DEUXIÈME PARTIE
Enfin le mol ïormci est plus propre à marquer un état constant, ou plus d'abondance : on ?it dans les larmes , on a le don dos larmet. « Mêlez quelques pleurs à Unt de larmes, » Volt. Pleurs n'est que pour Toccasion; une action est toujours passagère et les sentiments violents ont peu de
"l'LAS, FATIGCÉ; — î* HAIASBË, EXCÉDA, VEJXWJ, RECRU. Oui n'en peut plus, qui n'est plus en éta^ d'agir, sans toutefois être malade ou affaibli par l'âge.
VLasJatigué,
Las et fatigué sont des mots beaucoup plus usités que les suivants.
las est subjectif, et fatigué objectif : l'un fait penser à l'état et à la disposition du sujet, l'autre à la cause qui l'y met ou qui tend à l'y mettre et qui ne parvient quelquefois qu'à le peiner sans ie rebuter. « Les chimistes manquent souvent de courage et de constance, ils se lassent à cause de la fatigue et de la dépense. » Mal. « Avec une complaisance que ma curiosité fatiguait quelquefois , mais ne lassoiit jamais , il voulait bien m'instruira de ce que la Hollande avait d'intéressant. » M^rm. < l'assurai bien que les comédiens pourraient me fatiguer^ mds qu'ils ne me lasseraient point, et que je mettrais tout le temps et les soins convenables à découvrir jusqu'où la Comédie-Française pouvait porter le crédit d'être impunément injuste. » Bbaum.
La lassitude est impuissance ou aversion pour le travail ou le mouvement; elle peut être spontanée, elle peut nous prendre sans que nous ayons rien lait. U fatigue, au contraire, est toigours la suite d'un travail ou d'un mouvement qui a considérablement diminué les forces. On se lasse d'attendre, à rester debout ; on est kw de ne rien faire. « Je suis las sans avoir encore rien fait. • ACAD. « César, à peine sorti des guerres civiles, était déjà las du repos. > Roll. c Ulysse savait qu'il ne faut attaquer les passions que quand elles commencent à s'affaiblir par une espèce de lassitude » Féh. Mab on se fatigue à courir , à poursuivre quelqu'un , à se battre , à &ire des eflforU. « L'attention fatigue beaucoup l'esprit. 9 Mal.
Lui-même, /âdW d'un long siège inuUle....
Rac.
« La mère de toute la ftoûlle prépare un repas simple à son époux et à ses ohers enfants, qui doivent revenir faliyu/* du travail de la journée.» FÂN. — ^ Israël, fatigué de ses révoltes, de ses malheurs, de sa vaine crédulité, et las de toujours attendre un Messie, qui est déjà venu , se réveillera. » Boss.
Lorsque la lassitude est produite , elle l'est par des choses indifférentes ou môme agréables, qui finissent par ennuyer, par déplaire à cause de leur uniformité ou parce qu'on en est rassasié ; au lieu que la fatigue suppose toujours quelque chose de pénible , de violent ou d'onéreux. « Les Syracusains étaient las de Gylippe, et fatigua de la guerre, t Roll. « D'où vient que les richesses inquiètent l'homme, que les honneurs le fa(tguent , que les plaisirs le lassent? » Mass. < Les plaisirs lassent , les passions fatiguent, » In.
Croyez-moi , chère Eslber, ce sceptre, cet cm^. El ces profonds respects que la tetreur inspire, A Icnr éclat pompeux mêlent peu de doioccv, ^i/atiguent tonvent leur triste possesseur. Je ne trouve qu'en vous je ne sais quelle «itee, Qui me charme toujours et jamais ne me lauc. (Aasnéms). Rac
Enfin, la lassitude est moins forU et wsàsi rude que U fatigue, ce n'est souvent que è l'ennui, de la satiété ou du dégoût; aussi fati^u enchérit-il sur las. « Quelle complication dlœreurs l Je suis las de les raconter, fatigué de Isa éprouver. » Bea.ok. « Il est bon d'être iassé c2 fatigué par l'inutile recherche du vrai lu'en. » Pasc. c Dans ces objets , la àiffîculU d'être aperçus n'est pas telle qu'elle lossc el foligwe le sens. > Dksc. « Le comte de Flandre allait à pied, et seul, par des sentiers inconnus. t«s^ et fot»gué, il se cacha, pour se reposer, detrito ai buisson. » Boss. « Les soldats reconnurent anc joie que leur g^éral n'avait pas vonla les mener au combat ku et fatigués comme ils étaient» Roll.
