — De utilitate juris naturœ, in-fc°, ib., 1780; — De officiorum perfectorum et imperfectorum différentiel ethicœ admodum proficua , in-fc0 , ib. , 1783 ; — De œquitate naturali, in-4°, ib., 1784; — De cautione in jure naturali nulla, in-V, ib., 1785 ; — De juribus êingulorttm hominum naturalibus propter societatem civilem immu tandis, in-40, ib., 1788; — De libertate naturali tam singulis civibus quam civitati attribuenda, in-4°, ib., 179&; Il a aussi publié une dissertation sur le poêle Lucrèce, in-4.% Leipzig, 1768. X.

SCHMID (Charles-Christian-Erhard) , né en 1761 à Heilsberg, dans le duché de Weimar, docteur en médecine, en philosophie et en théologie, successivement professeur de philosophie à Giessen et à Iéna, puis conseiller ecclésiastique du duché de Weimar, mort en 1812. Il s'est proposé pour but de défendre, de populariser et de développer la philosophie de Kant , dont il a été un des soutiens les plus ardents et les plus éclairés. Voici les titres de ses nombreux écrits, tous rédigés en allemand : Esquisse de la critiqîte de la raison pure, avec un vocabulaire pour faciliter Image des écrits de Kant, in-8*, Iéna , 1786, 1788 et 1791; — E*sai d'une philosophie morale, in-8*, ib., 1790, 1792, 1795 et 1802; — Psychologie empirique, in-8% ib., 1791 et 1796; — Esquisse de la philosophie morale , in-8°, ib., 1793;

— Esquisse de la philosophie du droit , in-8°, Iéna et Leipzig, 1795;

— Philosophie dogmatique, in-8°, Iéna, 1796; — Esquisse de la logique, in-8°, ib., 1797 ; — la Philosophie traitée d'une manière philosophique, 3 vol. in-8°, ib., 1798-1801 ; — Esquisse de la métaphysique, in-o°, Altenbourg, 1799 ; — Mémoires sur divers sujets de philosophie et de théologie, in-8°, Iéna, 1802 ; — Adiaphora , au point de vue de l'histoire et de la science, in-8°, Leipzig, 1809; — Encyclopédie générale et méthodologie des sciences, in-4°, Iéna, 1810. Il a publié en outre , en collaboration avec Snell , un Journal philosophique pour la morale, la religion et le bien des hommes, k vol. iu-8°, Giessen, 1793-95; — un Magasin psychologique, 2 vol. in-8°, Iéna , 1796-97;

— un Journal authropologique, 2 vol. in-8°, ib., 1803. Il a fourni, en outre , plusieurs articles au Journal philosophique de Niethammer et à d'autres recueils savants. X.

SCHMID (Jean-Henri-Théodore) , fils du précédent, né en"l79$à Iéna, mort en 1836 à Heidelberg, où il enseignait la philosophie en qualité de professeur extraordinaire, a laissé les écrits suivants, composés dans le sens de son maître Fries : Le Mysticisme au moyen âge , in-8° , Iéna , 1824 ; — de la Doctrine de la foi de Schletermâcher, etc., in-8°, ib., 1835; — Leçons sur V essence de la philosophie et sa signification par rapport à la science et à la vie, in-8°, Stuttgard, 1836. Ce dernier ouvrage est resté inachevé. À consulter : Rapide esquisse de la vie de Henri Schmid,^ar le docteur Charles-Alexandre, baron de Reicblin-Meldegg , in-8°, Heidelberg, 1836. X.

SGHMID-PHISELDEGK. . .543

SCHMID-PHISELDECB (Conrad -Frédéric), né en 1770 à Brunswick, mort en 1832, membre de l'Académie des science* de Copenhague , après avoir exercé successivement plusieurs fonctions dans l'administration et dans l'enseignement. C'est un disciple de Kant , qui s'est consacré à répandre et à développer les doctrines de son maître. Voici les titres de ses ouvrages, rédigés les uns en latin et les autres en allemand : Lettres intimée sur divers sujets de morale pratique, in-8°, Copenhague, 1791 ; — De philosophica notione perfecti ad hominem translata, atque de defectibus naturœ humanœ ejusdem immortalitatem probantibus, in-4°, ib., 1792 ; — Conspectus operis systematici philosophiam criticam secundum Kantium exposituri, in-8°, ib., 1795; — Philosophiez critieœ secundum Kantium expositio systematica, 1. 1 , criticam rationispurœ complectens, in-8°, ib. , 1796 ; — Lettres sur V esthétique, ayant rapport principalement à la théorie de Kant , in-8°, Altona, 1797 ; — l'Europe et V Amérique, ou les relations du monde civilisé dans l'avenir, in-8% Copenhague, 1820 et 1821 ; — la Confédération européenne, in-8°, ib. , 1821 ; — l'Humanité dans sa position actuelle, in-8°, ib., 1827; — le Monde considéré comme un automate et le royaume de Dieu, in-8°, ib. , 1829. Le même auteur a aussi publié quelques écrits politiques de circonstances , un ouvrage d'économie politique sur l'argent (in- 8°, Copenhague, 1819 ) , un Essai sur la philosophie de l'histoire , inséré dans un recueil de littérature Scandinave, et quelques articles philosophiques qui font partie du Magasin allemand d'Egger ( année 1790 ).

