‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 5)Chapitre 78 sur 156 · DIOD · texte numérisé non relu

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Dioa

tradictoires, on pose i l'avance que le mouvement est impossinle, afin de pouvoir conclure qu'il l'est en effet, on fait une pétition de principe. Hais cette réfutation était interdite aux épicuriens. Ne faisant des objets continus que des agrégats d'éléments indivisibles, ils n'avaient nul droit do trouver mauvais que l'on compos&t le temps continu d'une succession de

Ïirésents insaisissables. Si des zéros d'étendue brmaient le corps étendu, pourquoi des zéros de durée n'eussent-ils pu former le temps? Diodore ne prouvait donc pas que le mouvement est impossible ; mais il prouvait que la doctrine épicurienne était mauvaise, puisqu'on en déduisait comme une conséquence légitime l'impossibilité du mouvement.

Autre argument contre le mouvement. Il y a deux sortes de mouvements : le mouvement par prépondérance et le mouvement pur. Le premier a lieu quand le plus grand nombre des parties d'un corps est en mouvement et le reste en repos. Le second, lorsque toutes les parties sont a la fois en mouvement. Or, de même qu'une tête blanchit par parties avant de devenir complètement blanche ; de même le mouvement par prépondérance doit précéder le mouvement pur. Si le mouvement par prépondérance était possible, comme deux molécules mobiles sur trois suffisent pour produire un mouvement général, une quatrième molécule ajoutée aux trois premières serait aussitôt eutratnée dans leur mouvement. De même pour une cinquième jusqu'à l'infini. De sorte que dans un corps de dix mille molécules, par exemple, d'eux d'entre elles, par voie de prépondérance, entraîneraient dans leur mouvement les neuf mille neuf cent quatre-vingt-dixhuit autres, ce qui est absurde. Donc^ le mouvement, par prépondérance est impossible. Donc, il en est de même de tonte espèce de mouvement. Un critique de l'antiquité (Sextus Emp., Adv. Malhem., lib. X) a dit que cet argument n'était qu'un pur sophisme; on ne peut pas être d'un antre avis.

2* DUtinclion de la puissance et de Vaele. Le mouvement est défini par Aristote le passage de l'être en puissance à l'être en acte. De la distinction de la puissance et de l'acte dépend la possibilité du mouvement. C'est donc cette distinction que tout adversaire du mouvement doit s'efforcer de détruire. Euclide disait: « Le possible, c'est ce qui est. • Diodore dit : « ce qui est ou ce qui sera, » et il ajoute aussitôt : • ce qui sera est nécessaire. > Exemple : Il est im-

Sossible que je sois à Corinthe si j'y suis on si je ois y être un jour. Si je dois y être^ il est possible que je n'y aille pas, et si je ne dois pas y être, il est impossible que j'y aille jamais. Donc, il n'y a pas d'acte que nous fassions et que nous aurions pu ne pas faire : tout est déterminé à l'avance; tout est immuahle dans l'avenir comme dans le présent, comme dans le passé. C'est le fatalisme dans toute sa pureté. Et qu'on ne dise pas avec Cicéron (de Falo, c. vu) que Diodore n'est pas fataliste, parce qu'il ne fait que définir des mots (vi'm verborum interpreialur). Qu'importe? Les mots ne sont-ils pas les signes des choses? Et si pour définir le mot posstble, on se croit obligé de nier la liberté, en a-ton moins compromis l'ordre moral? C'est sur ce terrain que, dès l'antiquité, une lutte mémorable s'était engagée entre Diodore, Chrysippe et Philon le dialecticien. Chrysippe avait écrit un livre intitulé Contre Diodore, et quatre livres «ur le PottibU. Diodore riposta avec les arguments de son école; il lança contre son adversaire l'argument du possesseur, on argument

que tous les auteurs louent et que nul ne rap> porte. La querelle n'était pas moins vive avec Philon. Rien ne serait plus digne d'intérêt que cette grande controverse qui touchait aux plus hautes questions de la métaphysique, celles de la Providence et de la liberté. Faute de documents, il nous est impossible de nous en faire une idée.