Savez-vons bien, ma mie, enfin que tout eed M'ennuie étrangement» me Uuse et WKfitifftt?
Raiau
2» Barassé, excédé, rendu, recru.
Harassé, excédé, rendu et recru, outre qn'ils se disent plus rarement, sont des superlatif s el signifient très-fait^. Mais on est harassé par un trop grand travail; excédé par une trop grande cluirge-, rsiidu et recru par une trop grande marche.
Comme un cheval qui se fatigue dans un îioros jusqu'à s'épuiser, un homme harassé s'est tellement exercé, a tellonent dépensé de forces» qu'il ne lui en reste plus, c Je suis harassé de fatigue-, je bâtis, je commente, je suis malade. » Volt. « Après tant de courses malheureuses , fatigué, hara*f/, honteux d'avoir chercYiè tant de vérités, et d'avoir trouvé tant de chîmëres, je suis revenu à Locke. ■ In. «Notre armée harasse à l'excès et sans utilité. » S. S. « Don Qoicbotte était tout harassé et plein de sueurs des terribls coups qu'il avait appliqués sur le lit el ailleors, en voulant attraper le prétendu géant.» Les. «Ke Espagne, la disette eût chassé César ou l'e«t consumé à la longue, et de siège en siège, de posU en poste, les légions harassées auraieal péri insensiblement. > Mark.
La personne excédée porte plus qu'elle ne peo; a sur les épaules un fardeau qui surpasse ses forces, qui va au delà, qui l'accable, a Les chameaux jettent des cris Umentables , lorsqu'on les surcharge; cependant, quoique continueUeneDl excédés, ils ont autant de cœur que de docilité, » BuFF. « Les ânes ne se couchent pour donoif que quand ils sont excédés. » In. « Vous êtes excédée d'écriture, » S6v. « Je suis excédé de lettres , de mémoires , de vers , de louanges, de critiques , de dissertations; tout v;eut des réponses.» j. J. c Le convalescent fait partir aujourd'hui )s plus énorme paquet dont jamais vous ayez èi excédé. » Volt. « Ceux qui sont aussi exeééa que moi de l'insupportable babil qui a pris i place de k chanson. » Uh. Un esclave exciàéét
SYNONYMES A RADICAUX DIVERS
iips(lD.); on ixeèdê continuellement Tftne de igues et de coupa (Buff.).
Rendu et recru s'appliquent primitiTement à . cheval qui, ayant fourni une course, est ndu ou remis & l'écurie.
Récroire, suivant du Gange et Ménage , a signiautrefois la même chose que rendre. Mais mme récroire est totalement désusité, recru t suranné lui-même. « Il prend un fusil , le )i\à chasseur, s'il tirait hien. Il revient de nuit, ouille et rf cru , sans avoir tué. » Labr.
Manquer la béte enfin (à la chasse), iprét avoir
couru, Et revenir bien tard , mouillé , lot et recr». Reon.
Jamais on ne vit tel orage....
Les paavret malheureux Troyens,
Las et rteriu comme des chiens,
Vidèrent lors toutes leurs tripes. ScAaa.
Rendu, au contraire, n'a pas vieilli. « Le loup )urt tout un jour sans être rendu. > Buff. Quoique l'ftne puisse d'abord courir avec assez e vitesse , il ne peut fournir qu'une petite carière pendant un petit espace de temps ; et quelue allure qu'il prenne, si on le presse, il est ientôt rendu. > In. « Lorsqu'un homme aura larché autant de jours qu'il sera nécessaire our que le cheval soit rendu, l'homme sera Qcore en état de continuer sa route sans en tre incommodé. 9 In. « Charles xn , & la tête de 1 cavalerie, fit trente lieues en vingt-quatre eures, chaque cavalier menant uh cheval en lain pour le monter quand le sien serait rendu,* 'OLT. « J'arrivais à Eaubonne faible, épuisé, endu , me soutenant à peine. » J. J.
