‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 393 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

sont la sagesse , le détachement de soi-môme , réloignement des voluptés.

La sobriété est commandée par la médecine dans rintérèt de la santé. « Faire garder un régime de tcbrtété exacte dans la conralescence. > FéN. « Ce qui me coûte le plus , à l'égard de Tentretien du corps , est une tohriété raisonnable. » BouRD. — La frugalité est commandée par l'économie et peut dégénérer en avarice. « Il n'y eut jamais de peuple où la frugalité^ où l'épargne , où la pauvreté aient été plus longtemps en honneur que chez les Romains. > Boss. « Son avarice se montrait par la frugalité de sa table. » S. S. « S'il vit frugalement^ ce n'est ni par mortification, ni par sobriété.... C'est pour amasser de l'argent. » Les. « Les prodigues prennent toujours la frugalité pour une avarice infâme. » FÉN. — La tempérance est commandée par la morale.

On peut être sobre sans être ni frugal , ni tempérant ; car l'homme sobre supplée quelquefois à la quantité par la qualité; il cherche les bons morceaux, il est friand, il savoure, quoique avec mesure, des mets délicats, exquis. De même , on peut être frugal sans être ni sobre ni tempérant; car à une table frugale on peut suppléer à la qualité par la quantité , on peut être gourmand et faire un usage immodéré d'aliments communs et grossiers. Toutefois la frugalité enferme d'ordinaire Ia sobriété, apparemment parce que la simplicité et la grossièreté des aliments sont peu propres à exciter un violent appétit. La tempérance exclut la friandise et la gourmandise : elle retranche tout excès dans la qualité comme dans la quantité, ce qui fait qu'elle est seule une vertu.

A elle seule convient le titre de vertu par une autre raison, c'est qu'elle bride la sensualité, comme dit Bossuet, c'est qu'elle exige des efforts et impose des privations. On peut être sobre par tempérament, par raison de santé, ou même par raffinement de sensualité , car, suivant Fénelon , c la sobriété rend la nourriture la plus simple Mrès-agréable. » c Le sage est sobre par tempérance y le fourbe l'est par fausseté. » J. J. c On peut être frugal par la nécessité de sa fortune, par la simplicité de ses goûts ou par économie. Nul n'est tempérant qui ne travaille à l'être par un motif tout moral.

Il existe encore une asses notable différence entre la frugalité , d'une part, l& sobriété et la tempérance , de l'autre. La frugalité est objective ; elle caractérise les objets dont use le sujet, comme la nourriture , la table , les repas , la manière de vivre, et ce n'est que par extension et ultérieurement qu'on attribue de la frugalité k l'homme lui-même. Au contraire, la sobriété et la tempérance sont subjectives ; elles s'attribuent directement au sujet et ne s'attribuent qu'à lui: elles lui sont inhérentes, elles en dépendent, et ser^'ent à le faire connaître. D'ailleurs, la frugalité peut très-bien être la qualité de tout un peuple « tandis que la sobriété et la tempérance sont purement individuelles. A l'origine , et avant les inventions du luxe, tous les peuples ont mené une vie frugale , les Romains particulièrement.

Montesquieu prétend que l'amour de h|Ti|â est aussi essentiel dans une lépnbliqiK ^ mour de l'égalité, et que ponr qu'on y ijij galité et la frugalité, il faut que les b^k aient établies. Il dit aussi que le pei:-,^] Rome, demanda sans cesse une nouTeLtdlàl bution des terres; c qu'il la demanda ùm\ temps où la frugalité, U parcimonie et Ujs vreté faisaient le caractère distinctif des | mains , comme dans les temps où leor Iqel porté à l'excès. »

SO€UBLE , AOIABLE. D'vn bon cmsn avec qui on ne hait pas de yivre ni'vGik rapports.

