DEUXIEME PARTIE
a naturellement une bonne physionomie ; et, dans une occasion, il fait bon visage à quelqu'un.— Enfin , on tire de la physionomie , mais non pas du visage , des pronostics sur ce qu'on sera ou sur ce qu'on fera : physionomie heureuse , malheureuse ou sinistre. « Je n'aperçus rien dans sa physionomie et dans ses propos qui me fit mal augurer de lui. » J. J. Une bohémienne , diseuse de bonne aventure, dit à Sgnanarelle dans k Mariage forcé : s Tu as une bonne physionomie; physionomie d'un homme qui sera un jour quelque chose. » Mol.
Air gai ou doux , mine gaie ou douce, font concevoir une gaieté ou une douceur apparente , de la réalité de laquelle on n'est pas bien sûr , et qui se manifeste par les gestes et les manières aussi bien que par les traits de U face^ avec celte différence, que l'expression, air gai ou doux, est moins familière que l'autre, et représente une gaieté et une douceur moint concrètes en quelque sorte , moins attachées au matériel de la personne , et consistant plus dans ses manières. — Avoir une physionomie gaie ou douce , un zisage gai ou doux , c'est présenter sur la face seulement des signes de gaieté ou de douceur certains , ou au moins dont on ne doute pas. Mais ensuite , la gaieté ou la douceur marquée sur la physionomie est une qualité permanente , qui ne se découvre pas toujours du premier coup; celle que montre le visage est un état passager dont les marques se voient et le comprennent d'abord.
2"* Port y prestance j représentation^ — maiv tieny contenance. Le port^ la prestance et la représentation sont entièrement physiques, et indiquent la manière dont nous sommes , dont nous apparaissons quant au corps; le matn/tVn et la contenance sont le résultat des efforts de Tesprit qui se domine , et impose une tenue au corps , ce sont des attitudes déterminées par des dispositions de l'âme. D'ailleurs le maintien el la contenance ont cela de particulier qu'ils se rapportent aux traits de la face en même temps qu'au reste du corps.
Port, prestance^ représentation.
Le port est la manière dont on se porte, l'ensemble du corps en mouvement, la proportion des membres , la tournure , et la taille d'une personne qui marche. Dorante, dans les Fdchetuc de Molière , parle d'un cheval cou rl-jointé ,
Et qui fait dans son jnrt voir sa vivacité, a Que demande un port gracieux? un maintien droit sans affectation, une attitude aisée, une contenance gaie et modeste , une démarche ferme sans pesanteur et légère sans précipitation. > P. A. -* La prestance {prse stare, se tenir debout devant) se dit de l'extérieur d'une personne en repos; c'est une sorte de maintien imposant qui dépeL^d tout du corps. De plus , ce mot est assez rarement pris en bonne part , soit qu'il suppose uee grande corpulence , ou qu'il marque de l'aflectation , un effort pour se donner de la gravité ou pour paraître supérieur aux autres. « Le vul^îre appelle majesté une certaine prestance et une pompe extérieure qui l'éblouit. » Boss.
Quelqu'un des courtisans loi dit qu*i la potence
SYNONYMES À RADICAUX D1VE][IS
Il Toalalt l'aller Toir, et qoe, pour on pendu , Il aanlt bonne grâce et beaucoup à» préséance .
Lav.
cLe page fit semblant d'admirer ce Narcisse, et lui dit avec un feint transport : En vérité , seigneur don C6me, tous ayez la mine d'un prince. Je Tois tous les jours des grands superbement Têtus; cependant, malgré leurs riches habits, ils n'ont pas votre prestance. » L^s. — La représentation est l'extérieur ou la figure d'une personne qui représente bien ou est propre à bien représenter dans une haute place, dans un rang élevé. cLe dnc de La Force avait une grande politesse.... Cependant il savait souvent employer bien i propos cette représentation extérieure qui fiitles grands. « MoNTBSQ. «Ce duc d'Arcos était on homme d'une belle et noble représentation^ sa femme aussi, très-riche et très-magnifique. » S. S. a Maisons, président à mortier, était un grand homme, de fort belle représentation. > In.
