DEUXIÈME PARTIE
sénat que Venouse et les terres adjacentes lui paraissaient un lieu fort propre pour y envoyer une colonie. « Id. « Une montagne fort éleTée et presque adjacente à eelle de Cbimboraço , Tune des plus hautes des Cordillères» dans la province de Quito , s'écroula tout à coup. » Buff. « L'empereur d'AUemagne , Ferdinand II , contient Be* thlem-Gabor par un traité qui lui laisse la Transylvanie et les sept comtés adjacentSp » y«LT. « Le maréchal de ChamiUy, son oncle, Vftvait lait succéder à son commandement de Poitou , Saintonge , Angoumois , pays d'Aunxs« la Rochelle et lies a4jaeeM$ee. > S. S.
Attenant et joignant sont du langage commun <m même familier. On ne s'en sert guère qu'en perlant de maisons, de jardins et autres possessions en terres, et ils semblent différer trèvpeu. Cependant attenant est plus usité et convient surtout quand il est question d'une chose considérée relativement à une autre principale , i laquelle elle tient comme accessoire. « Des bourgeois riches sont ensevelis dans régliee, tandis que les pauvres pourrissent dans le cimetière a(tenant. » Volt. « Lorsque à la fin des séances le publie quittait le lycée ^ ce parti se rassemblait aussitôt dans le salon attenant, » Lah. « Sous le vieux toit de la maison attenante à Ja ferme, il vint se retirer avec sa femme et ses enfiuits. » ICarm . Au contraire , la chose joignante peut ne pas faire partie , ne pas être dans la dépendance de celle à laquelle elle touche. cMyrtis ordonna qu'on lui bâtit un ;ombeau joî^iianl le chemin le plus fréquenté. » I.'F. « Saint^Germain, lieu unique pour rassen.1 'er Les merveilles d« la vue, rimmense plaiD-neil d*uae forêt toute joifffianle..., Louis XI i'ahandoana pour Versailles, le plus triste et le ju us ingrat de tous les lieux.» S. S.
PRODIGE y MIRAi LE . ^ KERYEUXE. Effet d'une puissance surnaturelle.
El quel ifinpA ruljanisis si fertile en miracles?
Quaud Dieu par plus d'effets monira-t-U son pouvoir?...
Peuple ingrat! quoi! toujours les plus grandes mer-
veilUt
Sans ébranler ton eerar frapperont tes «reiUee?
Faut-il, Abner, Isut-ll vous rappeler le cours
Des protliges (àmeui aceomplis en nos Jours ?
Rac.
Pour ce qui concerne d'abord prodige et miracle ^ prodige, du latin prodigium, qui a le luâme bens, se dit spécialement en parlant de l'antiquité païenne, au lieu que miracle , du ktin miraculum , chose à admirer, miranda res^ est le mot dont on se sert proprement quand il est question de la religion chrétienne ou juive. Au point de vue moderne , c'est-à-dire chrétien, les prodiges sont des prestiges, des tromperies, des ouvres du malin esprit, d'autant plus que les anciens non-seulement regardaient comme des prodiges des faits naturels ou imaginaires, mais emcore leur attribuaient faussement une signifi- CUtioD prophétique ; les m/irades , au contraire , Mot véritables, authentiques, réellement opérés par l'intervention de Dieu. t^Etla première Ute fkt de grands prodiges (Apocalypse) : elle , c'esti-dU* i» philosophie et la magie* Taiu l^s écrits
I d'Iamblique, de Porphyre et des utres. U:. j estimés de Julien, sont pleins de ces prestiiK trompeurs, que lie peuple pceoait pour des» racles. » Boss. c Ajouter foi trop légèreos aux prodiges ^ c'est ébranler iaoslemloirla fondements de la croyance que I'oq doit «a vrais miracles rapportés dans les lirRiaiatLt D'Al. « Les mtroclei de Jésio^Ibrist et es apôtres sont si Trais, qu'où ne doit pas nsqoe d'aflaiblir le profond respect qn'oo a poarev, en leur associant de faux prod^. • Voit. • Ce vrais mtracies sont assez Qûoibreax.... Shs c'était une impieté et une folie de Tcoloir soutenir ces prodiges , que Dieu dà^Da lai-œéDe opérer en Judée , par des fables absudes. > Ib.
