‹ Dictionnaire des sciences philosophiquesChapitre 133 sur 135 · GYMNOSOPHISTES · texte numérisé non relu

GYMNOSOPHISTES

courage , qui bravaient les plus aiTreuscs tortures ; ces insUtutears vénérables que jadis les sages de la (irèce étaient allés consulter, et que le royal disciple d'Aristote pouvait entretenir avec profit, comme essavèrent de le faire plus tard des philosophes et de savants voyageurs, en un molles gymnosophistes. tant célébrés par les Grecs ^ ne sont autres que les brahmanes, se soumettant encore de nos jours à ces austcrilés qui épouvantèrent les plus valeureux soldats du monde ancien , li\Tés tout entiers à la méditation et à Tascétisme, auteurs, pendant une période indéfinie de siècles, de systèmes religieux et philosophiques qui sont désormais Tun des plus grands titres de l'esprit humain , et quil nous est permis de connaître avec tout autant d'exactitude que nous pouvons connaître Socrate, Platon et Arislole.

Ainsi les travaux de la philologie contemporaine ont donné une valeur considérable aux témoignages de Tantiquité sur les gymnosophistes, et il est interdit à l'histoire de la philosophie de les passer désonnais sous silence, si elle ne veut se mutiler elle-même. Ces brnhmancs que vit Alexandre, et dont l'un le suivit certainement jusquen Perse, faisaient partie de cette grande société théocratiquc qui a laissé tant de monuments de son génie, et qui avait dès lors les croyances et les mœurs qu'elle a conservées jusqu'à nous.

Pour bien connaître cet obscur sujet des gymnosophisles tels que se les représentait l'antiquité qui les nomma, il faudrait rapprocher avec soin les divers passages de Cicéron , de Slrabon, d'Arrien , de Plulanjue, puisant aux documents liiissés par les compagnons d'Alexandre , même les récils fiibuleux do Philostrale et d'Apulée, les opinions do Porphyre, les renseignements plus sérieux (jui sont réunis dans les ouvrages faussement allribups à Palladius et î\ sainl Ambroise, enfin quel(|ues détails épars dans d'assez nonjbreux écrivains. C'est la lûche qu'a essayée Jo. Schmidius dans une dissertation souvent citée par Brucker. Dans rantiquité, le témoignage de Strabon est de beaucoup le plus sérieux et k> plus complet.

M. Ijissen , professenr de sanscrit à Bonn , a fait paraître , sons le titre de (rf/wfwsopftisffi , un recueil de philosophie indienne dont le proniior cahier, le seul public jusqu'à prosent, contient la Sankhya kariha , ou résunïc en vers mémoratifs du système sankhva.

Pour apprécier un peu mieux ce qu'était la philosophie des gymnosophistes, on peut voir plus loin l'article Inde, Philosophie imuf.xne.

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