ARAS
Sous SalJLh-eddln (Saladin) et ses successeurs, l'ascharisme se répandit en Egypte, et ila même époque il florissait dans l'Occident musulman sous la fanatique dynastie des MovxMicdin ou Almohades. Sous Almançour (Abou-Yousouf Taakonb), troisième roi de cette dynastie, qui monta sur le trône en 1184, Ibn-Roschd, le dernier grand philosophe d'Espagne, eut à subir de graves persécutions. Un auteur arabe-espagnol de ces temps, cité par l'historien africain Makari, nomme aussi un certain Ben-Hab!b, de Séville. qu'Almamoun, fils d'Almançour, fît condamner a mort à cause de ses études philosophiques, et il ajoute que la philosophie est en Espagne une science haie, qu'on n'ose s'en occuper qu'en secret, et qu'on cache les ouvrages qui traitent de cette science (Manuscr. arabes de la Biblioth. nationale, n" 705, {"44 recto). Partout on prêchait, dans les mosquées, contre Aristote, Fardii, Ibn- Sina. En 1192, les ouvrages du philosophe Al- Raon Abd-al-Salâm furent publiquement brûlés à Bagdad. C'est à ces persécutions des philosophes dans tous les pays musulmans qu'il faut attribuer l'extrême rareté des ouvrages de philosophie écrits en arabe. La philosophie chercha alors un refuge chez les Juifs, qui traduisirent en hébreu les ouvrages arabes, ou copièrent les originaux arabes en caractères hébreux. C'est de cette manière que les principaux ouvrages des philosophes arjibes, et notamment ceux d'Ibn- Roschd, nous ont été conservés. Gaz&li lui-même ne put trouver grice pour ses ouvrages purement philosophiques: on ne connaît, en Europe, aucun exemplaire arabe de son résumé de la philosophie intitulé Makdcid at-faldsifa (les Tendances des philosophes), ni de sa Destruction des philosophes, et ces deux ouvrages n'existent qu'en hébreu (voy. Gaz au). Dans cet état de choses, la connaissance approfondie de la langue rabbiniqne est indispensable pour celui qui veutlkire une étude sérieuse de la philosophie arabe. Les Ibn-Tibbon, Levi ben-Gerson, Calonymos ben- Calonyihos, Moïse de Narbonne, et une foule d'autres traducteurs et commentateurs peuvent être considérés comme les continuateurs des
Shilosophes arabes. Ce fut par les traductions es Juifs, traduites à leur tour en latin, que les ouvrages des philosophes arabes, et même, en grande partie, les écrits d'Aristote, arrivèrent i, la connaissance des scolastiques. L'empereur Frédéric II encouragea les travaux des Juifs: Jacob ben-Abba-Hari ben-Antoli, qm vivait a Naples, dit, & la fin de sa traduction du Commentaire d'Ibn-Roschd sur VOrganon, achevée en 1232, qu'il avait une pension de l'empereur, qui, ajoute-t-il, aime la science et ceux qui s'en occupent. — Les ouvrages des philosophes arabes, et la manière dont les œuvres d'Aristote parvinrent d'abord an monde chrétien, exercèrent une influence décisive sur le caractère que prit la philosophie scolastique. De la dialectique arabioo-aristotélique naquit peut-être la fameuse querelle des nominalistes et des réalistes, qui divisa longtemps les scolastiques en deux camps ennemis. Les plus célèbres scolastiques, tels qu'Albert le Grand et Thomas d'Aquin, étudiérent les œuvres d'Aristote dans les versions Ur tines faites de l'hébreu (voy.. sur cette question^ le savant ouvrage de Jourdun, Recherches crjtiaues sur Page et sur Vortgine des traductions latines d'Aristote). Albert composa évidemment ses ouvrages philosophiques sur le modèle de ceux d'Ibn-Sina. U vogue qu avaient alors les Philosophes arabes, et notamment Ibn-Sina et Ibn-Rosohd, résulte aussi d'un passage de la Divina commedia du Dante, qui place ces deux philosophes au milieu des plus célèbres Grecs,
CZr^r-.c^\r>
ARGË
ARGË
et mentionne particulièrement le grand Commentaire d'Ibn-RoscIid .
