‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 382 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Je Tieni Tont demander le prix de mon lerrice ;

Toui me rarei promis , et Je dois l'espérer.

Je ramène les miens aooi Yoire obéissance;

Zélide est en mes mains, nos troubles sont finis; ' Et Zélide est Tunique /»rur Qne Je yeux pour ma récompeme. Tour.

« Je Taia aux joutes de Saragosse disputer k pris qui doit être la récompense du vainqueur. » Lbs. c L'honneur, répondit Itf chevalier, est le seul prix que je me propose dans mes entreprises. Toute autre réeompeme ne saurait me flatter. » lo. — Le yague du mot réiompente se montre quelquefois en ce qu'il signifie quelque chose de plus abstrait ou de plus éloigné. ■ Les chaînes et les prisons devinrent pour Jérémie le prix de la vérité, dont les persécutions des médiants sont toujours ici-bas la réeompenie, » Mass. «Les remerctments des chambres du parlement, ceux des villes et des bourgades, les acclamations de TAngleterre furent le premier prix que Marlborough reçut de sa victoire (de Bleinheim}.... Le poème du célèbre Addison est compté par la na- , tien anglaise parmi les récompenses les plus honorables de ce duc. » Volt.

Rémunération, latin rémunération est peu usité. Il ne se dit guère que dans le style soutenu de !a théologie naturelle en parlant de la dispensation qui sera faite dans une autre vie des récompenses méritées dans celle-ci. Du reste,, ce mot indique moins des avantages donnés ou obtenus , que le fait ou l'action d'en donner ou d'en recevoir : la rémunération des bonnes œuvres aura lieu, se fera, à la fin des siècles.

3* Rétribution^ honoraire, ialatre, — paye, solde, gages n appointements y traitement, émoluments, ^ pension,

La rétribution, Vkonoraire et le salaire peurent se donner, se donnent presque toujours pour un bien unique, accidentel; au lieu que la paye, laeoMe, \e9 gages, les appointements ^ le traitement et les émoluments supposent et récompensent un bien habituel, un travail continu. Tous donnez une fois pour toutes une rétribu-fîofi , un honoraire , un «atot're à quelqu'un qui TOUS sert , qui fait pour vous quelque chose d'utile dans un seul cas ; un auteur, qui vient de publier un livre, obtient une rétribution^ un honoraire, un ealatre plus ou moins considérable. Vous donnez une paye, une solde, des gages , etc.... à un homme qui vous sert, qui vous a loué ses services pour un temps , qui est à votre service , à votre solde , A vos gages.

Rétribution, honoraire, salaire.

Rétribution, re on rursus tribuere , donner en échange, est le seul de ces mots qui exprime, avec récompense (eompeneatton en retour), un bien rendu , un rapport entre le mérite ou le service et ce par quoi on le reconnaît. La rétribution est un revenu qu'on tire de ce qu'on fait, de ce qu'on a fait d'utile , ou de la peine qu'on a prise. C'est une remise, une restitution, une réparation, quelque chose d'ordinairement juste. ou légitime. « Quiconque sert à l'autel doit vivre de l'autel. Qu'un ministre du Seigneur, en faisant les fonctions de son ministère, reçoive donc certaine rétribution qui y est assignée, c'est ce que

l'Église approuve. » Boum. tC^nliirttfes:^ la juste rétribuHon des services que w àai tiques vous rendent. > lo. « L'aateor da Sikn Louis XIV avait droit apparemmeot de tira \i Juste rétribution du fruit d'en tnnil si kii si pémble. » Volt. « Les messes prÏTéei soLt ij légère rétribution, un bible honoraire àm^ sistent les pauvres religieux et ks prétr» kj tués. » Id. « Diderot m'avait promis de k p des libraires une rânbutûm (pour articles Ioq]^ à r^firyclop^i^. » J. J. c Qii*y a-t-il de p^i juste que de tirer une rétribvAion bonsétedesQ travail? » In. « On est étonné de m h petite rétributions dont les anciens k esctestaiefl )>our leurs peines dans les fonctieas p&faliqce et pour les services rendus i r£tat. i B^l

Bofioratre et saXatre sont opposés rtEil'u tre.

V honoraire est une rétiibation KoMtàk méritée par la science, la capsdté, par l'eiif cice d'un talent, d'un art noble on iibènj « D'honneur on a fait honoreîff. Pour bo&m une profession au-dessus des irts Décuiq» on donne i un homme de cette pro/essim ni honoratre , au lieu de talm et de gages qu offenseraient son amour-propre. iNqli. On i^ pelle hofioratVe la rétribution d'un »rocat, d'us médecin , d'un prêtre, d'un aatenr, etc. ciacui des avocats consultés n'sTonln reeerrâliigai consigné entre vos mains pour leBrAoMfOtft) Volt. « Le médecin est autorisé par l'oage i régler ses honoraires dès le coDDeneeseDt d: la maladie. » Basth. « Je vous rappeUem m règlement sur l'honoraif e des pasteurs dans leen fonctions. » Hass. « J'ai pcrdi ITMOMor qœ méritait mon ouvrage (le libretto des FAa ii Ramire) et V honorotre qu'il derait me produire.» J. J. «Il s'est élevé une espèce de prww entre les auteurs dramatiques et lescfflnédieoirdatvement à l'honor atre des ouvragesdes prenaeis- 1 D'Al. «Ona fait un fonds pour donner àM.Pigalii ^sculpteur qui avait fait une stoliie deYoltâir« un honoraire convenable. » Volt.

Mais le foïatre est la rétribution da lnTad,<iî travail des mains : l'ouvrier a un njkxfu^^geons pas le «atotre ayant le trafaiJW-J « Voyons ces mercenaires qui , presse car le ksoin , donnent leurs peines pour un salomm^ rel.. BouRD.« Ces ouvriers s'épuisaient podtt^ de travail, et n'ont jamais eu <ie">«5^* ïatre.. In. Au figuré, le mot iokinmm quelque chose de bas ou de msuviB. an p*» salaire (Mass.) , un indigne salatrei^^^^^ salaire (Bzaum.). le salaire é'mj^ (VOLT.). « C'est un scandale d;en ixm^^ vice des autels) comme on ti^'*««f/^^'^ Urrestre , et de prendre des Pr^"S l!

assurer un salaire et une ^^^fjL^, MASS. «Le magistrat intéressé reut^^^^^

jour, chaque moment lui «PP^fVnincefCJ ses peine?; véritablement digne de ne re^

jamais de ses travaux <ï«'r .f„wLir(p^ pense. . D'Ao. « Si le rice-roi «enU a ^^ tu ménages à son fils des ^^^'^V^^gé dine, un triste salaire poum hienèW^^f de tes services. > Lu* '

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

appointemenii ^ traiU-

Paye, solde ^ gages hentj émoluments.

La paye et la solde sont la rétribution habituelle !e gens qui portent les armes pour le serrioe d'un noce ou d'un Etat. « Les soldats indiens sont niquement occupés de leur paye, qui est tou- >ur8 fort au-dessus du salaire des laboureurs at es ouTriers. » Volt. Une première différence insiste en ce que paye seul signifie aussi quelque- M s le salaire habituel d'un ouvrier engagé à traailler longtemps pour le même maître. — En 1 riant des gens de guerre, la paye est relative 1 soldat, et la solde relative à celui qui le souoie. « On donne la paye aux troupes , on les a sa solde. Ainsi paye se dit de la somme par rap- 3rt aux troupes à qui elle est due, et solde se it de la somme par rapport à celui qui les entreent. » CoND. La paye apaise {paeai)^ satisfait le >ldat; la solde acquitte, libère (foIin'Q celui qui rt obligé de pourvoir aux besoins du soldat. On it la paye d'un soldat. « Il &ut chercher quelle tait la paye du soldat romain. » Mortbsq. c Les ftvaliers et les capitaines ne voulurent point re- SYoir leur paye. » Rou. Mais on dit la solde d'un rince.

Le dernier des persans, de ma solde honoré, Est plus riche et plus grand que m ne saurais réCre.

(Athamare dans les Scythes). Volt.

La plupart des troupes ennemies ne cherchelient qu'à piller; elles n'auraient plus besoin de L solde de la Hollande , dès qu'elles entreraient Q France. » Fiv, Un général doit s'informer de t manière dont les troupes dépensent la paye, lire des retenues sur la paye , et songer aux loyens de fournir la solde. < Sous les empereurs omains, les soldats, à force de détruire (les gens icfaes), allaient jusqu'à s'ôter à euz*mèmes leur jlde. » MoNTBso. On reçoit une paye ; on donne ne solde. — Ensuite, solde est plus^oble que aye , et c'est pour cela sans doute qu'il ne signie jamais le salaire réglé et habituel des ouriers ; il se dit particulièrement bien des offiers et des troupes d'élite. « Ce mutin disait aux »ldats qu'ils devaient exiger un denier de paye; le les prétoriens qui avaient deux deniers de Ide couraient apparemment plus de dangers. » Al. c II fut résolu de donner la paye à tous les »lontaires qui se rendraient au siège de Véles. 1 assigna en même temps une solde particulière tur les gens de cheval, et ce fut pour la proie re fois que la cavalerie commença à être lyée defs deniers publics. » Veut. « Chez les irmains , la table des grands tient lieu de solde iz orficiers. Les soldats n'ont pour paye que iir part du butin. » In.

Les gages sont le salaire habituel des domestiles ou de gens d'une condition semblable à la iir. < Il faut que les gages ou récompenses des »mestiques soient sur un pied raisonnable. » iix. ce Ce domestique ne gagnerait que ses ''Çes , quarante ou cinquante écus. Je crois que on fils ne plaindrait pas de plus gros ^a^ef pour oir un vrai bon cuisinier. » Siv. « Je rendis I clefs de l'Hermitage, après avoir payé les ^es du jardinier. » J. J. « Le disciple alors rerde son maître comme un homme à ses gages,

une espèce de domestique fait pour lui obéir. » lo. Anciennement les officiers de la maison du roi et même les officiers de justice recevaient des gages, parce qu'ils étaient regardés comme les gens du roi, comme étant à lui, ainsi qu'on disait alors.