Une personne marche devant vous, vous la reconnaissez à son port. Vous attribuez de la prestance à un bomme qui a de l'embonpoint , et qui est posé ou campé devant vous avec aplomb. Un magistrat ou un grand a une belle représentation.
Maintien, eontenanee.
Tenue , manière dont se tient volontairement un homme qui se possède et est maître de luimême. Ils diffèrent de deux manières principales.
D'abord le maintien, proprement la tenue des mains, est une manière de se tenir habituelle; chaque état a le sien : il y a un maintien soldatesque (J. J.), un maintien sacerdotal (Mass.), le maintien cafard ou effronté des moines (J. J.); on reconnaît un poète à sa mine discrète et à son maintien jaloux (Bon.). — Contenance , pouvoir ou action de se contenir, de ne pas se laisser troubler, embarrasser, intimider, de garder son sang- froid , désigne la manière accidentelle dont une personne se tient. — N'avoir pas de maintien est une expression générale qui s'étend à tous les cas; on perd contenance dans Voccasion. L'un a rapport à l'état, et l'autre à la situation. On dit un honmie à maintien débonnaire (Rbgh.), par exemple, et on rapporte, dans une circonstance particulière, que a on s'est placé aux fenêtres pour observer les traits et la contenance d'im homme condamné à mort. » L\BiL. On prend ou on perd un maintien peu à peu , i la longue : « L'air du monde prend insensiblement la place du maintien sacerdotal. » Mass. On se taii une contenance dans un moment: « If. de Marsiliac arriva avant-hier (pour voir son père qui était très- malade) ; il fut longtemps à se faire une contenance et un visage; il entre enfin et trouve M. de Larochefoucauld dans cette chaise, etc. , » Sév. ^ « Le valet de chambre me fit de ces ecclésiastiques des portraits qui ne s'accordaient guère avec leur maintien,... Je ne fus plus embarrassé de ma contenance avec ces messieurs : dès le soir même , en soupant , je me parai comme eux d'un dehors sage. » Les.
Ensuite , on a un maintien noble , décent , réservé , modeste , et on fait bonne contenance , ou OD a une contenance fière, assurée, ferme, intré-
pide. Le maintien fait qu'on impose , et la contenance montre qu'on ne s'en laisse pas imposer. Avec du maintien on garde une attitude digne, on est bien; avec de la contenance on n'est pas intimidé, on est ferme. Tel a It maintien d'un homme d'honneur; tel autre , la contenance d'un héros. Le maintien suppose de l'éducation, de l'honnêteté dans l'Ame et dans les manières , de la gravité : la contenance suppose du caractère , de la résolution. C'est plutôt à la société et au conmierce du monde que le maintien se rapporte ; c'est dans un danger quelconque ou devant un ennemi qu'on a telle ou telle contenance.
« Soyez simple dans votre habillement et dans tout votre maintien. » Boss. « Cet écrivain a fait consister la décence dans un maintien tranquille et composé.» Maric. «Ozmin surtout s'attirait les regards de l'assemblée par la gr&ce et la noblesse de son maintien. > Las. « Qu'Angélique cache de malice sous un maintien si doux l » lo. « En voyant le sénat , Cinéas avait cru voir une assemblée de rois , tant il paraissait de dignité , de grandeur et de majesté dans leur maintien. »
ROLL
Hé ! la bonne effrontée ! i voir ce fier maintUn^
Ne la croirail-on pas une femme de bien? Mou
« Saint Louis rassure les siens ébranlés par u grandeur du péril , glace les ennemis par la fierté de sa contenance. > Mass. « Une contenance paisible au milieu de la certitude de la mort. » Dblaf. «Je voyais, à sa contermnce, que je lui faisais peur. > Les. « Jean Lapin dit d'un ton moqueur à ce lièvre fanfaron : Mon ami, je te voudrais voir avec cette belle fierté au milieu d'une meute de chiens courants ; Hercule fuirait bien vite , et ferait une laide contenance. > FéN. « Ëpaminondas se présenta de front au péril sans changer de contenance. » Roll.