C'est l'idée exprimée simplement et sm i forme négative par sociable. ÂimabU y ijxi beaucoup, et désigne une qualité positiTe.V.{<!j avoir société avec l'homme foda!>le;ilLed|i insociahle, impraticable, farouche, aigre, ài grin , inaccessible. « Il y a des hommes danoa turel fier et intraitable, qui doirent soutenir oa vertu austère et farouche jusqu'à li mon. H yi une autre vertu plus douce d ^m todahU. ¥àv. « Il n'y a point de pmmesplmmabk plus civiles ,' plus accommodantes que les pe^ sonnes vraiment dévotes et Tertaeoses . e\ n , au contraire, l'on en voit de chigrioes.dehToiiches , d'inaccessibles , c'est i eUeHnfcms qaï faut s'en prendre. > Bourd. ■ Cet honune, i;i vous parait si doux, si soeiaifle, fuit tout le monde sans distinction, et vit seul conss id loup-garou. » J. J. Mais noo-seulemest c-a pect approcher de l'homme aimante, non-srakact il ne repousse pas, mais encore il plaît, il attire, il émeut en sa faveur , il gagne les c<ïiir>, oa ea est charmé. « En Angleterre, sousCharieslUs vit changer insensiblement la ferodtéatrahiJainî de tant de factieux en des mœm ^astodeèies par l'effet du caractère atmobk du roi, dont U douceur et les grâces prévalurent. j Voit. «Le duc de Bourgogne avait legoûldeielttdcelje vouUis lui donner celui d'une solide conrersition , pour le rendre sociabU et pour \m^ mer à connaître les hommes dans la sooéte •• Son humeur s'adoucissait dan» de teb entre^îsi. il devenait tranquille, complaisant, pifi*; ble: on en était charmé. . FBS..Tra^^;^ en bon et sociable citoyen dans une ùimur

miliarité. «In. «,.r««MEié

On voit par ce dernier exemple que F»^^ réside davanuge dans les mf«f ■ Jf^!.

cueil, dans des procédés ou des detnao^e^ lesquelles on s'efforce de plaire, m^^ quelquefois une qualité factice on aff^'^.: * dH faire l'atmaWel'De cette acception p«^^^

et toute reUtive à'aimahle naît f t« je^^ celui de sociable une noujellediSerm^^ par Duclos. Il définit rhomme io«atkcitoyen, celui qui a les q«»lï«*» P^^ ^ •«, de la sîiciété, savoir la douceur dac^^^"; l'humanité, la franchise sans niû«^' ,^^^ plaisance sans flatterie, cl «"'Jf V,^^:;-,;^^, à la bienfaisance; au lieu que \^'J^'\^^ celui du moins à qui de son temps «n ce titre, lui paraît être un hf^'^^^^^ le bien pubUc et sur celui des partcuben,»»

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

Lement appliqué à plaire, n'aimant personne, &tant aimé de qui que ce soit, plaisant à tous, souvent méprisé et recherché par les mêmes »ns. Vauvenargues, dans ses Conseils à un jeune amitié, fait de Thomme aimable une peinture ute pareille. Aimable , étant ainsi entendu , inique non plus la perfection , mais Tabus de la ualité marquée par sociable.

SOI , LUI. Pronoms jpersonnels de la troisième ersonne.

Soi n'annonce qu'une personne indéterminée , uelqu'un, tout homme, ou un certain genre de ersonnes : *

On a souvent besoin d'un plus petit que soi, Laf. ,ui marque une personne déterminée et parlicuière : un lion , pris dans des rets, eut besoin .'un plus petit que lui, savoir d'un rat qui parînt effectivement à le délivrer. Soi répond à on u à tout autre mot semblable , générique et va- ^e ; lui répond à il : on peut .faire quelque ;hose pour soi ; mais Ëpicure allait trop loin , il ai sait tout pour lui* Être trop mécontent de soi îst une faiblesse; vous direz de quelqu'un en particulier qu'il a la faiblesse d'être trop mécontent de lut. Chacun pense à «ot, chacun pour loi , prendre garde à soi , quiconque n'aime que rot est indigne de vivre , c'est ainsi qu'on parle sn général quand on ne désigne pas spécialement telle ou telle personne; autrement, il faudrait mettre lui à la place de soi : votre frère pense à lui continuellement, c'est pour lui qu'il travaille , il n'aime que lui : qu'il prenne garde à lui. « Abraham ne prit rien pour lui , mais seulement pour ses serviteurs ; ainsi le juste ne prend rien pour soi du monde ni des applaudissements du monde , mais seulement pour ses passions desquelles il se sert comme maître. » Pasc. « Il n'y a point de jouissance plus délicieuse que celle de <ot-même quand on y porte un cœur content de lui. » J. J.

