TERMINAISON US
> La plupart des adjectife de cette désinence ont
minés en unu , et qui sont .proprement des participes passés. Abstrus vient d'obsinutis du rerbe àlutrudire , diffus de diffusus du verbe diffundert, indus à*indusus d'tnciwdere , obtus d'oè- (IM1IS d'odlufidsre; et ainsi de plusieurs «mtres. Ils marquent donc la possession et l'inhérence d'une qualité reçue ou naturelle, Tètat ou la manière d'être tans .«ccessaire de quelque importance.
T^RHINAISOKS US .a ÂMD.
Camus , eamard.
CAKTO, OUUBD. Qui a le nez ooiut al piat. Régulièrement, 4iamug devrait êtm fonné de camusus; mais ce dernier mot n'existant point en latin, eamus tire son origine de eaaiMffui , employé par Virgile dans le sens de recourbé, retroussé. Il exprime simplement la qualité commune, et ne ^'applique pas seulement aux hommes , mais aussi aux animaux auxquels cette qualité convient, aux boulsdagues parmi les chiens, et aux dauphins parmi les poissons.
Camard est un mot fomilier qui ne ^e dit que des personnes. Voltaire dans la Pucelle et âcarron dans V'Énéide *tfavegUe donnent à k moit Tépitbète de samoird^. 6caarroninvoqae ainsi sa muse : ■Petite muse an aa-oamard^ Qui m'as fait «iileur goguenard....
■D'uU'autpe^ôté, au lieu que samt» est un terme purament désignatif et d'bistoiro nalureUe, qui lait connaître une partioularité du visage, ca- ^aicd^est une expression qui décrit ou dépeint, qui représente la qualité comme produisant su; ceux qui la voient tel ou tel effet. Un Ammrd , une camarde , celui qui est cainard ou a le nez satnard se trouve par ià môme avoir dans l'air quelque chose de commun , même de groasier ou de grotesque et de bouffon. « La Choin n'a jamais été qu'une grosse œ/marde, qui n'avait Vair que d'une servante. » S. S. Le même écrivain dit ailleurs d'une femme galante de la cour de Louis ZIV : a Cette belle , «t son somord et bouffon de mari. » « Ce vieux comord d'apothicaire gui travaille dans sa boutique avec des lunettes. •» Lbs. lîltM c'est un homme à fort méchante ntne. Gros, court, battet, nsz. camard, làr^e échine^ ■Le dos «n voûte , un teintjaune et Aaané , Un sourcil gris, un œil de vrai danmé. Volt.
« Je regarde et je vois une gitande fille bien fraîche, bien découplée et assez jolie, quoiqu'un peu camuse, s Marm. « Des docteurs déclarent qu'on peut être camus sans avoir de nez , et boiteux sans avoir de jambes. » Volt. « La forme du bec de cet oiseau est sime ou oamiae.» Bdff. « Le P. du Tertre dit expressément que si presque tous les nègres sont camus , c'est parce que les pères •ertmèces éorasentile nsz à lents en&nts. ■ In. « A la: Chine et au lapon , c'est une beauté que d'avoir le visage large, les yeux .petits et couverts, le nez camus tuhva^j» In.
TBRMlNAISeN ERNE.
Cette terminaison imiiée de la latine , enuu ,
^ àdk piupari aes aojeciiis tte cette désinence ont Cette termioavson imitée de la latme, enu» été traduits d'adjectifs latins correspondants ,ter-.|ci , m», n'est point originale et n'a pas de signifi
SYNONYMES QUI ONT LE MEME RADICAL
cation qui lui Mt piofre. Elte veaioato, cemme à sa.soaroe , à U désineocâ pmnitiTenui , a,/«mi d'où prevleoDent aussi oimu et wiiif , e'esVà-dire, « fcwftçak , jflft y «tu , tas «t m. Dans eslaniM , tHicnutt , sw^emm , tufSiniiw , aitefmu , la «yllaibe er ^fç^TlmH au iwUcal, «t il.D6 raste en .efiet ^« mus ponr désin— ce. De là il loit que les adjectifs tsmiaés par «me dAsiguent les «bases «ous le rapport du Jiau, d'où elles Tiennent ou i)iw où «Lies sent.
Sam , coHune <ii, •ex^ine un rapport de «impie toealilé ; aussi le premier, oemme le second , se ireuTo «pffloiit à ia fin de termes de géométrie «tt d'anatonie , ai|pûfieati& de œ rapport : angles Ml<r«er,««feni«t, ottemet; la lace, l'extrémité Mtar»e.ou«iteni0 d'un fis. On dit en botanique des feuilles placées des deux côtés de la tige , et non opposées ohaoone à chacune , qu'elles sont oUemes. Dans un collège et dans un hôpital , on dîstjjsgue des élèves internes , c'est-^nlire qui y boitent, «t des élères ««lernsf , jc'est«À-dire qui Tiennent du dehors, A cela se réduit strictement 1« ttasde ces deox^mots.
Tssatmàjsims smm m sur.
bUermey isUMeus:; sseUme, epUirUy/r.
UfrEUS, onsMEn ; exibriqb, bxtéftOniR. Placé en dedtfis au en dehors , qui concerne le dedans ou le dehors.
