SOMBRE , MORNE , MÉLANCOLIQUE , RÊVEUR
SOUaEUX. Ces mots représentent l'état d'un homme retiré ou concentré en lui-même, qui ne prend part à rien de ce qui se passe autour de lui , qui ne s'épanouit ni ne se répand.
Sombre et morne paraissent avoir la même signification primitive : couleur «omdre ou morne, temps sombre ou morne , c'est-à-dire tirant sur le noir , et par conséquent triste. Mais sombre dit plus que morne. Ce qui est sombre est à Vombre ou dans l'ombre; ce qui est morne est éclairé, mais d'une lumière sans vivacité et sans éclat , terne. La nuit est sombre quand elle est ténébreuse; le soleil est morne lorsqu'il ne répand qu'une clarté pâle et languissante. On appelle royaumes sombres , et non pas royaumes mornes seulement, l'enfer des païens, le lieu des ombres.
Au figuré, la différence est sensible : sombre exprime quelque chose de plus noir, de plus lugubre, de plus repoussant, c Un jour qu'il m'avait invité à dîner, je le trouvai d'un sérieux morne et sombre que je ne lui avais jamais vu. » Mark. — Sombre est positif, il marque une disposition active du sujet, qui effraye. On dit une sombre terreur (Volt.), une sombre fureur (Lab.), un air sombre et sévère (Boil.), sombre et farouche (Marh.). a Les yeux et les sourcils de Protésilas montraient je ne sais quoi d'agité, de sombre et de farouche. » Fén. c Par cette harmonie on adoucit un peu les esprits farouches et violents. Mais , malgré les charmes de la musique , ils retombent toujours dans leur humeur sombre et incompatible. » lo. c Quels sont ces malheureux dont les âmes sombres et concentrées couvent le crime ?» J. J. « Ah I sens- tu bien tout %e qu'il y a de sombre et d'horrible dans cette funeste idée? » In. « Le poste de confesseur de Louis XIV îaX donné à Le Tellier , homme sombre, ardent, inflexible, cachant ses violences sous un flegme apparent. » Volt.
Toat, Jusqu'à son amoar (d'Hérode), en a cniiBr |
de lui :
Vous le voyez trop bien; la «oas&re jaloiâe Au delà du tooDbeaa portait sa fréoésie. k. Entre les deux partis Calchaa s'est aTaneé, VœW farouche, Tair somèrg et le poil hérîsié, Terrible.... Iac:
Mais morne est négatif et dépeint le suje: àz I une disposition toute passive, dans Taccii.' ment , dans la consternation, dans une e^:c i stupeur ou de stupidité. On dit une morue t> tesse (Mol., S. S.), on morne aocalLe::^ (S. S.), un air languissant et mnome (Ir), --. morne confusion (Volt.), un nutme eagsânis. sèment (Mark.). L'envie est la passîoc à pl^ honteuse et la plus morne (Lab.). « Van^i £ l'aï paraissent très-mal ou très-peu sentir :1€t: air morne ^ leur regard pesant, leur rèsisU^:» indolente aux coups qu'ils reçoivent sans s'escavoir annoncent leur insensibilité. > Bitff. « 2 résulte de lout cela (dans l'engoolerefit) ï!s physionomie morne et stupide , on air de fan: if lourd et ignoble. > In. < Son œi/ wtame e: ss contenance effacée annonçaient i'ihaltemeot d> son cœur. » J. J. « Son accablement ne saurah s'imaginer.... Elle se tient jour et unit à genoux au chevet de sa mère, l'air morne, Tceil ^xé ea terre, gardant un profond silence. » lo. « Bmtss se présente avec un front morne ^ et dans Xasi l'accablement d'une âme qui porte on grand firdeau. 9 Lab.
Morne, triste, abattu, regrettant le trépas. Totx. Ce morne et froid accueil me sorprend à moa vbkz.
Cour.
Ses superbes coursiers , qu'on voyait aalrefois Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix, L*œil morne maintenant et la télé baissée , Semblaient se conformer i sa triste pensée, Aàc. Le roi Latin pensif et jbhvw, Pébifié comme une borne Demeura décontenancé. Scaïa.