Enclide geometra e Tolommeo, Ippocrate, Avicenna e Galieno, Averroi» ehe 'l gran eomento fto.
(Infemo, canto it.)
Sur la philosophie arabe en général, on trooTe dans le grand ouvrage de Brnclcer {Hist. crit. j^iloBophioe, t. III) des documents précieux. Ce savant a donné un résumé complet, bien que
Ïieu systématique, de tons les documents qui ui étaient accessibles, et il a surtout mis à profit Haimonide et Pococke. C'est dans Brucker au'ont puisé jusqu'à présent tous les historiens de notre si&cle. ÛEssai sur les écoles philotophique» chez les Arabes, publié par M. Schmœlders (in-8, Paris, 1843, chez Firmin Didot], ne répond qu'imparfaitement aux exigences de la critique. Un pareil Estai devrait être basé sur la lecture des principaux philosophes arabes cm étaient inaccessibles i l'auteur. Quant & Jbn-Roschd, ce nom même lui est peu familier, et il écrit constamment Abou-Roschd ; parce qu'il dit sur le Tehdfot de Gazâli. on reconnaît
Î|u'il n'a jamais va cet ouvrage. II n'a pas touours juge à propos de nous laire connaître lejs autorités sur lesquelles il fonde ses assertions et ses raisonnements, et par là même il n'inspire pas toujours la confiance nécessaire. Un ouvrage spécial sur la philosophie arabe est encore à foire. S. H.
ABBITBE (Ubre ou franc), voy. LiBBHTt.
AROËSIUka naquit à Pritane, ville éolienne, la première année de la cxri* olympiade. Après •Toir parcouru tour à tour les écoles philosophiques les plus accréditées de son temps, et reçu les leçons de Théophraste, de Crantor, de Diodore le Megarien et du sceptique Pyrrhon, il se mit lui-même à la tête d'une école nouvelle. L'Académie, livrée à des hommes de plus en plus obscurs, et tombée des mains de Platon dans celles de Socratidès, était près de périr. Arcésilas la releva; mais en lui donnant un nouvel éclat, il en changea complètement l'esprit
II introduisit à l'Académie une méthode d'enseignement toute nouvelle. Au lieu de dire son sentiment, il demandait celui de tout le monde (Cicéron, de Fm., lib. II, c. i). Il n'enseignait pas, il disputait. Dans cette inépuisable controverse, chaque système avait son tour, et celui d'Arcesilas était de détruire tons les antres.
Arcésilas prétendait continuer Socrate et Platon ; mais l'apparent scepticisme de Platon n'est qu'un jeu d'esprit, et sa dialectique, négative dans la forme, est an fond très-positive et trèsdogmatique. Arcésilas abandonna le fond, et, ne s'attachant qu'à la forme seule, il la corrompit et l'altéra. « Je ne sais rien, disait Sc>crate, excepté que je ne sais rien. • luis dans sa pensée, celui qui sait cela est bien près d'en savoir davantage. Arcésilas g&te, en l'exagérant, cette excellente maxime. Il ne sait, dit-il, absolument rien, et son ignorance elle-même, il fait profession de l'ignorer. Rien, à son avis, ne peut être compris, et cette universelle ineomprâiensibililé est incompréhensible comme tout le reste (Aulu-Gelle, iVuite a((t^u<s, liv. IX, ch. v). Gorgias et liétrodore disaient-ils antre chose?