Telle est la règle. Elle est rigoureuse en ce qui concerne l'emploi de sot dans les phrases d'une généralité absolue , où il s'agit d'un sujet tout à fait indéfini : ce serait une grande faute alors d'y ^bstituer lui. Dans un temps de peste on songe 9 soi seul ; essayez de dire à lui seul , et vous sentirez à l'instant une impropriété aussi choquante que si vous vouliez dire amour de lui pour amour de soi»

Hais quelquefois soi remplace lui dans les propositions particulières et doit y être employé de préférence.

C'est d'abord quand il y est question d'une chose , et non d'une personne , les choses étant des sujets moins précis, moins caractérisés, d'une individualité plus indécise que les personnes. Les remords que le crime traîne après soi. Un bienfait porte sa récompense avec sot. L'aimant attire le fer à sot.

C'est ensuite , toujours conformément à la règle, quand la proposition, quoique particulière , est sentencieuse plutôt qu'historique , didactique plutôt que narrative, significative de l'idéal et du possible plutôt que du réel. « Un particulier qui prend une charge, dès là n'est plus à sot, mais au public. » Bodkd. « Un

homme peut parler avantageusement de sot lorsqu'il est calomnié. » Volt. « Il suffit pour rendre rame misérable de l'obliger de se voir et d'être avec sot. > Pasc. Phèdre aime Thésée , non pas Thésée tel qu'on l'a vu , mais tel qu'on dépeint les dieux , Charmant, jeune, traînant tous les cœurs après soi.

Bac.

— L'orgueilleux a trop bonne opinion de sot; on a reproché à Cicéron d'être orgueilleux , d'avoir trop bonne opinion de lui.

C'est encore lorsque {ut serait équivoque , comme dans cette phrase : ce jeune homme , en remplissant les volontés de son père, travaille pour sot : si on disait travaille pour lui , on ne saurait si le jeune homme en question travaille ^ pour ses intérêts ou pour ceux de son père.

C'est enfin quand il s'agit d'exprimer une action qui tombe sur le sujet de la proposition , au lieu de passer au delà et d'aller aboutir à une autre personne. Harpagon a un fils appelé Cléante : il n'amassait pas pour sot signifiera pour Harpagon ; pour lui voudra dire pour Cléante.

Qa*il fasse autant pour soi comme je fais pour lui.

CoRir.

Ou mon amour me trompe, ou Zaïre aujourd'hui, Pour Pélever i soi descendrait jusqu'à lui. Yolx. SOIGNEUSEMENT, CURIEUSEMENT. Sans négligence , d'une manière diligente , pleine d'application et d'exactitude.

Soigneusement regarde des choses à faire, il est pratique. « En prenant soin des lévites , Néhémias leur fit sot^ftieusement garder les règle- • ments de David. » Boss. c L'église de Cb&lons que ce prélat avait si soigneusement et si longtemps gouvernée. » Id. c C'est pour fléchir la colère de Dieu sur les morts que nous devons soigneusement nous employer. » Pasc. « Ces cirques devraient être soigneusement rétablis. » J. J. c II n'a pas dépendu de moi d'être un peu' plus sotgneusement vêtue. » In. Mais curieusement se dit à l'égard de choses à connaître , il est spéculatif. « La cause de l'arc-en-ciel a été de tout temps si i curieusement recherchée par les bons esprits , et si peu connue, que....» Dbsc. «Je m'informe curieusement de tout le détail de sa vie. » Vadv. a Pourquoi ramasser curieusement des choses qui I ne servent de rien à la question?» Boss. «Depuis ' tant de temps qu'on regarde , et qu'on étudie eu- ' rieusement le corps humain. » In.

Travailler soigneusement; rechercher eurieu- ' sèment. Soigneusement exprime une manière de traiter les choses, et curieusement indique pro- 1 prement l'envie de voir, de savoir, d'apprendre, I de découvrir. Le plus heureux naturel a besoin d'être soigneusement cultivé; les inclinations des enfants doivent être curieusement observées. — On conserve soigneusement ce qui intéresse ou importe, ce qui est bon , utile, avantageux : « L'amour que Marie avait pour sa sainte virginité lui faisait trouver mille douceurs dans les erabrassements de son fils, qui la lui avait si soigneusement conservée. » Boss. On conserve curieusement ce qui intéresse la curiosiit ou est propre à l'exciter ; c Chacun sait combien curieusement

DEUXIÈME PA&TIE

les Égyptiens coosarraient las «orps norls. Leurs momies se voient encore. » Boas.