SCHNELLER (Jules-François-Borgias), naquit à Strasbourg en 1777, fit ses études à l'université de Fribourg , où son père était professeur de droit, étudia lui-même le droit et les mathématiques; puis , réfugié à Vienne, après la prise de Fribourg par l'armée française, écrivit des pièces de théâtre sous la direction de Kotzebue, quitta le théâtre pour l'histoire, qu'il enseigna successivement dans les universités de Linz et de Graetz ; il mêla à l'histoire la philosophie de la politique. L'esprit libéral qui pénétrait son enseignement et ses écrits l'ayant rendu suspect au gouvernement autrichien, il quitta, en 1823, sa chaire de Graetz pour aller occuper une chaire de philosophie à Fribourg, où il mourut en 1833. Schneller, au moins de son vivant, s'était fait en Allemagne une assez grande réputation comme écrivain, comme historien et comme philosophe. Mais, en philosophie, ce qui l'a le plus préoccupé, c'est le côté moral politique et historique. Voici ceux de ses ouvrages qui méritent d'être cités ici : De l'Influence de V histoire sur

k* vol. de ses OEuvres posthumes, intitulé Vues de Schneller sur la philosophie de l'histoire, la politique, les événements, la foi et l'état ecclésiastique, publié par Ernest Munch, in-8°, Stuttgard, 1835. X.

SCHOLASTIQUE. Voyez Scolàstiqub.

SCHOOCR , en latin Schoockius (Martin), philosophe hollandais, né à Utrecht en 1614, mort à Groningue, professeur de philosophie

544 SCHOPPE.

en 1665. Il s'est signalé par deux ouvrages, l'un dirigé contre le scepticisme , renouvelé par La Mothe le Vayer, et l'autre contre la philosophie de Descartes , que Schoock attaque avec la dernière violence, sous l'instigation de son maître Voët , et qu'il accuse de conduire au scepticisme , à l'athéisme, au fanatisme , aux dernières limites de 1 extravagance. Ces deux ouvrages ont pour titres : De scepticisme pare prior, in- 8°, Groningue, 1652; — Philosophia Cartesiana , seu admiranda methodus novœ philosophiez Renati Descartes, in-8°, ib. , 1643, précédé d'une longue préface , par Voët. X.

SCHOPPE (Gaspard), Casparus Sciopius, né à New-Marck, dans le haut Palatinat , en 1576 , ne se rendit pas moins célèbre par l'emportement de son caractère que par la variété de son érudition. U était »é dans la religion protestante ; mais, l'ayant abjurée, il se montra le plus véhément des controversistes catholiques. Ses fureurs ne ménagèrent personne '7 pour être , à ses yeux , convaincu de tous les crimes , il suffisait de ne pas adhérer à toutes les décisions de l'Eglise ' romaine touchant' le dogme ou la discipline. Son principal ouvrage a pour titre : Elementa philosophiœ stoicœ moralis, in- 8% Mayence, 1606. Le but de ce livre est de substituer la philosophie stoïcienne à la philosophie scolastique. Celle-ci, selon l'auteur, n'exerce que l'esprit; celle-là se propose surtout de diriger les actions et de former les mœurs. Elle donne à la morale la place qui lui appartient et que lui avait déjà accordée auparavant l'école platonicienne. Dans cette tentative de ressusciter le stoïcisme, Schoppe p'a fait que suivre<les traces de Juste-Lipse ( Voyez ce nom); mais il faut reconnaître qu'il y a montré du talent et une grande fermeté de conviction. C'est très-injustement que Tennemann lui reproche de n'avoir pas d'opinion arrêtée. — On doit aussi à Schoppe un autre écrit : Fragmenta pœdagogiœ regiœ, sive manudûctionis ad artem imper andi , in-4°, Milan, 1621. C'est un petit traité qui a pour objet l'application des principes de la morale au gouvernement des Etats. H. B.

Page 1