AISÉ , FACILE. Qu'on n a pas de peine à faire.
ÀiséBsX un adjectif pur. Quelle qu'en soit l'étymologie , et quoiqu'il se termine comme un participe passé , il n'a rapport à aucun verbe. Facile, de facere faire , est un adjectif verbal.
Ce qui est aisé l'est par sa nature, par sa conslitution ou par son état; ce qui ^sX facile l'est de fait ou effectivement. Une chose aisée n'a pas en soi de difficultés ; une chose est facile , lorsqu'il arrive de la faire sans trouver d'obstacles ou d'opposition. « L'entrée d'un port est aisée , lorsqu'elle est large et commode à passer (c'est une qualité); elle est facile, lorsque personne n'arrête au passage (c'est un fait). » Gia.
Aisé se dit des choses ou des actions absolument et en soi. « Il est aisé de découvrir les faussetés dans les questions de fait. > Pasg. Facile se dit relativement, dans un cas particulier, et par rapport à telle personne. « C'est là une question de fait qu'il sera bien facile de décider. » In. «Quand vous diies cela, vous devriez empêcher que je ne le visse , puisqu'il m'est si facile d'y répondre. > In.
Aisé a plutôt rapport à l'idée et à la théorie; et facile au fait et à la pratique ; difiérence nettement marquée dans le passage suivant où Voltaire répond aux détracteurs de Louis XIV : « Il est très-ai(^ de gouverner un royaume de son cabi-
mim/EXA PARTIT :
net, «vec use Brochuro*; mais ^otaé ifrftRit résn^ ter à la moitié de rffaK>pe< après eiaq gvan^s hataiHaB peniiie» et Tailïeiu hiver de* 1^9^, o^' n'est pas si paici9&. »'
iit«k exprime une disposiliiiiii' passtytv Ua habit est aisé , eu propre à dtre mû ; une pensomie <m une cowiîtion' est aisée à vitre ; la mort n'est pas aiiée à supporter (Pam.); ob est oM à persuader (Mas9.>, à ébranler (ID.); e«i7. JRKîls^indi^uo, au contraire , une disposition aotive: « XTat cesur /ociJe à s'attendrir. » Mass. L& oerar, l'humeur, le caractère sont fa/cikê, c'est-àrdire qu'ils inctinent à des actes dlndulgense et de l^nté. TJtn chose est aisée à croire , c'est-à-dh« A être crue, une personne est fiâcHe à croire, c'est-è-dîre cpé- «duie : « Vous aurteE pu n'être pas^ si /^tetie à croire que je croyais si faeikmsiU auz'trahisonsv » J. J. « La charité n'est pas défiante, mats faitiie à croioe. » Bours. &'agit-il d'Une chose ft obtenir, d'im don» it est aàé;' s'a^l^il d^eme chose i faire, d'um pratique, eUe est facile. Aisé s'emploiera donc de préféreBce en parltot de ce qui se troure sans peine: une subsistance (I.J.y, une ressource (BoDRD.) aisée; «Si on demande pourquoi...; la raiso» est bien- «if ^. » Volt. Ifais' /aeil% eon'vienl mieux pour qualifier une opération quelconque , un tretail , uae ezéeutionr, en* unr met tout ee qui se fait sans- peine : éiseememeiU (PAse.), moyen (Pasc., BfASSv) /*awZ*; yertU' d^rnie pratique* folieile (Volt.); opération, méthode fiukè (AcAnJ. St une raison est aisée y un raisonnement ou une démonstration est faeik. — « Rien n'est plus aisé que d'être dluis une grande charge et dans de grands biens selon' le monde ; rfen n'est plus ftci^ que de passer la vie religieuse seton Dieu (Pasc.).
Bnfin, oi^é est objectif et facOe subjectif. Ce qui est aisé n'a pas en soi de difficultés ; nous ne trouYons pas de difficultés à ce qui est facile. Un chemin est aisé , lorsqu'il est propre à être par^ couru sans peine; c'est sa qualité : il est facile, lorsque noue sàvoDs le trourer sans peine; c'est notre talent. Nous sommes dans l'impossibilité de faire ce qui n'est point du tout aisé^ et dans l'impuissance de faire ce qui n'est point du tout faeiie. On fait a/isément une diose qui ne présente pas d'elle-même de difficultés.
