‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 218 sur 426 · TERMINAISONS U ET É · texte numérisé non relu

TERMINAISONS U ET É

Tortu y tortue {tordu ^ tortillé). Fourchu y fourché.

TORTU , TORTUE. Ils se disent tous deux d'un corps qui , au lieu d'être droit , comme il devrait l'être, est de travers, contrefait, mal tourné.

Mais l'un est le participe du verbe latin torquere, tortum; l'autre, le participe du verbe français tortuer; ce qui fait que le dernier a plus rapport à l'action et à l'événement d'être rendu tel. Tortu indiquera donc l'état habituel ou la di-

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r«ction pemaotixte du oor^; aa figueè, on dit esprit tortu, mal lait, de traTere. Tortue qualifiefa ce à quoi il est anÎTé de dATMÙrtortu. Les oof» de vigne sont toujours tovtiis;si tous laissez entra les mains des enfcnts des aiguilles / des épingles, des eenopas, des rrègLss, ils ne tous Tendront parfois ces instniments que tofftii^, c^est-4-dire tord«», faussés, court^éa, rebroussés.

Delà définition de tats et de toréu , comparée à cette tte tofiu^ tarimm et 4on^, résulte une difiérenoe«6sez grande entre «ardu-ettorlu; c'est ({ue tordu veut dire, tourné en long sur luiiMtoe, en vis, en spirale, sansiiaeie 'sqjet tout entier cesse d'être en droite ligne , .oonséqunntraeiU «u sens du verbe ûranigAis »ordt«; aiMlieu que (ortu, participe du verbe latin torqmn, eipriine comme lui que le sujet n^t pas seulenent tourné sur lui-même ou tordu., maiseourbé , iDSliné à droite ^ à gauche , et comme tourmenté , ce qui est presque toujours la marque d'un défaut. 11 n'est pas jusqu'à la dureté du C à la place du d, qui ne tende à produire le même • effet. ^ Dans le fréquentatif diminutif tortillé. •eette idée défavorables'afiaiblit, de manière qu'il «ne reste phts «u mot que le sens de rendu tor- ^tmuK , tourné à ^usieurs reprises soit sur soi- •même, «oit sur une autre choie, eoit en droite ligne . soit de travers, d'une numiàre inoliaée de «dté et d'autre. Un serpent , un imc^ettortilU , est UrtiUé.

TOORGHU, VOmtCHÉ. Qoi est len forme de fourche.

Quoique oes deux mots âieitt chacun une terminaison de participe , le premier ne correspond .peint comme le second i un verbe réel. 'Fovfrtker , seul verbe de ce radical , fait au participe •fiiurehé, et non pas foufchu. Il s'ensuit que fourchu marque l'état ou lapossession de la qualité simplement, et que f ourdie y joint l'idée de l'action ou de l'événement qui y a mené. Celui qui a le menton fourchu^ est né avec cette particularité; les cheveux de celui qui les a ^ourc^^f, se sont fourches y c'est>à-dire qu'ils sont telsj parce qu'ils se sont faits ou sont devenus tels.

De plus , et Gonséqueounent , œ qui est fourchu n'apparaît que comme fourchu , l'est dès la racine, dès le commencement; et ce qui esi fourché va d'abord tout entier en droite ligne , puis il lui arrive dese bifurquer, il finit par fourcher, a Les arbres des taillis sont fourchus dès la racine. » tKÈy. Menton fourchu; barbe fourchue; la queue des poissons est fourfjiue (Volt.). Un arbre fourché ne l'est qu'au sommet d'un tronc qui a plus ou moins de hauteur; chez les animaux qui ont les pieds fourches, les pieds se terminent en fourche. — C'est que fourchu étant ou valant un adjectif tfiourc/iîi , (ie furcosus ?) signifiera qualité absolument, au lieu que fourché, comme participe et à cause de son rapport avec le iverbe, ne la^signilie que relativement, partiellement, jusqu'à un certain :point.

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