PREMIÈRE PARTIE
ayant une signification qni lui soit propre. Hais, suivant qu'elle se trouve ajoutée à une base ou verbale ou nominale , cette désinence se ramène à la désinence ible , able , ou à la désinence al.
Ainsi , d'xme part , docUe , docilis , de docere , instruire, enseigner, est pour docïbilis, qui môme a été employé par Térence; fragilis, facilis , ductilis , volatilis , habUù , ne sont pas moins évidemment des formes abrégées de frangibiliSy facibilis, ductibilis^ voUUibilis^ hàbibilû. D'un .autre côté, l'identité des terminaisons tl et a2, quand elles finissent un adjectif composé, à base substantive , est attestée par l'habitude où est la langue latine de se servir indifTéremment de l'une ou de l'autre : témoin , juvenilis et juvenàlû , de jeune hoc^e , juvénile ; vernilit et vemalù , d'esclave , servile. Donc , les adjectifs en il équivalent aux adjectifs en ible dans le premier cas, et aux adjectifs en al dans le second.
Toutefois , si les désinences il et al signifient absolument la même chose à la fin des adjectifs à base nominale , les désinences il et ible , à la fin des adjectifs à base verbale , difi^èrent quelque peu sous le rapport du sens. Ible marque dans le sujet la possibilité d'être fait ou rendu tel : c'est une désinence toute passive ; il est ou actif ou passif: actif dans agile, reptile ^ versatile , par exemple, passif dans docile^ facile, ductile,— JLn oi^tre , même étant passif, il désigne plus que la possibilité, la simple capacité, et, suppose une plus grande disposition à être fait tel. Ce qui est facile , fragile , utile , est plus que faisable , fratigible , usàbU. En latin , docibilis se dit d'un homme sur qui les leçons ont quelque empire , et docilis de celui qui s'y prête bien volontiers. On peut consacrer cette différence , en disant que les adjectifs en ible sont facultatifs passif s , et ceux en il, facultatifs dispositifs.
TERMINAISONS ILE xt IF.
Mobile , motif,
VOBILE, MOTIF. Ce qui meut la volonté et porte à faire quelque chose. « L'argent est son unique mobile. L'intérêt est le seul motif qui le fait agir. • Acad. Ces deux mots sont formés du verbe latin movere , mouvoir.
Mobile , mobilis , pour movibilis , se prend ici dans le sens actif; c'est ce qui peut mouvoir , ce qui a une disposition à mouvoir; mott/ signifie bien , ce semble , la même chose , car c'est ce qui a in'm movendi , la faculté de mouvoir. Cependant ils diffèrent, et à peu près comme sensible eisensitif; ce qui doit être.
UtiMle n'exprime pas aussi purement la faculté , n'est pas aussi exclusivement potentiel et Indépendant de l'acte même ; le mobile peut mouvoir et meut efl'ectivement avec facilité. Le motif peut mouvoir , et rien davantage : c'est son plus ou moins de valeur sous ce rapport qu'on considère en lui. Le mobile est une impulsion qui entraîne ; le motif, quelque chose qui est capable de porter à tel parti , et que l'esprit pèse , compare , pour savoir le cas qu'il en doit faire. L'argent est l'unique mobile de celui que partout et toujours la vue de l'argent pousse à agir. L'intérêt est le seul motif
qui fait agir celui dont l'esprit, parmi pluaieun raisons d'agir, trouve toi^ouns smi intérêt U meilleure et la préférable.
On se représente le mobile comme quelque chose qui pousse : c'est un désir, une passion, un appétit, un mouvement sensible quelconque qui pèse sur la volonté en quelque sorte et la détermine. « Dans ce monde imaginaire les paaaions sont comme ici le m^bUe de toute action. » J. J. Pour mener les enfants, il Caïut employer quelquefois le mobile de la gourmandise (In.). Henri VIII d'Angleterre était emporté: « On savait que il fougue de ses passions était d'ordinaire le mobUs de ses démarches. » Cohd. « Développer dans ud écrit la force et les effets de rémuUÎion , ce auk bile moral si puissant et si néeessûre. « Lah.