Les appotfifemenlf sont les honoraires habituels des personnes en place ou en charge. Les ministres, les préfets, les généraux, les magistrats, le clergé reçoivent des appointements. On appelle aussi appointements par exte9sion ce qu'on donne annuellement à un homme qui gagne des honoraires, et dont on s'est assuré les services continuels, à un précepteur, par exemple, et même à un commis de négociant ou autre. « Supputation exacte de tous les appotntements des gouverneurs , lieutenants généraux , etc., des états-majors, etc. * Fén. « Avez-vous donné à tous les commis des bureaux de vos ministres, et aux autres personnes qui remplissent les emplois subalternes , des appointements raisonnables?» ID. c M. le comte de Montbiron a de gros appointements de charges. » In. « Tout se réglait sur le premier pied de la maison de feu Monsieur pour le nombre des charges et leurs appointements. > S. S. c En Turquie , les appotnfements attachés aux plus grandes dignités sont très-médiocres. » Volt. « Les appointements de toutes les grandes charges ont diminué de valeur réelle. « In. « Les appointements militaires de milord Maréchal étaient fort modiques. » D'Al. c Attila recerait les appotnfemente de général des armées romaines. > Montssq. « Mme de Broglie, sachant que l'ambassadeur cherchait un secrétaire , me proposa. Je demandai cinquante louis à* appointements. » J. J. « Il m'est dû (comme précepteur du fils de l'alcade) près de mille écus d'oppotnlemento. » Las. « Les pasteurs calvinistes et luthériens ont eu partout des appointements qui ne leur ont pas permis de luxe. » Volt, c On supprima à Mézerai les oppottifemente d'historiographe. 9 Lab. c Le médecin Démocède fut appelé à Athènes, où l'on fit monter ses appointements à cinq mille livres par an. » Roll.

TrotlemerU, mot qui ne commença à être employé que vers la fin du XTiir siècle , veut dire la même chose ; seulement il ne s'applique qu'aux fonctionnaires de l'Etat , et il a rapport à la manière plus ou moins généreuse et plus ou moins satisfaisante dont on en use à leur égard. « Quintilien fut le premier professeur d'éloquence qui eut un traitement de l'Etat. » Lab. « Si l'on supprimait des professeurs du collège royal, il serait juste de leur laisser leur traitement pendant toute leur vie. » In. « Le traitement d'historiographe de France qui , autrefois , était de mille écus, avait été réduit à dix-huit cenU livres.... M. de Calonne voulut savoir quel était le traitement du secrétaire de l'Académie. Je lui répondis qu'il était de douze mille livres. Il trouva que c'était trop peu. » Mark. « M. de Foncenex est actuellement sur mer, employé dans la marine du roi de Sardaigne, où il est peu satisfait de son traitement. » D'Al.

Les émoluments sont comme le traitement des honoraires habituels, attachés aune grande place ;

BSQXlfin PARTIB :

mais ils conipreciwiit de pii» oa ce sont «aicpMlAeii&dMprefiUéf eattrab «ivaruMM^ mtùw XIV fixa ks épîGtS' diss Jug^s^ 1b0 oa» o4 il kw oot permisse s'oft aitcfcbmer , eft lof cas oà il le«r ost défiodu de prendre cas émohmenU. • '^t. c Sous Philippe de Valois , une grande partie de oot TefOMi» oonsitle , disaient ies ^lats , dans les éwioimmeiUs &e BO0 juiêices^ » Como. « Smeè^ taire général dee galères, Canpistvoa négU^sa même les éwtolmments considérables ^all lui était . le plus légUimeot parmie de tint de oette plaee^ D'AU -^ D^aiUeuci ^moiMMen^ylalia mmôlvmm Èum^ est Yîeax. Il ne se dit pla» faèfe quaquand û est qœstieà d'usages anoiene^ • Oei» foi abtinreat les fiefs , eu ttrèreat tousle» fruits eit tous les émolum$rU$y dent le» piaa eonsidépaliles étaient les proftu judiciaura» {fudà^, » ICaviaso.

Pemùm.

La peanofi, de penHo y payeneilt , est aussi de l'argeat, de Targeat donaé^ BOa pa» une seule rois comme la réMkutio$^^ yfcoMfaéra et le salatr«, niais par année ou par quartiers» somme les apfrotn(em«nte oa le lrailemeia«. par esemple. Son caractère particuUev,. c'est qu-elle n'est pas le prix d'un serrlee, ou au main* d'u» servise aotuel, maie uoa récompenser toute gcataite, ou une récompense aGoordée à oa aonlea: serviteur o« à un ancien fonâienBaicv. AutnCiia a'était une purs gratification réglée et annuelle , viagère on réversible; aujaurd'hui, c'est un sippléaunt detraiiement, ce qu'on denae pour îeaK)lacer le tiaitemsat i uoe personne qui quitta la aorrica, ou à une personne après «fa'elle aun quitté le serrice; paastoii de retraita ou dsr réforme^ ftûre une pension au précepteur da ses enfaMs. • Je donnerai au précepteur ma table «mo eîAqaants pistoles d'appeinlemefi/#f et peist-ètrey l' éducation fiaie, lui ierai -je avoir un bêaéflDO, on le gratiêecai-je d'une petite penmam l'v^e^» In. La dépense de If me de Maintenon n'était qu'en bonnes œuTrea el en 9f9> dn ses domestiques. Outre les appotaftmefils dr seconde dame d'atanr de Ume la daapbine Bastèrev elle avait d» loi quarante-huit mille livres de penston. (6. S.).

RECTITUDE, BftOITUU. Qualité d^étee droit ou non courbe» d'aller à «n but sans détoor»,sans obliquité.

JBesItlude, latin reoittode^ se diC seul a& propre; surtout en tonnes d* aciencea. • La plupart des modemea oroient qiie la transparence est l'elet de larecto'HMU dee poMs. » Memiso. « Les caïae* tères commun» à oe» quatM funilles- d^oiseaui sont la longueur da cou et la reetitud^ du bec. > BuF«. c VOr Bieyen peur eonnattra la rrctiltide d'une ligne» c'est d'examiner si' les point» de cette ligne se cacbent lea aas les autre»,.quand l'œil est placé dans sea prolongement, v (fiWmrnto de g^nnétrU). D'An» « Le seleil, qjiioique éclipsé, et malgré sa dé£aiUaooe , ne laisse pas de conserver la rSeiUuàe de son mouvement*. » Bovna* «c Ces chemins (cbez les Romains) étaient tirée- en ligne droite..». Des piernes étaient, placées de mille en mille, et portaient leur numéro. Cette fict^iide (les lignes, et ces divisions, en parties asses petites par rapport à lalongueur totale ^ rendaient les masusesi itinéraires ibrt sOre». v Rocw — Broi»

tme^ foraok àm dérscfus « éicect, fifast d'asai qu'au figuré.

MaieeamflleftoNliMfea'eBploâe anaaîas fign q«elle diflèreBee la aépava aton de aom sf» Byme?ll se rapporte à la faeulA» tkèerîçwn flpécalativa« à la faculté da^ awocr, à l'iate& goDoa, à l'Ospnt, m lu^aneona^ a« lies qesii drocMrv regarda la pratiqua, laCsMUédev»

loir, d*agir« oulacondviie. Ia v«aeiifti4» ert #n

bon esprit; ladroilure^ d'os eesar InBaMe-Ia fKUméê marqve de la juatease. «ITayaBt lia a^pitoàMsaon enfaae», llBSémift n'asaitprâc appris de pt^géa; sas eia%eDéefflK&t n'afaot peint été'conrbé par Terfear, étasl dcmané dans tout» sa resttludr^ » Toc*. • Poivqaai ks déi&itioM soot-elles ai fitativea daoïa Pappiicaûsa? Est-oe erwur néeeasaica, ééCaiU da rvdtlads daas l'esprit bumainY » Btwv. m, U na dépeniV pas àe nous da donner à nos jugenaanta «ne rreiîladc constante. » Laa» «Ceet aartcMU à la soUditéda jugement et à sa. ftaOud» qu'il fent naos attacher. » UèML. La dreitmrc naavqna da ia jnslifia On dit la dresMure da la^YoknMâ [Fis.}, du «aar (I»w^, Massif Boean*}, des îaiencion» (Labb.^ Mark.), des actions (Boirin.), des mfiBtua (Uarm.). « U a at^apt da rsctiteda dasiaycsfrzt que da dtro4tm9 dans la aeenr. « Acan.

Ga n^est paiot eamaaaaocc? aar le mot redttuéê sa prend. hii»Biè»a< qoelqjicflBifr dans Is sana saoraL Ban» ec' aaa ^ an que la cttaatérise, c'est qu'il eat absela , am liaa que dMMf est reUHr. Cela tien* à la tewnteaiian de cas deu» termes : oette de yetCttuda cxpsîae Veut oa la naniàre d^étra; et ealie de énilmft^ l'effet, U produit, le féaaliat d'an» action. Oa dit la fêcÈJMi da la régla, at la dradare daei qui est lait oonfbsmément à la légJa; la nafK tade, mais aea paa la dr«»vfara, est nae qaaUté j consiaat< immaable, parfÉita. « Diea ait la < règle : comme oattè règle asi parfiate^ droâte pa»- I iaiteasntt, saaaMa mohidta Goartara, Umtceq^ I n'y cadvlsnt paa y cet Wiaé et sentira Veffortdt l'iavibaible et immuaUe reclisade da la rè^ « Boaa^ «Diaa a fiait l'bamiaa droit, dit le saga Cette fosfûiide da i^heaime eonsialatt à aimer Dieu de fioal 90a ceav.w Voilà la>dratterr eCia raiïlclade de l'âme : voflà l'ordre; Toili la jn»tice. » Xd. « Ce plaisir naît, non da la ferfeor i» quiète et toujours obaageanta dea dèsim * l'èma, mais de lareoltfade immuable de m car seianie. » In. • Eedreseer se» iaeliiiaâons e» rompues seloa U ruHtmét de la règle divine. > Ntt» • L'homma sera bon, ai rien n'attela ei iai lar^sf^inda du sena intima;.* IUik. PlnK^adi à Alceste dans le Jfûafit/irope.

ams cetK yiscAsaH^ due vMi voalea en tom avco eiaacliuda, Gelte pleine dlmimre ed vous veae rearcnaa, LB.tnMive»*vousriei dsns-ee qpa vous aissa?