Six forts chevaux tiraient un eocbe.
L^attelage suait, soufflait, élaii rend». Lav.
LASCIVETÉ, LUBRICITÉ, IMPUDICITÉ, LUXURE, GAILLARDISE. L'idée commune à tous ces mots st celle d'un excès relatif à l'instinct sexuel ou ux plaisirs sensuels de l'amour.
La latciveté et la lubricité regardent les déirs, ce sont des dispositions; rtmpudtcif^ se apporte à la jouissance , c'est de la galanterie , u libertinage, de la débauche. On est emporté ar la lasciveté ou la lubricité; on commet des mpudicitét : la lubricité d'Appius (Vert.) , l'tmmdicité de Sextus Tarquin (Vsrt. , Boss.). Dire l'une personne qu'elle est lascive ou lubrique , i'est lui attribuer un penchant; dire qu'elle est mpudiqice , c'est inculper sa conduite. — La asdveté et la lubricité ont un caractère physi- [ue , dépendent du tempérament , et de là vient [ue les deux mots se disent des animaux aussi )ien que de l'homme; mais Ttinpudictt^ a seule tn caractère moral , parce qu'elle exclut quelque hcse d'essentiellement moral, le sentiment de I pudeur; aussi ne convient-elle qu'à l'homme eu!. C'est en naturaliste que parle Buffon quand l dit que les femmes du Bengale sont, de toutes es femmes de l'Inde, les plus latcivei, que le ima est un animal très-^oxci/, et que la lubricité u singe provient de l'excès de chaleur qui est lécessaire à la pleine vie de cet animal ; mais 'est dans l'intérêt des mœurs et de l'ordre que I philosophie , la politique et la religion reprenent et cherchent à réprimer rtfnptidtctl^ ou les
impudicités, < L'affreux débordement des mœurs obligeait les empereurs de faire des lois pour arrêter à ull certain point l't mpudicil^. » Monte sq. « Vimpudicité , l'adultère, l'inceste, le viol , le rapt avaient leurs exemples parmi les dieux da paganisme. » Mark. « L'empereur déchira la mémoire d'Agrippine, l'accusant d'tmpudtcit^, d'adultère aveo Asinius Gallus. > D'Al.
Entre la latctvel/et la lubricité, il n'y a qu'une différence de degré : la lubricité est une grande lasciveté, une lasciveté en quelque sorte irrésistible. L'homme lascif, lascivus, est vif, pétulant, plein d'ardeur. « Avec un tempérament très-ardent , très-lascif, très-précoce , je passai toutefois l'Age de puberté sans désirer, sans connaître d'au« très plaisirs des sens que ceux dont Mlle Lambercier m'avait donné l'idée. » J. J. L'homme lubrique, du latin lubricus, qui glisse , qui ne peut se retenir sur une pente , est entraîné vers son objet avec la plus grande force qui se puisse concevoir, c A Patane , la lubricité des femmes est 8i grande , que les hommes sont contraints de se faire de certaines garnitures pour se mettre à l'abri de leurs entreprises » Montbso.
Luxure et paillardise se disent chacun dans une espèce particulière de style; c'est là ce qui les distingue.
Luxure f luxuria ou ^udnirtee, n'est guère usité qu'en termes de morale . chrétienne ou quand on considère le vice au point de vue religieux. « L'usage a relégué luânire dans la morale religieuse. » Lab. < La pratique de mortification la plus efficaice contre la luxure est l'abstinence et le jeûne. > Buff. La luxure est un des sept péchés capitaux, et on l'a souvent personnifiée au moyen ftge. « Quand les symptômes (de possession) étaient fort compliqués, c'est qu'on avait plusieurs démons dans le corps , un démon .de fureur» un de luxure, un de contraction.... * Volt. « Le jurisconsulte Barthole rédigea la bulle d'or. U commence par une apostrophe à l'orgueil , à Satan, à la colère, à U luxure, » In. — Luxure se trouve cependant aussi dans la poésie légère et familière, qui se plaît , comme on sait, à recueillir les mots les plus nobles qui vieillissent , ainsi que les laquais portaient autrefois la défroque de leurs maîtres. Voltaire s'en sert quelquefois dans la Pucelle , et Lafontaine , dans ses contes et ailleurs.
