‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 5)Chapitre 127 sur 156 · HART · texte numérisé non relu

HART

Sarmi les métaphysiciens, et il occupe un rang istingué entre ces philosophes anglais trop rares au dernier siècle qui ont professe des doctrines spiritualistes.

Les Œuvres de Barris ont été réunies en 4 vol. in-8, Londres, 1780, et en 2 vol. in-4, 1801,

Êar les soins de son fils, John Harris, comte de [almesbury, diplomate distingué. VHermès a été traduit en français par Thnrot, sur l'invitation de Garât, alors préposé à l'instruction publique, et a été imprimé aux frais ;de l'État, in-8, Paris, an IV (1797). M. Thurot y a joint un discours préliminaire, et de savantes notes qui complètent on rectifient les idées de l'auteur.

HARTLCT (David) naquit à Ulingworth en 1704. II étudia à l'université de Cambridge la philosophie et la médecine, et s'étant fait recevoir docteur en médecine, il exerça successivement cette profession à Saint-Edmund's-Bury, à Londres, et à Bath, où il mourut le 28 août 1757. On a de lai plusieurs ouvrages de médecine; mais ce qui a fait sa réputation et lui a valu une place dans l'histoire de la philosophie, c'est son livre intitulé Observations sur l'homme, son organisation, ses devoirs et ses espérances {Observation» on man, his frame, bis auty and his expeclations, in two parts), 2 vol. in-8, Londres, 1729, réimprimé, en 1791, par les soins de son nls, avec des notes et des additions traduites de l'allemand de Pistorios, et une esquisse de la vie de l'auteur.

Par sa doctrine philosophique et même par son caractère personnel Hartley . a beaucoup d'analogie avec Charles Bonnet. Ainsi que l'auteur de l'Essai analytigue sur Us facultés de l'âme, il a essayé de concilier une psychologie moitié sensualiste, moitié matérialiste, avec des convictions morales et des croyances religieuses très-arrètées. Tons les phénomènes que nous appelons intérieurs, toutes les modifications de notre &me peuvent se réduire, selon lui, à deux classes : les sensations et les idées. Celles-li sont la source, et la source unique de celles-ci. La réflexion, que Locke nous représente comme une faculté distincte d'où dérivent exclusivement quelques-unes de nos connaissances, n'est rien

3u'nn produit de nos sens, et rentre dans les eux ordres de faits que nous venons de distinguer. Cependant, miJgré l'identité de lenr origine, toutes nos idées ne présentent pas les mêmes caractères. Les unes se rapportent directement à des objets sensibles, les autres n'en présentent que des rapports abstraits et généraux. De là la distinction des idées de sensation et des idées intellectuelles. Hais il ne faut pas oublier « que les idées de sensation, pour nous servir des expressions mêmes de Hartley, sont les éléments dont se composent toutes les autres». [Observ. on man, Introd.,p. 2.) Par conséquent, toute idée générale, tout ce que nous regardons comme des principes universels et nécessaires, directement émanés d'une faculté supérieure, n'est que le résultat d'une association entre plusieurs notions sensibles. Sur ce point, Hartley se montre aussi résolu, quoique moins profond, que Hume, et il est permis de supposer que sa doctrine n'a pas été sans influence sur son illustre compatriote. Il exprime l'espérance {ubi supra, p. 75 et 76) ■ qu'en développant et en perfectionnant la doctrine de l'association, on pourra parvenir un jour, lui ou quelque autre, a, décomposer cette variété infinie d'idées complexes que nous appelons idées de réflexion ou intellectuelles, c'est-à-dire à les ramener aux idées de sensation dont elles sont formées ». Après avoir établi que toutes nos idées, ou

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