3' Légitimiii des propositions conditionnelles. La puissance et I acte se retrouvent en logique sous la forme du conditionnel et du vrai. Le conditionnel n'est que le vrai en puissance, qui devient le vrai en acte par sa relation avec un principe supérieur. Exemple : Si les lois de la nature restent les mêmes, le soleil se lèvera demain. Chrysippe disait qu'une proposition conditionnelle est vraie lorsque le conséquent, posé en sens contraire, ne peut convenir a l'antécédent. Règle fausse, puisqu'on ne peut conclure qu'une chose convienne à une seconde de ce que son contraire ne lui convient pas. D'après Philon, la proposition conditionnelle serait vraie de trois manières : lorsque l'antécédent et le conséquent sont vrais; lorsque l'antécédent et le conséquent sont faux: lorsque l'antécédent est faux et le conséquent vrai. Elle serait fausse seulement lorsque l'antécédent est vrai et le conséquent faux; comme si, dans une proposition conditionnelle, il y avait k s'inquiéter de la vérité ou de la fausseté des parties. Diodore a fort bien vu que la valeur de la proposition ne dépendait que ae la relation ou, comme on dit, de la conséquence des parties entre elles. Il enseigne donc que la proposition conditionnelle est vraie lorsqu'il est et sera toujours impossible que, l'antécédent étant vrai, le conséquent soit faux. Cette doctrine de la nécessité de relation est intimement liée au fatalisme de Diodore. Malgré ce vice d'origine, ce critérium est le seul vrai, parce qu'en réalité tout est fatal en logique. Dans les rapports des idées entre elles, la liberté n'intervient pas.

Diodore soutenait encore, dit-on, qu'il n'y a ambiguïté dans aucune des expressions du langage, puisque celui qui parle ne dit que ce qu'il sent et sent bien qu'il ne dit qirune seule chose. Cette opinion n'est sans doute qu'un corollaire de ce principe, qu'il n'y a de réel que ce qui est un et de possible que ce qui est réel. Au fond, c'est là toute la doctrine de Diodore, c'est là l'origine et le seul but sérieux de tous ses arguments.

On peut consulter : Cicéron, de Falo, ch. vii, vui; — Sextus Empiricus, Adv. Logicos, lib. VIII ; Adv. Malhem., lib. X; — Diogène Laërre, Viede Diodore; — Deycks, de Megaricorum doctrina ejusque apud Platonem et Âristolelem veaiigiis, in-8. Bonn, 1827 ; — H. Ritter, Histoire de la Philosophie, 6 vol. in-8, Hamhourg, 1837-1841 ; et surtout ses Remarques sur la philosophie de V Ecole mégarique. in-«, ib., 1828 (ail.); — D. Henné. l'Ecole de Mégare.ja^, Paris, 1843; — C. Mallet, Histoire de l'Ecole de Mé^re, Paris, 1845, in-8. D. H.

DIOOÊNE d'Apollonie, né à Apollonie, dans l'ile de Crète, florissait i Athènes vers la lxxx* olympiade, environ 460 ans avant notre ère. Disciple d'Anaximène, contemporain et sans doute ami d'Anaxagore, il procède de l'un et de l'autre, et mêle leurs doctrines opposées sans s'inquiéter de les concilier entre elles.

Son premier soin est de s'assurer d'un point fixe [ipyii dvaiiçtaft^TiiiToc) sur lequel il puisse fonder toute sa doctrine; mais ce point fixe, ce n'est pas dans la conscience, c'est dans le spectacle du monde qu'il croit le trouver.

• L'univers, dit-U, ne peut avoir qu'un seul

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principe ; car, entre principes divers, toute innuence réciproque, toute relation véritable seraient impossibles. Puisqne l'univers est un être vivant et organisé, il s'ensuit qu'il ne peut venir -de principes divers. »

'Tel est le point de départ de Diogène. Avant lui, bien des ptulosopbes avaient dit qu'il n'y a qu'un seul principe du monde ; Diogéne le premier semble avotr essayé de prouver qu'on n'en peut admettre pins d'un. Sons ce rapport, il est le continuateur d'Anazimëne et l'adversaire d'Anazagore, dont il réltate implicitement la doctrine des boméoméries.

Maintenant, quel est ce principe unique? Il n'est pas aisé de le définir ; car l'unité du monde laisse éclater partout une 'dualité véritable. La matière et l'esprit, la pensée et l'étendue, la liberté et la fatalité se mêlent et se pénètrent sans jamais se confondre, et restent essentiellement irréductibles. Tous les systèmes partis de l'unité avaient nié l'un des contraires an lieu d'en expliquer la coexistence. Que fait Diogène? il met les contraires en présence au sein même du principe dont tout dérive. Selon lui, le principe unique, c'est l'air : et jusqu'ici il ne fait que répéter Anaximène; mais ce principe est aussi l'intelligence, et c'est ce qu'avait dit Anaxa-

fore. Air et intelligence, matière et esprit, tendue et pensée, fatalité et liberté, le principe de Diogène est donc un et double tout ensemble. Le monde, qui vient de lui, est fait à son image. C'est ainsi qu'en partant de l'unité, Diogène explique la dualité du monde. Au fond, que fait-il ? il affirme et nie à la fois une seule et même cbose d'un seul et même être considéré sous le même rapport et au même moment de son existence. Il échappe à une question embarrassante par une brpotnèse absurde ; il nie le principe de contradiction et avec lui tonte certitude. Sans doute, même dans les temps modernes, de

S lus grands esprits que Diogène n'ont pas craint 'associer dans l'être premier des attributs incompatibles ; mais cette association n'en est pas moins monstrueuse. Seulement, si on l'admet, Diogène se charge de tout expliquer.