Arcésilas n'épargnait personne. Mais il devait trouver son adversaire naturel dans le stoïcisme, la plus forte doctrine du temps. Aussi l'enseignement d'Arcesilas fut-il un duel de chaque jour contre Zenon. La doctrine de Zenon reposait snr sa logique, qui elle-même av%it pour bas» «ne théorie de la connaissance Dans cette
théorie, trois degrés conduisent & la science, la sensation (alirtnsK), l'assentiment (iruYxorrdietaiO et la représentation véridique (focvraTia xaràXiiif tix^), qui seule constitue une connaissance complète et certaine (Cic, y4ea^ giujest., lib. II, 0. ZLvn. — Sext., Adv. Math,, p. 166, B, édit. de Genève). Otez la représentation véridique, mesure et critérium de la vérité, c'en est fait de la logique stoïcienne et du stoïcisme tout entier. Tout l'effort d'Arcesilas fut de prouver que ce critérium est insuffisant on contradictoire. Il sut profiter habilement des objections accumulées par les sophistes, les mégariques et les pyrrhoniens contre les intuitions sensibles (Sextns Emp., Uyp. Pyrrh.j lib. I. c. zxxm. — Cf. Cic, Aeàa. q-ucest., lib. 1, c. xiu), et y ajouta de son propre fond plusieurs arguments qui -trahissent une sagacité supérieure.
C'est une chose curieuse de lire dans Cicéron comment le père de l'école stoïcienne fut conduit, presque malgré lui, par les objections d'Arcesilas qui le pressait et te barcelaiit sans relâche, à établir peu à peu une théorie régulière sur le critérium de la vérité.
Zenon soutenait contre Arcésilas que le sage peut quelquefois se fier sans réserve aux représentations de son intelligence (Cicéron, Acad. guast., lib. n, c. zxiv). Arcésilas lui opposait les illusions des rêves et du délire, la diversité des opinions humaines, les contradictions de nos jugements (ibid., o. zxxi). Pressé par son adversaire^ Zenon crut qu'il lui fermerait la bouche, s'il découvrait un caractère, une règle qui fit distinguer les représentations illusoires de celles qui s'accordent avec la nature des objets. Ce caractère^ cette règle, il l'appela la représentation véridique. II la défimssait : une certaine empreinte sur la partie principale de tâme, laquelie est figwrie et ^ratMfe par un objet réel, et formée sur le modèle de cet objet (Cf. Sextus Emp., Adv. Math., p. 133, D ; — Hyp. Pyrrh., lib. II. o. vn).
Mais, objecta Arcésilas, cette espèce de représentation ne servirait de rien, si un objet imaginaire était capable de la produire. Zenon ajouta alors qu'elle devait être telle qu'il fOt impMstiile quelle eût une autre cattse que la réalité. — Reete eonsenlit Arcésilas, dit Cicéron. Cette définition était, en effet, entre le* mains de l'habile académicien, une source intarissable d'objections.
Nous ne citerons que la principale : S'il existe des représentations illusoires et des représentations véridiques, il but un critérium pour les démêler. Quel sera ce critérium T une représentation véridique. Mais c'est une pétition de principe manifeste, puisqu'il s'agit de distinguer la représentation véridique de ce qui n'est pas elle. Ainsi donc, cette représentation véridique qu'on aura prise arbitrairement pour critérium, demandera tme autre représentation de la même nature, et ainsi de suite à l'infini.
Arcésilas conclut qu'il n'y a pas de différence absolue ponr l'homme entre le vrai et le faux, et que le sage doit s'abstenir. Hais il faut vivre, il faut agir, et si la spéculation pure peut se passer de critérium, il en faut un pour la pratique. Arcésilas, à qni la vérité échappe, se réfu- §ie dans la vraisemblance. Ce n'est pas qu'elle oive, suivant lui, pénétrer dans les pensées du sage ; mais il peut en faire la règle de sa conduite.