Le motif est une vue de l'esprit, une conception des avantages, de la convenance, de la justice d* un parti pris ou à. prendre; c'est une raison d'agir, un principe d'action éclairé et réfléchi , qui influe, non plus sur la partie sensible , mais sur la partie intelligente de notre nature. Quel moHf. c'està-dire quelle raison avez -vous eu pour vous conduire ainsi? « Les raisons qui m'ont retenue dès le commencement prennent chaque jour de nouvelles forces, et je n'ai pas un motif de parler qui ne soit une raison de me taire. > J. J. «La raison de vous approcher de moi , donnée pour seul motif de votre retraite , aurait un ridicule qui ne convient point. « Boss. « Le moHf le plus puissant que pussent employer les généraux pour animer les troupes à bien combattre, était de leur représenter que , la guerre qu'ils faisaient étant juste , ils pouvaient certainement compter sur la protection des dieux. » Boll.
Le mobile est plus ou moins fort, on y cède; le motif, plus ou moins plausible ou décisif, on s'y rend après délibération.
Ensuite, motif ayant rapport au travail de l'esprit, qui délibère, qui apprécie les diverses raisons d'agir, se dit plutôt de ce qui détermine à une action particulière; au lieu que mobile signifie plutôt ce qui fait tenir toute une conduite.
TERMINAISONS IL et IQUM.
CivH, civique.
CIVIL, CIVIQUE. De Hvis, citoyen; qm eaocemeles citoyens. En latin, cimlis et cttncmi.
La première de ces qualifications est extrinsèque , et la seconde intrinsèque. Cvinl , qui cour cerne les citoyens, tels qu'ils sont en réalité, dans le temps et dans l'espace : guerre civile, lois civiles^ Civique, qui concerne les citoyens comme appartenant à un genre, ou l'idée du citoyen, ou le citoyen quant à ses qualités essentielles.
Les droits civils , dvilia jura , sont déterminés par les lois civiles , lesquelles diffèrent de pays à pays ; les droits civiques , civica jura^ dépendent, quant à leur nature et à leur étendue , de l'idée qu'on se fait du citoyen, et sont étrangers à la considération des temps et des lieux.
Les vertus civiles regardent la manière dont 1m citoyens se comportent entre eux , dans leurs cités, avec leurs mœurs et leurs institutions; le»
STNOimiES QUI OKT LE MSME KADIGAL.
lettoB eMqiÊU sont les Teitns constitatiTes du citoyen, demeurent toujours les mêmes, et une libéralité civique (Lab.)) un désintéressement civique (Bbaum.) témoignent du civisme, montrent qu'on se oonfoime i oe que doit être et ikire le citoyen absolument.
La mort doik détrait les droits civiU; la dégradation civique enlève les droits civiques y et fait qu'on ne réalise plus en soi le type du citoyen. Les Romains appelaient couronne eitique une couronne de chêne , accordée à celui qui , dans un combat, avait sauvé la vie à un citoyen, Youlant marquer par là que celui qui l'obtenait emwèlissait en sa personne l'idée du citoyen.
TERMINAISON OIRE.
Oirt ,latin ornis, a, «m, parait une tenninaison oompoeée de or, français eiir, qui marque celui qui agit, et detiu, a, «m, abréviation de tel», a, iMi, qui signifie à quel genre une chose est relatÎTV. D'après cela, otre annoncerait un adjectif d'adjectif, un adjectif désignant un rapport à quelque chose qui est tel ou tel , et ce rapport senit celui d'une chose à une certaine sorte d'agent. Ainsi hUuphévMUnre , contradictoire ^ oratoire , r Anun^alotre , vexatoire , se disent de ce qui a rapport, de ce qui appartient essentiellement à un blosph/motetir, à un contradicteur , k un orateur , à un rémunérateur , & un vexateur.
B'un autre c6té, La terminaison or, grec »p, fut en possession, chez les Romains, de représenter les professions les plus nobles , les états les plus élevés : témoin , dtctator , imperator , frxtor, orator^ triumphator.
De là vient peut-être aoi adjectifs en oriue , a , um , le prirUége de s'employer surtout en termes de jurisprudence, pour indiquer à quels genres d'agents se rapportaient les choses mises en discussion. Qu'on l'explique d« cette façon ou d'une autre , le fait n'en restera pas moins constant , et il se remarque davantage encore dans notre langue , où la, plupart des adjectifs en oire ne sont usités qu'au palais.