« L'air est grand et fort. A est éternel et impérissable, et t( sait bien des choses (icoXXà iliô; ioTt). Il produit tout, pénètre tout, dispose tout, est dans tout, et il n y a rien (jui ne participe de sa nature. Hais tout en participe diversement , car, ainsi que la pensée, l'air est variable à l'infini. Tantât froid, tantêt chaud; tantât sec, tantôt humide ; tantêt calme, tantôt agité,Jamais il ne produit sur nos sens le même eflret, jamais il ne s'offre inos yeux sous la même couleur.»

De li un système de physique, de physiologie et de psychologie tout ensemble, une aorte de dynamisme universel dans lequel l'harmonie du monde s'explique par l'unité du principe primitif, et sa variété par les modes divers de ce même principe. D'abord, les quatre éléments ne sont que de l'air à différents degrés de condensation. Notre terre est de l'air refroidi. Cet air, en se solidifiant, a repoussé au loin et dans toutes les directions les parties légères, le ciel, le soleil, les étoiles. Voila pourquoi la terre est au centre du monde.

L'air est aussi le principe de la vie. Déjà, la semence animale contient de l'air, car elle est ^cumeuse; le sang aussi estécumeuz. L'&me des bêtes n'est qu'un peu d'air chaud, l'&me des hommes qu'un air plus chaud encore. Quelques degrés de chaleur lont tonte la différence d'un homme k un autre.

Reste la psychologie. Lorsqu'un objet physique, agissant sur nos organes, ébranle l'air qui ij trouve contenu, il en résulte une perception

sensible. Ce qu'on appelle la pensée n'est que le passage rapide de l'air à travers le sang. C'est dans le cœur que la pensée se forme, et c'est le cœur qui en est le siège.

On le voit, tout s'endtatne dans ce système : il n'en a pas moins le défaut de s'appuyer sui une proposition contradictoire, à savoir : l'identité de l'air et de l'intelligence, de ce qui nécessairement est étendu et de ce qui nécessairement ne l'est pas. Mais, dans ce syncrétisme arbitraire, il s'en faut que l'air et l'intelligence aient une part égale : à le bienprendre,c'est l'air qui est tout et qui fait tout; l'intelligence est absorbée par la matière. Au fond, qu'est-ce que le système de Diogène? celai d'Anazimène avec un mot de plus, et ce mot est d'Anaxagore.Malgré la couleur décidément matérialiste de sa doctrine, les fervents du polythéisme ne purent lui pardonner d'avoir parlé de l'intelligence ; et il

Îiaraît que, devenu l'objet de l'animosité popuaire, il eut beaucoup de peine à échapper a la mort.

Diogène d'Apollonie avait écrit un livre sur la nature, dont il nous est resté quelques fragments. Les auteurs à consulter sont, parmi les anciens : Aristote, de Anima, lib. I, c. iij — de Gen. et Corrupt, lib. I, c. vi; — Simplicius, in Phy». AHst., p. 6 et 32; — Diogène Laërce, lib. II, c. LVii; — acéron, de Nat. Deor., lib. I, C. xn ; — Parmi les modernes : Schleiermacher, sur la Philosophie de Diogine d'Apollonie (Kém. de l'Acad. des se. de Berlin), 1815; — Panzerbieter, de Diogenis Apolloniatœ vila et scriptis, in-8, Heiningen, 1823; — Schorn, Diogenis Apollontatae fragmenta quœ auperstmt, disposita et iUustrala, in-8, Bonn., 1828 ; — enfin Ritter, Histoire générale de la Philosophie, 6 vol. in-8, Hambourg, 1837-1841. X.

DIOOQIE LE Cynique naquit à Sinope, ville du Pont, la troisième année de la zci* olym-

Îtiade, 414 ans avant notre ère. Icésius, son père, aisait le change des monnaies et les falsifiait a l'occasion. Diogène, alors peu pénétré du mépris des richesses, était comme son père fauz-monnayeur et banquier. Celte fraude fut découverte, et le futur philosophe, chassé de sa ville natale, alla chercher un refuge à Athènes. Révolté, dès sa naissance, contre les lois, nourri et entretenu dans cette révolte, il voyait se tourner contre lui la société tout entière, et son humeur satiri-

3ue, son orgueil, sou esprit mordant, éloignaient e lui jusqu'à la pitié. Sans amis et sans pain, errant et misérable, il en était réduit à ron-

fer le long des chemins les jeunes pousses 'arbres afin de tromper un peu sa faim. Un jour, il vit un rat qui courait (à et là cherchant comme lui sa nourriture. « Quoi I dit-il, cet animal sait se passer de la cuisine des Athéniens, et moi je serais malbeureuz de ne pas manger à leur table 1 • Il reprit courage pensant quHin état si semblable à celui des animauz pourrait bien être le véritable état de la nature.