Toutefois cette différeuce n'est pu toujosis observée. Prodige se prend bien lassi dtr^ k sens d'une manifestation réelle de Uvxssaice divine. Mais dans ce cas même il ne laissa pss de se distinguer encore de mirade. Le pn)£fe. de pro etgere , agir ou faire aa debon , dem'. se loin y prvMiuire , mettre au jour, donosi ce spectacle , est un mtracle éclaUnt, publie. » lennel , qui se montre à beauconpdereganis.â qui d'ordinaire consiste dans uo grand pilent mène de la nature , propre à être vu le ton; k monde. « C'est ainsi que parla Moïse, quani^ vit l'éclatant mirade que Dieu, par mvmstère, avait opéré, divisant les easideUne: Rouge.... Saisi d'étonneroent à la m k fitdige , il s'écrie que Dieu est magnitqDedus s sainteté. » Bqurd. «^ La sainbità o'uu p'À (& le chef-d'œuvre de la grâ.e; la saiûieîsd'oia en est le miracle; celle du plus gr-cieU» plus absolu des rois en sera le prodi^. »Ia « U graad miracle de la mor de Je>us-Ci:u. est la conversion d'ua pècbear mmniA : «^ cependant il n'est point de pécienrçui « « promette le même prodge eoce dermer moment. » Mass. « Dieu rend témoignage à u doctrine de Jésus-Christ par tant de signes, par tant de miracles, par tant de prodtjM. • B» « Tout ce qui s'est fait sous le regnede Louai" tient beaucoup du miracle et du proi^f-'^^ — Prodige l'emporte donc sur mmk,^^^^^ force ou en valeur, du moins ea eteaJue." dit une grandeur prodipiewe, et une g^en»» miraeuleusl. Prodigieusement sign»fi«»wp, et miraculeusement par mirack, d dm mjw divine, divinitus. Un homme ^\^^, d'érudiUon ; une femme , un mtrocU d« w.™. c'est par la quantité que se recoiDiDaû^*'"' et par la qualité que brille l'autre. .
Quant aux merveilles (de jmrof» «». ^^V tiennent de ce qui est admirabif), cimw espèces de miracles ou de P^<^T;/7Z est comme un diminuUf àet^r^j^^ encore de prodige. « U& «crédules f»^ B'est passible que Dieu ail^.^^^^^ grands miracles pour eiahhr Ja reû^^
^ Visliani*»*-- ^^
(te ne fortifi* ^merveilles,
fondé le premier sur les V^^^i^jtt, Volt. - D'autre part, «^"t"&,* 1 comme prodife et mtoclti w w^ *'' •
que pour éublir le chrisliaimme..^^ il est indigne de Pieu de w f^^^q^^i culte que par de peUt^-JJJ'^^^^^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
?énenient, quelque chose d'accidentel et de assager, mais le résultat ou quelque chose de ermanent. Dieu a rendu 'témoignage à la docrine de Jésus-Christ par des miracles et des rodiges [Boss.); nos yeux sont accoutumés au purs du soleil et à toutes les autres merveilles e la nature (Mass.). On est témoin d'un prodige u d'un miracle ; on contemple une merveitle , une des sept merveilles du monde , on raconte es merveillet d'un pays. « Hérode , instruit des lerveitles qu'on publiait de Jésus-Christ, s'atsnd à lui voir opérer des prodiges. » Mass.
Dans Tanliquité païenne, surtout à l'époque de iplus grande ignorance, les prodtjjief étaient, it-on, très-fréquents; ils ont cessé ou on les a éduits à des faits naturels, à mesure que la eience, faisant des progrès, a rendu les hernies moins crédules et plus instruits des lois qui résident à la production des phénomènes les lus capables d'effrayer, tels que le tonnerre, îs éclipses , les apparitions de comètes et les urores boréales. Depuis l'établissement définitif u christianisme , les miracles , c'est-f -dire les rodiges particuliers , opérés dans une maison ou ne église, deyant quelques témoins, comme la lérison surnaturelle d'un malade et la résurction d'un mort, sont devenus rares tout au oins. Mais il reste pour objet à l'admiration imaine les merveilleM de la création on de la iture, et les merveilles de l'art ou de l'inistrie.
PRODIGUE, DISSIPATEUR ; — DÉPENSIER. Qui i tient pas assez à l'argent, qui en MX un sage peu ou mal mesuré.