Quant aux substantifs de cette désinence, ils expriment tout naturellement ce qui appartient par excellence aux agents, c'est-à-dire leurs instruments, les choses dont ils se servent pour leur proCesâon. (Voy. Oir, page 196.)
TERMINAISONS OIBS IT ÀXT,
JHffamatoire , diffamant,
DIFFAKATOaUS, DIFFAKANT. Qui attaque la r^utation.
Un libelle ou un écrit diffamatoire est essentiellem<ent, et quant à son genre, un libelle ou un écrit de diffamateur; diffamatoire en fait connaître la nature , et c'est de ce mot qu'on se servira devant les tribunaux pour le caractériser, pour le ranger dans la classe à laquelle il appartient , et pour déterminer en conséquence ce que mérite son auteur. Diffamatoire est uniquement destiné à qualifier des choses susceptibles d'être déférées à la justice , et punissables ou supposées telles , un. libelle ou un écrit
Ce qui est diffamant produit l'effet marqué par le verbe, dont diffamant est le participe, et ce mot convient surtout en parlant du danger que peuvent avoir certaines choses , des actions (CoHD.) , des faits (Bourd.) , des bruits (Fan.) , relativement à la répuUtion. « C'est une chose diffamante pour une veuve de qualité d'épouser un homme au-dessous d'elle. » Les.
TERMINAISONS OnŒ BT. EUR.
DéclamcOoire y décîamateur.
PÉCLAHATOIRE, DÉGLAMATEUR. Où il y a de la déclamation. Discours, ton déclamatoire ou dédamcOeur,
Déclamatoire y qui a rapport au déclamatewr^ qui en tient , s'éloigne davantage du sens du verbe déclamer , et se dit particulièrement bien du style (Lab.) et de la diction (In.) : « Ce qui nuit le plus au Siège de Calait de du Belloy , c'est le ton dédamcaoire qui trop souvent y domine. > Lab Dédamateur , qui déclame , qui fait l'action de déclamer, rappelle cette action à la rigueur et convient quand il s'agit, non d'une personne qui écrit , mais d'une personne qui parle : « Ah ! mon fils , poursuivit Sangrado d'un ton douloureux et déclamateury quel changement dans la médecine 1> Las.
Ensuite , déclamatoire caractérise : il qualifie d'une manière générale et vitupérative , en apprenant que la chose appartient à un genre mauvais. « La informa d^Iialia est un ouvrage trop déclamatoire. » Volt. « Je ne suis point contente de l'ouvrage de M. Gibbon , il est déclamatoire , oratoire.» Dodeff. Déclamateur fait plutôt connaître quelque chose de particulier ou d'accidentel , et ne blâme pas aussi formellement ni aussi absolument. « Il y a des morceaux éloquents dans le Système de la nature , mais il faut avouer que ce livre est diffus , et quelquefois déclamateur, » Volt.
TERMINAISONS OOE, ANT, EUR bt IF.
Consolatoire f consolant ^ consolateur^ consoUUif.
GONSOLATOIRE, CONSOLANT, CONSOLATEUR, C0N80LATIF. Qui console.
Consolant et consolateur viennent directement du verbe consoler et se rapportent davantage à l'effet; ils qualifient ce qui console.
ConsoUUoire et consolatif sont plus proprement adjectifs, parce qu'iU s'éloignent plus du verbe; ils se disent de ce qui est de nature à consoler. Mais consolatoire y de consolateur, à la manière des consolateurs, indique le genre de la chose; consolatif, qui a la force de consoler , en marque la propriété, la vertu. Un discours cotuo/atot're appartient à la classe des discours qui consolent; c'est là une qualification littéraire qui n'atteste en aucune sorte l'efficacité du discours pour consoler, laquelle est spécialement exprimée par consolatif. « Je vous envoie la lettre consolatoire de Plutarque à sa femme. » Montaign. Consolatoire est vieux, mais il mérite d'être rajeuni. M. Yillemain parle , dans ses Cours , « d'une soirée où un poète sifflé arrive et est accueilli par la maîtresse
FKBIIÊRE PARIffi
de la nmison arec une «spèoe de compliment amr s9UU9ir$ et épignmmatlque. » Quel mot substi* toer à eaniolaiovn dans cette phrase sana s'^ipoaer à faire un contre-sens î
TERMINAISON AIRB.
