IA
Alors , pour te couTrir dunnt l'âpre saison,
U ftllut aux brebis dérober leur toûon, Boil.
LANGER, DARDER. Jeter en STant avec force, arec roideur , pour atteindre au loin.
On kince proprement une lance ou une pique; on darde un dard, un trait, une flèche. « Je îanee une pique, dit Ulysse, plus loin qu'un autre ne darde une flèche. » Fin. Mais lancer, qui est deTenu d'un usage très-commun , comme le prouve le fréquent emploi qu'on en fait au figuré, s'est plus éloigné de sa signification primitive , que darder de la sienne.
On lance toutes sortes de corps, et de manière & produire toutes sortes d'effets : on lance une balle contre un mur, un Taisseau à l'eau; on lance des pierres sur un arbre pour abattre des fruits; un fleuTe lance son écume en l'air (Ma&x.); Hercule Ajrieuz lança Lichasduhaut d'une montagne (FiR.); l'éléphant saisit son ofl'enseur aTec sa trompe et le lance comme une pierre (Buff.). « La nature lance à la fois dans les airs l'aigle superbe et le hideux Tautour. » Id. — On ne darde que des dard«, des traits ou quelque chose de semblable, des corps effilés , pointus , propres à percer et presque toujours i blesser, c L'abeille darde son aiguillon. » Acad. « On écrira encore mille fois après moi que le porc-épic darde ses piquants, et que ses piquants séparés de l'animal, entrent d'eux-mêmes dans les corps où leur pointe est engagée. » Bdff. « Le pic darde au cœur des arbres une longue langue effilée, armée d'une pointe dure, osseuse, comme d'un aiguillon, dont il perce, dans leurs trous , les Ters qui sont sa seule nourriture. » Id. « Le dragon dardait sa langue à trois pointes contre la peau de Roland , qu'il ne pouvait percer , à la vérité , mais il la brûlait de ses feux. » Las.
Darder emporte si bien l'idée de frapper et de piquer, qu'il se dit aussi, à la différence de lancer , avec le nom de l'animal blessé pour complément direct : darder une baleine (Acad.). c L'anhinga (espèce d*oiseau) ressemble à une couleuvre par la façon dont il replie le cou et le lance dans l'eau pour darder les poissons. » Buff. « La couleuvre des Moluques se suspend à des branches d'arbre pour se lancer sur les animaux et les darder, » Roas.
On dit lancer du poison contre quelqu'un. « La jalousie poursuit les arts.... Le poison de Rousseau m'a été Umcé jusqu'ici. » Volt. Mais on préférera darder s'il s'agit d'exprimer l'eflet pénétrant et funeste d'un venin. « Un médecin de Londres a vu au microscope la liqueur dardée par les gencives de vipères irritées ; il prétend ; qu'il les a trouvées semées de ces lames cou- j ^ pantes et pointues dont le nombre innom-
brable déchire et perce les membranes interBcs.1 Volt.
La lumière et les feux lancée par le soleil ^^ répandent dans les airs, remplissent resfast « On voit le soleil levant s'annoncer de loin p^* les traits de feu qu'il lance au-devant de Im. • J. J. « Les autres soleils qui lancenl aussi costinuellement leurs feux , rendent à notre sek. tout autant de lumière qu'ils en reçoivent à lui. ««Boff. Les rayons dardés par le soleil tombent à plomb sur quelque chose qui en est frappé, pénétré, et même d'ordinaire blessé < Que le soleil vienne éclairer tout à coup les habitants d'une caverne obscoie, qnll darde impétueusement ses rayons dans leurs yeux non préparés , il ne fera que les aveugler pour jamais. 9 D'Al. Dans la traduction de la Phariaie par Marmontel, Gaton dit aux soldats qu'il exhorte à le suivre : « Dès que j'anrai dûs le pied sur le sable (de l'Afrique) , que le soleil darde sar moi ses feux, que des serpents gonflés de veoio m'environnent; je veux éprouver le premier tois les périls qui vous menaceront. »
LANDES, FRIGHBS. Terres incultes.