De plus, ffoi0neiif«Meiil , comme «ot» et 9oi' pfitfus, ne se prend qu'en bonne part; au lieu que curieusement emporte quelquefois une idée de bl&me, marque abus ou excès, signiOe un soin recherché , minutieux, indiscret. L'humilité est i<ngneuse de se cacher; la vanité, curietue de se produire. Boiieau dit au si^et de sa satire contre l'équivoque : « Bien loin de la publier , je la tenais soigneusement cachée...; aussi soigneux désormais de me laire oublier que j'avais été autrefois cHrteux de faire parler de moi. » La critique reprend dans un ouvrage des antithèses surieusem£fU arrangées (Mabm.) , et reproche aux sophistes une éloquence cuneueemeiil travaillée (In.).

SOIN, SOna, 801x101111)6. Préoccupation qui porte à veiller sur une personne on sur une chose, à prendre des mesures, des précautions en sa faveur, A s'y appliquer afin de la faire prospérer ou réussir.

Soin est le terme générique ; aussi l'Académie s'en sert-elle pour définir souci et solUeititde, Outre cela, il a un caractère tout à lait particulier qui contribue encore plus à le séparer de ses synonymes , c'est qu'il est objectif. Le «ot» est considéré extérieurement : c'est la préoccupation par rapport à la manière d'agir, l'application à bien faire (travailler avec soin), ou c'est la charge, le devoir de faire certaines démarches, de prendre certaines mesures; et, au pluriel, les sains sont ces démarches mêmes , ces mesures . des embarras, des attentions, des services. Le souci et la soUidtude sont subjectifs : ils expriment, le «oiici surtout, la préoccupation dans l'âme qu'ils possèdent et les effets qu'elle y produit. Avec du soin ou des soins on fait bien, attentivement, exactement, on conserve ou on préserve, on pourvoit à ses besoins ou à ceux des autres; avec du souci ou des soueiê et de la soUieitude on est toujours disposé à bien faire , toujours en éveil sur ses propres intérêts ou ceux des autres, et sur le soin ou les soifu qu'ils réclament. Cette différence capitale a été sentie et très-clairement indiquée par plusieurs de nos meilleurs écrivains.

c M'envoyer à Turin, c'était, selon moi, s'engager à m'y faire vivre , à m'y placer convenablement. Je n'avais plus de souci pour moi-même ; d'autres s'étaient chargés de ce soin.T» J. J. « Moi , que le moindre tracas effarouche, et qui laisse dépérir mes propres livres dans les transports, îaute d'en pouvoir prendre le moindre sotn, jugez du soud où me met la crainte que celui-là ne soit pas assez bien emballé. >• In. « Les engagements que ces libraires prendront avec moi seront-ils assez sûrs pour que je puisse y compter et n'avoir plus de souci là-dessus le reste de ma vie? En supposant que oui, voudrez -vous bien m'aider de vos soins et de vos conseils pour établir mes sûretés sur un fondement solide? » In. « La réflexion , la prévoyance , mère des soucis et des peines, n'approchent guère d*une ftme enivrée des charmes de la -contemplation. Tous les soins fatigants de la vie active lui de-

viennent insopportaUsi, et kûMoitetaM ttue. . 1».

Y otre cŒur srec TéhéncDct M'ét^ de ses fenx toole U TiolcDce, El las joôw impoTtoiu qui VvmoA eodaiBè, L'aiie de me lerolr, te tomneob de ÏÙÊon, Tout le somei qne son InfMtiioiK Pour le reloQT s'était donné.

(Alcmène i Amphitrros). IIql

ff Je n'ai qu'à n'entrer point dsns Is mhi& supérieurs, qu'à me décharger d«toQs m» m^ sur leur soîliotude.» Boss. tU^m-saàment élève ses petits avec soUidtîii, nais icu: continue eet mins longtempi après qi'i^ sert élevés.» Buwr. cLem&ledelafaQFeiifprsdi^ à sa femelle miUe petits am pendant qu'cL: couve; il partage sa loUiadide pour ksçsbuqL viennent d'éclore. » In.