Moi..

RBCIJBIU.iB,.RàC6LTBH. Preadre, lamsMr dans le lieu de leur production la» firoitad'iai terre ou de U' lom , al les serrer.

Rdooiler est un nwt nouveau qni n'a été adma dans le Dictionnaire da l'Académie qu'en ITtt 4 que rejetait Yoltaire. Il vient de ftésottr, Sanaé

SYN0NYM9 À RAOlC&m DIVERS.

Déoift du; purtiafi^iraftUictiM^fMoStfiVe^ e&t jusUnseni le nàiatàdêrtcmeièhir.eeÊÊÊÎUirt ert ici ud ntob gâxiéral at nga«; tiffr, la ienam pMfire «t pritis. eittemteilh', 109 oa lassanbU, imMattlemBot àm bitas la tBire, mais enoore baanooiq» d'autres K9, teiles qne decnseté», ées Mffrages*, dss Telles 7 des débris^ des ssnteuoes, des faiir, ; fëtékutty n contraire ,.«oUBM msissomisr «odanger^ appartient eaahiflhiemeDt ftu< lan- »de réoonsMerajals,«tii.D^y esiafplici^le t ce qui croit et poussr à k surfacA dti soi : ddu quV)B rseawtti» des l*iBes> des saies> da on réMUê dit blé» dos giaiaes» des foins^ é» . Bt mémo pottr es ({m^ regeurde ces dënuèrts rées, on na les: réwUè yèâlidblMent que nd on les rsouetUe en masse ^ sar pied, dans aisoa da leur malnrité^ e» fiUsaot royéralion 'agricuitars qû tarnADs-toulas Iss autres : la leur mecuetUf y et ne reeo^- point; de intais, iennement» la déeimatear fveunàatt du blé du vin qu'il a'aaait pas ricxiUé^ \HoUer est teUament spéoiil , tellemuMit un Do d'art, purement sigiiificaaif d'oades tni« 1 de la- oaltuse , qu^*iL na s'cmplaie point au iré comme tvcMsiUtr. Anssi<n»pouiirait>-okle slitoar à rssiffstftr dans la phraasr suiTunta. DUS a^a beavoou^ semé , et vous ayea peu isiUi : e^ett>À-diro vous voas êtes bien totsritéa , tous avez bien fait des elbrts , il Teos en }ûté bien des bassesses, et tout cela s^t terlè à une ▼aine et misérable fortune: » Boean.

productions que récolie le culAÏTiiteur sont le [ on le fruit qu'Bi^cimVa da ses suauraefide dépenmsu

as \îÉ même ralsoUf est dlra^ df unst aoumière 9e* aie, absoluev sans rapport à riaB qui ait- au iy et pour marquer la. natuiie des psoduotloBs A pays. : on 7 rscaetiie du bLà^ des fourrages, vin: ; ert, d^s un cas particulier a4 il s'agira [primer une récolte efFeetWe , quf a éti teUe au 9 : on y^ a récoUé cette année beauoattpi de. blé, de (barrages, d'excellent via.

ICOliER, RÈTR06BiàDBB. ^sr en arflére.

propsement parler, tfSflMJer, d'est idler en ère, ce motn'indiqvBnt qu'une direction, la letien dpposèe à cette du vdsage; et tétmqror , c'est retourner en arrière eu- mw see pas, rendre^ en stna cantraire' la* ebemia qie^on it feit. Le canon, au moment de son» ezplot , f^onZe; ou twd^ pour mieux sauter; on lie d'épouvainta ou d!horrsur; dans le ris, les 1 eoins de la bouche nvuIsfUr (Bupf.), « Les tbaginoia remportaient sur le» Romains par la ii«té- de leur» Yaisseauar, pae Kadeesse eti la kîté qu'ils avaient tontôt/ à« appaeoher, tantM *eulBr. » RoLL* Mais une* amèe n/lroiprade nd, s^éieaBt avancée juaqaf^ un. oeataini en^ tt, elle se remet en. marche vert le point d'où

était partie. « Jt suivre la mawhe de^Moiee e les désertedeSur, de aiu^d'Ord), et à le

r^rograéiT jusque vers rendraitrdfDù il était d , il serait difficile de le regarder* comme un id capitaine. » Volt. « A peine eus-je fait Iques pas que je m'arrêtai. Je fds saisi de eue; je rétrograda, je soors . je lae: mattià loir

tout traoÉklant. » J. J. « Chaque cheie a son p^ riode, oik elle n'est pas plutôt parvenue qu'elle rétrogradé y eC je n'aimerais point ane vertu %ai reviendrait sur ses pas. » Dbst. La ehMe qui re» «tfir était en rspos, n'avait point coraviencé k sa mouvoir ; la ofaasa ^ni rétrogradé avait déjà, fut des pas en afant« Vous £Mtes ivculer une veitaM qid stationna^ afin de l'éloigaer et de débarrisBir la place ; vous faites rétrograder une voiture f§Êk est venoe^ en la renvoyant dans le lieu d'où elle est vteaue. Un jiour qu'on devait représeatar peur kl première foie le JHertoge de Figaro , six. cents voiture» défilaient de toue les quartiers de Pariai lorsqu'à onaa heures un ordre du ministre les fit toutes t^ogfroAr : défense de jouer la pièee (JLkS.). ^ ly ailleurs , OU retvU d'ordinaire en marchant à reoaUtm^ sans se retourner; maison ae peut irdarogrodsr (^'après avoir eaécntè un mauvement'da conversion : « L'éléphant peut< à peins tommer la tète ; il ne peut se tourner k^ même y ftoar rétrogfuder, qu'en ftûaaai un. oirr Gaal..»BtJFv;'

Ju figura, môme diffésenoe.

Qui rscttfo évite, saigne du nez, n'eseentr»> prendre eu en venir au fait; qui réirograds^ cessa d'avaneer et prend une marche contraire* c Le régant voulut que Law et le duc de NoaiUes se saccammedassent : Law s'y présenta de bonne foi, NoaiUes ne put r^ûuler. > S. 8. « Les gens sensiblea commencent par ne suivre que leurs penchants et finissent -par vouloir rétrograder, quand leur raison les avertit qu'ils s'égarent. » J. J. Ce peut être par lâoheté qu'on rvcule, et par inconstance qu'on rétrograde.

Une autre différence tient k ce que leadeus verbes- n'ont pas la même noblesse. Reculer, est un met vulgaire, parce qu'il a pour radical. un des tonnes les plus bas de notre langue f. eu lieu (pie rétrograder a une origine relevée,, il vient inmiédiatement du latin retrogradior. • La prophète Isaîe demande i Ëzéchias s'il veut que l'ombre de son cadran au soleil avance ou remte de dii lignes; le malade répond : Je veux qu'elle resuie.... Dans la suite , il 7 eut des savants juilsw Ils n'auraient pas fait rétrograder le soleil comme kaie. » Volt, fin conséquence , on dit reculer en parlant d'affaires, de choses oomaïunes, etrtf* tfo^roder en littérature, en matière de spéculap tionSr dans le plus haut style. « Il fout que les eur fants récitent les temps des verbes tantôt de suite, timtôt en rétrogradant, » Roll. « Quelques esprits singuliers veulent qu'on étudie l'hi»toire en rétrogradant , c'est-àFdire en remontant de notre &ge jusqu'aux sièdea les plus éloignéso» D'Aa. « Avec cette méthode , on avance peu (dans l'éducation des enfants) y mais on ne £ut jamais un pas* inutile , et l'on n'est point forcé de r^trograder. » J^ J^ « Faisons maintenant une pause, et rétrogradfme pour voir ce qui s'était passé hors de l'Espagne depuis le commcDcement de cette année.. » S. S. « JeanrBaptiste Rousseau s'avisa dans ses Épitres de rétrograder jusqu'au seizième siècle (en remettant en vigueur le style marotique). » Lab. < Danton succomba, et de vait succomber Vivant Robespierre : il rétrogrotiaU dans, le crime, tt bobespiem y avançait

DEDXI&HE PARTIS

toujours. » lo. « Nous dorons fairo arrêter notre doute précisément à l'endroit qui nous est obscur, et non le fiûre rétrograder jusque sur les endroits où nous toyons clair. » Boss.

BEDKMAHDEa , — RÉGUMER , REYEHM- QUBR* Déclarer que nous désirons ou que nous Touions qu'on nous remette une chose qui est à nous; faire des sollicitations ou des démarches afin de l'obtenir.

Nous redemandons ce qui nous appartient certainement, ce dont la propriété ne nous est pas contestée , ce que nous demandons qu'on nous rende , ce que nous envoyons chercher ou prendre simplement. Au contraire, nous réclamons et nous revendiquons en traraillant à établir que nous avons droit à la chose, en faisant valoir des titres plus ou moins fondés. Celui qui redemande une chose veut rentrer en possession de cette chose; celui qui la réclame ou la reeendique veut qu'on le reconnaisse pour en être le propriéuire. J'ai prêté de l'argent ou des livres à un homme incapable de nier le fait, ]*ai laissé chez un ami un objet que tout le monde sait être à moi ; je les redemande. Mais je réclame ou je revendique proprement des droits, des choses auxquelles je crois et je montre avoir droit, des choses plus ou moins litigieuses par conséquent Qui ne redemande pas consent à ce qu'on garde ce qui est à lui, y renonce; qui ne réclame ou ne revendique pas se désiste de ses prétentions. Bedemander a pour fin immédiate la livraison; réclamer et revendiquer n'ont pour fin immédiate que la détermination du mettre. « Le capitaine du fort voulait m'engager à reomdt^utr mon épouse, et à la redemander plutôt à coups de mous<piet que de l'abandonner ainsi aux Hurons. » Las. « Les Anglais, fatigués de tant de . guerres, ne se mirent point en devoir de redemander par les armes ces pays conquis. » Boss. « Sylla ne redemandait jamais l'argent qu'il avait prêté. » Govd. « Un homme redemanda k Diogène un manteau qu'il avait à lui : Si tu me Tas donné, dit Diogène, il est à moi à présent; et si tu n'as fait que le prêter, je m'en sers encore actuellement. » Fin. « Thémistoele s'était retiré chez Admète.... Les Athéniens et les Lacédémoniens ne l'y laissèrent pas en repos, et le redemandèretU à ce prince avec menace, s'il le refusait , de porter la guerre dans son pays. »

R^ckimer exprime une r^ctomafton quelconque; revendiquer déBigae. une réclamation judiciaire, comme en latin vindieare , qui était un terme de jurisprudence ainsi que les autres mots de la même famille, vindex^ vindicia et vindicta. Dans notre langue même recendtcation appartient au style du palais , et non pas , comme réclamation , au langage commun. On réclame ce à quoi on prétend; on revendique ce qu'on prétend.