Arcésilas n'oublie qu'une chose, c'est que la vraisemblance suppose la vérité, puisqu'elle se mesure sur elle. La certitude, chassée de l'entendement, y rentre, malgré qu on en ait, à la suite de la vraisemblance. Car s'il n'est pas certaia
ARGH
ARGH
Sa'vne mtnition soit Traisemblable, elle ne l'est éii pins.
L'école académioae, à qui Arcésilas légua cette tbéorie de la vraisemblance, ne trouva pas la ronte qu'elle cherchait entre le dogmatisme et le scepticisme, et ce n'est qu'au prix d'une palpable inconséquence qu'elle se mit d'accord
ce nom, qui est de son invention, Paracelse désignait l'esprit vital, le principe qui préside à la nnfrition et à la conservation des êtres vivants. Placé dans l'estomac, Varchée a pour tâche principale de séparer dans les substances alimentaires les éléments nutritifs des poisons, et de les imprégner d'une sorte de fluide particulier, appelé teinture, an moyen duquel ces éléments sont assimilés au corps. Il ne fandrait pas cependant regarder VardUe comme un être spirituel; c'est vn corps, mais un corps attral, c'est-à-dire une émanation de la substance des astres qui demeure en nous et nous défend contre les agents extérieurs de destruction, jusqu'au terme inévitable de la vie (Paramirum, Ub. Il, ad mittiMn). Jean-Baptiste Van-Helmont a donné i cette hypothèse une plus (prande extension : Vardxée est pour lui le principe actif dans tous les con» et même dans chaque partie Importante des corps organisés. Il ne préside pas seulement aoz fonctions de la vie, mais il donne aux corps la forme qui leur est propre, d'après ooe image inhérente et en quelque sorte innée i la semence de laquelle ils sont engendrés. Cest cette image {imago seminalts) qui, en se combinant avec le souffle vital (aura vt(alù), la matière véritable de la génération, donne naissance à Varchée. Le nombre des arcbées est infini, car il y en a autant que de corps organisés et d'organes principaux dans ces coiî>s. Voy. Pa- «AÇgtSE et Va n-Helmokt.
aB<!Hftl.fcÛ8 fut, avec Périclès et Euripide, l'on des disciples d Anaxagore. Il succéda a son maître dans 1 école que celui-ci avait fondée à Lampsaque, depuis que la persécution sacerdotale l'avait cha^ d'Athènes. Peu de temps après, Archélaûs transporta cette même école à Athènes^ on Anaxagore l'avait d'aîwrd établie et maintenue durant l'espace d'environ trente années. Sans cette école, Archélaûs eut pour disciple Socrate, qui puisa à son enseignement le goût des sciences pnysiques. Diogène LaSrce assure qu'il fut le premier qui apporta d'Ionie à Athènes la philosophie naturelle. Mais cette assertion constitue nne grave erreur, attendu qu'Archélans succédait à Anaxagore, et que c'est celui-ci, et non son disciple, qui apporta à Athènes la science que Thaïes avait fondée en lonie, et dans laquelle Archélaâs comptait pour devanciers Phérécyde, Anazimandre, Anaximène, Dioetee d'ApoUonie, Heraclite. Archélaiis fut à Atbènes le propagateur de cette science, ce qui Ini valut le surnom de 4>ujtxô(, lequel, d'après Oio^ne LaSrce, lui fut encore donné parce que la philosophie naturelle s'éteignit avec lui pour foire place à la philosophie morale, que créa Socrate. Toutefois, l'enseignement d'Archélans paraît ne s'être pas exclusivement renfermé dans la sphère de la philosophie naturelle, puisque, au rapport de Oiogène Laêrce, les lois, le beau elle bien, avaient lait plus d'une fois la matière de ses discours. Oiogène ajoute même que ce fut d'Archélaûs que Socrate reçut les premiers germes de la science morale, et qu'il passa ensuite pour en être le créateur, bien qu'il ne flt que oirelopper l'enseignement qu'il avait reçu.