Souci est défini par rAodènie, tonicca^ pagné d'inquiétude, etparFéDeloQ,»;«J£ir;ie; a Cette âme a quelque reste Aetmiùi ffti zquiet sur son salut. • Comme aHiatiide, il pini: venir du latin sottidtus, àoatk smestim près le môme. La même préooaipat'ca, kmèatt I zèle que le motsoin repréieateui(iehon,cDmae se déployant, souci les eiprioe dans Vtee et par rapporta Tàme qu'ils agiteoi et touînalss: I Soucis cuisants (Acad.), rongeants iBc«..I.J^ ' sombres et cruels (Mass.); mamis(icd.' [ être dévoré de soucis (Acad.). ITaTOirno;*»! 2 sa conservation , c'est ne rien faire pour 52:33serv',r; n'avoir nul soud de8acoii9emCîB,ceS . n'y pas songer, ne pas s'en inquiéter. cU:^: beaucoup de soin et même d'inqiiietotiaeiii^ I «ouci pour ses poules.» Bupp. «Lapoalesefei à ses tendres soins pour ses petits arec ast tirdeur et de xowct, que sa constitutiMi eneiTSblement altérée. » In. « L'inquiétude Jsffisw, la peur, l'effroi , l'horreur et répoBîJBîese^ autre chose que les degrés difllcreatsclteaiKrents effets de la crainte. Un hoiffliie,B»i>3»î ' du bien qu'il poursuit ou qu'il possède, «sfts inquiétude. Si les périls augmeolat.i^lBJffl- , sent de fâcheux soucis. . Boss. - I^w |^ * ! souci enchérit sur «ot» : il marque plus «jea d'esprit. Soin signifie seulement qu'on ^.«■tî^ ' qu'on ne badine pas; ce mot rient, dit-e^'- I latin senium, vieillesse, séTérité. Mcinue parlant des mariais dont la beautéaeteH» mobile :

De là viennent les toms, les««w,l«»»^ Et VolUire, pour peindre la grande iQf^^* de quelqu'un :

Soims et somàs son esprit teiailléreQL

Mais dans un autre sens, c'est soin qiJi

eodés

sur JOttct; car il ne désigne pas ^^^t^ disposition, mais une conduite, m^ c Avec des joiicij, des soins, des ^^^^ mes persécuteurs travaillent à me reiMtre 1* malheureux des êtres. » J. L ,. .^

Ce qui distingue la Joiltctti«fe, ^^^^ et la constance. La «ottictiud^ esX unes* ' multitude de «ouci* et de soins ?^^^^'^ sonne chérie sur laquelle on teille sa - C'est à cause de cette continuité, de«^^j nence , que sollicitude se dit ppesqo« «""i

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

^lîer comme signifiant un genre, une habi-

e : sollicitude pastorale, sollicitude mater- Le. « G*est à la constante sollicitude des mères aux soins assidus de leur tendre affection est dû le développement des premiers germes

la société.» Buff. «Cette sollicitude, ces rques de tendresse et d'aftection maternelle furent pas de longue durée. » Id. « La mère • p>etits tétras les conduit avec beaucoup de Ixcitude et d'a^'ection. x» In. « Le père et la re ne cessent d'entrer et de sortir pour leur rter à manger; et par cette sollicitude ils déeut leur nichée.» Id. «Une sainte et religieuse KiHtude fait le caractère propre de tout homme ^posé à la conduite des autres. » Roll. « Dans s premières années, les magistrats et les vieil- •ci s nous apprennent, par leur tepdre soUicic2e, que r£tat n'a rien de si précieux que lis.» Barte.

Toute affaire doit donner du soin : tout danger, L souci; toute responsabilité , de la sollicitude.

Avec du soin ou des soins on «st soigneux , ligent , empressé ; avec du souci ou des soucis X est soucieux, inquiet, intérieurement tourenté, sombre, chagrin; avec de la «oZ^tcttude i exerce une surveillance bienveillante, comitissante et de tous les instants. — Sans soin, DUS sommes négligents, nous faisons mal, faute application; sans souci, nous sommes insouants, nous vivons tranquillement, au jour le lur, ne nous affectant et ne nous mettant en Bine de rien; sans sollicitude, nous sommes idifférents, nous n'accordons & certaines per- 3nnes, qui ordinairement nous sont soumises u liées par le sang , ni un grand intérêt, ni une ontinuelle assistance.