La réclamation suppose un droit d'une autre nature que ceux dont il est question devant les tribunaux, c'est-à-dire, d'ordinaire, un droit moins rigoureux et moins exigible. « Je compte maintenant sur vos bontés, j'y ai des droits, j'ose le dire , et je les réciamerai sans rougir. » J. J.

c CesiiiAzimeaBefet»itfBiitqB«dtnslcs((^ des philosophes qui osent réclamer la droib l'humanité. » In. «Les cheraUen te Menti défense des veuves , des orpbéliDi et de toos 1 opprimés qui rédamaieia leur proieetmj GoiiD. « Les anciens rois de l'Siuope piéteaii entre aux une entière égalité; mais la nù France ont toujours riclami la présôncefl mérite l'antiquité de leur race et de leur nni me. » Volt. R^elmner, reclemore, » réai appeler à cris redoublés, marque moins la ^n deur dtt droit à la chose, qae Ugnodeorj besoin qu'on en a et l'msistance de iidoui qu'on en fait : réclamer le secovn oi ilndo gence de quelqu'un. « Dans In toups de cali mités , c'est notre voix et notre fflloistère qoe 1 peuples viennent réclamer, » Masi

Mais U revendication n'est pis sealensiti] invocatioû ou un appel, c'est ooeictùo.g recours à la justice, oa, dus tons ks cas. i qu'on revendique est plos stricteme&tdilqiiei qu'on réclame, c L'archevêque de fîvis n'anl fait aucune action pour r«Mdt9ii«rcette joràik tion. » Boss. « Nous ne fiisou (pu memU^ rhéritage de nos pères. » 1d. tPiemûudroo évéque de Beau vais, moidiqM U FiceUi comme une sorcière arrêtée sor les liDïtcsdes métropole. Il veut la juger es qu&ii de sot cière. » Volt. Les Anciens et les Ardiitei s disputaient un territoire , et anint pris le pespie romain pour arbitre; on Romain, sobum Scaptius , le revendiqua comme ipputcuut ii^ république (Roll.).

Les pauvres sont faits pour ridaner les «• cours ou l'assistance des ricb»; mmhM rien à revendiquer de leurs riehwes. Ato». sous les décemvirs , Icilius fXemé»mpU^ réclamaient sans cesse le tiibmt rt l'm (RoLL.) ; Claudius , l'inttme Binisife de U passion d'Appius, avaH rwewlijii Tirgiaie ponr son esclave (Roll. , Vsbt.).

On réclame plutôt une chose qm d est psn dbputée, un eflfet perdu dont ob« connaît pu le mettre , un enlîuit ragabond arrtté par iai»lice. On va réclamer i la poste m^m^ au rebut (J. J.). « Un autear de dïchoMW *« surtout réclamer les moto qn'oa a )>skm propos vieillir. » D'Al. , .^

Quelques njon»éeniduumÊan»»i«^ DesftelonslesrâctotfTflrt. w.

Hais nous recendiqwmen g^^^'/l^ a pris ou ce qu'on reut nous ?««<•«; f^ noue ne pouvons obtenir ou emportera^n* cre un adversaire, comme " /'''^••".^ . Revendiquer un Uvre, quand « «f!^„?, déchré l'auteur.. ACAD..0^p«id«2^^

pu voir une si firoide pensée duu J^^ larei^endsquer comme un »«» ^ " ^^^^^^ fait^cit auteur.. Boil. ; Os aj^tèj^ temiTà Newton l'invention ^'^^^\Z 11. Leibnitf a passé pour l'^enteu^^

ces que Newton ^?^\^^'\ti^^ revendiqué le calcul intégral. *]^^^^^ ordonna que Philippe évacuerait tout» !•*? qu Bumène aurait ^^^^^^^'IZak, tf- REDONNER, -WWJ>W»"^^*'*^'

SYNONYMES A RADICAUX. DIVERS

PRE. Faire aToir de nouveau quelque chose slqu'ua.

ionner «lifière beaucoup des trois mots suti. On r'edonne à un homme une chose à lae il n'a pas droit, qui ne lui appartient qui n'est pas sa propriété; au contraire, ce rous rendex, resittuex ou remeiteg à quelï est sien, peut être redemandé ou réclamé li. Redonner indique donc de la part de celui fait l'action un bienCait; mais qu'on ;, qu'on restitue ou qu'on remette j c'est ;e. On nous redonne la vie (Moi..) en nous tant un secours inespéré ou une nouvelle ous tire d'une mortelle inquiétude ; on nous me courage (àcad. , Boll.)"; on nous res l'espérance ( Acad. ). « Cette heureuse ilescence redonne à nos vœux la plus grande i meilleure princesse du monde. » Molrlemagne ambitionnait de redonner la vie aux ts. » Marm . « Les Anglais ne sont plus dignes ur liberté ; ils la vendent au roi ; et si le roi la redonnait , ils la lui vendraient encore. » rssQ. « Les Athéniens firent fouetter publilent un jeune homme qui avait cassé le tonde Diogéne et lui en redonnèrent un autre.»

es donc avant tout sur cet auguste litre, e roi que le ciel vous redonne aujourd'hui, vivre, de combattre et de mourir pour lui. (Joad). Rac.

ort qui redonnUi l'espoir i mon amour....

COBH.

idis que la Castille armait dix mille bras tr redonner ce prince aux vœux de set États.

UoL* as rendant à quelqu'un une chose qui est , et qui était sortie de ses mains de quelque

que ce soit, qu'il l'ait donnée, prêtée ou le. « Je rende au public ce qu'il m'a prêté. » . c Ils ne cherchent qu'à emprunter cer- } choses qu'ils ne rendent jamais. » Rron. veux absolument que Diderot me rende ;e que je lui ai écrit sur l'article Genh>e, » c Rendex cet argent qui ne vous appartient BouRD. Mais nous rtetitwms à quelqu'un ho se qui lui avait été prise ou volée. « Tout i est pris par pure conquête est pris trèsement, et doit être restitué, » Fén. « Tib. bus n'exigeait pas qu'on restitudt les terres

avait usurpées. > Cond. < Les Romains tètent à Eumène la Mysie que le roi Pruui avait enlevée. » Roll. « Si vous ne lui ie% uue boUe.de diamants que vous lui rolée. > SCARR. « C'est bien mon intention , 1 me restitues ce que tu m'as ravi. » Mol.

va restituer tous les honteux larcins

réclament sur toi les Grecs et les Latins. lo. -e exprime simplement retour au maître, opriétaire; restituer y ajoute l'idée de la ition d'un tort à lui causé. « Les conditions ix que Scipion dicta aux Carthaginois fu* qu'ils ri^ndr aient aux Romains tous les uges , les esclaves et les prisonniers qu'ils it à eux, et qu'ils rtstHueraient à Ma. 1. tout ce qu'ils avaient pris sur lui ou sur iicètres. » Roll. « Les ambassadeurs ro- , demandèrent aux Tarentins qu'on rendit

les prisonniers et qu'on restituât aux habitants de Thurium ce qu'on leur avait pris. » In. — Lorque rendre^ qui a la signification la plus générale, se dit comme restituer des objets dont un homme avait été dépouillé , il ne marque pas aussi expressément que restituer cette circonstance d'une usurpation antérieure, c Les Français demandaient qu'avant d'exiger qu'on rendit i l'Espagne quelque chose , elle restiiuâJt tout ce qu'elle retenait injustement.» GoNn.cOn ne songe plus i restituer le bien qu'on a usurpé contre les lois, on cherche de tous côtés non point un fond pour le rendre, mais quelque détour de conscience pour le retenir. » Boss. Un voleur dira par euphémisme qu'il rend ce que la personne volée dira sans ménagement qu'il restitue. « Eh bient reprit-elle, puisque vous ne me permettez pas de me justifier, je vais vous rendre votre diamant, et ne me perdez point.... Hais je lui répondis que mon diamant ne me suffisait point, et que je voulais qu'on me resiitudt encore les mille ducats qui m'avaient été volés dans l'hôtel garni. » Lbs.

Rerneltre signifie rendre matériellement ou rendre des objets matériels , en opérer la livraison ; aussi dit-on bien remettre entre les mains ou dans les mains (Corn. , BouRn. , Mol. , Volt. , . Roll.), en main propre (Les.). On rend et on ne remet pas un devoir ; on rend et on ne rem^t pas à quelqu'un son honneur, sa parole; vous rendes à quelqu'un et vous ne lui remettes pas votre estime , votre amitié , votre confiance. Mais on remet proprement des objets, comme paquets , boites , lettres , sommes d'argent , vases, prisonniers, etc. S'agit-il de constater si vous avez rendu un objet, vous faites connaître à qui ou par qui vous l'avez remis. Dans un traité une puissance convient de rendre une ville, et c'est tel général ou le prince même qui la remet. a SI quelqu'une des villes qu'Antiochus doit rendre se trouve entre les mains de gens à qui il les ait données, il aura soin d'en faire sortir les garnisons , et de remettre ces places à ceux à qui elles doivent appartenir. a> Roll. Ainsi la remue efibctue la reddition^ ou c'est la reddition de choses réelles» susceptibles de passer de main en main, d'être (ran«mûe«.— Quelquefois, mais non pas toujours, ni même le plus ordinairement» remettre veut dire rendre un objet qui nous a été remis ou cotnmû, que nous avons en garde, en gage ou en dépôt. « Le porteur vous remettra mon ancienne copie. » Volt .