— Il y a plus; pendant qu'nneidêe tf ardeur, d'irritation, de menace, est inséparable dei»bre, souvent le caractère négatif de morne se restreint à ne pas parler, à rester interdit Us morne silence (Acad., Mol., Labr.); mome et silencieux (Labr., S. S., Lab.). «.Qu'auroQs-ssas autre chose à faire (devant Dieu) que de demeurer dans un triste et morne silence , conles , interdits , effrayés ? » Bourd.
Qoel changement nouveau , quelle ecmhre {erreur Ont écarté de nous la cour et l'empereiir? Au i)alais des sept tours une garde ineoBnoe Dans un silence morne étonne Ici ma vue. Toet. c Un silence morne et impénétrable régnait dans ce palais. Les gens en étaient consternés; et VeCfroi que leur inspirait la doulenr sombie et menaçante de leur maître les rendait eux-mêmes farouches. > Mark. « Il fallait voir i table ces deux époux vis-à-vis l'un de l'autre; la momc tacitumité du mari , la fière et froide indignalioa de la fename, le soin que prenaient leurs regardf de s'éviter, et Tair terrible et sombre dont ils se rencontraient > lo.
ir^2anco{tgtie, de deux mots grecs qui veuld dire bile noire, atrabile, annonce on état coeslant ou habiiuel, qui dépend da tempéiaises:
SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.
me. Un tempérament mélancolique (Fén.). Le ''re est appelé par Lafontaine un mélancolique mal. « Xénocrate était naturellement mélar^ îque , et avait quelque chose de dur et d'ause dans Thumeur. » Roll. Quand mélancolique met après sombre , c'est pour le déterminer , Jir marquer qu'il 8*agit d'une disposition du 'actère ou inhérente au sujet. « Les figyptiens it beaucoup plus iomltres et plus mélancolies que les Arabes. > Buff. (Voy. Mélancolies atrabilaire, p. 770 et 771).
Rêveur a aussi sa nuance propre et distinctiYe. tnbre , morne et mélancolique^ qui impliquent is trois ridée de la noirceur, de la couleur la >ins agréable et la moins gaie, indiquent un Lt sensible; au lieu que rêveur désigne visiîment un état intellectuel. L'homme sombre, d^fie, mélancolique, est plongé dans la trissse ; le rêveur est pensif ou absorbé dans ses risées. «Ariste, avec un air rêveur^ feignit aller méditer dans une allée où il digéra sans snser à rien.» Mark. «Oh! Ariste, que fous >ilà rêveur l A quoi pensez-yous si profondéient ? » Mal. c Sidrac le rencontra dans le parc Lint-JameSy tout pensif, tout rêveur, et l'air lus embarrassé qu'un algébriste qui vient de lire un faux calcuL » Volt, a Tous ces sauvages aX l'air rêveur^ quoiqu'ils ne pensent à rien ; ils Qt aussi le visage triste et ils paraissent mélan oliques, » Boff.
^oucteuo; diffère autrement de sombre, morne X mélancolique. Il se rapporte à l'avenir , à ce ui peut avoir lieu , et non pas à ce qui a eu [eu. Il suppose, non pas un sentiment de trisesse, mais un sentiment d'inquiétude, une iréoccupation relative à des mesures , à des pré- ;autions à prendre. Le mécontentement et l'enlui peuvent rendre «ombr^ , morne et mélancoique; la crainte d'un danger rend soucieux. c Platon me parut d'abord inquiet et soucieux; nais il reprit bientôt son air sereid. » Barth. • M. Necker laissait à sa femme le soin d'entretelir la conversation. Elle y faisait bien son posiible; mais son esprit n'avait rien d'avenant à les propos de table. Soucieuse, inquiète, sitôt lu'elle voyait la scène et le dialogue languir, ses *egards en cherchaient la cause dans nos yeux. >
SdARM.
1« SOMMET, CIME; — 2« COMBLE, FAItE. Le
laut ou la partie supérieure d'un corps élevé.
