IV. Conflit^lutte^ combat, guerre
Ces mots sont ici pris métaphoriquement et font image : les oppositions des esprits témoignées principalement par des paroles , ils les expriment en rappelant des oppositions efiîectives,
4 . La distance est si grande entre Valtercation et la querelle ^ que la dispute^ prise dans une acception particulière , se place naturellement au milieu. C'est ordinairement entre gens du peuple une explication | très -vive, plus vive encore que Valtercation^ mais qui n'a cependant pas toute ranimosité de la querelle, ni ! toute la brutalité et la gravité de la rixe, m Cette discussion fut beaucoup moins une dispute qu'ufle conversalion fbrt polie. » S. S.
c'est-à-dire qui se passent dans le domaine des faits ou se traduisent en actions. Chacun a son idée propre en conséquence de son sens primitif. Conflit signifie d'abord un choc entre deux armées qui se rencontrent. Au figuré , il se dit de deux personnes ou de deux partis dont les opir nions ou les volontés se rencontrait rudement et s'entre-choquent. c Puissent naître de ces confias (entre deux écoles de théologie) des connaissance plus nettes, des lumières plus distinctes, des flammes de charité plus tendres et plus ardentes ! » Bobs. < Ces deux volontés (celle du gouvernement et celle du peuple) quelquefois s'accordent et quelquefois se combattent. C est de Teffet combiné de ce concours et de ce conflit que résulte le jeu de toute la machine. * J. 1. a Les traducteurs s'accordaient raremenl. De ce conflit résultèrent enfin des recherches plus attentives. » Id. — Le conflit , d'ordinaire , est imprévu, reflet d'une rencontre, an propre et au figuré.
Le vautour s*en aUaii le lier (le pigeon), quand dei
nues Fond i son tour un aigle aux ailes étendiMS. Le pigeon profita du conflit des voleurs. S'envola.... ha.
Lutte présente à peu près la même image que contention , celle de deux athlètes , de leur rivalité violente, de leurs efforts réciproques paarse vaincre et se terrasser; mais , au lieu d'être relatif à l'école comme contention, lutte s'applique à deux corps dans l'Etat , à deux partis politiques ou religieux , ou bien encore à deux nations. « Il y a, depuis Théodose, une lutte perpèlueUe entre la juridiction séculière et l'ecclésiastique. » Volt. « Dans la suite de l'affaire de la constitution , on Terra des horreurs de la part de Bentivoglio , des cardinaux de Rohan et de Bissy , et des principaux athlètes de cette déplonible lutte. » S. S. « Dans ce morceau , Messala présente la rivalité des deux ordres de la république romaine , leur lutte continuelle.... » Lab.
Le combat est une mêlée, une action vive, courte et générale , qui a lieu dans l'occasion et à laquelle un grand nombre de personnes prennent part, c Par vos premiers principes , avez- Tous évité les combats d'opinions entre ros disciples? > (Confucius à Socrale.) Fàm. « JSn pubUant cette célèbre dispute , il exposait les vérilès de la religion chrétienne à un combat dont ses ennemis pouvaient triompher. » Volt. « Si j'avais de V argent , dit un jour Socrate dans une assemblée de ses amis, j'aurais acheté un manteau. Ce fut un combat entre ses disciples à qui lui ferait ce petit présent. » Roll.
Guerre est un terme collectif : il difiêre bien des trois autres par sa généralité ; comme polémique, il désigne une suite,, un ensemble d'hostilités et de combats. « La sotte guerre de Rousseau et de moi dure toujours. » Volt. « Bans cette guerre interminable d'auteurs contre auteurs, de journaux contre journaux , le public ne prend d'aJK)rd aucun parti que celui de rire; ensuite il en prend un autre, c'est celui d^oublier à jamais tous ces combats littéraires. » lo. « Nous allons voi? r^igner, par la faction de ces
STNONYMBS À RADICAUX DIVERS.
tribims , eomnie une fguefrê déclarée entre le se* nat et le peuple , laquelle se poussera de part et d'autre arec beaucoup de vivacité et de violence, qui aura de temps en temps des trêves , mais qui pendant longtemps n'en viendra jamais jusqu'à prendre les armes. » Roll.