Il y avait longtemps qu'Ântisthène avait essayé de réduire toute la philosophie à cette maxime : vivre conformément à la nature. Diogène voulut suivre ses leçons; mais Âotisthène, abandoimé de tous ses disciples, avait juré de n'en plus recevoir. Il repoussa le nouveau venu et le menaça de son bâton. • Frappez, s'écria Dio-

fène, mais sachez que vous ne trouverez pas de àton assez dur pour m'écarter de vous lorsque vous parlerez. ■ Anlisthène n'eut pas le courage de le renvoyer.

Doué, comme son maître, d'une volonté forte, d'une grande énergie de caractère, Diogène avait par-dessus tout ce qui avait manqué à Anlisthène, une parole agréable et &cile, beaucoup

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d'esprit, sartont l'esprit de sarcasme. D'après la tradition des écoles, le vieux cynique s'émerveillait des vives reparties de son élève, de ses traits caustiques, de sa verve railleuse. La multitude était séduite ; pour la première fois les disciples affluaient. TJn jour, un jeune homme arrive d'Ëgine, entend Dio^ène, et ne songe

ftlus à retourner dans sa famille. Son frère vient e chercher et subit le charme à son tour. Le père accourt lui-même, et finit par se faire, avec ses deux fils, le disciple de Diogène (Diogène Laërce. liv. VI).

Ce réparateur de l'école cynique, ce maître de la jeunesse athénienne, n'apportait pourtant pas une doctrine nouvelle. Loin de là, son premier soin avait été de retrancher de renseignement de son école ce luxe de discassions subtiles et de spéculations logiques dont l'ancien disciple de Gorgias l'avait embarrassé. Il y a pour l'homme, disait-il, une double discipline : celle de l'àme, celle du corps. Toutes deux sont essentiellement pratiques. On exerce le corps par la gymnastique et r&me par la vertu. La vertu consiste à vivre conformément à la nature, c'est-i-dire avec le moins de désirs et le moins de besoins possible. Par conséquent, les bienséances, la politesse, les arts et les sciences sont des superfluités condamnables ; la beauté, la richesse, la naissance et la gloire ne méritent que le mépris; la religion et les lois sont des inventions de la politique ; le mariage, la propriété sont des abus qu'il faut abolir : tout est commun dans l'état de nature ; les biens sont communs, les femmes communes, les enfants communs. En attendant le redressement de ces abus, les vrais sages (ceux de l'école cynique probablement) sont les seuls maîtres de toutes choses. La raison en est claire et convaincante.Tout appartient aux dieux, les sages sont leurs amis, et entre amis tout est commun Voilà le fond de la doctrine, déjà exposée pai Antisthène au milieu de la risée publique. Pour lai donner quelque importance, il ne fallait rien moins que le talent de Diogène et probablement aussi sa haine contre la société, qui l'avait rejeté de son sein.

Sous prétexte d'en revenir à la nature, il s'est efforcé d'abolir en loi tous lessentiments humains, et s'est donné à lui-même avec complaisance le nom de chien. Véritable chien en effet, soumis et caressant quand il a faim, hargneux et grondeur quand il est rassasié, il repousse la glorieuse main d'Alexandre et accepte un manteau d'Antipater. Il cherche sa nourriture par les rues de la ville, caressant ceux qui lui donnent, aboyant contre ceux qui lui refusent et mordant les méchants. 11 a son trou, c'est-à-dire son tonneau, qui lui sert de refuge^ il essaye quelque temps de manger de la chair crue. Son manteau, comme la f>eau de l'auimal, semble adhérent à sa poitrine. 1 le porte pendant le jour, il s'en enveloppe à la nuit tombante, et s'endort où il se trouve : sur la terre humide, sur les degrés d'un temple, souvent sous le portique du temple de Jupiter, • magnifique demeure, dit-il, que lui ont b&tie les citoyens d'Athènes. » Puis viennent les exagérations de toute espèce. Au plus fort de l'été, fi se roule dans le sable brûlant; l'hiver, il marche nu-pieds sur la neige et presse contre sa poitrine nue les statues glacées. Quelquefois, il se fait accabler d'injures par la populace et s'arrête pour demander l'aumAne à des statues. II jette au loin son gobelet parce qu'il a vu un homme boire dans le creux de sa main. Il jette aussi son écuelle parce qu'il a vu un enfant mettre sa parée de lentilles dans une cavité faite à son pain. Voilà i quoi se réduit pour loi la perfection de U vie num&ine.