On «oupçonne aisément, à sa triste figure.... Regn. a Telle conséquence se tire aisément de ces principes. » Pasg. On fait une chose facilement, c'està-dire sans efforts, sans beaucoup de travail, qiHLnd on a de l'aptitude ou des dispositions à la faire. « Mme> la Dau-phine ne fait rien et ne dit rien qu'on ne Toie qu'elle a beaucoup d'esprit. EUea les yeux vifs et pénétrants; elle entend et comprend facilement toutes choses, v SÉr.
AKEd, GCMIHOOITÉS. Geemots donnent l'idée de eertaioes chose» propres à- ^ter toute gêne , à produire le bien-être , à rendre heureux. Les aises de lia vie , les. sommodMés de la vie ; aimer , areîr ou cheroher ses «fcei , sea soffwnodttél.
Les aises rendent aise , content , joyeux : ee mot est subjectif, il se rapporte k Fétat de celui quk éprouve des. aàses, et ik le représente comme agréaUi». CofinModrt^s est objectif et p4Us relatif à Vmtile qu'à l'agréabla. Il désigne les objets méiMS fiii nouamattasii dans urne position avan-
tageuse. Cbmmodkmi, dfbd* rient emnm&dSU^ ^ gnifie utiKté , avantage, bien.^
On prend ses aises dans un lisu qui offre tonte sorte è% commadités. On jouit pinfdt dés cdses, et on recherche Tes commodîU&. c fitra adonné â ses aises , et soigneux dfe se procurer les commodités de la vie. » 6*0 mta.
Les aises d)3 la rie sont les plaisirs, les douceurs , les jouissances , les amusements , toutes choses sans I^queltes la vie serait insipide ou > sans charmes. Aimer ses aises et son repos (Rt}Li.. , ' Karm.]. « Le chat est joli , léger, aifroit , propre et yoluptueur; il aime ses aises y il cfierche les meubles les plus mollets pour s'^j reposer et s'ébattre. a> BuFF. « Si vous avîez tons t9s contentements et vos aises dans fétat où vous 6les , je craindrais fbrt pour tous. a> Boss. « Perdez le goût de Tos aises y de vos plaisirs, d'une vie inutile et paresseuse. » Mass. « Parmi tontes les aises et toutes tes douceurs du monde. » Bouro. ' « Je puis me passer des aises et das récréations ' du monde. » It>. a Philippe , déjà vieux , raffine sur la propreté et sur la moSes^e , ii passe avi petites délicatesses; il s'est prescrit de petites règles qui tendent toutes- aux atses de sa personne, s Labr.
Les commodités de la vie seiiC les bfiens , Iles ridiessey, les avantage», toutes les choses- en un mot dont fà rBoherehe Htit qu'on* est intéressé, et non pas '«otaptueux , et dbnt le disant rosd pauvre. « Ce qui rend les hommes intéressé», c'est la dépendance et le recherche des commoéites et la, vie. » Bo^jrd. <r Des* berger» né» dans la disette , accoutumés à vivre dkae Tindigenee et k manquer des eemimodiiés de la vie. » ^. « Cest Pieu qui noue envoie tout: santé, maladie, comh moéHtis , pauvreté. » In. « Inteniftei Ta- créatuie ITusage des biens et des eommodilifrde-la terre: » Mass. «c Participer k la malédiction des richesses sans en partager l'es comrnoditoretleeavantages.* In. « Le nouveau monde prête à l'ancien beancoop de eomm^odiféà et de richesses.» FltN. «B est plus s^r d'attaquer b refigion par la faTeur, par les commodités de la vie, par l^espéranee de Ba fortune. » Mon tbsqt. c IVous laissons périr dans les bois des plantes qui feraient une des grandes eommedités de la vie chez bien des peuples, v I». oc II fallait faire réflexion sur ta différence qui se trouverait entre eux et leurs ennemis pour les commodtf^s et les besoins de l'hrmée.» Koll. « Eumène Ait chargé de préparer tous les secours et toutes les commodités nécessaires pour traverser l'Helfespent. » In.
