DEUXIEME PARTIE
d'autre; entasser , am&nceler 6tacei«m«kr» c'est, qoand on les a, les mettre les sines eur ki avtrts «n forme de pyramide. On anuuse les choses qu'on veut se .procurer; ce mot regarde Taeqmsition. Ou e$Uasse , on amencelU , on aecumnle celles qi/on serre; ce mot est relatif à la disposition et au soin deconsenrer. « Cet avare eMassait tout l'or et l'argent qu'il pouvait amasser»^ Lu. cJUitant il est sage A'amasêer pour jouir, autait y a>t-il de sottise à se priver de la jouissance pmr accumuler.» Giti. Les abeilles cmuMS^nt dans les jardins de la dre et du miel qu'elles entasÊent dans leur ruche : « Elles continuent i romoaser» kmtasser jusqu'à ce que les fleurs du canton soient épuisées.» Buff. — > De plus, on atMsse toutes sortes de choses, et, par exemple, des choses liquides : amasser les eaux pluviales dans des citemes (Agad.). On n'efitoaie, on n'omo»eeUe et on n'occumuZe que des objets qui peuvent se superposer et former une sorte d'élévation.
JEiUasser et amonceler diffèrent comme Sas et monceau. Ce qu'on entasse forme un moindre volume que ce qu^on amonceUe. On enUuêe des gerbes , du foin , des pierres ; mais l'Ooèan s'omoneeiîe sous l'équateur (Volt.) ; les vents amonceUent les nuages (lo,)^ les flots de la mer Rouge ^amoncelèrent comme des montagnes pour laisser passer Moase <Ia.). « Les glaçons qui viennent du c6të de rAmérique, au Kamtechalka, sont en si grande quantité , qu'ils h'am^nceUent , et forment use étendiie de plusieurs miUee de longueur sur la mer. » Buff. « Les montagnes du Spitsberg sont composées de gravier et de certaines pierres plates , semblables A de petites «pierres d'wdoise grise , entassées les unes sur les autres. C«s collines se forment de ces petites pierres et àa ces graviers que les vente amwieelUesit; eUes croissent à vue d'oeil, et les matelots en déoouYTfiBt tous les ans de nouvelles. » Ia.
Accumuler, latin aocumularê^ oomhler, de cumulue^ «comble , signifie en mettre jusqu'au comble , entasser et ^entasser encore ; il marque une addition non interrompue , une abondance toujours'Croissante.
•Un bemme œcumulaii. On >8ait qne eeite ervear Va souvent jusqu'à la fureuc»..*
Il entassait toujours. .hàjf,
« ICétellus , dans son triomphe , était .précédé des superbes ornements que la magoifioence des rois syracusains avait accumulés pendant une longue paix. > RoLL. « On ne s'en tint pas à aeaumuler sur la tête d'Auguste tout ce que la «condition mortelle ,peut recevoir de grandeur, sla. «L'évéque Tressan n'oublia rien auprès des jésuites pour avoir son neveu pour coa4Juteur, qu'il iaroit de tout ce qu'il put donner de chapdks et de rogatons de bénéfices, dont il amassa plus de trente titres à la fois, qu'il accumula les uns après les autres. » S. â. « A force d*aseumuler péché sur péché , rechute sur rechute , et diaugmonter par là chaque jour le poids de leur iniquité, Ûs sont devenus pour Dieu comme ée pesants fardeaux. » Bouro. « Depuis que j'avais résolu d'écrire un jour mes mémoires, J'svais accumulé beaucoup de lettres et autres papien.» 7. J. -^Les choses entassées ou omonceZ^l'oi^ été
peut-être isn un immit , «ai le sent d'àier, éepuis peu de temps; les duees aecumuMee l'ont été pe« à peu , à la longue , ou se trouvent 'depuis fonglmaps dans cet état. «J'ai remarqué , en easninant ée gros monceaux de terre de jardin de • ou 10 pieds d'épaisseur, qni n'avuant pas été remués depuis Quelques années, que l'eau des pluies n'a jamais |>énteé à plas de 3 ou 4 pte4 d'épaisseur; en sotte qu'en remmant cette tore au printemps , après un hiver fort ènmide , j^ trouvé la tem de figatérieur de ces nonoeafli aussi sèche que quand on Vank amoncelée. Ta^ £ait la même obMrvation sur des terres aoeummiées depuis près ée deux cents ans. • Bttff.
AMBASSADEUR, ENVOYEE, MEfOn. Qui est chargé de parler ou d'agir «apeès d'une puissance.