Aussi ne peut-il trouver un homme véritable, même ep allumant sa lanterne en plein jour. Pour lui, les Lacédémoniens sont des enlants, les antres Grecs des immoqdices (i(a9ip|i,»a), quelque chose de pis : des femmes. Ayant avili la femme, Diogène la déclare vile et dangereuse. On Ini montre les cadavres de deux malheureuses suspendus aux branches d'un olivier. Il dit froidement : « Pliit aux dieux que tous les arbres des forêts portassent de tels fruits I • Après les femmes, les représentants de la religion populaire. En considérant les interprètes des songes, les devins et reux qui les écoutent, il trouve que l'homme est le plus sot de tous les animaux. Enfin le filsd'Icésius n'aime pas les gens de loi. Si deux légistes dont l'un se dit vole par l'autre le prennent pour juge, il condamne le premier pour avoir réclamé ce qu'on ne lui a pas pris; le second pour avoir pris ce qu'on lui réclame. Sans doute il prétendait, comme le singe de la fable,

Qu'à tort et à travers

On ne pouvait manquer condamnant un pervers.

Hais, en Diogène, haine et mépris partent d'un

Sérapis la même analogie qu'a Alexandre avec Bacchus. Pris par des pirates et mis en vente sur un marché d'esclaves, si on lui demande ce qu'il sait faire, il répond : « Commander aux nommes libres, > et il se met à crier : • Qui veut un maître f Qui a besoin d'un maître? • Xéniade^ riche Corinthien, l'acheta et lui confia l'éducation de ses deux fils. Les anciens admirent beaucoup la bonne éducation qu'il leur donna. U leur apprit i monter i cheval, à manier l'are et la fronde, à avoir la tête rasée, à marcher pieds nus. On voudrait savoir s'il se souvint qu'ils avaient une àme. Le seul mot de Diogène que l'on puisse louer sans réserve est sa réponse à un tyran qui lui demandait le plus beau bronze qu'il connût. • C'est, dit-il, celui dont sont faites les statues d'Harmodins et d'Aristogiton. ■

Devenu vieux, il passait l'été à Corinthe et l'hiver à Athènes. C'est ce qu'il appelait aller, comme le grand roi, de Suse à bcoatane. Un matin, ses amis le virent étendu dans le Crânien, gymnase voisin de Corinthe. Il était enveloppé dans son manteau, selon sa coutume, et ne faisait aucun mouvement. Ils voulurent voir s'il dormait; il était mort. U avait quatre-vingt-dix ans.

L'antiquité s'est trop occupée de Diogène. Les habitants de Coriiithe n'eussent pas dû lui élever une colonne surmontée d'un chien de marbre, ni ceux de Sinope des statues. Malgré son talent incontestable, ce Socrate en délire, comme Platon l'appelle, n'a été ni un grand nomme ni un philosophe.

Parmi les nombreux dialogues qu'on lui attribue, il en est peu dont l'authenticité ne soit contestée par les anciens eux-mêmes, et il n'en est pas un seul qui nous soit parvenu. Nous avons un recueil de lettres qui portent son nom ; mais ces lettres sont supposées comme l'a démontré M. Boissonnade.

Consultez sur Diogène, son biographe Diogène Laérce (liv. VI, ch. xx et suiv.), et les dissertations dont voici les titres : la Vita <U Dùfgène rinieo, de Grimaldi, in-8, Naples. 1777; — ïi)ûxfâvi\i (laivipiivo;, OU Dialogua de DiogènedeSinopej par Wieland, in-8, Leipzig, 1770; — Dinerlalto de faelu philotopnico virtutis colore infucalo in imagine Diogenis cynici, par Montzius, in-4, ib., 1712; — Barthusii Apologetieum guo Diogenem eynicum a crimine tl ttuUitùx et

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4mpuden(tce expeditum tittilj m-4, Kœnigsberg, il2T : — Delaunay, de Cyntsmo, ae prœcipxte de Ànlilthene, Diogene et Cratete, iii-4, Paris, 1831. X.

DIOOÊNE, surnommé le BabyUmitn, (jnoiqn'il fût né à Séleueie, était un philosophe stoïcien d'une grande répatation et Vun des chefs du Portique, où il avait eu pour maîtres Chrysippe «t Zenon de Tarse. Il fit partie, ainsi que Caxnéade et Critolaiis, de l'ambassade que les Athéniens envoyèrent à Rome au sujet de la ville d'Orope. Comme Carnéade aussi, il s'arrêta à Rome pendant quelque temps et y professa les doctrines de son école. Autant que nous pouvons juger de son enseignement par les très-faibles traces qui nous en sont parvenues, il cherchait à atténuer le principe stoïcien qui ne reconnaît d'autre bien que la vertu et considère tout le reste comme indifférent. Il admettait, au contraire, l'utile comme une conséquence du bien eu comme le moyen d'y atteindre. (Cic, de Fin., lib. III, c. x; Diogène Laêrce, liv. Vil, ch. Lxxivni). Diogène Laérce (liv. X, ch. xivi et cxvni) parle aussi d'un épicurien du nom de Diogène, qu'il fait naître a Tarse en Cilicie et à qui il attribue un Résumé dei doctrines morales a'Èpicure.