AJOUTER , AUGKHfNTKH. Mettre quelque chose de plus : un homme ajoute à ses connaissances (Pasc.) ou à ses richesses ^o^n.), et il lea augmente (Pasc., FÉir.); une chose a;o«f« à notre reconnaissance (o'AL.y, à notre- bonheur (In.^, à notre gloire (ïd.), à notre mérite (In.), à nos alarmes (Lab.) , au désordre (Coim.) , à la vraisemblance (Lab.), à l'illusion (Marm.), etc., et elle le» aiugmente.
Ajouter attire l*îrttention sur ce qu'on met de nouveau : k L'auteur des Guèbres a beaucoop ajouté à son ouvrage , et j'ai été assez content de ce qu'il a fait de nouveau.» Volt. Â^t9m€Hter^
SYNONYMES k RAOIGAUX NYERS.
au titmUûirê , indiqn» ce que datent o» à quoi ou «f6e quoi on uMt qmique antre clios»: Taur teor de ee lirre l'a beaucoup OMgmen^i; c'est maintanaiit um ouTrago coBtidéraMo, oonplet. Un anraie prend de lens c6tée iwur c^'euter saas cesae à aon trteor; en amffmmiaint tana eeiae sou trésor, l'arave ne songe peint i laisser davantage àsea^héritien^
Ajmtêêr ne im^iwee pas, et au§mit$lm suppose-, qno « qu'on uMt en sna est do mémo nature ou de même origine que oo à quoi on lo Joint. Pascal a Man senti catto diflérence: Dieu donne, dit-il, ITinaCiBol au animaux et no permet pas qu'Rs j ofMileRtfMais j'hmnne peiféctMe, eonserrant ses connaissances et celles des anciens, peut teson^tneaUr facilement La crainte af^mte an danger (Makii.); ud renfort annenu ais ennemis ougmeute le danger. L'absence oioiile aui alarmes (Lah.); «bs nourelle pics aiasTaise encore que les précédentes auptwfte les alames. De mémo, e» qui ofsiile à ma peine n'a pas , comme ce fin fcMgmenU ^ quelquo ebose âe commun areo le sujet qui m'afflige ; mais c'est une cfTcunatiaco qui y est ptua on moins étrangère-
Son nnBiear afnumk i réclM dS'Seii abames. four. La noblesse do ssrd^ mamtien nufnneRfatr Féclat de ses ebarmes.
ÂjonttT exprime jmtaposîtion seafonent;: en sorte qne les choses restent distincte»; amgmemter désigne nn achèrement, un comble, une fusion. L^errear nrjon^ k la térité, mais ne Fan^enfe pa* (Vaut-); des TÎgnetlee ajwi$ent à un livre, mais se VfMugfMnXaa pas'. Ce qui croule à une chose-, en est un aeeessoîre, un* aeeompegnement, un appendice y*^ ce* qui ratf^ente, s'y incorpore , en derient partie, et la rend plus grande.
AJUSTBiaBVT , PAWnOf. Ces mot» donnent l'idée d^lno toilette recberebée , ITSdée de ce que les femmes surtout font ou se mettent pour attirer les regards et paraître aTan^geuseraent.
Les soins derajuseemetil, îes soins de la fofnfn (Vass.). On remarque yojtijfement on la poncre d'une femme (J. J.). La propreté, laporuftf, les ùjugiemenît sont le partage des femmes (Roll.). Passer oon temps dans un soin friTOl» de ses ajnsffmenCs et de ses pomens (Boord.). Faire des dépenses excessires en ajvuHmenlii et en parmes (Id.V Atoît une- supertlutté d*(û9tt«(emenlr et de parures (In.). Magdeleine arait été longtemps occupée du som de se parer et de i^ajnster (la).