Député doit d^abord être mis hors de question. Les députés sont d'ordinaire nommés , choisis par des corps particuliers, par des sociétés subalternes, ou bien par des sujets ou des vaincus, pour aller représenter, demander ou îaiplorer quei^e chose. « A l'approche de Sennachérib, les grands^ les poiifiqnes ^e Jérusalem) se parent se Tésoudve à «ompter sur la promesse de Dieu : ils envo]fiè0ent des députés au rot d'Egypte pour imploner son secoure. » IU)ix. « fi ne tient qu'à saint Jean-Baq^ Ae d'ëtra aeeonnu fnor h tfesne; 4eB prêtres, des Iiévites, députer de la synagogue-, rant prête A te aaluer en cette q«a Ifté. y> BovR». M Lois «de 'la conjuoation de CaHliaa , il y«çait à Kffmo'des députés des Allobrofes. Ils y étaient venus pour demander justice des veaatiens sons lesqvdàes ils gteissaicait. » Coait. Un j0ar<aii défot persomiage (le «et qui i*est
veUfé danoade) Des députés du peuple rat S'en einnotitenaBder quelque aaméseJé^ère. Lâr.
« Les -RcnBAÏiis étaient iDit irntés «entre ks •Carthaginois^ quand aeura «iwitlrpamiept dam le sénat en qualité de suppliants, s Roll. « Prêtres , Jious sommes les interprètes des tgbux de l'Ëglise et de ses soupirs, et comme ses dépiOés pour représenter à Dieu lus scandales qui Talfiigent, les plaies qui la défigureut, ou obtenir des remèdes à ses maux. » Mass. « DÎms ces idtes de Pierre le Grand, à ehaque arc de tnomphe on trouvait des députés des différées ordres de rjfitat. 9 Volt. < Bas évèques de Franœ «n disoussien sur des poinlB -de doctrine envoyaient des députés «1 pape. » Bac. — « Périclès songea à faire montas de la puissance des AtUniens. Il fit un décMt par lequel on :avartit tous les Grecs de l'Eunqie et da i!Asie .dévoyer à Athènes leurs députés peitr j délâbèver sur les intérêts gèoéraux ée la Grèce : «et oussilèt en nomma des ûmboscadeiiriquiaDèrientsigniâer ce décret à toutes les villes. :» Oons. « A la guem de 1667. Louis XIV distrttyaa plus de M04NW écus de picsents aux d^ftés des villes et aux «mwyéi des prinœs qui valaient le complimeffter. » Volt.
Au contraire, les«iiitcMBiMlBur<«t les efsMy/^ tiennent leuranâssion d\un soncreraia., et ik oni j pour objet de traiter, «de négocier, «« même de ' iléclarer les volontés de Jeicrs maitms.
liais «Dsuite l'omèaMOdetif F^rémdesDn seu-
SYNONYMES À MfilCAm DIVERS.
vciain, m Uaa, q^tï!mn9yë:nB parah que comme jîmpie ziiiBΣiBe:zutorisé. Le premieT est donc rapéiieiiruii second. «Xa digaké d'em^ay^ est mlémare àœHe 4l'a«i6afsaéeiir. aAqas.-s R«ouailkz tant <e qui TBgavde Ja forme «des ttaitét , k cacactère des uiiiliiiiai itenry ^deagiaoy^ret des agants* » IVâG. « Hoaa l'arona jamais &*ambamadeur$ à Vienne , ^pazoe qaei'Bspa^ne taxait le pu comme étant de la même maison. M. ie marquis de Séle- Tille était pour lors tmmyë eztraordinaipe* » Rbgn. c m. le duc d'Orléans , étant siijet4a roi , quoique ségent, ne pouvait enroysr >an aon nom des «mftoaniénMrjL, fnts même des^nosy ^ » S. 6. Les «aroyér ont me moioâreMSsi(m ou sont envoyés aapfès de setzveiains moins «onaidérables. c Anliochns juttiaita plasieaas viUes en par ses extoyét ou }fsr lai-m£me à entrer dans aon «1lianoa. » Roix. « LauÎB XIV défendit à ^a république de Gèaes fst sen mnoyé 8aBtf-0]on>, r<un de ses gentilsk)miKs ontinaiMB , 4e laoéer à Teau les galères. • Volt.
Dans k langage «rdiaaire , ce qm dÂtiogoe Vambtutadêurj c'est, d'sne part, la siagaificanœ, de liantre, l^vioUbililé de la personne, s Ob'oq donne four sujel à nn peintre ks amèat- Modeu/n d'un gsand roi demandant «en aoariage pour leur m^txe la filk d'an roi Yoisia , et entourés de tonte cette magnific^ioe moderne qu parait une si belle cbose. » Lab. « Tu seras parfaitement bien cbez ce seigneur; il estricbe, et fait à Madrid vne dépense é'rnnbaâtadeur. » Las. « Peut-on arvèter «n umbasmiénpr peur dettes ? » Volt. « La personne des «raibcMsadeurs est sacrée et âuriolable ; l^nre qu^Qn leur fiait n est pas •eulenoent aaie perfidk^mais une espèce de saeôlége. 9 Boas. Ce qui distingue Venwyé^ c'est rautbentidté -de son caractère , c'est d'^re bien l'agent du souverain -an nom duquel dl se présente, c Oui étes-TOUs, disait Pbaraon à MoTse, et qui est le Dku dont tous vous autorisez ? Où sont les preures et ks signes de votre «mission ? — Vous alkz en être témoin, rèj^quait l'aat;oy^ de IMea. » 'Bomn. « Lorsque l'eneciy^ d'vn prince paraît revota de l'autorité du souveran qui l'envoie.... » Uass. c Les fondslenrs de culte se sont dits les tnvcyé9^e Dku; oek peut 'êtite et n'être pas. B J. J. floMiohel Cémlarias et in décret contre les légats qu'il feignit de se pas reconnsdtre pour «neoyés du pape. » Coim. c Booiiface VIII vent que Vempeseur Albert comparaisse devant lui par des .CMeoyÀ suffisamment autorisés et munis de pièces jastifieatiYes de ses droits. 9 In.