L'analogie paraît grande entre sommet et cime; lussi vont-ils souvent ensemble. « On trouve au commet des Alpes les plantes des pays du Nord , )t on. les retrouve sur les cimes glacées des montagnes d'Afrique. » Bdff. « Que ces monts couverts. de neige, dont le sommet se perd dans les deux , ne vous effrayent point : leurs cimes élevées s'abaisseront pour favoriser votre passage. 9 J. J. c Je m'acheminai vers le sommet de la montagne qu'habitait le solitaire.... Sa cabane était située entre deux cimes de la montagne. » Marm. — De leur côté, comble et faite paraissent avoir plus de ressemblance entre eux qu'ils n'en ont avec les deux premiers mots. « Par cette voie rapide on arrive à une opulence dont le faite et le covpbU paraît presque aussitôt que les fonde-
ments. > BouRn. a La cfgogne blanche pose son nid sur,les combles élevés.... On dispose, en Hollande, pour les engager à y faire leur nid, des caisses carrées aux faites des édifices. » Buff. c Les colonnes ont pris leur modèle sur les arbres qui ont d'abord été employés pour soutenir le faite; et l'architecture n'est autre chose qu'une grosse poutre, comme son nom le porte, pour être mise entre les colonnes et le comble, » Roll.
C'est qu'en effet il y a cette différence entre sommet et ctme, d'une part, comble et faite, de l'autre , que les premiers se disent d'objets de la nature, et les derniers, de choses faites de main d'homme : le sommet ou la ctme d^une montagne ; le comble ou le faite d'une maison. On parvient au sommet ou à la ctme, c'est quelque chose de donné, à quoi on tend; on met le comble ou le faite, c'est quelque chose qui dépend de notre travail. Le sommet et la ctme sont opposés au pied ; le com&/e et le faite le sont aux fondements. Sommet et ctme appartiennent plutôt à la langue de l'histoire naturelle ; comble «et faite sont particulièrement des termes d'architecture, c On admire à Amsterdam ce mélange singulier» formé par les dmes des arbres, les faites des maisons et les banderoles des vaisseaux. » Volt. a Le diable emporta Jésus-Christ à la ctme d'une montagne et au faite du temple. » In.
1* Sommet, cime.
Sommet est plus général et n'a aucun rapport à la forme de l'objet ; ctme est plus particulier et signifie un sommet ai;u ou la partie la plus élancée d'un corps terminé en pointe. On dit le sommet de la- tête (Bdff., Volt.), du front (BoiL.), d'une colonne (Marm.), d'une courbe (ÀCAD.) , d'un cône (Volt.) ; mais on dit la ctme d'un arbre (Buff., Volt.). «La frégate prend difficilement son essor : il lui faut une pointe de rocher ou la ctme d'un arbre.» Buff. c Quoique le vol du traquet soit bas et qu'il s'élève rarement jusqu'à la ctme des arbres , il se pose toujours au sommet des buissons. » In. — Les deux mots sont usités en parlant des montagnes ; mais le sommet est la partie qui les termine en haut , de quelque manière que ce soit, par un plateau, par exemple, et la ctme est cette même partie, quand elle est pointue , ou en forme de pyramide. Or, comme c'est ainsi que semblent finir les plus hautes montagnes, le mot ctme leur est surtout applicable, c Dans le péril , Gondé était semblable à ces hautes montagnes dont la ctme ,. au-dessus des nues et des tempêtes , trouve la se* rénité dans sa hauteur. » Boss. c Un premier ministre ne voit plus le tonnerre et la foudre que bien loin jous ses pieds , comme ces voyageurs qui passent sur la ctme des plus hautes montagnes. 9 S. S. Ou bien , au contraire , pendant que sommet désigne l'extrémité supérieure de la montagne entière , le mot ctme signifie celle des ro* chers, c'est-à-dire de quelque chose de moins élevé , et cela toujours par la même considération , celle de la figure. « Ce point noir s'étendit, et le sommet de la montagne fut couvert d'un nuage sombre.... L'un des guides d'Alonzo avait gagné la ctme d'une roche. » Marm. — C'est aussi
DEUXIËME PARTIS :
parce que les eaux de la mer agitée s'élèrent en pointe qu'on dit Yoguer sar la ctme det floto (BuFF.) ou des vagues (Lab.).
3* Comble, faite.