Landes vient de l'allemand lamdy qui âgnifie pays, contrée, province, et qui en français a été tourné en mauvaise part ou en ^riûoa, comme il est arrivé aux mots rose, bueà^ kerr, rappierj originairement nobles, et dont nous avons friit, en les dégradant, rosse, boaquîn, hère, rapière. Friches dérive de l'allemand frischy tnhj qui ne sert point, ou vain, oiseux, inutile , oonmie en latin frigidus.
Landes enchérit sur /rtcftec de toutes les manières.
D'abord les landes ont plus d'étendue que les friches : elles couvrent des pays entiers, témoin notre département des landes, qui n'est que landes pour ainsi dire. « Le désert des landes de Bordeaux n'est que trop grand. > Volt. « Le géographe Hubner affirme q;u*on ne peut trouver en Europe un terrain d'une Ueœ d'étendue qui ne soit habité, quoiqu'il y ait vingt lieues de pays dans les landes de Bordeaux où l'on ne trouve absolument personne. Il y a des marécages immenses dans la Pologne, et des déserts dans la Russie, et par tout pays des landes, » In. Mais friches se dit d'une simple terre, d'un champ au milieu d'autres champs. « Les terres des grands propriétaires ne sont pis aussi bien cultivées que les champs d'un paysan qui ne sort pas de son hameau. 11 n'y a de friches que dans les domaines des grands propriétaires. » COND.
Ensuite , landes exclut l'idée de culture ûtsolument : les landes ne sont pas, n'ont pas été et ne seront pas cultivées, ou du moins elles ne peuvent l'être que très-difficilement. Les fricka ne sont point cultivées, mais elles l'ont été os elles peuvent l'être : elles l'ont été, car on dit tomber en friches ; elles peuvent l'être, c'est ce qu'indique le mot défricher, « Un empire qui se dépeuplerait et qui tomberait en friches n'eo serait pas plus grand pour avoir reculé ses bernes. » CoKD. < On emploie six et jusqu'à hoit bœufs dans les terrains fermes , et surtout djss
SYNONYMES À RABIOàUX DIVERS.
( friches qui se lèvent par grosses mottes et r quartiers. » Buff.
La stérilité des landes est plus grande que [le des friches. Les landes sont des sables ' aFF.) , des déserts (Lis.) , on les traverse sans rien trouver que d'aride , et de là vient qu'on pelle landes, au figuré, quoique les^ dictionires , on ne sait pourquoi , aient cessé de mar~ ler cet emploi du mot , les passages d'un écrit li sont longs , secs et ennuyeux. « Je ne com- 'ea^s pas que mes lettres puissent divertir ce ri go an; il y trouve si souvent des chapitres a flaires , des réflexions tristes. Il est obligé de uter par-dessns , pour trouver un endroit qui il plaise, cela s'appelle des landes en ce pays- . » Siv. « Comme 11 y a bien des landes dans st ouvrage (le Songe du Verger) , et même des igressions inutiles, et souvent frivoles, il Uni Lvolr le lire de telle manière qu'on néglige ce ni est de cette espèce. > D'Ag. Malebranche écrit u P. André : « Je ne crois pas que les traduc ons que vous méditez de faire eussent beaucoup e cours, parce qu'il y a dans ces ouvrages ien des landes, des choses qui n'apprennent rien résentement. » — Mais les friches produisent u moins des plantes utiles pour la nourriture es troupeaux. « Dans le partage des terres , le bourguignon, guerrier, chasseur et pasteur, ne édaignait pas de prendre des friches; le Romain lardait les terres les plus propres à la culture ; es troupeaux du Bourguignon engraissaient le harrp du Komain. » Uontssq. « Les chèvres rouvent autant de nourriture qu'il leur en faut lans les bruyères, dans les friches ^ dans les errains incultes et dans les terres, stériles. »
V LANGUE, LAN6A6B, IDIOME, DIALECTE; - 2« PATOIS, JARGON, BARAGOUIN, ARGOT.
ystème de signes à l'aide desquels on fut oonlaître ses pensées.