•mrwn . tQTmynoiTr , louche , AUFfliBOLo-
OIQOB. Qui ne paéseute pas un sens unique ^'Ot qui , par cosoéquent , n'est pas clair.
Ambigu^ équivoque. — Émibi^ diffère d!<éqmeoque comme l'ambi^d^ 'de Véquincoqne. JLmbigu eet plus général, et ne convient pas seukmentaux écrits etitnz diaoaun , jnais aux pensées et à d'antres jdioaes enoofe. « Jiristete a dit «que le phoque était d'une nature amètpve et moyenne entre les animaux aquatiques et terrestres. BzFFF. « Gens sembfobles à «et animal amphibie ^de ia faUe qui se tenait dans un état ambigu entre les poiesons et ks .oiseaux, m P^sc. Tenir une conduite mabigué (Boss.) , une conduite ikt-
taote et mi^figuë (Roll,) « Le landgrave fbt contraint de fiûre «n accord honteux et amhfffu , que TempereuT interpréta & son avantage. Sur l'^qmvoque d>ui mot aflemand , qui ne décidait pas l»en si 9e landgrave serait 'sdisolument exempt de pnson, 10a s^ serait seulement exempt d'une prison perpétudk , l'empereur fc fit arrêter. »
es. Be plus , -ce qui est aningu 'se prête à toutes sortes d'interprétations, et ce qui est équû ^fwfue n^offre que deux «eus : on hésite sm^ce qui est avAigu , on balanoe-sur ce qui est 'équivoque, — Sous ce dernier tapport, ^^tvoque se rappradra plus qn'aMftipu de Umehe et û'amph^oïv' gique , "car ceux-ci impliquent aussi l'idée particrufièfre de doubk sens , et non l'idée générale et vague d'un nombre indéterminé de sens.
•Equmoque^ lo«e^, amphibologique, ~ Ce qui fsi équivoque a souvent été rendu tel à dessein, atn de tromper; au lieu que ce qui est foKC^ ou wwf^hfibohgiquB a été fait eu est devenu tel par .distraction , par uégfligence ou par peu d'usage dans 1*art xi'écrire. — Cn outre , égieitoque annonce rm-défarA rektifaux mots et qui prevrent de leur indétermination ^ mais k défaut représenté par ktrc/ie et par amphibologique se rapporte plutôt aux phnases et est 'causé par leur mauvaise oonstruction.
Louche , amphibologique. — Amphibologiquerïe se dit pas aussi exclusivement des phrases et de leur arrangement défectueux. Vottairedit à propos dHin vers de Goraeilk : « H faut éviter ces phrases louckee, ises amphibologies de oon^ruction.-» — Mars supposez que ces deux mots eigni- ^assent toujours l'uu et l'autre des fautes contre k eyntaze , ils seraient encore séparés par des différences, louche est du kngage commun , et uwp^ilhologique du kngage des savants , des grammairiens : l'un est plutM considéré relativement nu fond de la pensée, au sens esseirtiel , et Tautre relativement au isens grammatical. Vanini fut condamné comme impk et criminel à cause de quelques phrases huches qu'on trouva dans ses écrits (VeLT,). Voltaire , «oritîcjuaiBt les poésies de ï. B. Rousseau , lui reproche d'avoir fait bien des vers wmphibdhgiques. Ce qui est louche n'est pas juste ou conforme au vrai; ce qui-estermpftibologique n'est pas correct ou odnfforme aux lois du langage.— Ensuite, c'est toujours par l'arrangement que pèobe k phrase amphibologique : Tournures eem^^Mbologiques (J. J.). La longueur seule sembk suffire quelquefois pour rendre une phrase louche , parce qu'elle suffit poury produire de 'l'embarras. « L'habitude de n^empkyer pour noms des plantes que des phrases louches assez longues rendait k^Bomenckture tndnante et em> barrassante. » 1. J. « Il 7* <a des choses charmantes 'dams ee livre; il y a pourtant «des ton- ^œwrs, dss répétitions, et quelques endroits un peu kudM«. » Volt.
AMMSUrré, B0IJnnO9D&, ^HIOnffi-BBNS; — AMPflnObOGIB. DéferaU^l'un st^le eu d'un diseoors qui manque de olarrté, parce qu'il n'a pas un sens unique^ parce qu'il kâsseiou iait oonoe- Toir plusieura choses à k fois.
X'umèiffui't^ d'abvcddifière bkuded'^qiiteoque.
AwibiguM est un substantif qni^Nur salerminai-