TERMINAISON É
Terminaison des participée psssés^des verbes en er : délégua, de Mégner; diiffamé^ de differner. Elle correspondi à la latine aftir, qui est celle des participes passés des yetbea en are : delegatus, de dèlegare ; diffafMOits, de diffaman. De là, un iùdice touchant l'origine et le caractère propre des adjectifs qui ont cette désinence. Ce sont des adjectifs verbaux, comme ceux i^ finissent par cmt. Mais c'est le passif, l'efiet. l'action souff^te, qu'ils marquent, au lien de l'actif , du fait présent , de l'action en x
TERMINAISONS J^ w JJIT.
Ensan/glanté^ sanglant.
EtVSANOLANTâ, SAlfGLAirr. Taché, souiUéde
sang.
Ce (^i est sanglant^ fait l'action de saigfner: viande, plaie ou blessure «émgrloftfe; victime ««rjlante (FÉN. , Volt.). « Pisîstrate se blessa luimême et se fit porter tout sanglant au miliea d« la place publique. » Fén. Il a été mis du sang sur ce qui est ensanglanti : la terre est ensanglantée. « Les coursiers de Mars ne foulent jamais cette terre de leurs pieds ensanglantés, a» Barts^ Et des fleuves (Tançais les eaux ennmgLmièe» Ne portaient que des moru aux mers éponvantéw
\OtT.
«cil regorgea si prés de son père, que le saD( rejsillit sur les habits de celui-ci et qn'il en fui tout ensanglanté, » Roll.
Sanglant présente le sang comme sortant dl l'objet qualifié*, ensanglanté le présente comnM
SYNONYMES QVV ONT LE MEVB BADICAL.
ayanVélé apporté sur l'objet qualifié; c'est en lai nue qaaKCè soufferte. On dira le oorpt songUmtÇWcwnai^., Lab.), etla A)be emattfflantéê (MbimisQ.^ d« Luertoe et de César;
Q«elqiMfofs joMgiÉMif ne marque pas l'action d» saigner, mais il exprime, ou rappelle oonme venBDt dPavoirlien, Tactioa derépûidre le saog: « n a enenr«p lë» mains Mmgkmteg dn meartreqnH vient de oomnettre^ > Agad. « H yient de tuer on bonnne, son épée est encore pmgîantê. » 4cAD. c L'antre jour ^ en entrant dans nn bal , un ' gentilhonme-breton ftit poignardé par deux hemmes habillés en femmes : l'un le tenait, Tautre lui perçait le c«nr à loisir. Le petit d'HarouI», qui s'y tnmvu , fat effrayé de toir cet hommetout étendu , tout chaud*, tout iomglant , tout habillé , tout mort. vSÉT.
VÈODÈ, mteUIF. Homme âéciàé ou décisif, \ qui n'hésite pas dans ses jugements, dans ses opi- * nfons^ I
Mais décidé, participe passif du yerbe décider, , présente le sujet comme afTIscté ou déterminé ' d'une certaine manière , comme doué moralement ou par caractère de telle qualité; if étant facultatif actif, l'homme décisif est toujours prêt à ! faire l'action marquée par le verbe difctder, à ' prononcer , à rendre des arrêts , à se porter juge , à tran^er les questions. L'homme décidé n'a pas ! besoin qu'on le décide, il est décidé; l'homme , décisif ne peut s'empécherde décider, il décidera ! hardiment en toute occasion.
On est décidé pour soi, c'est-à-dîre qu'on sait ! ce qu'on doit penser. « Partout où je suis , quant à mot , le pins décidé, je n'affirme rien encore. » J. J. « M. d'Alembert a l'esprit très-dcctd<f, et c'est beaucoup; car le monde est plein de gens d'esprit qui ne savent comment ils doivent penser. 9 Volt. Mais on est décisif ^ovlt les autres, à regard desquels on se montre dogmatique ou affirmatif. « Si j'étais plus sûr de moi-même, j'aurais pris avec vous un ton dogmatique et décisif. » J. J. c Vous rendrez ainsi l'enfant médisant et satirique , décisif et prompt à juger. » In. « Ne ao^ez pas ai décisif , n affirmatif. « 6o99.
TRlUnNÀISONB É et EBR,
DittxasmU^ âûnmyialmr, Conj/wré^ emjvunlmr. Zéié y jiéiatewft.
DISSniCJtÉ, mSSnHJlAfEUlk. celui qui dissimule habiturilement.
COHJUBÉ, CONJUItATBint. Celui qui conjure ou conspire.
ZÊLK , ZÉLATfsuH. Qui a du zèle.
Avec la désinence é , le qualificatif indique oe qu'est le sujet, comment il est fait, constitué; il marque en lui une détermination reçue : avec la désinence eur, il désigne ce qu'il fait, ce qu'il se montre, ce qu'il fait profession d'être.
ZKsstTmU^ place la dissimulation dans le earaotère , cotmne une qualité qui y tient , et c'^t pourquoi , suivant Gondillac , « il se prend plus
volontiers en mauvaise part ; s ddssimulalêur U présente en ezeroice, comme moins oonccatrée, moins fbneièro, moim noire, et comme- as suç*^ ' posant que du manège et de l'habitude; c'est e» quelque sorte la profession de ceux qui , par leufi position, sont obliges peut- être d* diasinuier, det eouittsans, pas enaiple.
Leeoniurtttesur est, parmi les coi^urés^ oalaîqui fait plus s9>écialsment Taction de coi^jurer; o'eat le promoteur ou Pun dès plus apdentt oomplioes de la conjuration. « La conjuration , d!afaord contenue dans un certain cercle de eof^wratêun y est contrainte d'appeler à son secret et à soa secours une foule de conjurés nécessaires à de grandes et périlleuses- entreprises, w Roua. Ou bien lesomiiuratnurs sont oonsidérés comme agissant, comme ftâsant tette ou telle chose, et les eofifiir^-aomnie membres d'une sorte d'asasoiation , ou encore comme découveria et punis , comme subissant tel on tel sort^ « Les amfurcb^ eeufevDlotttieni diflteentçà et. là le prinoe.... La conjuration découverts, U faut punir bien rigoui^ reusement les canjwréss. » GHAica*
Un serviteur xM4 est plein de zèle; uni^IslMtr de la religion (Acàd. , n'AL.) , du ohristiaiiisme (Lab.)', de la patrie (Volt.), du bon goût (i)'Al.)i de la liberté du commeroe (Marh.), de Boileau (In.) , déploie beaucoup de zèle , se montre, s'a*' vance, se porte en enthousiaste ou en Canatique pour la défense de la chose ou de la pv sonne dont il est le partisan déclaré. — Au. surplus^ pouv ce qui concerne tété et jr^talwr^Ia confusion n'est guère possible : %élé est un ai^eotif , zélateur un substantif, et ce substantif, comme ceux à'esen>' quêuTy de gardeur et de ssctatew , a si bien rapport à l!actioin employée peur atteindre un but particulier , qp'on ne s'en sert qu'avec un complément indicatif de ce but : zélateur de telle chose on de telle personne.