Langue, langcLge, idiçme et dialecte ne préentent dans leur signification rien que de bon t de louable; au lieu que palOi>, jargon, haror outn et argot se prennent en mauvaise part, nnoncent qu'on parle mal , emportent toujours ne idée de blâme ou de mépris.
1* Langue , langage , idtoine , dialecte, langue est l'expression primitive, l'expression 1ère : la langue est le système de signes articulés ou parlés dont on fait usage chez une naon.
Langage désigne une sorte de langue; ce qui rat s'entendre de deux façons différentes. Le langage est une sorte de langue, c'est-^-dire, itre la langue (car la terminaison de langage (t collective), tout ce qui est semblable, à la mgue, sans être précisément langue ou signe al : on nomme langage tout ensemble de si- Its propres à manifester ce qui se passe dans |q)rit et dans l'&me. On dit en conséquence , le i^age du geste , des yeux , le langage d'action; peinture est un langage muet; le langage des pes; les lois du langage, traiter de l'origine \ langage — Mai.<i le langage (linguam agere) i aussi une sorte de langue , en ce sens que c'est te certaine manière de s'en servir ; de là vient
STN. FRANC.
que ce mot a souvent rapport à l'ouvrier, à la personne qui applique ou manie la langue; de là vient que la langue et le langage se considèrent, l'un sous le point de vue matériel et objectif, l'autre sous le point de vue artistique et subjectif : une langue riche, harmonieuse; un langage orné, le langage d'un honnête homme, le laH' gage de la passion. Deux hoBunes du même pays, deux écrivains de la même nation parlent la même langue , mais ils tiennent difl^érents tongages lorsqu'ils pensent ou sentent différemment, c On a dit que la langue latine était moins chaste que la nêtre; mais Virgile et Ovide, Tacite et Pétrone, Sénèque et Juvénal parvient la même langue , et non pas le même langage. > IfARic. Au contraire, deux peuples, dont les langues n'ont rien de commun , tiennent néanmoins le même langage quand il est question de choses sur lesquelles ils s'accordent (voy. Langue et langage dans la T* partie , p. 182).
Idiome, grec l8UA|ta, d't5(o<, propre, particu* lier, spécial, signifie la langue ou la manière de parler d'une nation, eu égard à «es idiotismes , à la singularité de. ses tours ^ et en général à tout ce qu'elle a de particulier eu d'original. Sûiu de Vetprit ne se dit pas.
Vidiome gascon sooOrirait eetle phrase. Lap. « Les têtes se forment sur les langages , les pensées prennent la teinte destdîomes. » J. J. c La mélodie imite les accents des langues, et les tours affectés dans chaque idiome à certains mouvements de l'âme. » In. « Des personnes prétendent qu'un homme organisé comme Corneille, dans quelque siècle qu'il eût vécu et dans quelque idiome qu'il eût écrit , eût donné les mêmes preuves de talents. » Gond. Une langue universelle, en détruisant les idiomes, nuirait au développement du caractère propre ou de la personnalité de chaque peuple. — L'tdiome est aussi une langue à part, une langue qui, pour ainsi dire, n'est pas encore sortie de^ chez elle et a peu vu le monde, étrange, informe, qui commence ou qui est peu répandue , c'est-à'<lire qui a peu de cours ou qui ne se parle que dans un QQÎn de la terre , chez un petit peuple. < Ils passent leur vie à déchiffrer les