En latin arts, a/nui: mOUain, mOHairi»; po* pulaire , popularis; agraire , agrarius; insulaire, insulariuê; littéraire, litUrairius, Cette terminaison a beaucoup de rapport avec la précédente. Arius paraît composé comme orius de deux éléments dont le second est aussi tew , a, ym; de sorte que intulariue, par exemple, reyiendrait à insulaticus ou à insulariticus. C'est ainsi qu*en latin, epiitolwrit et epiitolieus^ épistolaire, sont deux formes équivalentes d'un même adjectif.
Quoi qu'il en soit, atre a cela de commun avec oirt^ qu'il termine des adjeotife comparatils, c'est-à-dire qui font connattre le siqet en indiquant à quoi il a du rapport : art mtfttatre, ou qui se rapporte à la guerre, miUtia; loi agrmire, qui a rapport aux champs, ager, el ainsi des antres. Voici la différence.
Oire sert à marquer à quel genre d'agents , et filtre à quel genre de ehosee le sujet est essentiellement relatif; et de là vient que le premier se trouve plutôt joint à une base verbale et le second à une base nominale.
Ensuite , le premier ne se dit que des choses , et les substantifs de la même désinence signifient des instruments, baignoire, écritoire, icwmoire; le second s'applique également aux personnes , et les substantifs terminés de même désignent des gens , ayant avec la chose exprimée par le radical de l'adjectif un rapport quelconque , eélxbaiaire , commiitoire , r^/ulionnatre , libraire , légionnaire.
Bnfîn , comme aire est propre à faire connaître à quel genre de choses ou de faits u|i sujet a du rapport, et que c'est de cette détermination qu'il s'agit dans les procès, la désinence atre se trouve aussi à la fin d'un grand nombre de termes de jurisprudence : adjudicataire , eessionnaire , commanditaire , donataire , testamentaire,
TERMINAISONS AIRE vt EUR.
Sectaire , Mctotevr.
SECTAIRE, SECTATEUR. Qui suit une secte, qui en partage les opinions.
Sectaire se prend en mauvaise part et ne convient qu'en parlant du partisan d'une secte reli- ^euse condamnée ou détestée ; soit parce que ce qualificatif, bien que formé du latin seeta , n'existe point en latin, comme sectateur, seetator, soit parce que déjà en latin la terminaison a/rius le cédait en noblesse à la terminaison ator : salch rius , marchand de sel ou de poisson salé -, salitor, celui qui lèye l'impôt sur le sel. « J'ai voulu révéler la honte de tous ces uctcnres, les vaudois , les hussites , les albigeois. » Boss. « Les partisans de la bulle se croyaient fondés à traiter les jansénistes comme des sectaires déclarés. » D'Al. a Justînien se rappela «les maximes et les conseils des sectaires qui Tentouraient , leur vio-
lence, leur .oi^etL»ifAmi.
traire, est quelquefois une désigostiaQ qui n'entraîne aucmM idée défavorable et fui s'apfAîqve au partinn d'un phihMopbo ou d!ua docteur : ies ssdMemt de Platon, de- siént TImou, du dateur Arnauld.
Mai» celte première différenoe est i car, si sectatre quaUfie toujours en mal , i tiur ne qualifie pas tmqours sb bien. On peut dire le&sgcteOewr» d'Arius , tout oovms , les anens étaient des seelaires, ou, après aivoir puié dise ariens , ces eeeCatre* firent telle chose.
Seetaire , de ucta , secte , exyrisM le meaaiire d'une société qui n'est pas coasidénie comme ayant un chef : c'est un mot qui a un sens complet par lui-même , comme micfisiiMirf, libraire, célibataire. Sectateur, du verbe sectari, suivre Sivec empreasenent, suppose , aueostrsirss qu*ou suit un chef et veut qu'on en indique le son. Comme on n'est pm^goe^deur m mcroqfsemfr simplement, mais de quelque chose, on m'est pas seêtoAmr, sans l'être de quelqu'un, «t rasage exige qu'on marque expressément de qui on t'est, a Us ssfMteum de Mootan. » MoffrasQ. « lies auteurs d'une hérést» n'ont pas plus de dioit d'tainomr que leuis se€tatmÊin. «.Bûsb.
TERMINAISONS AÎRW n CITJ.