Ce rejeton des rois à leur garde commis

Entre les mains d'Oclar est-il enfin remis? Id. « Je suis d'avis de te donner en garde ces confitures à toi-même. Il faut que tu veilles sans cesse à leur conservation , et que tu me les re^ mettes telles que je te les confie. » Les. « Aussitôt que j'ai su sa mort, j'ai remis à ses héritiers le dépôt qu'il m'avait confié. » Acad.

REFROGNÉ, RECHIGNÉ. Dont le visage est contracté de manière & témoigner du chagrin» du mécontentement , de la mauvaise humeur.

Refrogné ou renfrogné a rapport au front : il se dit d'un homme ou de l'air d'un homme , dont le front se fronce^ fait plusieurs plis, ce qui le

DEimtR PAHTiE

fait paraître sérieux, triste, sombre, rôfeur. Rechigné, àerixa, rixe, querelle, ou de eanis, chien, signifie proprement qui grimace de la bouche comme un chien' qu'on f&che ou qu*on agace, et qui se montre irrité, aigre, rude, hargneux.

JLefrogné dépeint la personne par rapport à elle-même, comme n'étant pas gaie, comme concentrée et mélancolique.

Déride on peu ce renfrogné minois;

lléjoais-toi. ▼««.

« Je leur demandai avec un air de tivacité qui leur parut fort étrange pourquoi ils étaient tous si tristes : mon homme me répondit d'un air refrogné, qu'il faisait un vent d'est. » Id. c La haute poésie est habitée par des gens graves, mélancoliques , refrognét. » Font.

Je bals les songe-creux, ils me font touioius peur. J'aime bien mieux un Cou qui dit isul oe qu'il

pense Que ces gens rembrunis obstinés au silenee.... Enfin , défiez-TOus de tout visage éttqoe , Sous un rronl renfrogné , sombre el mélaneoUqve.

Vais rechigné annonce une manière d'être relative aux autres , une disposition qui leur est contraire , quelque chose de repoussant, de flLcheux, de dédaigneux, de rébarbatif. « La réception du roi (d'Espagne) fut froide, pour ne pas dire recht^fi^^, sans dire une parole; celle de la reine , embarrassée , mais plus humaine. » S. S. « Elle devient grondeuse et rechignée, * Tirx, « Les vieillards qui sont rechignes , malpropres et déô'oûtants, f&cheuz, querelleurs et babillards, qui crient sans cesse contre le temps présent, doivent renoncer à toute union i à toute société. 9 Dbst.

Une personne qui prend un air de gravité ou de réserve refrogne ou se refirogne. «Je leur rapportai les quatre couplets. Ils réusssirent fort , à la réserve des deux derniers , qui firent un peu refrogner le P. Bourdaloue. Pour le P. Rapin , il entendit raillerie. » Boil. Une personne qui fait quelque chose d'une manière mai gracieuse , en marquant de la répugnance, rechigne.a. Il semble accorder sa fille en rechignant. » Yolt. « Ce sont de bons vivants , qui ne donnent point en rechignant leur bien i manger. » Lks. Au moindre mot , la prude se refrogne; rien de plus maussade et de plus insupportable que les enfants qui n'obéissent jamais qu'en rechignant,

!• REGARDER, ENVISAGER, GORTEXPLER, CONSIDÉRER (EXAMINER); — 2« OBSERVER, REMARQUER. S'appUquer à voir, porter ou arrêter sa vue sur.

Une grande différence oblige d*abord à mettre à l'écart ohtenûer et remarquer. En effet, regarder, envisager , contempler y considérer et examiner sont formels ou purement significatifs de l'action de l'esprit; observer et remarquer sont matériels, c'est-à-dire indicatils du résultat de cette action. Je le regardai y}9 Yenvisageai, je le conf^mplat, je le coiuïd^rat , je l'examt'nat; et y.observai ou je remarquai quil était pâle; j'ot»servai ou je remarqtkii son maintien modeste. Soumettez un même objet aux regards^ à la con- 1

templatton , t la eonsiâémiion on è rnviaj plusieurs hommes, et vous verrez q\ie ebu d'eux fera des (Nervations ou des rn^ différentes. On se Iktigue ou on augmente a ^ sance de ses facultés en r«gardm<,er{it^ géant, en amten^^iant, eneonitdA^antetaa minant; on sinstruit, on amuse da idéei observant et en temargmnt.C^mttrîUi^ quer expriment même quelquefois le fnrt ie^ tude ou de la réflexion, proposé sDOifd d'assertion ou de doctrine : rhomnK. ces l'observe ou le remarque tel auteorcomi»! auteur l'observe ou le remargru judideaseoeoi est le sujet le plus important et leplcsdiSôie' connaître.

1« Regarder y envisager, eMfesipkr.mn& rer (eaMimtfier).

lle^rder, jeter ses regerù snr, lestoo^ ou les diriger vers, est celui de tous ces s.i qui représente l'idée commnoe de It naiffs] plus simple. Ausd n'y a-tpjl rien i eo (L'e i particulier.

Envisager , cTest regarder a tissft, on n tî sage; et par conséquent, opnrpre, oi2 « 5'fl sert qu*en parlant des perscooes. in figuré, e quand il est question des objets, on les {nriio^ en les regardant sous tel eisa^. soostdle fn sous tel aspect, par tel côté. « E.tn attentif à m objet, «'est ^envisager de tous côtés. »Ba, c De qjieéqiie o6té qos je ttmm; ^f^^ humaine , je ne vois rien en toi qoe je coi^ide.'e.i ID. c Je reeueîOe toute ]H)aittutiNFDr««itempler l'éternité; je f envisage ^mlat^ droits. » BouRD. « Je n'mwaveotf le pipiaa que par aes liaisons avec les laoseoects et li gournumdise. > 7. 1. « Xalgiê le triste aspect sous lequel Q envUageaittmlis objets, il ef^ d'abord des succès heureux. -foir-OBiiec envisager A le sens de regarder en Iice, de r^ garder sans crainte et en to«t bonne contfr nance, la mort, un danger, quoi (jw ce soit de menaçant ou de ttcheux. « tn^xager la iwfi les tourments , le péril . la paur «tê, ans k «m ému, » ACAD. « La crainte ^miu^^^' Lauoch. c Celui qui feint d'esciw Jff ^ son sans efl-roi ^ent. » X. J. « Je n'enrùsjjw ffl changement de religion qu'avec Jiorrenrj|tt-'^ dangers, que je n'étais pas alors àwnwsffF la première Ibis, ne m'épouYantèrenip^'^- « Quand ïenvisage de près les infortune^ «^^» d'une si grande reine, je ne troare fl^^ rôle. » Boss. — Ou bien enfin »««^.^ regarder en face ce qui n'est pas encore lU^ nir ou quelque chose de ft^ar. «/eB«^!«^ ^er l'avenir:, A(un. * C'était U per;^^ j'aurais dû envUager.^J^^J-'^^^^^i^ pas dans cette entreprise un ««^je uepi»

«Faire envisofier quelque chose coonep»^

ïe sage quelgncfpî» W»»ÏL*?îïle Avant que de donner le temps* ««v--^

ptum) ou las trtr«.(«-4«">lt*"e5» »

ils annoncent une

STNOimiBS À RAmCAUX DIVERS.

»mplÎQ. Ott peTit regnrder en Jetant uo coup 1 , en passant , de edté et d'antre , plusienrs ts à la fois ; mais on contemple et on eonsi^ *. tranquillement , longuement, à son aise , en rétant à regarder, en retenant ses regards aient sur une seule chose ou une seule per« ne. Diogène disait : quand en aehète un es- 'e, on se contente de le regarder y et si on fete une marmite, on ne manque pas de la 1 eotwtdérer (Féif.). Considérer et contempler t propres à enchérir sur re^iforder. < Tout hien mrdé et con«d^, tous trouverez que.... » .D. « Nous ▼otlà tous deux à nous regarder , à 19 oontempler, à nous a(fanirer l'un l'autre. »

fais eonhmpler est es^étique, et eonoidérer ellectuel : on confempie la beauté , on conei- •e dtts raisons (Boss.). On contemple comme le itemplaieur, comme Phomme émerveillé qui ^arde le ciel; on considère comme Tastronome , nme le savant qui regarde lès astres et chere à en estimer la grandeur et la distance. On vtemple et on admire; on considère et on juge. »t rftme qui contemple ^ c'est la raison qui nsidère. Celui qui contemple est comme en exse devant ce qu'il regarde avec tant d*attrait.

Contempler le ciel, les astres, une belle nme , les merveilles de la création , la gran- UT et les perfections de IMeu , les choses dises. » AcAD. < Je me mis à contompZer avec vissement cette superbe salle. » J. J. « Anaxa- »re disait qu'il était venu en ce monde pour in<etnpl«r le ciel , le soleil , la lune et les autres erveiiles. » Féiv. « Lorsque nous contemplons

nature , nous admirons la sagesse qui a tout it dans un si bel ordre. > Boss. « Platon célère la félicité de ceux qui contemplent le beau et

bon dans les arts , dans la nature et dans ieu. s &>. « LMiorame vain croit que tous les eux sont ouverts sur lui , et que les hommes se $layent pour le contempler,'» Lava.