Mécbante femme!
Si J'ai tiré ce rendez-vous de loi , C'est seulement pour éprouver ta foi.
Et ne t'attends de m'induire à luxure,
Lav. De ma fressare (de mon cœur) Dame luxure Jk s'emparait. Id.
PaiUardise eA un mot libre, parce qu'éUnt formé de paillard , dont la terminaison est vulgaire et basse, il représente dans le vice en question ce qu'il a de plus grossier et de plus vilain. « Le public est alerte sur l'orgueil, l'avarice et les petites paillardises qu'on a quelquefois reprochées aux moines. » Volt. « Le saint apôtre (saint Jean) appelle la prostituée (de l'Apocalypse) une femme publique, et, si on veut me permettre
DgUXIfiliK^iRnB^
1III0 jMi]««foi8 CM BMtt odiMK^ «lie |i«»U«râe« un* pvostituia., icâpivnv. » Bo«s.
XiyBMEHT, iSLKSTVBE, JUBUAdR. jCSsft^ «tt-
4i#8 U Qonte ÎAti^ulé iiMkU, «m hm iateqoie.
XacMMMt «it le nuH ordiBMEt. Des éeiiraixts aitfiNiiiftf n'ont pas fait difficulié 4e s'en servir dans le styU «ommjin. m Je erois que X. d'SacqpevîUe YO«a jmande tontes les nourelles :poar xwi, je n'en sais point; je aérais toute psoj^u k Tona dire que le chancelier a pas un lafoem$»t. 9 SÈf^ « Cogimenijpe laif« guérir? dit Paofless, Je n'4i ipa» U eott, al 4ans ^toule Télendue de œ ^obe «tt ne peut ni ae faire aaigner, fii prendre un ianêmmU aana ptyer. * Yolt. < Quant i moi , j'aime oent fois mieux voir dans l'émail des prés des guirlandes pour les bergères, que des herbes pour les Jae«mMtff . • J. J. « 1.0 roi demanda ce qu'elles faisaieut là. -* youlez-^TOUs le saToir 7 reprit la dttchesse de Bomigogoe, c'est ^foê je pcanda un lovemstU d'eau. — Conunent 1 s'êcoa le roi mourant de rire, actuellement, li, vous [renés un iav«sie»f ? » S. S.
Chfiiire est le uom gcac4e la chose, k>»o«4P) de vSaiUw , laver , airoeer , devenn tHuiur en liaitin. Aussi A4-il été d'abord le lesnneepécialdes savants. Au temps de Molière , il paratt que les médedas el les apothicaires diaaient tfi««JQurs eJlPflire , taadia que las hommes qui n'étaient pas du métier diaiient ^owmeni. Dans le MtaMe tUM^motre., Ai^an lit dans le mémoîM même de M. Fleuraiit , sou ^othicali«, le détail de tons les elyalércii qui luiont été fournis .ciyitèru insinuatîCi, déte^fs^ aerminatiCs.ete.; mais quand il (bit ses réfleaioos sur oe compte , et qu'il parle sa pMpre langne , qui est oaUe du ^Igaim , il se plaint de la «àerté des Àavtmmtt^ «t prétend que c'est peur n'a? oir pas pris assez de kmewMtUs pendaatle dernier mois, qu'il s'y est mal porté. An milieu d'.une convenatiso ai«ee son Irère Déalde, il demaïKie tout à oonp A oehii-ci la permission de prendre « un petit lovemenl. » Bélalde lui répond : « Xst-ce que vous ne sauriez être un moment sans ki/v0tMnt et sans médecinef » St il le décide A remettre cela A une autre fois. Hais M. Fleurant et>M. Puigon viemient tancer le rebelle qui a eu Taudaee de «mépriser leur slyrtèfê,m fi^méme,4laaslaTsiiiNiie de J^sagt, le médecin Trousse-Galant dit à son malade Ambroise qu'il lui £uit une saignée < précédée d'un lavement; » nuda, ae tournant vers TapoUiicaire : «Allez vite* monaieuir Bolus^ dit-il, préparez Tous-mème ee «lyst^ eC l'apportez, v'— Aujourd'hui , gr&ce à notre grand comique , les médecins parlent comme tout le monde , et dy stère ne se dit plus qu'en plaisantant , id ce n'est quelquefois encore en termes de science, comme dans cette phrase de Buffon : « Plim et Galien attribuent à l'ibis rinviaution du eJyHérv» •
Quant ifismdds, c'est «a met employé par la délicatesse pour fttiie eatendre la «hose sans la faise imaginer. On oonnaiU ses vers de Boiieau :
'Nid nCest si bien soigné qi^mi dlreofeordefUBinss. Quelque léjg*er tfégeAt Ticnt^tl le MiTaiHer, ihte (Mille <¥apf er le SriA-elle bttler; On .essadnn«aiflé d'shoid csoit é sonjéée
|.'atte «hsalisnn bouSUen , Vantre apprAïc us rpmide.