DioaÉNi: DE LaShte, en Cilicie, ne nous est connu que par l'ouvrage précieux qu'il nous & laissé. On ne sait rien de sa vie; a peine son nom se trouve-t-il cité par quelques grammairiens d'une époque récente. Réduits aux conjectures, les commentateurs ont voulu, sur la foi d'un manuscrit, substituer le nom de Denys & celui de Diogène; ils se sont demandé si le mot Laërte désigne le père on la patrie de Diogène, son pire et sa patrie étant d'ailleurs tout a fait inconnus. Il n'est guère plus facile de fixer avec précision la date de sa naissance et celle de sa mort. Entre l'erreur de Suidas, qui, le confondant avec Quinttts de LaSrte, le donne pour contemporain d'Auguste, et l'opinion de Dodwell, qui le rejette jnsqn'i Constantin, il y a place pour bien des hypothèses qui s'appuient sur des autorités fort recommandables. Nul ne saurait mieux que Diof^ne lui-mime fixer nos doutes à ce sujet. Des écrivains qu'il cite, le plus moderne est Athénée, qui vivait encore au commencement du règne d'Alexandre Sévère (222 après 1. C). Diogène est donc postérieur au ii* siècle de l'ère chrétienne. D'autre part, il n'aurait pas vécu longtemps après cette époque, s'il en faut croire le grammairien Etienne de Byzance, qui^ vers 500, le considérait comme un auteur déjà ancien. On doit donc so croire autorisé, avec Heumann «t Brucker, à placer Diogène vers le milieu du m* siècle, un peu plus près de nous que n'ont fait Jonsins et Fabricius. Quant à la durée de sa vie, on ne peut que la conjecturer d'après les longues recherches que suppose la rédaction de son ouvrage sur les philosophes ; mais, à cet égard, les renseignements précis nous font défaut, comme à l'égard de son caractère et des événements de sa vie.

Une expression empruntée par Diogène à la langue de l'Ëglise a été curieusement relevée, et 1 importance en a été fort exagérée par ceux

2ui ne remarquaient pas avec quelle complaisance liogène expose les opinions philosophiques les plus contraires au christianisme. Des observateurs également prévenus, mais dans un autre sens, ont cru voir que Diogène a développé la doctrine d'Ëpicnre plus amplement que toutes les antres, et ils en concluent qu'il était épicurien. Hais, outre qu'il témoigne trop bien lui-même de son ignorance sur le fond de cette doctrine, s'il est permis d'appuyer une conjec-

ture sur de semblables raisons, Diogène serait bien plutôt suspect de stoïcisme, la vie de Zenon de Cittium et la doctrine du Portique étant le sujet qu'il a traité le plus longuement.

Quoi qu'il en soit, ces Vies des philosophes sont le seul ouvrage que nous ayons de Diogène; aucune raison ne peut faire soupçonner qu'il en ait écrit d'autres, si ce n'est toutefois un recueil de Poésies diverses, dont il parle souvent, et qui n'était sans doute qne la collection de ses épigrammes. Ce livre, dont la perte ne paraît pas mériter nos regrets, existait peut-être encore a la fin du XII' siècle; au moins Tzetzès semble y faire allusion par l'épithète d'^igrammatiste appliquée à Diogène. Mais son vrai titre à l'estime de la postérité, c'est le recueil intitulé : Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres.

Ce livre était dédié à une femme qui professait pour les doctrines de l'Académie une haute admiration. La dédicace étant aujourd'hui perdue, quelques mots de l'auteur, à l'article de Platon, sont le seul renseignement qui nous reste sur cette femme. Reinesius conjecture avec assez de vraisemblance qne ce pouvait être une certaine Arria, citée avec éloge dans l'ouvrage de Theriaca, ad Pisonem. A l'exemple de Dio-