Quel plaislr,âe vous voir et de vous contempler

Dans ce nouvel éclat dont Je vous vois briller. (Iphigéiya à A^uMumon). lUc.

ehû qui eonsiière s'attadie à découvrir comien est consiAifable, important , ce qu'il regarde rec tant de curiosité, quelle en est la valeur, uels en sont les avantages, les effets ou les Kuees. « Considérer une chose , c'est arrêter son sprit à la regarder en èUe^nême, en peser mtes les raisons, toutes les dilficultés et les in- Dnvénients. » Boes^ « A oofuid^r seulement i nature des armées romaines et de celles des facédoniens, les .dernières devaient être bâties. 9 lo. « Considérer ma situation, et Jugez de Km embarras. » 1. 1. « Un Jour , après avoir conidéré l'épaisseur des planches d'un vaisseau : lélas 1 s'écria Anaeharsis , ceux qui voyagent sur lier ne sont éloignés de la mort que de quatre loigts. 9 FéN. « Qui se considérera de la sorte reffrayera sans doute de se voir comme suspendu itttre ces deux abtmes de linfini et du néant.... )a curiosité se changeant en admiration « U sera >lu8 disposé à contfinpier-ces merveilles en siienee qu'à les rechercher avec présomption. » Pasc. c Une des premières curiosités des hommes

a été de eoniid^er les eours des astres.... Tout engageait les Ghaldéens i contempler la vaste étendue des cieux et les mouvements des astres.» RoLL. — Enfin , la conlempIaH'on est synthétique , elle legarde les choses en gros , dans leur totalité ; la coftftdi^aHon est analytique , elle s'applique aux détaib , aux particularités. « Que l'homme contemple la nature entière dans sa haute et pleine majesté; qu'il eonnd^e cette éclatante lumière , mise comme une lampe éternelle pour éclairer l'univers.... « Pasc. « Je n'ai qu*& contempler le ciel, je n'ai qu'à considérer toutes les créatures , il n'y en a pas une qui ne m'atteste l'existence de Bien. » Bouan. « Nous cofifemplion^ à loisir toutes les montagnes couvertes de neiges qui nous environnaient , après avoir connd^^ toutes les machines et les pompes qui servent à élever l'eau des mines. » Régit.'.

2» Obierrer , remarqiur.

Observer annonce ou suppose un phis grand travail de l'esprit. On observe ce qu'on étudie: on remarque ce qui frappe. L'o&ferrateur est un savant qui va interrogeant la nature et recueillant des faits; celui qui remarque est un homme à qui il arrive de recevoir telle ou telle impression, d'être affecté de ceci ou de cela. On observe comme on trouve , en cherchant. « Le philosophe consume sa vie à observer les hommes. » Labr. « Rappelons-nous les choses que nous avons constamment trouvées et observées dans l'ftme raisonnable. » Boss. On remarque quelquefois, comme on rencontre, par hasard. « J'ai' cru remarquer qu'il m'observait durant ces entretiens.» J. J. « Pythagore assurait que , dans les voyages qu'il avait faits aux enfers, il avait remarqué rftme d'Hésiode attachée à une colonne. » YÈn. — Ce qu'on chserve est constant , conforme aux lois ordinaires de la nature; ce qu'on remorque est accidentel, singulier, remarquable. Le philosophe observe la forme universelle et invariable de la nature humaine; le moraliste et le poète comique en remarquent les particularités , les bizarreries , les travers , les ridicules. « Sur une vingtaine de ces mines, j'ai constamment observé qu'elles n'étaient mêlées que de petits cailloux quartzeùx. » Buff. « Il y a dans notre religion une chose bien particulière, et que vous n'avez peut-être jamais remarquée,.,, • Bourd.— 06server est absolu , remorquer relatif : on observe ce qu'on voit, on remorgfue ce qu'on distingue. On o&jert?e un homme seul, on s^observe soimême; dans une réunion d'hommes, on en r«morgue un qui a tel ou tel air, qui fait ou dit

4 . A ceemola Condillac ajoulB examimar, qui icm* ble avoir le plus gmod rapport avec considérer. Cependant Vexamen , du lalin examen , aiguille on I«oguette d'one balance, action de peâer exactement, demande une attention plus soigneuse encore que la considération. Outre cela, on examine dans des vues pratiques, pour éprouver, pour voir si l'objel est bon •t si on «loit le prendre; e'est ainii qu'on examine un candidat ou une mardiaBdise. On eonùdire simplement pevr s!éelalrer, pour voir Vidée qu'on doit se faire» ee qu!QB doit penser, loger, arrûier; c'est ainsi que les légisUteura et les magistrats considèrent telles ou telles chMes avant de conclure, de décider* d'établir telles on telles dispositions.

DEUXIÈIIE PARTIS :

telle ou telle chose, c Le vulgaire pendit qu'il y & des choses que les dieux remarquent , d'autres qu'ils ne remarquent point. Hais Socrate enseignait que les dieux observent toutes nos actions et toutes nos paroles: qu'ils pénètrent jusque dans nos plus secrètes pensées. » Roll.

REGIR , GÉBER. Soigner et faire aller quelque chose dont on a la conduite.

« On régit un bien, une terre qu'on fait raloir; on gère une aflàire , une tutelle qu'on s'est chargé de conduire. » Cono.

Régir y de regere^ d'où reetut, droit, et rectitude, droiture, c'est mener droit ou à bien. Gérer, de gerere, porter, c'est s'acquitter d'une charge. Ce que nous régisstme peut être ndtre , et nous pouvons le mener avec une autorité absolue. < Ceux qui suivent l'administration de la justice n'ont pas le loisir de se détourner à la régie de leurs biens fonciers. » S. S. Mais c'est toujours pour le compte d'autrui, par délégation que nous gérons : il y avait anciennement dans les villes grecques des agents appelés proxènes , « qui géraient à la fois les affaires d'une ville étrangère et de quelques-uns de ses citoyens. » Bartb.

D'ailleurs, on régit toutes sortes de choses, et particulièrement des domaines, des fonds, tout ce qui peut rapporter du profit ou des intérêts. Un monarque régit son royaume , un évêque son diocèse , l'esprit le corps , Bleu l'univers. < L'art qui enseigne à régir les richesses et à en faire un bon usage est une partie de l'art de la politique. » Roll. « De tous les hommes ,. Jésus-Christ n'a formé qu'un corps : c'est le même esprit qui l'anime ; c'est le même mouvement qui en régit tous les membres. » Mass. « Assez de grands esprits n'ayant pu gouverner leur femme et leur ménage se sont mis par plaisir à régir l'univers. » Volt. « Il est plus aisé de conquérir qa» de régir. » J. J. « Auguste, maître du monde , qu'il avait conquis et qu'il régissait lui-même. » lo.

H6! doucement, ma scear. Od donc est la morale

Qui sait si bien régir la parUe animale,

El retenir la bride aux efforts du courroux? Mol. Mais on gère des affaires, des emplois, toutes les choses potir lesquelles on peut être commis. « Tibère, consul pour la quatrième fois, fît un voyage en Campante, voulant que Drusus, qu'il avait pris pour collègue, gérdt seul le consulat.» CoND. « Le peuple , qui a assez de capacité pour se faire rendre compte de la gestion des autres , n'est pas propre à gérer par lui-même. » MoN- TBSQ « On m'a ensuite envoyé gérer la questure dans la Sicile. » Roll. « Sa vie illustrée par les premières charges de l'Etat , qu'il avait souvent gérées. » In,

Quant à l'effet , régir emporte seulement une idée de bien ou de mal, de succès ou d'échec , de gain ou de perte ; au lieu que g&er exprime responsabilité : la régie fait fructifier ou dépérir; on est comptable de sa gestion.

\ RÈGLE , ORDRE. Sage disposition des choses.

Règle a rapport à l'action ; ordre , à l'état : les choses se font selon la règle , et elles sont dans Yordre, On suit la règle , elle prescrit de faire ;

on maintient l'ordre, c'est quelque chose fo bli. La règle souffre des exceptions ou n'enia*! pas; l'ordre est ou n'est pas troublé. < Le p^j leur vie pourrait être autrement réglé tX^y^ ordonné. » Bourd. On dit de la r^le qu'clk ^ juste : de l'ordre, qu'il est immuable. « Nous q cevons notre JLy (le Dieu des Chinois] coioiLeli dre immuable, la loi étemelle, la règle et la j^.i même. > Mal* à Tidée de règle se joint nî:\ tiers celle de loi ou de devoir ; l'idée 6:oTàn i analogue à celle de place ou de raDg. « T;j chrétien a une règle étemelle et supénetire^q^ doit consulter sans cesse sur chaque acttoe; ta ce qu'il fait doit se trouver à U.placeetdu Vordre où la règle, c'est-à-dire la kl de Di*^ veut qu'il se trouve. » Mass. « Montrsiis qae piété est la règle de tous les devoirs. Tc^rdre^ la société. » In. « La distribution de l'empire i provinces s'était faite sans ordre et contre t:s! règle. » Coirn. Les astres, la terre, les cieox sa vent, dans un ordre immuable, rétemefie rèp qui leur est prescrite (Vaut.).

La règle préside à l'action on i la eondsiu Vordre, au contraire, est on effet, l'effet que quefois de la conformité à la régie. « La réjg/e d la raison, c'est Dieu même; ci lorsqQie la raisoi humaine compose ses mouvements selon la vo lonté de Dieu, de là résulte cet ordre admirable de là ce juste tunpérameut. » Boss. Par consc que nt, lorsque les deux mots sont employés & semble, règle doit être mis le premier, et ordre h second : établir une règle et un ordre entre la hommes sauvages (Coim.) ; il faut, dans ceitaiaaa assemblées, de la règle et de l'ordre (J. J.); nie puissance réglée et ordonnée (Bonmn.V « Les passions ruineront de fond en comble toute ^èee de règle , d'ordre et de subordination. » Cosd.

RÉGL&, RÉGULIER. Qui est, arrive ou se conduit, non pas au hasard, mais selon une règle ou un certain ordre.

Réglé, participe du rerbe régler , exprime us effet; régulier ^ simple adjectif, marque une qa»r lité. Ce qui est réglé a été assujetti aune règle; ce qui est régtUier est conforme aux règles. D..-« qu'une chose est réglée , ce n'est point U giulifier, c'est apprendre conune elle a été &jte ca rendue, sans approuver ni blâmer, saasda^miner que ce soit bien ou mal ; mais dire qu'use chose est régulière , c'est la caractériser en eîkmème , lui attribuer quelque chose de boa. Une fièvre réglée^ un ordinaire réglée des aumônes tn des confessions réglées , se trouvent être ainsi ei vertu d'une modification subie par ces choses; et, si elles n'étaient pas réglées, elles seiaiesi libres , elles auraient lieu à des intervalles inégaux , et tantôt d'une manière , tantôt d'une autre. Un édifice régulier, une procédure oa aoe conduite régulière ont telle qualité louaiiie qui les approche de la perfection , et sans hquelle ces choses seraient défectueuses. On dit un tnnil réglé (BoDRD.) , et un ouvrage réguUer (Burr ,': une imagination réglée (Acan. , Volt.}, et uoe tragédie régulière (Acan.). Une chose défectnesse devrait être autrement réglée et plus régulièrt.