Prodigve, de pro agere^ pousser en avant, in, trop loin , marque l'excès; dissipateur, de Issipare, répandre çà et là, disperser, exprime
gaspillage. Le prodigue dépense trop ou plus l'il ne faut; le dissipateur dépense mal ou itrement qu'il ne faut : l'un fait d'énormes ■penses, l'autre fait de folles dépenses. Le prodigue pèche sous le rapport de la quan- ;é, il est trop libéral, il ne sait pas se retenir. D'une humeur serrée et épargnante, Tambisux devient libéral, prodigue mâme, toute^t oodé de ses dons. » Mass.
Catch- '
« Moi avare I j'étais bon ménager; je ne voulais iflser rien perdre ; mais je ne dépensais que
>PÎ
Bhadamaiïtb.
c Ho 1 voilà le langage de l'avarice, qpi croit Lijours être prodigue, ». Fin.
A marquise de Gréqui était la femme la plus odigue aux pauvres et la plus avare pour elle- Ime. » S. S. « Le roi donna à Mme de Warens e pension de quinze cents livres , ce qui était mconp pour un prince aussi peu prodigue, » r. Hais le dissipateur pèche sous le rapport l'application ou de la manière , il est désormé, extravagant, dans ses entreprises, dans iisposition de sa fortune, c Le mondain ne sait i si ses héritiers seront des sages ou des dissi- '.eurs, s BouBB. <t Ses parents ont été éblouis cette somme (une dot de cent mille éous) : ils t avares; mais en même temps on leur a domé
la phis folle, la plus dissipaitriee j la plus ceci , la plus cela , qu'il est possible d'imaginer. » Siv.. « La famille de cette femme Ta fait interdire comme folle; et son fils, qui est un dissipateur , a donné sa maison pour moitié de ce qu'elle vaut. a> Regn. « Son économe était un dissiper teur,,.. Il foisait des entreprises continuelles en choses où il n'entendait rien. » j. J. « Pétrone ne passait pas pour un débauché et un dissipa^ teur comme ceux qui se ruinent par des débauches folles et sans goût. » Roll.
Un prince qui , dans ses largesses , passe les bornes est pr odt^i^e ; un jeune étourdi qui jette tout par les fenêtres est dissipateur, La des* tination donnée par le prodigue à ce dont il est maître est peut-être excellente ; seulement il va trop loin : un général est prodt^tie du sang de ses soldats. D'un autre côté , le dissipateur ne fait peut-être que de petites dépenses; seulement il les fait à tort et à travers, inconsidérément, indiscrètement. Il faudrait apprendre au prodtgue l'épargne , au dissipateur l'économie ; il fandrait accoutumer l'an à se modérer, l'autre à se régler.
L'idée propre de prodigue étant celle d'excès, et l'excès pouvant avoir lieu dans le bien comme dans le mal , prodt^ue se prend quelquefois en bonne part : on dit, en forme de louange , prodigue de ses soins, de ses services, de son sang, de sa vie , etc. « Cet homme est prodigue de son bien pour soulager les malheureux. » Agad. Mais comme dissipateur implique l'idée de désordre , il signifie toujours quelque chose de répréhen* sible.
Enfin, on détermine quelquefois de quoi on est prodigue ; on ne dit jamais de quoi on est difstpaieur, «figalement avides et dissipaiewts ^ et non moins prodiguas du bien d'autrui que du leur, les courtisans de Néron n'avaient conservé , au lieu de terres et de revenus , que les instruments ou lee vices qui avaient acquis et consumé tout cela. » J. J.
Dépensier indique par sa terminaison, ainsi que les mots tracassiery Irtpottcr, minaudier, un goAt ou un penchant petit , peu noble , une habitude peu relevée, une sorte de métier. Il se dit proprement de Khomeur , et , dans tous les cas , il impute un défaut vulgaire, qui se trouve chez des personnes de bas étage ou dont on fait peu de cas. « Le président Rose avait marié sa fille à un grave magistrat, qui venait quelquefois lui faire de longues plaintes de l'humeur frivole et dépensière de sa femme. » D'Al. « Malheureusement , Thérèse est pen entendue en économie à tous égards , pen soigneuse et fort dépensière. » J. J. « Avec l'air noble et de l'esprit, le prince d'Harcourt avait tout à fait celui d'un comédien de campagne. Grand menteur, grand libertin d'esprit et de corps , grand dépensier en toat , grand escroc avec efironterie , et d'une crapule obscure qui l'anéantit toute sa vie. ^ S. S.
PROFANATION, SACRILÈGE. AttenUt ooatre les choses de la religion.
La profanation , c'est-à-dire Faction d'un profane, d'un homme qui est devant le temple, pro fano, hors du temple, et qui se peraot d'y