fène, trois siècles plus tard, Damascius dédiait à héodora une nouvelle histoire des philosophes. Diogène de Laerte a pris soin de nous avertir qu'il a partagé son travail en dix livres; mais cette division arbitraire en cache une plus systématique dont il nous donne le secret dans sa préface. Après avoir établi par des arguments puérils que la Grèce est le berceau de la philosophie, U consacre son I" livre aux hommes qui ont honoré ce nom de sages que déclina la modestie de leurs successeurs. Passant ensuite aux philosophes proprement dits, il les partage en deux grandes écoles : l'école ionienne et 1 école italique. Les spéculations des ioniens remplissent la moitié du II* livre, où se trouvent encore Socrate, rattaché bon gré mal gré i cette école, et les disciples qui n'ont fait qne répandre sa doctrine. La vie de Platon, une analyse rapide de son système, diverses classifications des ouvrages de ce philosophe, forment le livre III. Platon est pour Diogene un second père de la philosophie grecque; c'est de lui qu'il fait sortir les dix écoles auxquelles il ramène toutes les sectes philosophiques si complaisamment énumérées par Varron. Toutefois, c'est dans ce livre surtout que se trahit le vice de l'ordre adopté par Diogène : après être convenu que Platon ne doit pas moins à Pythagore qu'à Socrate, il est forcé, pour rester fidèle à sa division, de rejeter au VIII" livre l'analyse des doctrines de l'école italique. Il consacre le IV« livre aux académiciens. Il expose dans le V* les opinions d'Aristote et des pénpatéticiens, avec une négligence et une rapidité bien regrettables. Le VI' livre renferme Antislhène et les cyniqnes ; le VII', Zenon et les stoïciens. Cette partie est, sans contredit, la plus intéressante de tout l'ouvrage. L'auteur s'est pin à y développer avec une abondance assez désordonnée, il est vrai, les doctrines du Portique, dont il est avec Cicéron l'historien le plus considérable. On y peut recueillir des détails précieux sur la logique et sur la grammaire, qui toutes deux étaient en grande estime auprès des stoïciens, un exposé de leurs doctrines cosmologiques, suivi d'une longue énumération et d'une analyse minutieuse des biens et des maux de l'àme, selon les disciples de Zenon. Le VIII' livre, consacré aux pythagoriciens, est un recueil complet de tous les contes qui avaient cours dans le monde sur Pythagore et quelques-

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uns de ses élèves. On comprend aisément combien les inventions de l'école italique perdent & être ainsi rapprocha de la logique ngoureus« des doctrines stoïciemies. On ne voit aucun ordre dans la distribution du IX* livre. Heraclite y est placé avant Xénopbane, ainsi rejeté après tons ses disciples; Diogène d'ApoUonie. disciple d'Anaxagore dont la vie est comprise dans le livre II, y est rapproché d'Anaxarqve, de Pyrrhon et de Timon, qui tous trois appartiennent à l'école de Socrate. La vie d'Ëpicure et celle da stoïcien Posidonins remplissent le X* livre. Diogène combat et repousse les imputations injurieuses aaïqnelles Ëpicare a si souvent été exposé, avec une Intelligence dont il n'a guère donné d^autre preuve, et qui, par cela même, peut sembler ici suspecte de plagiat.

'Tel est, en enet, le défaut capital et caractéristique de Diogène : il manque absolument de cette critique qui fait l'honneur de quelques historiens modernes. Ses recherches ne sont que laborieuses. Il ramasse sans choix tous les iu-

Sements, toutes les anecdotes qu'il a rencontrées ans ses lectures; de là de singulières disparates et des contradictions impardonnables. Quand il rencontre plusieurs versions sur un même fait, il se contente de les rapporter les unes à la suite des autres, avec une entière indiflérence. Les mêmes anecdotes ou les mêmes sentences sont attribuées i différents philosophes. Hais, du moins, avec une bonne foi qui mérite tonte notre reconnaissance, il indiçpie les sources où il puise, et cite même souvent les textes originaux. Aussi une analyse, quelque détaillée quelle fût. ne saurait donner une idée de ce livre, où se mêlent sans se fondre les opinions et les styles les plus divers; et l'on conçoit la mauvaise humeur de ouelques critiques modernes contre ce mélange de tous les tons et de tous les styles, et surtout contre cette vanité pédantesque du poète éradit, citant i chaque page ses propres épigrammes. En somme, le livre de Diogène n'est certes pas, comme le prétend Ménage, Vhùloire de l'etprit humain; mais Scaliger a pu, sans injustice, en louer l'érudition variée, et c est à bon droit que Montaigne regrette qu'il n'y ait pas eu plusieurs LaSrte. En effet, malgré quelques divergences partielles, cet historien s'accorde en général sur la biographie des philosophes, comme sur le détail de leurs doctrines, avec les meilleurs témoignages de l'antiquité classique, par exemple avec ceux de Cicéron et de Plutarqne. Son ouvrage, d'ailleurs, n'est-il pas le seul de ce genre qui nous soit parvenu? Aristote, celui des philosophes grecs qui accorde le plus d'attention aux systèmes qui l'avaient précédé, ne touche encore cet examen qu'à l'occasion de se.s propres travaux. Les ouvrages d'Hippobate et a'Androcydes, dont la perte est si regrettable, ne comprenaient pas dans son ensemble l'histoire de la philosophie. Diogène Alt donc au moins le premier qui forma un recueil de toutes les opinions de 1 antiquité sur les philosophes les plus célèbres. Longtemps respecté; à ce titre, par les âges suivants, il servit de modèle à tous les bistoriens qui lui succédèrent, jusqu'à l'époque où Bayle donna l'éveil à l'esprit de la critique moderne, et provoqua une réforme appliquée depuis par Leibniz à l'histoire de la philosophie. On pourrait même suivre l'influence de Diogène jusqu'à notre siècle, où, renouvelant l'hypothèse d'un peuple philosophique primitif, Frédéric Schlegel plaçait chez les Hindous la naissance de la philosophie. Il n'est pas jusqu'aux faiblesses de Diogène dont nous n'ayons tiré quelque profit. C'est à sa négligence dans le choix des autorités historiques