Vajuttement sied , la porure brilla. L'actemeitt consiste à bien assortir, à combiner avec justesse toutes les parties de rbabiHement , à leur donner un contour élégant, et qu i aille parfaitement à la personne. La parafe consistée se mettre des cboses ricbes et magnifiques, des diaments. des colliers, des bracelets, des dentelles. «J'ai reonrqué que les* pins pompeuses parures annonc-;=»!!*. le plus sourent de laides fera»». Donnez à une j?une fille, qui ait du goAt, des rubans, de la gaze, de la mousseline et des fieurs; sans diamants, sans pompons, sana dentelies, elle va se Caire un (^wtûment qui la rendra ebarmante. » J. J.
Sans Qjtutement nne fBmme est mite avac négltgaaot et sans goit. SUns parure ^ ello est da^ plement mieo. Un prédicateur dans la cfanio parlera centre l'aitifico dee^a^ttjfemenle (1ÊJS98,y et contre lo luxe des pMiniret(Bouinx). Les atmi* tem»mU sont étudiés (In.) ou immodeetea (Mu.); lesiKiniMi sont grandes (]foiRBB|».>, pompewea (J. J.) et raines (Fén.).
Pour se bien afmeîÊr, une fnuBe a baioin de temps , de taltnt et d'étude; pour se pamr^ il lui faut des objets de prix qui frappent par ITéciBftot soient propres à relerer la figure.
Enfin , l'ajiisfeffwnt, toutes choeos égalas d'ailleurs , est ph» simple ou moins ricbe que la pa«run. • Bile so mot arec plus de soin qu'elle no faisait autrefois. La senle vanité qu'on lui ait jar mais reprocbée était de négliger son a/ustMient ... Aujourd'hui elle affecte une parure phis rocher* chée pour ne sembler phis qu'une jolie femme*» J. J. «Je ne comprends pas comment un mari qui est trop négligé dans son ajuiîemeut peut espérer de défendre le cœur d'une Jeune fenano contre les entreprises de son galant, qui empldie laporureet la nmgnifioence. » Labr.
ALlÉl<«il , TBRDME. Transférer à quelqu^m la propriété d'un bien.
On aHèue de toutes les manières ; on ne vend que d'une seule, pour un certain prix. L'ulMa- (ton peut s'opérer par donation ou en détournant la destinatîen des oboses. a Aliéner y c^SBt donner ou rendre.» I. J. François I*', peur- so> tirer èmmains de Cbarles-Quint , aliéna la Bourgogne (Volt.). «Les pauvre» s^ôtèveront centre tous, pour vous demander compte do leur revenn» dissipé", vous avec aifféné le fonds sur lequel la Providence divine leur avait assigné leur vîo; eo fonde , c'était votre superflue » Boss. Mais la vente est toujours une aliénation à prix d'Urgent. Par ro^idnaeioii la chose passe à un nouveau mattne ; par la oenie' elle passe à un acheteur. ,
ÀJHéner^ du latin «Mus, autre, exprime aurtoirt la dépossession on le dépouillement. On no peut mtièiKr sa bberté (J. J.). Peur ôter ant jésuites tout moyen de se rétablir parmi noue , il faut oK^ner leurs maisons et dénaturer leurs biens (i/Al.). «Le jubilé, dans l'ancrenne loi, était use année de rémission et de grâce; les esclaves y étaient mis en liberté , et tous le» propriétaires rentraient dans la possession des biens qu'ils avaient eMénée. » Bounn. Kemfre, eendeire, veniiin dure, c'est-à-dire mettre en vente on faire trafic , se rapporte principalement au gain, c Les premiers fidèles ^endaimi leurs fonds , et en a|>portaient le prix aux pieds des apôtres. » Boua»^
Miénefr ne convient guère qu'en parlant -da biens considérables , de biens-fonds ou innaaubles , de ceux qui vous constituent propriétaire , et dont vous pouvez dire que vous en avee le demaine. Tout ce qui est vénal , tout ce qui s'ap» précie en argent, comme mobilier, donréea, marchandises , tra\'ai! , etc. , se vend.
ALLBGfR, AMBNlfiaBR, AKOifiBE. Termes communs aux arts mécaniques, et qui signifient diminuer un corps par retranchement de pai^ ties.
Àllégtr et omenu^er expriment une diminution