Intérieur et taMritmr s'emploient surtout ou partieuUèrement bien en matières abstraites , de manière qu'ils conduisent naturellement à Tin- Tention des deux^ubstantifs. abstraits, Vintirioriié et VetrtériorUé: TÎe tnt^te«re ou extérieure ; connaitre Yintérieur et Vextérieur d'un homme. Inieme et externe se disent , à la lettre , de ce qui est placé eo dedans ou -en dehors , ou de ce qui s'y rapporte : pathologie trrterne-et pathologie eaieviie*
Inf dnewr tous annonee-Taguement que la chose n*est |»s de celles qui se montrent ou agissent au dehors, et tateme tous marque précisément sa place. La paix intérieure règne au dedans , ne se manifesta pas à la surlace; une douleur tnleme a son siège au dedans du corps : Tapplication de nmèdes à l'extérieur n'y peut rien. Interne et exCeme sont réseirés , ou peu s'en iaut , à la voédeoine , qui s'en sert pour désigner uniquement, mais rigoureusement, où sont situées les èhosas dont elle parle. Ils ne sont usités qu'au propre, en parlant d'objets qui sont ici ou là, qui occupent un lieu. « Examinons tous les auto- . mates d4»it la structure inieme est à peu près semblable à la nôtre. » Yqlt.
Intérieur et extérieur ont une plus grande étendue de signification : ils s'appliquent 'aux ' mouTements . aux actions , et à toutes les choses ' spirituelles. Bossuet a bien observé cette difTé- j leoce dans la phrase suiTante : a la liaison des | mourements intériewrt et extérieurs , c'est^-nlire
du mouvement des esprits avec celui des mem-
bres externes ^•est'manifeste. •»
On dira plutôt que ce qui est interne ou externe , se trouve , et que ce qui est intérieur ou exté- ; rieur se passe nu dedans ou au dehevs. Girard, ■■
sme aa aagacité ordinaire , avait preasrati cette difiérence , que Roubaud a vainemeat combattue.
Au resta , «atefae signifiant rintériorilé au propre, à la rigueur, scientifiquement, la repréaente auesi comme plus intérieure en quelque sorte , et se dit de quelque choee de eaché en dedans , de profondément enfoncé dans la chose ; ce motaquelquefois. dans le langage de hi médecine principalement , le sens &intime dans la langue ordinaire. « Cette mort est si lente et si interne , qu'elle est souvent presque aussi oachée à l'âme qui souffre , qu'aux peiaoïmes qui igAorent sou état. 9 FÉif..«Il ne reste donc plus à l'homme que de combattre en lui ce péché, si interne k ses entrailles. > Boss. De nkème externe y l'unique .correspondant d'ialune et d'interne, veut dire quelquefois trèe-eaC^rùur , ai extérieur qu'il est détaché de l'objet dont il est question. « Plaisirs, richeases , biens externes , qui «e tiennent pas à notre personne. » Boae.
Gomme d'intfrisur et é! extérieur se peuvent former, des aams abstraits , «at^riorit^ et extériorité, A'imtervê et d'externe ont été faits internat et externat , exprimant les places obtenues dans les hôpitaux par les élèves en médecine.
TERMINAISON INSÈQVE.
' Inêrinsèque, Extrinsèque.
Terminaieon adjective , formée de la terminaison latine adverbiale , imeeus , usitée seulement dans les deux mots intrinsecus et extrinsecus , in- 'térieurement et extérieurement, de môme que la française ae l'est que dans les deux termes correspondants intrinsèque et extrinsèqiie. Intrir^ sèque^ isitra in secus, intra insequi^ qui suit, accompagne ou vient du .dedans : extrinsèque, extra in secus^ extra in sequi^ qui suit, accompagne ou vient du dehors. Ou plus simplement, tn(fin*èqfue, qui est intrinsecus, du dedans ; extrinsèque , qui est du dehors , extrinsecus, Intrinsèqfus sert à qualifier les qualités d'une chose, qui en accompagnent intimement la substance, qui tiennent ou sont inhérentes à son fond , à aa constitution , à son e^ence , et evtrinsèque celles qui l'accompagnent en venant du dehors, qui sont adventices, accessoires. Ce sont deux termes de métaphysique , de scolastique et de commerce. Valeur intrinsèque des monnaies , valeur essentielle, de nature, indépendante de toute convention; valeur exirisuèque, valeur attribuée arbitrairement par la loi pu le souverain , et constatée par l'empreinte.
«c La seule valeur intrùteèçpAe d'un marc d'argent est un imurc d'argent, ude demi4ivre du poids de hait onaes. Le.poids-et le, titre font seuls cette ualeur intrinsèque. «Volt. «Persuadé qu'il en eet des parolesxomme des:mQnnaiM i 4ont les plus estimées sont celles qui , sous un moindre poids , renferment plus de valeur intrinsèque, Phocion s'était fait iun atyle ivif, laacoé, concis. » Roll. a Une grande et ancienne puissance (comme l'Autriche) , qui a des force» naturelles<et intrinsèques ne saurait tomber tout à coup. » Moktesq. « Plus la-valeur d'an auvnge «at û&riwièque (Ot indé-