que nous devons de connaître plusieurs écrivainssecondaires, dont les erreurs mêmes on le» mensonges ne sont pas sans intérêt pour l'historien. Près de la moitié des fragments qui nous restent d'Hermippus ne se sont conservés que dans le livre de Diogène. Combien de fragments de Timon, de Chrysippe, de Dicéarque, de Sotion, de Favonnus ne lui devons-nous pas encore, sans parler des pièces authentiques, telles que le testament d'Xristote et celui d'Épicure, documents si rares aujourd'hui, et que bannissaient trop souvent de l'histoire les sévères convenances du genre historique, tel que le comprenait l'antiquité? Sans doute, on peut le dire, Diogène de Laërte ne brille ni par la profondeur ni par l'originalité de son jugement ; sans doute, il ne comprend pas toute l'importance de l'histoire de la philosophie. La nécessité de l'ordre dans lequel les systèmes se succèdent, les rapports du développement de la pensée humaine avec celui des doctrines philosophiques, sont des choses qu'il ne soupçonne même pas. Des qualités nécessaires à l'historien il n'a gnère que les plus modestes : la bonne foi. avec l'étendue et la variété des connaissances. A part des fautes de chronologie, des confusions assez fréquentes entre les noms propres et les titres d'ouvrages distincts, et antres négligences dont il faut bien le rendre responsable, comme compilateur, les autres erreurs répandues dans son livre reviennent de droit aux auteurs qu'il avait consultés^ et que nous ne pourrions apprécier ici en détail sans sortir des bornes naturelles de cet article. Regrettons seulement que Diogènene se soit pas plus souvent recommandé d'autorités aussi imposantes que celles d'Aristoiène, placé, pour son érudition et sa fidélité, pre.sque a l'égal de son maître Aristote ; mais qu'il ait fait de trop fréquents emprunts à des écrivains d'nne autorité suspecte, tels que Dicéarque, Hermippns et Timée.

Le texte de Diogène Laêrce nous est parvenu mutilé et plein d altérations. Saumaise, sur la foi d'une table détachée d'un ancien manuscrit, déplore la perte d'un grand nombre de biographies, parmi lesquelles se trouvaient sans doute celles de Cornntus, de Polémon et d'Épictète. Ëpnré, éclairci depuis l'édition princeps (in-4, Bàle, 1533). par les soins d'Henri Estienne, de Casaubon, a'Aldobrandini, de Ménage, de Meibom, de Kûhn (travaux réunis dans l'édition d'Amsterdam, 2 vol. in-4, 1692 et 1698), de Rossius, le texte a été publié en dernier lieu par Hûbner (4 vol. in-8, Leipzig 1828 et 1831) et par G. Cobet,. en 1850, dans la biDliothèque grecque-latine de Firmin-Didot. La traduction latine d^Àmbroisede Camaldule, corrigée par le bénédictin Bmgnolius (Venise, 1457), a été heureusement remplacée par celle de Thom. Aldobrandini (in-r*. Rome, 1594, et Londres, 1663). L'ouvrage a été mis en français par Fougerolles (in-«, Lyon, 1602); par Gilles Boileau (2 vol. in-12, Paris, 1688);.

rir un anonyme (3 vol. in-12, Amst., 1758; vol. in-8, Paris, 1796; 1 vol. in-12, Paris, 1841 : cette dernière traduction est attribuée à Oiauffepied). Une traduction meilleure et plus récente a été donnnée par M. Zévort, Paris, 1847, 2 vol. in-12. E. E.

DIOICËNE DE Sktrng, partisan de la philosophie de Démocrite, à laquelle il avait été initié par Nessus, disciple immédiat du célèbre Abdéritain. Il transmit à son tour la même doctrine à Anaxarqne. Celui-ci étant contemporain d'Alexandre le Grand, il faut admettre que Diomène de Smyrne a vécu à peu près dans le même temps, c'est-à-dire dans le iv* siècle avant l'ère chrétienne. X.

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