langues orientales et les langues du nord.... Les tdtomes les plus inutiles, avec les caractères les plus bizarres et les plus magiques, sont préci* sèment ce qui réveille leur passion. » Labr. a Parlez-lui de figues et de melons , c'est pour lui un idiome inconnu , il s'attache aux seuls pruniers, il ne vous répond pas. » In. « La kingue grecque est une des jÂus anciennes.... Actuellement encore , le grec corrompu par les tdtomei étrangers ne diffère pas autant du grec ancien, que ritalien diffère du latin. » Buff. « J'appelle guenons, d'après notre tdiome ancien, les animaux qui ressemblent aux singes et aux babouins , mais, qui ont de longties queues. » In. a La langue (italienne) perfectionnée par Dante et Pétrarque ne reçut plus d'altération , tandis que tous les autres peuples de l'Europe ont changé leur idiome. » Yolt. « Les inondations des baibares avaient introduit dans l'Europe leurs idiomes. » In. c On aura commencé par des
7tS
KCXltaiB PAHTIB :
cA; ensuite kto àoDOMt pftM iogéai^ttx auront foMmiqMlqatS'trtioataLtiMi». To«l tdivm» eomiQ«i9a«l aura été^ cosq^ d» «onotylIriM». » lo. C'PMtoiit €B * trauTé ea AménqtM àèê iâBih fiM» Ibrméa, ptr Ittc^oaU tes phis aamrtge» «tpnnaientla petit nombn da tton idées.,.. De là se Mut fomiéM taii^ de kkfifMt différeiKee'. » I».
Lae disiMfei, d« gvie^ Mûmc^vc, M»t les modee, tes fimnee eu les ivaéléB d'une même langue^ les fittes dHine mdm* mère, « différentes manières dont un» langue eeniinune à ime nattien est parlée en difléscnMs previaees. » (Soim. « Les diàkcM étaient a«tan« dé tangages, paHlitits ckaeun dme leur genre , dwtl différeaU peuples seserMâeat, maie qu^ avaieni touenne même langue pour tadeneM. > Itou. « Ceux de nos modames ^i ont I» pins apprefend» oeB nMtîéies ppétendmt^u'i]^ y vnH une langue owtuMme, non-seulement k tovsi les babilants de la Gaule , mas» â tour H» peuples d'origine celtvtpM^ et ils n^tulmettent entre les kngoee de tons eep ponplss quet^sedieersllés de dlMNisff*» la. «H n^ a (en lllsnngn^ q&ê> des» langnes nMrice»^i ent leors dinfedss t et ees langues sont la tantone et l^eselaiMnei L'esebrrone n pour principaux émUtiem In r«ssiniq«e ponr les Hosconiles , Udalmnllqne pov le» Traurytrains et pottc les HongraiS'^ etoi^ La tentons a trois pWiâpjW dtolsiits y le gewniqne , !• saxon et lodaoois. ]r RioH. « La dirsnité de raaange dan» de» oiaeaua d'wM mlae espèn»* 6<é eomparée aeeo raison amidifférenoeaf» se 4»Dn«an« dan» les- ésoloifs» d'une même kmgue^ % Bom^ « Les différants diaUctm d» la langne aUemanie. » In. « IflAUanMgne.a; preaçie aulanide dMtcfsa qn» de enpitales. » Rn. « Les diotstfge dvi langage c6lti<|eMi étaient aftein^ * Vou* « Le iésnite N«idha«i eonant* tons les désiaeter- égyptiens et chinoiaeonMD» il eonnall la natore^» I». r Sada&étaitllei nom qua fnalques panples de Syrie donnaient à Die», ib Rappelaient tustdtSSda!, taiMlét Adenai..., selon les «tréiaat» «Meeias. » In, l«a dtalealar d'une mèma langue emploient les mémsa mots et las disposent do même dans laphraae; mais ils no le» pusnoneenlpasott ne lea tenninoni pas de même^ « Les di£Krentes nattoiDs de la Grèoe^ afeoti<mnint de» finales différentes , aasenaient dans Isnnome et dans tes verlMSi ces varialiona qv taa a nenuaée» âim^ U^im* * Lab4
Sr ^aMa,iaii|ieiiy&ar<tfonMi*«fyei.