A Iflfilace de oa dernier mot, i0«eflic»f DU ciyrtin névoltecait. A la tenté, remàie est vagiiie et éqsvoque dans cette acception; mais c'est A cause k c^méme^'ileBt honnête, et II n^estpmséceasaire, dans toutes les circonstanees «tdegm des personnes de toutes sortes, de s'e^mner sv ce doot ii est ici question aTOciafp6oiBKUid*sae oivionn«oce4e médeoio»
LE , TOUT. Ces deux mots sit mffttiwt dgaioBWtf devant les noms appellatifs pour les ddienzûncr : l'homme , to«f honmie.
Le marque nvoc pzéciaion le genre on respées; fout exprime la totalité 4es intividna. Ze s'emploie dans les propoeitions umvewsJisB , ifuelles qu'elles soient; et foui daos neUesqjDÎ aarvent de préraisBes, dans ceUes «Foè en -vcnSt liver des conséquences a^piicables à des individus, rhomme est faible, l'homme est mortel^ os dit eu général , oens^u'on wuiUe a» non eonaZam, rien an moins de particulier , dé ndatif à ccrtsim heMKâS : l'hemme est faihbs, rbonne est mer* tel, «'est la suite de a coodi^ien de cfétiom. Fout homme-est luhle, 4wt homme etf merlel, se piaos A U tête d'un nisonnenvat et aiBoace une vérité «onteuani quelque chose qui regude les indifidus et qpa'on'en va déduise : Hntf homiae est faible, donc «vous courez risque de snoBemhir aux tentations , ne ▼eus f exposes pm; fout homoms est morwl^ vous mounez donc^ n'^Mis pas, no fhites pas de vastes pccyoCs «amme si vans dévias loujoum vivre.
LÉGISTE, |iaU6GaKSUI.TK, JOUSnC Itais mots asrvent A désigner un homoas gni ^occupe de lois, de dsoit, de jniispiiidenee, deee qui rigMde la Justice on les ^iritîiwuY.
Le kj^ûis « telle pcotMsioB : c'est mJwsBme de loi; il est du 'nombre de ceax qu'on appelle geos de robe ou de judioatme, ou auxquels osl donne^ en termes de palais et ds pni^que^ le tittee de maîtres Voltaire, OondiUac, Saint^-SiBOB et Sismondi nommeat légiiUt les plébéiens instruit», qui toeot intvodoits dans les cooes de justice sous le régne de saint Louis, pour suppléera l'ignoranoe des barons et des gimtifsliommes ; espèce d'assistants subdtemes, qui parnmmt, avec le temps , A raster seuls vettns des tribunaux, à as tonner an eorps et à eempeser une classe et comme une nation distincte, àaajfmf' d'hû encore un Ugiiie est uo homme de esOe nation, q«i n'est ni celle des eceléeuatâqnes, » oeUe des militaires , ni celle des gens de Jettns, ui seUe dm médecina. « igi rhonuse vnt être i^giite eu médecin* il ne ftut y seeiir qu'après le cours d'études mgardéae cooms utiles à tout k monde, • I49. « Ce que l'élsquenoe itfdieiaire A peoduit de plus beau dans is dflimsr siècle n\igpeEtieot pas proprement sa hameau, ne fet pas l'ouvrage d'un légùte, ni la plaidoirfe d-un avocat, ni mémo un mésnoire jaridique.... ùbl yoîI bten que je veux parler do piooès de Fouquet^at des défenses publiées en et laveur par BeUissen.* Jd. « Les premiens pemsosages des tragédies de Gomeille aigumenleut elon eveo les tournures et les subtilités ds
STNONYIK À RAiDlGAn DITERS.