Le comblé est TouTrage de charpente qui sou tient la couverture d'un édifice , et le fltitê est la plus hante pièce de cette charpente, on la bande de plomb laminé, ou la tuile faUtère^ qui terraioe la courerture par en haut. Le combU achève, couronne l'œuvre; c'est une partie concrète; il a de rétendue : monter sur des etmibhê (Labr. J. J.); les choucas font souvent leur nid dans le comble d'un vieux chftteau abandonné (Boff.)c Le duc d'Orléans avait accordé à Raymond un petit logement dans les comhle$ de son palais. » Mabh. Le faite est le dernier rang de pièces de bois ou de tuiles auquel on arrive en montant : faite est un mot tout abstrait , purement local; il signifie une ligne et non toute une partie de l'édifiée où on puisse marcher ou habiter. ^ Ensuite , comme faite exprime quelque chose de moins matériel et désigne le haut du comble lvi> même, il convient mieux quand il est question d'édifiées plus nobles et plus élevés : le faite du temple (Rac. , Volt. , Mabic.).
Quand vernd-je, 6 Sion, relever les Femparts, Bt de tes tours les magnlOques/fâM? Kao. a Cest la science de l'humilité qui vous bfttira sur la terre un édifice spirituel, dont le faite s'élèvera jusqu'aux cieux. » Boss.
Ainsi, le «omuief est, dans un corps naturel plus ou moins élevé , sa partie la plus haute de quelque façon qu'elle se termine ; la et me est le sommet d'un corps naturel qui s'élève en pointe, comme tm pic ou un arbre. — Le comble et le faite sont la partie la plus haute d'un édifice : le comb^ est toute cette partie de surciuît qui couronne l'œuvre en mettant le corps du bfttiment à couvert sous une sorte de voûte ; le faite est la plus haute pièce du comble , le dernier terme de l'élévation, la dernière ligne, le point le plus culminant, ou c'est le comble d'un grand édifice '. Au figuré, «ommet, latin tummum^ n'est usité
t . Quoique lesdisUncilons d-âetsm établies soient rigoureuses, Tusage ne t'y astreint pt» toujours, ei c'est i un livre comme celoi-ci i rendra rsiaon même des exceptions et det anomalies. — Sommet et cime s'emploient abusivement en parlant, le premier d'un mur (Bon..), le second d'un clocher (àcad.V c'esUàdire run et l'autre quand il est question d'objets que l'homme a bAlis. C'est que , d'une part , un mur ne se termine pas dans sa partie supérieure par un ouvrage de charpenlerie et de maçomierie, par nn assemblage de pièces qui l'achèvent et le couvrent, auquel cas il aurait un comble on nn/Mte^ c'est que, d'autre part, on ne considère dans le clocher que sa forme qui est A pic, comme celle de certains arbres, de certaines ^montagnes, de certains rochers. — - De son càléy /aîte, mais non pas combla, s'applique bien par extension A des objets naturels. On dit quelquefois, par exemple, ]« /atte d'un arbre; mais c'est quand il s'agit d'un arbre dont les branches disposées par étages forment différentes hauteurs toutes dominées par \e faîte comme le sont par les faîtières les divers rangs de tuiles d'un toit. « Les manakins ne se perchent pas au faîte des arbres , mais sur les branches à une moyenne hauteur, s Bott.
que dans le stjle smrtm. Càic, ^^^ grec «v(«A , ne s'emploie )smiU, à ce d«^ un langage nIBnéoa mystique. tNoa«, les objets réels; mais l'infini ntiaitpoz^ dire qu'efflenrsr légèrement U eiii« de m>i prit. » P. A» « Coibinelli est plu nystiijïi jamais : il a déconvert que m. ^x (Sainte-Chantal), dans la eisiede soBisi | toute distillée dans Fonison. > Sét. - 1 combfe et folfs, dérivés du latin wiiiisrjk tigium , d'une manière médiate et esa ji^ à apereevOTT, apparlieimeBt à b hagu cess. et y sont d'un fréquest asige. Do rsîs. j n'équivalent pas run à l'antre daaei&esca^ tion , tant s'en faut. ComHe marque adùnaat aecomplissement , plénHade, en biâ e^css e mal : le comMe du bonheur (Volt.), as itn'fiï (lD.>, des douleurs (Bm.), de la kse b TB8Q.), de l'orgueil (Pisc.). FatomarçKtiih tion , signifie le plus haut taog anqnei o& nii par des degris inilMun. i On & lissé i ft Cambrai être archevêque ; i! est iDÉs&xm\ |i^ venu à ce fatte des dignitéi eedûàstiqua) Boss. c Du plus bas rang, roihïien m\^ voir monter au plus hait, et, sot passer par locun milieu, avoir de quoi pUToàr «q f«Ue.> rotrun. c II est plus dilfieiledetoàescenâre]: majesté drs rois du /otfe auifa,qtisdeii précipiter du milieu jusqu'au bai.» Roti. C-^' on est au eomble , il n'y a plus rien i ijuti. t mesure est 6om&{e ou remplie: qnandŒ et r. /aire, il n'y a plus de degrés à monter, oa a: teint le haut de l'échelle.