Cependant l'Académie dit de soin et de solliciude qu'ils se prennent quelquefois dans le sens i*inquiétude , de souci. Mais alors môme soin est out relatif à la conduite , aux ei7ets , et peu ex - »ressif quant à la peine d'esprit. Les soins de 'ambition sont surtout ses démarches et ses pouriiites ; on est libre de soins quand on est sans smbarras, sans beaucoup d'affaires. — Sollieitide garde aussi et doit garder ses nuances dans lette acception ; en sorte que les sollicitudes sont, m. de tendres soucis , ou de continuels soucis , ou les soucis auiquels on est obligé par ses ionùions , en qualité de maître ou de supérieur. Les allicitudes d'un père (Aciin.). « Les tendres solicitudes d'un gouyemeur pour les besoins de son >euple.9 Mass. « Saint Louis était effrayé des solicitudes et des obligations immenses cachées tous l'éclat trompeur qui environne le trône. » [D. Au reste, sollicitikde a aussi peu que soin l'énergie de souci : on ne dit point des sollicitudes rongeantes, ni être dévoré de sollicitudes. L'idée de grande inquiétude est tellement propre à souci , que, lorsqu'il faut l'exprimer pure et au plus haut degré, lui seul en est capable.

SOLENNEL , AUTHENTIQUE. Ces mots servent à qualifier des actes, des déclarations, des re< nonciations, des ratifications, des promesses, des serments, des vœux, faits en public, avec un certain appareil, et qui deviennent par là des titres d'une grande valeur.

Solennel, qu'on célèbre avec solennité , comme certaines fêtes annuelles {quod solet annis, qu'on a coutume de faire chaque année ) , a rapport au fait. Authentique, du grec a06EvxtKéc, qui peut faire autorité , a rapport à l'effet.

Ce qui est solennel ne se fait pas en secret , mais au grand jour , hautement , devant nombre de témoins , dans des circonstances qui lui donnent beaucoup d'éclat, et plus un acte a de publicité ou de notoriété, plus il est solennel. <c M. de Cambrai ne fait que citer en marge comme répréhensibles quelques-uns de ces ou» vrages. Ne fallait-il pas édifier l'Église par quelque chose de plus qu'une simple note marginale, et n'avait-on pas raison d'attendre une condamnation plus expliquée et plus solennelle .^ » Boss. c Le czar crut qu'il était important que. la sentence fût prononcée publiquement au prince , afin qu'après cet acte solennel il ne pût jamais revenir contre un arrêt auquel il avait acquiescé lui-même. » Volt. « Tout ce qui s'est fait en faveur des Anciens (espèce de sénat de Genève) n'a pas été assez solennel : des arrêts secrets n'arrêtent point la populace qui les ignore. Un arrêt affiché, ou quelque témoignage public d'approbation , voilà ce qu'on leur devrait pour l'utilité publique. » J. J. « On prit le parti , à l'égard des papiers publics acquittés , de les remettre toutes les semaines par compte au prévôt des marchands, qui les brûlait solennellement à l'hôtel de ville en présence de tout le corps de ville et de quiconque y voulait assister. x> S. S. -— Mais authentique détermine moins la manière que la nature; c'est une qualification moins historique qu'essentielle et légale;' ce qui est authentique est une bonne garantie , et ceux qui y sont intéressés peuvent avec confiance l'invoquer, au besoin , et s'en prévaloir. « Il ne faut pas que le peuple sente la vérité de l'usurpation : elle a été introduite autrefois sans raison ; elle est devenue raisonnable; il faut la faire regarder comme authentique , éternelle , et en cacher le commencement. » Paso, a il ne suffit pas que M. de Cambrai désavoue en l'air des calomnies manifestes débitées en son nom contre des évoques ; la justice et la vérité demandent une déclaration plus expresse et plus authentique, » Boss. « Lorsque Cléopfttre voulait faire un serment bien authen^ tique, elle jurait par les lois qu'elle dicterait dans le Capitole à tout l'univers. 9 Roll.

« On déterminait les droits respectifs des métropoles et des colonies. On réglait ce qu'elles se devaient réciproquement les unes aux autres : on en dressait un acte authentique ; et pour rendre ces préliminaires plus solennels et plus sacrés , on les accompagnait de sacrifices et d'autres cérémonies religieuses. » Gond.

Nous avons fait au baptême une promesse #0lennelle de renoncer à Satan et à ses pompes (Boss.), une profession solennelle de cervir Dieu (Mass.). o Qui peut douter que Dieu ne se convertisse à nous après la parole authentique quil nous en a donnée? » Bohrd. « Dieu , par le plus solennel de tous les serments , a promis à la pénitence la rémission des péchés. Fortifié d'une promesse si authentique^ on pèche avec sécurité.»

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