La patois est an mauaais dâriarar parl^par le peuple d'ana pnevinea^ «Un» nons reste aaea» monomeot de la langne de» aaioiens VMebea.... Uiv reste de l'ansien patsrfs s'est eneoraoensei*ré chea quelques rustres daaettafwvinee de Gaites, daat la basa» Bretagne , dans qaeiques riHages de FranooL » Vofc». « il ftiat voir af«o queU» eonfiauM lea étymolagistea ent peonaè que sur tes borda du Tibra en empnuHa das eapressmns du potoif de» sanvages de la Bisoa}«. » Is. « La p<t«NNi de ^Umoair ta fort nni en pon»<s paysan».» Laji. < Bouisaait a^arait fiit dans sa jeunease aueune espèoe d'étado») et, né» en Bonr^ gogna, il ne parlait OMoee à» treixe ans qae lé- Foloâ da sa ptaviBee» » In. < Dos paysans par
lânt le paloig da leon proTînces. > lUr. c i^ patois, en France, sont abandonnéa aux provioees, et c'est sur eux que la petit peuple exerce ses caprices, tandis que la laîigiia natâcmalp est hors de ses atteintes. » In.
L'Iae» qnt goOtoU fort raiitrs Cacpn d'aOev,
Se plaim en aoa paiûf. Laf.
Le jargtm est snrtoul iamtoBigifilo^ d la diâeronce du pafoif qui est surtout grossier, c Ce mot (erottp^fterot, nomd^un aigle} est resté ea Bourgogne panni les paysans, comme gtiantité d'autrss termes anglais que j'ai remarqués dans leurs pafUKr.... Gessner a mal écrit ce nom faole d'entendre le jargon do Booifogna. » Bufv.. Od nomme jari^ofi tout langage obscar , aaèma celui d*ime seule personne ou dTnna tièa-vetita société. « Bensaa-totts que je paiasa dncer anx turluptnades perpétoones de ce manpd» incmamode f -^ Ce bagage est â la mode. — Tant pi» pour cenx qui le font et qui se tnent tanii le jour à parier ca jar ^fon obscur. » Hol. « La mystérieux jargM de la médecine. » Labu. « Us parlent jargon et mystère sur de certaines ftsumo. > ID. c H. Verne» me iiut un grand cdme d'^iToir employé ca qn'il appelle le jorgen da la métaphysique. » J. /. Platon dit à Aristota» dan» un des jkaîoguêg âiet Korts de Fénelon : < Votre physique est une physique méiapkv^V^ <»» pour mieux dire , dt$ noms Tag;ae3 » poox accoutumer les esprits â se payer da mots, et à croire entendre ce qju'ÎIs n'^ufiendent pas..^ Ivec ce jargon un homme se croît un grand philosophe, et méprise le vulgaire. » < Une de mes maladies mortelles est rhorrible corruption de la IsngpDe, qui hifecte tous les fines noureanx. C'est un jargon que J.e n'entends plna, m' en psia ni en prose. » Volt. « Plusieurs ptéoes de tbéàite modernes ne seront pas eotentees dans Ting^ années , parée qu'on s'y est trop isso^ettL aiLjcvrgQiL de notre temps. > D'Al.
Le haragouin est un jai9>n qui tient & la mainère de prononcer : on n'entend pas le jargon d^ne personne qui emploie des expressions reeherahées, qui arrange tea mots d^]na iagoa bizarre, qui affecte des locations ou des tears ettraordinaires; on nlsntend rîen an bangoÊLim (^une personne qui articule mal^ parce qu'elle est étrangère , ou oonmie le forait on étranger qui écord^e les mots. Dans TÉiourdi da KoUère^ Uélîedit à Hàscarfile qoi tait semblant de pariée f langais i la manière des Suisses :
Le plaisant Aaregoawt/..!
