PB£FI1£ PRO
Moteur, promotêt^.
Particule française, latine et grecque, qui, dans ces deux demières langues, est d'abord préposition et signifie, devant, en avant. Dans les m«ts composés dont eHe fait partie , elle garde le même sens* elle indique l'action de mettre devant, en avant, quelquefois en tirant dehors, et elle a une grande analogie avec l'adverbe gréer et latin porro, en avant, au loin : profk&n^ s'vnaeer^ perro faeere^ aj^r en wrtaxV] prmpi^ o0re, P9m spicere, TOir devont soi, dam le lointain.
MOTdm, nftOMOYJSUK. celui qui dônïie le mouvement à^une chose, celui par qui elle va. Moteur , de morere , mouvoir ; promoteur , de pro «eeere, mouroir ou pousser es avant, étendre.
Le moleiir d'une affaire en est l'ftare; ums lui elle n'irait point du tout : le prdvMt&nr en est le propagatedr: sais lui elle ne preitdrait ni développement ni extôttsioti.
Otez le moteur d'une chose , vous supprimez là
chose eHe-méme ; Ôte2-en le promofetir , vous ne la supprimez pas , vous en empêchez seulement l'accroissement et le progrès. Le moteur est plutôt l'auteur et le soutien essentiel; aussi d!t*on souvent le premier moteur. Le promoteur est plutôt celui qui fait croître, valoir ou prospérer, et , au lieu d'être l'auteur lui-même , on l'oppose très-bien à Tauteuf. « Il n'est pas le fondateur de cet établissement, l'auteur de cette entreprise, il n'en est que le promoleur. » Acâo. a Saint Augustin est le premier auteur de ce raisonnement; le P. Halebranche en a été le promoteur. » P. A. Le moteur donne la vie ; et le promoteur, la vogue. D'autre part, le moteur peut être caché ou l'âme de choses secrètes , d'une intrigue , d'une conjuration; le promoteur est en évidence, ou il est à la tête de cho^s qui se produisent, qui paraissent au dehors, qui éclatent. — «Il est le moteur secret de ces intrigues. » Acad. « Il fut le promoteur de la guerre , de cette querelle , de la réforme. » Acad. — « Oh ! si je connaissais ceux qui commandent ces écrits, voici ce que f oserais dire à ces moteurs cachés. » Bbaoh . « On s'obstine à voir en moi un promoteur de bouleversements et de troubles. 9 J. J.
MPo^ft^^seTf utSÊKeer.
PIlOlCONtnEQIl, ÉÏYONCER. Exprimer ses idées par le discours d'une manière pliis ou moins nette.
fro signifie devant, en avant, en public. On prononce donc comme on profère, comme on proclame , comme on professe , comme on proteste , en public , devant le monde ou devant des auditeurs , hautement. E ou ex signifie hors de et a rapport au point de départ , c'est-à-dire id à la pensée. On énonce donc en exposant plus ou moins bien ce qu'on a dans l'esprit. Prononcer regarde le dehors, et énoncer le dedans : onprofiotice clairement , quand on est entendu de toute l'assemblée , de toutes les parties de la salle ; on énonce clairement quand on fait bien connaître ce qu'on conçoit. Tel ne sera jamais orateur, parce qu'il a la prononciation mauvaise et l'^nonctatton confuse. Dans la sentence que j'ai entendu prononcer j'ai mal saisi ce qui était énoncé par le premier article.
PRÉFIXES PRO Et AD.
ProVimget, etilonger. Protèstm', aiteéiter.
PROLONGER» ALLONGER. Rendre plus long»
Allonger , ad longare , modifier la longueur en y ajoutant. Prolonger est le même mot, sauf la première syllabe pro , du grecn^yd/^M, en avant, au loin ; c'est faire aller au delà , , pousser en avant» Ces mots,. quoique l'un^ se dise ordinairement des objets- et l'autre du temps, sont s|nonymes et quand on les applique aux choses éten* dueâ et quand on les applique à la durée.
V Allonger ne se dit que des objets qu'on leod plus longs. Prolonger est un mot abstrait qui ne se dit que d'une portion de l'éttindue qu'on con* tinue. On allonge et on ne prolonge pas une table,