Ensuite, et en conséquence, une chose régiét a été assujettie ou se trouve assujettie à q£-«

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

Sle, à une espèce de règle, accidentelle, de it , de choix ou de convention , qui est particuire à cette chose , et n'existe que pour elle. • Ils aient entre eux un tour réglé pour comman- ?r. > Boss. « Il faudrait examiner le livre de insénius en une conférence réglée. » Pasg. Cette réponse engagea une dispute réglée,» 9LT. « Pour avoir une armée les communes douèrent une paye réglée aux Écossais.» Goicd. cLe )q de bruyère se plaît à cet exercice (battement ailes) au printemps et en automne , et il le ré- ^te tous les jours à des heures réglées. » Buff. ais une chose régulière est conforme à des rè- .es générales, antérieures, indépendantes d'elle , ; , par exemple , aux lois de la mécanique , aux igles de la grammaire , ou à celles du bien ou a beau.

Cependant ces deux mots semblent se toucher e plus près , quand il s'agit de l'homme , de sa ie , de ses mœurs et de sa conduite. Mais alors iglé indique une régularité moindre, une réguirité tout extérieure, relative au corps seulelent ou aux bienséances; régulier marque une ^gularité essentielle , un état voisin de la peraction. Une vie réglée est une condition de santé: Ce qui rend le sang si beau en Perse , c'est la ie réglée que les femmes y mènent : elles ne »uent ni ne veillent, elles ne boivent point de in , et ne s'exposent presque jamais à l'air. » [ONTESQ. Mais une vie régulière est moralement Tépréhensible : « Six ans d'une vie honnête et iguHère n'effacent-ils rien des erreurs de la jeuesse? V J. J. Un homme réglé est rangé, a de ordre ou de la probité tout au plus ; un homme ^gulier est vertueux , c'est presque un modèle, i en est de môme à l'éigard du mouvement. Tout louvement périodique est réglé; il n'est régulier ue quand il s'opère toujours de même. Les déardements du Nil sont réglés (Boss.) , puisqu'ils iviennent tous les ans à peu près i la même poque; njais ils ne sont pas réguliers, puisqu'ils nènent chaque année une quantité d'eau variale. Pareillement, des troupes réglées ne sont pas tut à fait des troupes régulières. Elles se com- >sent d'hommes qui n'ont pas été ramassés à la Ite au moment d'une bataille pour se disperser issitôt après , mais qui ont quelque habitude les as des autres, qui ont été retenus quelque temps ; qui se réunissent de temps en temps sous le rapeau. « Gharlemagne est suivi de soixante-dix ille hommes de troupes réglées^ chose inouïe uis ces temps-là. On assemblait auparavant ces •mées de cent ou de deux cent mille hommes ; ais c'étaient des paysans qui allaient faire leurs oissons après une bataille perdue ou gagnée, harlemagne les retenait plus longtemps sous le rapeau. » Volt. Mais des troupes régulières ont De solde, un uniforme et restent constamment )us le drapeau : ce sont des corps permanents 3mpo8és d'hommes qui sont soldats par état. Les armées de Marguerite d'Anjou n'étaient pa& is troupes régulières , tenues longtemps sous le ' rapeau et soudoyées par un seul chef. » Volt. \ RÉGLÉ , RANGÉ. Ces mots se disent l'un et ' ïutre d'un homme qui ne fait point d'écarts ou excès.

Mais réglé regarde les actions et les mœurs; et rangée les occupations et la dépense. L'bonmxe réglé ne s'écarte pas de ses devoirs; l'honune rangé ne dissipe ni son temps ni sa fortune.

L'homme réglé se conduit sagement, en homme qui sait mettre un frein à ses passions. « Le mauvais riche était un homme de bonne chère, menant une vie douce et tranquille , d'ailleurs essentiel sur la probité, réglé dans wes mœurs, vivant sans reproche. » Mass. « Les philosophes païens se sont quelquefois élevés au-dessus du reste des hommes par une manière de vivre plus réglée et par des sentiments qui avaient quelque conformité avec ceux du christianisme. » Pasc. « Vous le trouverez pour ses mœurs aussi peu réglé que vous l'avez vu. » Siv. « A-t-on eu recours à Dieu pour devenir plus modéré dans ses passions et plus réglé dans sa conduite? » Bouro. t Ce sont, me direz-vous, des î&axm^s réglées y et du reste , hors la vanité qui les possède , irréprochables dans leur conduite. » Id.

Mais l'homme rangé conduit sagement ses affaires et sa maison , et dispose avec ordre de ses moments et de ses revenus. « On prend soin d'un ménage et en s'applique à bien conduire une maison, parce que naturellement on est rangée et qu'on aime l'ordre. » Bouro. « Les Genevois sont un peuple rangée qui ne se départ point de ses règles économiques. » J. J. « Il n'importe pas que cette femme soit libérale. Au contraire, il la faut rangée , attentive à ses intérêts. » Id. «£tes vous un garçon bien rangé? car je vous déclare que je ne m'accommoderais point du tout d'un libertin qui sortirait de chez moi tous les jours pour aller se divertir en ville. Je veux un homme sédentaire, et qui élève mon fils sous mes yeux, s Lbs. « Le duc de Sully était toujours pauvre, toujours rangée et se soutenant de peu avec honneur. » S. S. « Réservez- vous des heures de travail; évitez les soupers qui mènent trop avant dans la nuit, et qui dérangent tout le jour suivant; sauvez un peu vos matinées! Lisez et pensez sur vos lectures. Je sais bien qu'on ne peut pas être toujours si rangé, b F^n.

RÈGLEMENT, RÉGULIÈREMENT. L'idée commune à ces deux mots est celle d'une certaine persévérance à agir toujours de la même manière.

Mais règlement veut dire d'une manière égale , qui est comme une règle ; et régulièrement suppose une règle à laquelle on s'est soumis. Celui qui tous les jours fait règlement une certaine chose suit une habitude qu'il a prise. « Je dor$ tout d'une haleine huit ou diiheuTesréglHnent.» Laf. « Passer toutes les nuits pendu à une lunette, et abandonner le soin de ses affaires pour rendre règlement visite aux étoiles. » Mal. « Je dois ma taille à uoe douzaine de bouteilles de vin que je bois règlement par jour. » Regn . « Je ne vaus écrirai plus si règlement. » Sév. « Je ne puis souffrir un pécheur que la pénitence n'inquiète pas , qui va règlement , à ses jours marqués , sans peine , sans soin , sans travail aucun , confesser ses fautes, et s'en retourne sans songer i changer de vie. » Boss. Celui qui tous les jours fait régulièrement une certaine chose obéit à une

KUXIfim FA&Tlfi :

ràgle génértle, îndépeAdantt dt loi, to«omplit un deToir. « Assister tous Its dimanebas à la messe réguliènmêni.^ Kass.

Un homme qui dispose de son temps à sa gniae travaille rigléinêmt tant d'iwiires par jour; il n'y est pas obligé : dans un eouTeot ou dans un peoft^ sionnat on traTaille téfulièttmntt lani d'houres par Jont .

La flitre le pfend nfgUmêfU toua les joaM à leHe heure (AOaid.}; les lettres amvent par la poste régulièremem tow les jours à taUs ^nre

Virre régléminî ae dit rdatifenent au cerps, et s'entend du régime, parte que c'est ofaoee libre et A Tégard de laquelle il y a des habitudes qu'on prend ou qu'on choisit, plut6t que des lois, des règles générales auxqueUes on soit astreint. Par la raison contraire, tivre réguUènmwi se prend toujours au moral.

Règlement indique l'acoontinniaiee et la pré> cision ; régulièrement, l'obéissanoe et retaolitude.

HEQRET, — REMENTlIt (IIBPBNTAWCk) , WEtfORDS. Douleur causée soit par la produotion du mal, soit par l'improduetion ou la non production du bien.

Regret mérhe une place A pant t a'aat !• mal physique qui excite les regrMi , c'est le mal moral qui fait uattre le repeiii^ ^ les remDfdi. Un accident fâcheux ou une imprudence nous fait éprouver des regrets i « Quand on tient aux biens de la terre et qu'on fient A les perdre , quels fvgrets du passé! » Bouan. Le repenlir «t le remords ont pour cause une mautaise action , une fkute, un crime. < Cette tristesse que nos firates nous causent a un nom particalier, et s'appelle repentir. On ne se repent pas d'Atre mal fhil, ou d'être malsain; mais on ae râpent d'avoir mal fait. De lA vient aussi le f^smerds . « Boas. On regrette d'avoir été contre see propres intérêts, d'avoir manqué une bonne aflkire ; on se repent d'avoir transgressé la loi : dans le premier cas on a été malheureux ou malavisé; dans la second, coupable. « Il vaut mieux , dit Lisette dans f\trcaret , sentir quelques jours des remord» pour avoir ruiné un homme d'affaires que le regret d'en avoir manqué roccasion. » Lbb* Bans le JTahomet de Voltaire, le erinie triomphe; mais du moins ce scélérat est-il puni par des regrets et par des remords : il perd ce qu'il aime, et il est tourmenté du souvenir de ses forfeits (Lab.). *«- Lorsque regret marque aussi abusiiwment la douleur d'avoir mal agi , d'avoir agi contre le devoir , c'est une expression faible et sur laquelle enchérissent repentir et remûrds, « TAohe de calmer l'ivresse des vains désirs que suivent toujours les regrets, le repentir j la tristesse.» J. J. « Ces pécheurs sont touchés du sentiment de leur misère, et en forment des regrets et des repentirs. » Bonan. « Je ne vous écris jamais sans regrets , sans remords et sans amertume. > ToLT. c Mes fautes me donnent moins d'efflroi que de honte : j'ai des regrets, et non des remords. » J. J. « Au moment de la mort on ae rappelle avec tant de regrets et de remords le mal qu'on a fkit et le bien qu'on a négligé de faire. » Barth.