Ton Jargm allemand est snperfhi , le dt»-je. « /arais appris une trentaine de mots angUis i Londres que j'ai tous oubriés, tant leur teirihle ' baroorottîn est indéchiffrable i mon oreille. > J.J. < Un honmie qui prononce fort mal l'italien m'a ta «ne partie <te votre traduction (italienne} «lu Coimntng$t, U m'a ftdt entendre dans son hmagouin de beaux rm sur un triste sujet. » Voijr. ^ Par extensioik, 9<iragouta semble quelquefois exprimer le comble du jargon. Dans les i¥éeieutes ridUuUs ^ Goigibus, qui vient d'écoolfir le phébus débité par Madelon , s'écrie : « Qoal diable de jargon entends-je ici? Voici bien da haut style. » Bt après le discours de Cathos : ^U
STNomnss à lUiyiCAtn;: biyers.
• qu'alla» MBt foUts toutae deux, et je ne rien compTe&dre à ce bora^oum. > Mol.
wrgoê eet im jargon fawaté tout nsprèB par «eux et leB Tdeara , afin de potrreir s'tatPe- » en pnblic eaii9 cntfikte d'tMfe' entéitdVis. I petits yoIeuTs ont entre eux nn diction- I qu'ils appéUent aftfcfr les mofi de eol, IR , rapine , ne s'y trouvent point; itt «e sef^ . des termes qui répondent à ^^ner, reprm- » Volt. — n se dit ensuite d'un Jargon con- 1 entra geins qui ne sont ni des gueux nt d^ ors, mais dont on fait peu de cas. c tes fanites appellent leur union l'ordre :' c'est fieur i; chaque oommunauté-, cfatqud sodété tf en. » VotT. « OttYCit ce- que tVQleut dirsf, ( rflpr^ot rétotutioUnsArtS', ces mota iiIosn^ i , opéroKoff et cent tfutre^ du mâcte genift : ont ttsEssBcra er pillage sans eiceptioa. »
tBXCB, ffXOBM. ExpreseSotf osS'SêikitittieïXts '&me par l'épanchemeat d'une eau* qui coule yeux.
umeÉ eee va flobstaaittf fOf r il désigne un f , fean même qui eort de Fcrfl. TUmtt est mbstantif verbal : il a rapport au verbe pieuqui en vtant et sigaUle m UÈty vOoi de oigner par des tormet ce qu'on sent. On sèohe tu esBoiv ses krmes (Acad.); e» oease ses irs (Lâf .) ou on tes Coattnue^ (J. 1.)l Les aèrent nne sonree^ las fèemrt sont uns'sorte Xioneonone le» eris, les plaintes, les garnisents. « Certaines personnes ^ apvès que le fs a lût cesser la dovdenv qu'ettes avaient iSet^ ne laissent pss d'opiniâtrsr leurs yisurs» r» pUiate» ei leurs 80u|^ ; eUes prennent un ~ ^ibre*, et travaiUeni à pennader , lears' aetionSyi «foelenr déplaisir ne ■a qn'nfon leur m.... Il y & encore une ie espèce de^tat^iMS qpi n'ont que de petites rse», qui cenleni et se tarissent facUemeal. » OCB. — On» dit un torrent,, un ruisseau^, une «ne d» ftiimMS, la^Fer ses crimes par ses nés (Bos».)9 «^i d'autre part^ éclater en mty en cris« en plaintes, ea douleur» excèsi (SÉv.)y ètse interiompu en parlant pas ses nrs et par ses plewr» (Vol^.). On voit des ifMt f en «ntenà des plewn; et &*est à tort que tain a^repsis cette dernière eaB^ression dans sieurs vers de Corneille.' lisaeos, wt velie amoar peutéeeule» nes^imw...
lie n'èalead ni pimm^ jà eonseil, ai mison. In. t une naanièrc de parler très^ juste qui se rêve dan» d'autres écrivains du premier ordre. ) eiel daoe tous lems j^Imu^ ne Bi>*eUend poiai
nommer. Rac.
