‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 111 sur 426 · COND · texte numérisé non relu

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VENIR, PARVENIR. Aller, se rendre d^im lieu à un autre.

Venir est le terme ordinaire, général, formel, absolu, n se joiist particulièrement bien auxmots qui déterminent l'époque et le mode de transport : quand et comment rtendrej-vous? Parranir, c'est venir par, à travers, difficilement, lentement, et à quelque chose qu'on se propose plus expressément, à un but. « Pourparrcntr à ce but^ ils surent parfaitement conserver leurs alliés. a> Boss.

Ces deux mots se prennent aussi presque avec les mômes nuances distinctives dans le sens d'arriver , en parlant des choses. Venir se dit de ce qui arrive d'ordinaire, ou tout au moins de lui-mâne, sans avoir d'obstacles à surmonter. Après l'hiver vient le printemps.. Quand vient le courrier? « Ces rois ont vécu dans une telle mollesse, qu'à peine leur nom. est-il venu jasqu'à nous. » Boss. Une chose ne parvi&it qu'avec plus de peine et malgré des causes qui tendent à Ten empêcher, a La misère des pauvres p^arvient difficilement à l'oreille des rois. » CoNO. « C'est hier seulement que votre lettre m'est parvenue : je dis parvenue , car ce n'est pas sans peine qu'on s'est déterminé à me l'envoyer, » Dodefp.

FAIRE, PARFAIHB. Exécuter, produire.

Parfaire est complétif ; c^est faire d'un bout à l'autre, entièrement; de manière qu'il ne manque rien. Nous disons qu'un ouvrage est fait et parfait, «En moins d'une heure, le dépouillement entier de la maison avait été fait et parfait. * Les. «Dieu pouvait par un seul tiait d&sa main, tracer son tableau, le dessiner et le par faire, v Boss.

Même différence entre achever et parachever. Affaire entièrement paracJier/^ (S. S.}, mariage entièrement parachevé (Îd.). « Myrtis vit, avant que de mourir , le parachèvemesU de son vœu (temple élevé à Vénus). » Lap.

SEMER,. PARSEMER. Suivant l'Académie, on dit également semer et parsemer un chemin de fleurs, c'est-à-dire y en répandre.

Mais le composé ajoute au sens du simple l'idée accessoire d'une grande abondance , d'une sorte de profusion, et c'est pourquoi on dit, tout par^ semé; un banc de pierre tout parsemé de coquilles (Volt.) , une porte toute parsemée de dous d'airain (Sgarr.).

Ce spni pelito chemins tout parsemés de roses. Hou

Un objet semé de certaines choses a de ces choses, en a quelques-unes. « Le caracal a les oreilles semées de quelques poils argentés. » BtJFF. « Des bords semés d'écueils. * Fén. « On s'assit sur l'herbe semée de violettes. » In. — Un

SYNONYMEi* ÛWF ONT LE MSME RADICAL.

oèjeC pùTseifié de certaînes choses a de ces choses en grande quantité , en e^ tont couvert. < Les enTîrons étaient pOTtemét de mille sortes de fleurs qui parfeunaient Fair. » Lbs. « Dans les ifeurs , qudlÈ proîtision d'or, de perles, de diamants parmftéra^ectant d^artsnrun f6nd si fin ! » P. A. Yollaire dit en parlant de VHêratlUjti de Calâftron : « L'éfnoniie démence de cette pièce n'empftcbe pas qu'elle ne soit semée de plusieurs morceaux éloquents et de quelques traits de la plus grande beauté. » Bt ailleurs , au sujet d'un poème latin intitulé SarcoHs : « On fut surpris du grand nombre de trè^beaux vers dont la SaltcoXU était parsemée. »

PIUtelXB PES,

Cette ^ffieule initiale est la précédeAte sous sa forme latine; elle en a tout à fait la signification.

pEÊmOBS Pja Ht BÉ.

PSBCBVOni, ftËCErVOtR. KeouMllir Ou toucher des revenus, des droits, des impôts. La racine commune est copert , prendret

Percevoir représente Faction générale comme composée d'actions partielles par chacune desquelles il faut passer; ce mot donne Tidée de plusieurs opérations , de plusieurs démarches successÎTes qu'on est obligé de fiiire, et, partant, d'un soin particulier, d'tme part considérable prise à l'action. Rtcec9if^ rursus capere^ c'est toucher cê qui est dd , le prendre des mains de ceux qui se présentent pour Tacquitter. Le percepteur est un homxoe toujours en mouTement pour (aire venif ce qu'on n*est pas pressé d'apporter et pour aller quelquefois le chercher. Le receveur est là simplement qui ctt»nd ce qu'on lui apporte et qui rérifie si on lui apporte assez.

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