XumuUutkiréy tumuUuews^
TUMClTVAin, nmnnTHEUX. Qui sst «a se
fait en ou avec tumulte.
Tum/ultuaire , qui a rapport au tumulte; t«muUueus, qui est pleines tumulte. Tumukuaire caractérise , en présentant le tumulte cmnme la chose à ridée de laquelle le sujet conrîent : délibération tumulêmainij c'est un tenue fh>id et de légiste. Twmiltueu» dépeint le sujet ecmmie plein de tumulte et de trouble; c'est une eKpiieBm0& de poète et de narratnor K
Une assemblée eiwMiitiMtrv a lieu contre lesibrmes et les lois; elle n'est pas régulièse. TJne assemblés tuMulituemH satient au mtUe«du bruit et de la confusion; les choses ne S'y passent point avec calme. TumuUuaért qualifie es raissn dît tmi ooBsîdéré qar rapport au droit. « Lss luifr n-'avalent pas putssance de vie et de mert. Bnx-mêmes se croyaient déchus du pouvoir de fidre mourir juridiquement, ffils làpidèrant saÎDl Etienne , ce fut tumultuairement. > Boss. k Si les Juifs tunmUuairement assemUés criaient à Pilate, faites-le mourir, c'était dans un transport qui les aveuglait ; mais en étaient-ils moins criminelafvBouRD. < Le Champ de sud n'offrit pltK , soUs Charles le Chauve, qu'une assemblée tumml^ hiatre, où on délibérait toujours en désordre et où ne se terminait jamais rien, m Coni>. Tumnd tueux ne qualifie qu'en raison du fait seul : il représente le bruit , le fracas^ rempressemest , Is va-et-vient confus, c Cette noce ne manqueea pas
4 . C'est ainsi que muMutlain «il nn tsmie froid et didactique d'analomie servasi à désigner ce qui « rapport ou convicol aux muscles; au lieu qus muscu- Uiue est une expression du langage commun «(ui peint ▼[▼ement et met, pour ainsi dire, sons les ;eux le sujet qualifié : c'est un I
SYNONÏMES QUI WT LE VtK RADICAL.
d'itrs tumuUmBuse. Quelqiiefoîs le mystère a sh teadre son roile au sein de la turbulente joie et du fracas des festins. » 7. J. «S'agiter, faire dtt broit', les mondains mettent la Tie dans cette action empressée et tumultueuse. » Boss.
!.• prêtai ei ta troape , 4 pas tumultueux,
BwmuiUtem dn pahis Tetealier tortueux. Boa».
JSn on mot , tumuUuaire marqae le caractère défectueux de ce qui a été fait en tumuHe , et iumuUueux représente en image ce qui se passe arec tomnite. « Une discussion tumuUttewe produira une décision fumvltuatre. Dans une assemblée iitmulttAeuse on fait une élection tumultitaire. » RooB,
lYcmuIftHRrr, comme difftmatoire^ ne peut se dire que des choses afipréciabks s«as le rapport du droit. Mais tu.muUieux , comme diffamant , est d'un usage l)\en plus étendu. Soins (Rac.) , cornbarts (Lah.) tumuîUuvs; Tie(PASC. , Boss! ,Tolt., J . J.) , multitude (Boss.) , passions (In.) , pensées (In.), conversations (In.), représentation théA traie (LiH.j, sédition (Volt.), régence (In.)., imaginafScui (ID.) tumttltuemes.
IXRMIIUISOMS AIBS BT M.
ùriffinairtmvnl , çrigiAeUemeni. Originaire ,
ORlGI^AIKCiasrr , OmOnrELUSinSNT. Dans r origine. Vnx mol est oriffinairemetU ou origindlement grec.
Par VadTarba oHgtnoîrenfient , vous qualifier le mot quani & sa Ysleur intrmsëque ; et par ortpin^lemeni , quanrt à sa dèmaiion formelle , extérieuxe. Le XeTtnephilaniknpie est originairement grec; il faut le décomposer dans ses éléments gnecs , pour en. aaroir le sens précis ; ce même mot étant origineUement grec , on doit l'écrire en commençant par j^h et non pas par f , et le l du milieu doit Sire suiri d'un h.