MepêiUir et repenfoiice ont été distingués da la Jr partie, p. )8 «t 18a. Ils diflfacnl Vm conune l'autre de remords. Suivant Vauvenaigm et CoodiUac , le rqMiiltr suppose une £sule, eik remords un crin»; ce qui revient à dire que « second est plus fort, plus violent que le preoÎB. Suard et Roubaud ne se sont point oonlenlss ée cette distinction superficielle et banale.

Le repentir est une douleur Tolontaire et mbtaire; le remords^ une douleur forcée et neg/tresse. Le repefUeiU déteste ce qu'il a fut, si s'occupe de h réparer, de rentrer dans la hane vote , ce qui adoucit toujours sa peine; odai qai a des remords aouffire une punition sus avoir peut-être le dessein de dbanger de coDdidte. On s'axciie au repênÂir, et un poêle a dît ;

Dieu flt du repentir la Terto des mortels.

< Quand je vois un chrétien touché de lepcalir, et non oonleat de détester son crime, en tcre une sérieuse réparatiop.^, je ne puis m'eiBp&' cher aloD de croim que c'est un pécheur cootiift, mortifié , parfûtement réconcilié avec JHeo. > Booaa. « On se contenta, pour le présenl, d'sccorder la paix aux Latins: et, jioor ieoriaire mieux sentir leur iaute , et leur donner le teasps de la réparer par un sérieux npeatir , on kar fit demander et attendre l'aliianQependaDlqaeU^ temps. • ROLL. Le reaiords natl'de lui-mënM, nous la subissons, et il peut se trouves dans rAase d'un criminel endurci , bien déddé A poursuivre comme il a commencé.

Heureux si Je pois....

A forée d'atteniats perdie tow -mes remardsi (Ualhan dans w^cAddiiir). R^

< Cbetohar aaulcmtfi t A étoufler le raauifdf , afin de trouver la tranquillité dans le crime. » Bosa. Le repenltr nA une tristesse dans Jaquelie oa se complaît el qu'on entretient; le remords est un tourment importun dont on vwdrait être délivré. Le rspei^ annonçant condamnation spon- Unéa du passé , et disposition A itvenir à acû , est plus ou moias sincère; le remords, pusettâDt aCBectif , est plus eu moins cruel.

Toutefois 11 peut arriver que le rsaMvds, quoiqu'il n'implique paa en lui-inème i^onr, désir d'amendement , soit une invitation ou une préparation au TêpswUr. Ia première des giAoes ]ûévenantes est le remwds qui mène an r^ôair (Boas.). Les fvmerds ne font que troubler la tianqoiUifeà ; le rsfentùr fait reculer , ou porte A quitter une résolution , un projet , un gewe de via Je crois que Brme même, A tel point qu'on le frise, Voulut plus d'une fois rompre son entreprise, OQ'avsBt que de fnpper elle lui (Il aenUr Plus d'un remords en l'âme et plus d*uo r^peatà-. (Qnna). Cour.

BELBVÉ, 8IIBUIIE, — imAKSCBfCDiST. Ces mois expriment dans les choses de Tesphi, intellectuelles ou morales , une certaine eicellence.

liais d'abord «ubltme renchérit naanifastemest Vurt^ise^. Ce qui est relevé n'est point bas oo est rdmoé de l'abaissement; ce qui est subUsne est dans les airs, au plus haut point. On appeUsa reise^e aimplement une chose distinguée on qui n'est point commune. « Les fables d'JÊsope smt dénuées de tout ornement.... Celles de PbéJre

SYNONYMES À IU0ICAUX DIVERS

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mt un pea plus rehvéet et plus étondues , mais ipendant d'une simplicité et d*uDe élégance qui tssemble beaucoup à Tattioisme dane le ^nre mple. » ROLL. L'épitbète de suWme doit être tservée pour ce qu'il y a de plus rel€vëy pour > qui est menreiUeux, presque divin. « J'admire »ut cela d'autant plus que la personne qui me ont oe langage si nkié et si sublime n'est jelquefois qu'une simple fille. » Bpuan. « Arlimède était par son inolination naturelle unilement occupé de ce que la géométrie a de las noble, de plus rel^y de plus sublimé. » OLL. « Ma lettre finit d'une manière si relevée 1 TOUS sonbaitant les biens étemels « que j'ai sur qu'on ne puisse m'aeottser d'avoir donné ans le suWme, » SAv. « U &Uait que la même nbassadeur, qui fut l'ange saint Gabriel, en Drtant à la sainte Vierge une parole plus ezoelinte et plus relevée (qu'à Ëlisabetb), eût aussi n succès plus sublime et plus merveilleux. » oss.

D'autre part, relevé est plutôt théorique, relaf au savoir et à la croyance ; eublime est plutôt ratique, relatif à l'action, à la morale et à art. On dit des sciences (Mal.), des vérités D.), des preuves ou des raisons (In.) releées , des mystères relevés (Mass.) , une théologie tlevée (BouBD.). « Il est tout science; et bien Duvent il dit des choses tout à fait relevées. » [OL. Mais on dit une vertu (AcAn.) , une scène e tbé&tre (Volt.) , un art ou un talent (Bartb.) Mime, « Le pardon des injures est ce que le bristianisme a de plus sublime , de plus hérolue, de plus parfait.» Bouan.—* Qu'y a-t*il donc ans cette doctrine qui fait que ni les savants n'y rouvent rien auslessous d'eux , ni les fiiibles ien de trop relevé?,.. Ainsi la morale que saint 'rançois a enseignée est en elle-même une moaie sublime et de la pms haute perfection. » Id. 11 &ut avouer que cette loi d'une perfection l sublime dans sa morale est en même temps 'une crt&nce bien difficile dans ses mystères.... [ais autant ils sont relevés aunlessus de notre aison, autant sont-ils capables de l'élever à âeu. » Id.

Tout le monde n'est pas capable d'atteindre à e qui est relevé : c'est quelque chose d'abstrait , 'ardu, de peu compréhensible. « Des eipres* ions abstraites et relevées. » Rag. « Des points e méditation si relevés et si subtils. > BonaD. Gela est peut-être un peu relevé; mais tftohons e le rendre sensible par un azemple. » Boas. Votre mérite s'étend jusqu'aux connaissances is plus fines et les plus relevées. » Mol. Tout le londe n'est pas capable de faire ce qui est «v. [ime : c'est quelque chose de beau , de délicat , e noble , de parfait. « U est des devoirs simples t suMimes qu'il n'appartient qu'à peu de gens 'aimer et de remplir. » J. i. « Ainsi n'ous décourirons les ressorts et les mouvements, et ensuite usage et l'application de cette sublime politique ui régit le monde. > Boss. Un philosophe exlique les choses d'une manière relevée (Mol.); n homme se conduit, un auteur traite un sujet 'une manière sublime. Le style relevé est eelui e la raison ; le styto subUme , celui du génie.

Trwkecendani s'applique proprement, non aux choses de l'esprit , mais à l'esprit lui-même et à ce qui le concerne : esprit, génie, mérite trat^ scendant. D'ailleurs, ce mot a rapport à la quantité seule, et point du tout, comme les deux autres , à la qualité. Un esprit rélevé (Pasc.) se distingue par le savoir» le raisonnement, la pr«fondeur; un esprit sublime fait ou produit des choses admirables; mais im esprit transcetidamt est puissant, supérieur, et rien de plus« c'est uniquement sa mesure que transcendatU fsit connaître. < Le premier ministre de Louis XIII fut un génie puissant et transcendant en tout » S. S. « Bossuet est plus impétueux, et Pascal plus transcendant. 9 Vauv. « Je n'ai supposé dans mon élève ni un génie transcendant ni un entendement bouché. » J. J.

RELIGION, PIÉTÉ, DÉVOTION. Sentiments d'une àme disposée comme il convient à l'égard de Dieu.

Religion a du rapport avec obligation , l'un venant de religare, Her, attacher, et l'autre d'o&itgare , dont le sens est le même. La religion repose sur l'idée de ce qu'on doit à là divinité, et consiste simplement à ne pas y manquer ou dans la crainte d'y manquer; c'est pourquoi religieux se dit par extension de celui qui est exact à tenir ses engagements. « Avoir un fonds de religion et de crainte de Dieu. » Mass. « Ces pauvres peuples ont une crainte de Dieu, un fonds de religion simple , vrai , réel. » In. « Faire quelque chose par principe de religion. » Bac. « Il (ce magistrat) se fit une religion d'écoutef les raisons des parties, et de lire tous leurs mémoires. » FLécB. «c Rien n'était plus oonnu que son désintéressement et la religion de sa parole. > lo.

La ffiété, au contraire, n'est pas un sentiment froid, une vue de la raison; elle part plus du eœur; elle est plus zélée et plus ardente. « La foi nous inspire la ferveur, le jsèle, la piété, » BouRi). c On ne trouve dans ces prêtres ni piété ^ ni zèle pour leur devoir, ni amour de la prière.» Mass. « Que dirai-je du bon zèle et de la piété de nos pères (lors des croisades) ? » Id. « Une piété tendre, brûjante.» In. « Malgré les relâchements du siècle et la refroidissement de la piété. » Fléch. « Dans cette ferveur de piété.,., » Id. — Aussi le mot de piété est propre à enchérir sur celui de religion. « Vivre comme un païen, sans aucun sentiment de religi&n et de piété, » Mass. < Remplir ses devoirs dans un esprit de religion et de piété, s Id. c Communier avec des sentiments de religion , de pénitence , de piété et de ferveur. > Bourd. — D'autre part, la religion se borne plutôt à l'intérieur : avoir un fonds de religion. La piété se montre davantage , et ne se conçoit guère sans les pratiques. « Des exemples de piété, > Mass. Piété exemplaire (Agad.). a Quoi de plus grand que les pratiques les plus populaires de la piété accomplies avec un esprit de foi et de religion A » Mass.

Dévotion signifie dévouement, et de'vot, dévoué, c Dans le sens rigoureux des termes, ces qualifications ne devraient appartenir qu'aux moines et aux religieuses qui font des vœux. » Volt. Mais on les applique à toutes les personnes qui rom-

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