Diogène ne détermine rien de précis touchant la patrie d' Archélaiis : il se contente de dire qu'il naquit à Athènes ou à Hilet. Quant à l'époque de sa naissance, il ne la mentionne même pas. Il est difficile d'apporter ici nne date certaine ; mais on peut cependant s'arrêter & une conjecture assez vraisemblable. On.sait qu'Anaxagore mourut en 426, et qu'Archélaiis lui succéda dans l'école de Lampsaque. Or, il paraît
{trobable qu'il ne devint pas chef d'école avant 'âge de quarante i cinquante ans ; et l'on est ainsi conduit i rapporter aoproximativement l'époque de sa naissance i Tune des dix années qui séparent l'an 476 d'avec l'an 466 avant l'ère chrétienne.
La cosmogonie d'Archélaûs diffère par des points essentiels de celle de ses prédécesseurs dans l'école ionienne. Les uns, Tbalès, Phérécyde, Anaximène et Diogène, Heraclite, avaient adopté pour principe générateur un élément unique, soit l'eau, soit la terre, soit l'air, soit le feu. Les autres, Anaximandre et Anaxagore, avaient reconnu un nombre indéfini de principes, intipov, une sorte de chaos primitif, une tofauite connise, iv &fx^ icdvTa ijioû. Archélaâs, à son tour, admit nne pluralité d'éléments primordiaux, non nne pluralité indéfinie, mais nne pluralité déterminée, une dualité, tio at-cdif Y(v(a^(. Maintenant, quels étaient ces deux principes T Diogène Lairce les mentionne sons les dénominations de chaud et de froid, ce qui, vraisemblablement, signifie le feu et l'eau. Primitivement confondus, ces deux principes se séparent et, en vertu de l'action du feu sur l'eau, prirent naissance la terre et l'air, de telle sorte que, dans cet ensemble, la terre et l'eau occupèrent la partie inférieure, l'air le milieu, et le feu les régions élevées. L'action du feu fit éclore du limon terrestre les animaux, et l'homme fut le dernier produit de cette énergie spontanée des éléments.
Bibliographie : les travaux de Brucker et de Tennemann sur l'histoire générale de la philosophie. — Plus particulièrement: Diogène Laërce, liv. II, ch. XVI. — Tiedemann, Premiers philoaophea de la Grèce, in-8, Leipzig, 1780 ^1.). — Bouterwek, de Primia phitotophioe groeeœ deerelis phyaicis, dans le tome II des Mémoire* de la Société de Goé'ttingue. — Ritter^ Histoire de la philosophieionienne, inS, Berlin, 1821 (ail.), et dans le tome I de son Histoire de la philosophie ancienne, trad. franc, par Tissot, 4 vol. in-8, Paris, 1835. — C. Mallet, Histoire de la philosophie ionienne, in-8, Paris, 1842, art. AachélaOs. — Voj. encore quelques passages relatifs à Archélaûs dans Simpucius, in Physic. Arist., p. 6. — Stobée, Ed. I.
ABCHËTTPE (de &çXi[ et de tinoi) a le même sens que modèle on forme première. C'est un synonyme du mot idée emplo)[é dans le sens platonicien, et, comme ce dermer, il s'applique aux formes substantielles des choses, existant de toute éternité dans la pensée divine (voy. Platon, Id4e, MALEBRANCaE). Le même terme se rencontre aussi chez les philosophes sensuali». tes • Locke principalement en fait souvent usage dans son Essai sur eentendement humain; mais alors il ne conserve plus rien de sa première si- «tniflcation. Pour l'auteur de VEssai sur J enten- Bement humain, les idées archétypes sont celles nui ne ressemblent à aucune existence réelle, à aucun mode en nous, ni à aucun objet hors de nous C'est l'esprit lui-même qui les forme par la réunion arbitraire des notions simples, et r'«8t Dour cela, parce qu'eUes ne peuvent pag Sfrn àinsidérées comme des cornes des choses, ou'il I*"' ^** admettre au nombre des formes