Ou bien même originairement est seul caractéristique sous tous les pointe de vue , et exprime quelle est, par l'origine , la chose ou la personne qualifiée; au lieu que originellement indique seulement l'origine , sans aucun rapport à ce que la cbase on la personne tient de cette origine : tel mot «gnifle originairement telle chose (J. J.); et il lâenl originellement de telle langue. « Réhabilitation, mot en usage dans les tribunaux,... Se faire râiablliter, suppose qu'un homme de- Tenu riche, originairemenl est noble. » Labr. « Madame de Maintenon faisait proposer au roi par un autre ce qu'elle voulait , et se contentait de l'appuyer; le roi ignorait que les choses qui passaient ainsi Tenaient originellement d'elle. » S.S-
Ori||inasrc et originel diffèrent d'une manière analogue. Originel n'est qu'indicatif et se dit d'aœ chose relative à l'origine, du commencement : la constitution , la Ibrme , la liberté , la simplicité oviginellet de l'homme (J. J.). Originaire est caractéristique et signifie quelque chose du commencement qui est un type, un idéal, un exemplaire, a Dieu est la pureté originaire et primitive. » Bodrd. « Retourner à mon
père , éU Jésus-Cbrtst , ^est ftlournar à ma Mturelie et ortginatre grandeur. » Boss.
TEBMINAISON 1ER.
Matinier^ matinal ^ matineus. Hourriàer^ nowrriuaniy nutritif. (Troa, groisier.
Cette terminaison paraît avoir la même origine que la précédente. Elle dérive aussi du latin arts , oomme ou le voit dans les mots , familier, singulier , régulier , qui répondent à familiaris , singularisa regularis. Les adjectifs en ier signifient donc , qui a rapport à la chose marquée par leur radical. — Ainsi nuUtnier , dans le peu de locutions eu il se trouve , étoile moftni^a , brouée matiniire (Montaign .) , signifie , qui a rapport au matin , du matin ; ce qui le distingue suffisamment de matinal et de matineux , destinés à qualifier un homme relativement À l*heure de son àever. (Voy. p. 248.)
Cependant, la plupart de ces adjectifs désignent , ainsi que le plus grand nombre des substantifs de cette désinence , un rapport tel du sujet avec la chose dont leur xadi«al est le signe , qu'il la pratique , qu'il en a l'habitude , qu'il en fait son métier, tels sont : manufaùturier ^ guerrier, casanier^ chicanier ^ forestier^ cavalier. — De là la difl'érence de nourricier d'avec ses syiïonymes noiirrtwon* et nutritif. Nowrrîuant qualifie par l'effet , nutritif par la faculté et noum'cier par faction: «Les mets nourrifïanfy aboadent en parties nutritives , dont l'estomac extrait ane grande quanti^ de suc nourricier. La sève des arbres est leur suc nourricier, qui se répand dans tout le corps. » Rottb. Ce qui est nourricier opère la nutrition. Le Hil est le fleuve nourricier de FÉgypte (Tolt.).
D'autres qualificatif en ier représentent le sujet comme étant ce dans quoi ou avec quoi on feût ou on réunit tes choses exprimées par le ra* dical : gaufrier y encrier y colonAier; ou la réunion môme de ces choses , hrasier , ^ierbier. Mais , les exemples le font voir, ce sont plutôt les substantifs que les adjectifs qui se prennent en ce sens.
GROS, GROSSIER. Oui n'est pas, ou qui n'est pas assez menu , mince , fia ou délicat. On dit également de Técorce épaisse de certains arbres , qu'eUe est grosse eu grossière; d'un drap commun , qu'il est ^ro« ou grossier; d'une étofle ou d'une toile qui manque de -finesse , qu'elle est trop grosse ou trop grossière.
Hais gros est une qualification absolue, qui regarde la nature de la chose , et grossier une qualification relative qui se rapporte à sa façon. Ce qui est gros , a beaucoup ou trop de volume. « Grossier se dit particulièrement des ouvrages et marque une imperfection qui vient de ce qu ils ne sont pas travaillés avec assez d'art. « Coud.
Un mouchoir d'une grosse étofle emplit toute la poche ; un mouchoir d'une étofle grossière est grossièrement tissé.. Si vous appelez grosse l'écorce d'un arbre ou une ohose naturelle quelconque , c'est A son volume , à la grandeur de l'espace qu'elle occupe que vous avez égard ; et c'est à sa