icolD, «t ttansent kibân eu jmu ^riielts de isoimemMti et de mots , eomaie des de^eie 1 4e« MfiHw. » Vav? . « I^iùlM, deotflwn, mé-
îcins, quelle chute povrvoas, si nou poiurioos •us nous donner le met de devenir sa^es I » iBR. « Les Juges de JeusMs Term ftirsQtdes Lin Jtssistés d'un gviaid mmbrede bavons, OIS qv^il y edt aueusi clero, Aueun iégiHe^ «u« on homm qualifié du nom die maltiie. » Tolt. Le fmisconntke « tel gnve dHiabilelé : c'est dtti^'ott ceusuHe sur le droit ^àe JMSy jurU, roit, tt sontuism, eoasultef). n se disli&gne «r sa «ottnaissaaeie du dneit el las iqipliaatieaB n'a «n sait ftûMé la «olulion des questieas ou es difficultés qui sY nppfOttSMt. C'eM païuai les ^fer une lumiéve, un lionM qui fcit tutarilé. n c^est un légitU ^censidéié par «appost 4 ce u'il pense, au sentiment quH «outieut. « Le lape Giéoieat IT tétait distingué «omsne un des aelllewrs yvfmmmiUet de «on uièele. ti^SMUoimi' : : Les jurtMcwivItM du temps présentèrent oet^ irttcle de la IcA sallque cemme féglant la sneoes^ , lion de la oottiuose, »Id. « Goeraiisiif dos jtiin>-= mmiU» dut faveur de l*eselavi«;#) ue «eut point leuBées. » HomnQ. < On ne SMtait tÊop nmplir. 'esprit do ces notions oommuues qui «ont comme lutant d'eiuoles de H jurispradence, et oomme le , fféeJs do toutes les idfleiîons des^ufitcomultef.» yio. « GtcéroB permet que lUmiteur n'ait pas Mssé sa Tie à upproCondir loulw les questions de a junspradoBce pour le détail des oauses , parce lu'fl peut, dAM lo besoin , moottrtr aux profonds «rif tofuvllor. • rdu. «Bornât (lèan), oélébre ftfKMOfUuNe.^ Volt. « Le Dunoux fmfUionmdte Dlpien. » I». « On n'eiamine point ioi n oette DouvoUo jorisprudonco oit ut&o on dangereuse ; on n'écrit ni comme jumcorasuMs ni oaemio oon^ trorenisli.«.]o.
Le junifls eal oomme le imititomutlê 'vorsé lins û eonoaissaiDoe du diuit , des 'tels , dos coutumes. Hais il en diffère on oe qu'il se borne à la théorie , à la ocienee de Téeels et dee livres : il ne se mêle point de pratique ; en ne le -oonsuite peint, si oe n^t sur le passé, sur les usages et les institutions d'autrefois. < Les dooteurs en droit s^intitulèrent ciMfvaliers : titre ridicule, puisque originairement ,1e oh^ralier était l'homme combattant à ohond*, ce tpd ne povndt oonvenir au jwritte, • Tolt. < Le domaino des ompereurs roHodns étant autrefois inaliénable, c^était le sacré domaine; les barbares vinrent, et il Ait trèealiètté.... après leTétabiissemont de fompire romain en âlleniagne,1e saoré doBMdae M déslaré inaliénable par les jupiitei, » In.
LÉPREUX, L^HE. atteint d'tme msladio -^i couvre la peau de pustules et d'écaillés.