a entendu des voix confuses dans les chemins» pJetMTS et des hurlements des enfants d'Is- . y Bos». — Les'larmet se qualifient en elles- 3AS et par rapport i leur nature : des 2ami«i lang; de» lôtmes feintes, criminelles; de xs, de grosses larmep. Les pleurs se quali- : par rapport à l'éclat : des plsuft soudains tiolents.
oaoite, de ce que le moï plewrs^ à cause de caractère verbal , désigne un fiût , il s*ensuit
une seconde âlfli&rence. Quand il signifie ta même chose que le mot {ormes, il se dit seulement de celles qu'on verse avec bruit, avec éclat, et qui sont l'eapressû» d'une douleur violente. Zormet se prend dans un sens plus général : toute causa physique qui produit une compression des mus^ cle» da l'mil fftit coule» des kwines, et non des pUwrs; il y a des larmes et non des pUmu de joie; on rit aux la/rvUet et non ans pleurs. Mais lorsque les deux mots s'emploient comme sepré^ sentatifs de sentiments de douleur ou d'affliction, auquel cas leur synonpnie est le plus étioite , les larmei annoncent des sentiments doux, paisibles et silencieux ; des ioraicf de tendresse ou d^atteadsissement (Volv.) , les fturmes de< la péni« tence» c Voyea ruisseler ce sang et cette eau dit cftté percé de Jésus; c'est l'eau sacrée du baptême, c'est l'eau de la pénitence, l'eau, de nos termes pieuses. » Boesk • H. le cardinal de Bouillon est touché de votse lettra, et persuadé de vos sentiments ; il tk tai^eurs ïea kunn$$ aux yeux : je lui ai parié dvvoadoalenrs» » Sir. « Tout sentiment qui n'est pas à sa p^cc sèche les ltarm€$ qWune situation attandnssante fusait couler* • Volt.
Âhf de grtWe^ seltuaur, épsri^anr ma AdMessé ; J'ai besoin- de eoastaaee en Vém ed Je suis. Ne fortifies poiat l'eseès de mes ennois Des Urmes de votre tendresse.
ONiché è son pèi^]. lldt.
Les fUm$f an eantnire, sont le signe éclatant de sentiment» lemarquables par leur force et leui énergie : des plmr* da 9age,>de désespoir. « Oà iront lee méchant», si e» n'est ans pieurs ,, au désespoif , àrla rage, an grincement de dents, à l'étemelle Aueur f > Bos». • Son amant pressait sa main qu'il baignait da^ pJCNrs, et éclatait en sanglots» vYoLV.
Mh qaoH atee ttsasporti ftneeiri, Ce» pimu^ qnn ms» lesaords* armchenè de mes
Ce chaiigiinent soudain» cette douleur mortelle , Tout ne te dit*-U pas que le viens d'auprès d'elle?
In.
Si je verse des pUurs^ ce som des piâurr de rage.
GoRir* Le plaisir de U voir (le jaloux ] , souads à nos genoux, S^ezeaser de l'éclat qu'it a Ibit eeatre nous , Ses ptmurgf son désespoir d^avolr pu noos déplaise^ Sont on charme è eelmer toate notre colère. Mou c II ne fiMit pas que les foraief d'une absence soient aussi kignbre» que la» pUun des fun^ railles. » Sâim-ÂvaBMonnr • Les malades et les blessés conjuraient avec Jannsf les fiiyards deilss cflunener «veo eua; oh. , se tvaftaant après eun^ ils lee sui;vEientla pk» loin qu'il leur était possible, et quand les fbrees VMwient à leur manquer , ils avaient recours aux pkwFB ,. aux plaimesy a«x imprécations^ » Roll.
Iles laraies sont touohantes ou attendrissantes , les pUwrr pathétiques. Andromaqne verse des lanMi'; pour Hermione, il n'y » que des ptetirr. JPieurs ne se dit guère- q)ii'au pluriel paoce qu'ii supposnuo accompagnement de plaintesv de cris , de lamentations qui n'tat pas- compii» dan» la sens de larmes.