Léprnui^ lipr$9Uê^ vient du latin Ispru, et même primitivemeDt du grec >iivp«, lèpre. Quoiqu'on Ignore Tétymologio de ladre, il est oertain néanmoins qu'il ne dérive, d'une manière 4ftïdenie, d'aucun miot ktin ou grec. De là toute la difiërenoe»
Lépmm est plus noble -cpie ladre.
En parlant des bontmea, on dit proprament Upmm, cUu iépnm dont la peau serait insensible n^ourait aucune dos idées -que le toucher
fiiit nsUre. • MmwtLfm mgab^ae ftit envoya ^en edl) à .G7««u Mais, «u bout do anq ans, il m sauvu déguisé on Uprmm^ et revint ohsc lui A Suso. » RiUix. « fiaint Louis demauda une ftds an sire de Joinville lequel des deux il aimerait Hsieux» ou d'être Mjprouc, «u d'avoir eomi^ un péché mortel. > Bois.'« Plus d'un ancien «uteur dit ^ue cfétait ( le peuple juif ) une troupe de iépreum qai fut <kaniée de T^pte par ie loi Amasis. » Volv.
Mais à l'égard desanimauz, ladre est leaonl mot qu'on emploie. « Cette imperiéction dans les sens du goût et du Soucher est eneore augmentée (sbei les ooefaotts) par une maladie 911 les fend hdres, c'est-à-dire presque absolumsut insensibtes. » Buft. < Les lièvres qu'on appelle tedres cheicbont les eauK, et se font obasaar dans les étangs, les manis et Autreo lieux Cm-
geUK.«:lD.
Item aos pourcoaut toimv tarent, 9fos brebls^ofont te elsiasB» £t teas nesobfliaaK le aaorvosu. 8g4«.
< H iiut , dit 6an<dio , que vous veniez faire ^motr tre dans .l'écutie Ross^^te et mon âne ; «ar vus belttMB de vuteto veulent les fourrer dans utto éteble, parmi dos cochons, oomme si c'étaimit deux ladrsr. » Las. — Que ai quelquefois l'épèthèto de iaére^ au propre, s'applique à un homme, c'est par forme d'injure. « On it courir le bruit qu'il était ladre (le roi François II) tt qu'on faisait enlever des enifknte pour bii Mbê un iSain de sang. Les protestente acouaaiont las prinoes terrains d^oir répandu ses bruite pour rendre la Ibnnlte foyale odieuae. • Bosa. « iA notre homme ne sent pas «ehii-là (ce trait), il fkut qu'il soit Jodrs «ommo un vieuc porc. »
Au figurt, todre >se dit seul, mais il eet tendlior. St quanti lèpre et i tedrsrte, qui ont tous deus Taoeeption figurée, le premier de ces mo|s est Dobte, sérieux, propre au styte ^evé, te suoond eet ftimilter, dérisoire, et rappelle Tanimnl immonde , dont l'une des maladies partioulièNs est la ladmie : ou dit la lèpre du péché, et la laérefie d- un homme sordidement avare.
. IBrraB. ÉfItue. Scrlt au mofeo duqu^on oommunique ses pensées ou on fait savoir quelque obose à une personne abSèute.
Les deux mots viennent de mote tetias , savoir : imre , de iiUera; et épitre , d'epiftela. Mais IsMes eet devenu tout français , il a dans notre langue plusteurs autres acceptions très-communes, et appartient à une lunille qui sembte indigèue. E^e, ou oontrairo, et par te reison contraioo, est resté latin» ou au moins il rappelle davantage son origine savante.
U fait est que kme est le tenue coDMeidtti partent des modernes, «t 4i4(rs celui dont onse sert p«r rapport aux aueieas. Les Isures ^ MttB de Sévigné , les lettres de Voltaire , la poste aux lelfret, éeriiu ou rooevoir uoe Mfre, eUc^; les ^Ure$ de Cioèron, de Sénèque, dePtlfll, d'HoiuoB, les épi»rei des apôtios, tes (^^Urest canoniques, oto.
Pour oe qui oonoeme l'antiquilé, te règteost invwiabte : on dH dos 4>ilrer, et jamais des