SON DE VOIX, TOIf DETO!X.FwïDeoiie?|i« de voix.
Comme chaque instrument de nnsTae anas:
propre, déterminé par sa constrKtM,«fefte: chaque homme tient de Xtiasm^^^^^ particulier; et comme avec unDèmiBstnnnent on peut jouer bien des ain, œodder de to des manières dilTércntes. demte«claqaeh.n3! parle, selon roccurrence, avecifireR toM«w qui marquent les affectioni (tesonâmêdûasÉ moment. ^. .
Le son de wîa? est constant et an»^' de la personne; les tow (fc wir sont «autels et variables comme les sentiments»^ ik correspondent. Le loa de wif ert p^rfiffii musical, tout dépendant de la confom-j^ rorgane et sans aucun «rpo^ a^ec i^^-^ . L'harmonie la plus douce est le <w J«^ de celle qu'on aime. . Labr. Reco^^»«/!^ personne au tonàztaws ^^^:n a Quelle extrême joie quand j'entenJi^ -e^ Kotre Toix!» SÉv. . On était chame c^ « seulement parler Cléopâtre, tant ûjr^ ^ douceur et d'harmonie àinslem»
R0I.L. . Mon fils, dit Q^ialilien, ann^;^ avantages que donne la ûa^urerM*» ^^ charmant, une V^J^^nomeJ^^^^^^^^ ton de voix est «pressif et f^ pru^ ^.^ d'action. . Saint Augu^lïn ^^^^],U'
de science le r^^^'^^'.f^^'^^^^^ cessité d'être simple et fkm'«r,^'^^jj.ej. tons de la voix et pour l'action, eDj«. ... droits. » FÉ». « Tous pouref , P«r «"
SYNONYMES k RÀDICA.nX DIVERS.
de TOtre visage , et far le Ion de votre toix,
'ésenter avec horreur aux enfants les gens.
Is ont TUS en colère ou dans quelque autre
&Slenient. > In. « Zelmis animait ses paroles
1 ton dé voiœ râ passionné, qu*Blvire en taX
je. » Bbon. < Il prononça ces mots d'un Um
Toix et d*un air de visage qui firent trembler •
pédon. •» KoLL. « G. Gracchus s'abandonnait,
âs ses harangues , à des mouvements excessifs
colère , et à des termes et des tons de voiœ qui
èpondaient. » In. < Caton parla avec un feu,
9 véhémence, un ton de v&i» qui le décelé*
Lt , et changèrent en oertHude les soupçons
s l'on avait du dessein où il était d« se donnei
mort. » Id.
Le son de voix est beau (Koll. , Dbst.), charmt (Sév.), agréable (Labh.), doux (Lhs.), rude >.), rauque (Buff.), net, plein, bien timbré J .) - Lo ton de voix est , suivant les circoninces , élevé (Roll. , Lb9.) ou bas , fier (Pasc ) , snaçant (Les.), terrible (In.), timide (J. J.], ral>le (Id.), languissant (Mol.). « Cet armurier a.it un son de voix rude.... Le sommeil me i^na : la lime me tombait des mains ; je m'en- >rxnais debout. Il me réveilla d'un ton de voix terrible, qu'il ne me prit plus envie de dorir. » Les.
X«es deux sexeë n*ont pas le même son de voix . J. , Lah^. « Tous les sentiments ont chacun a. ton de voix, des gestes et des mines qui leur )nt propres. » Larogh.
SONGE , RÊVE. Idées qui nous viennent à Tes* rit pendant le sommeil.
Songe y latin somnium, de lomniif, somme!), st le terme propre. Bêve, de l'anglais rave, rôer, déraisonner, extravaguer, être en délire, l'a primitivement aucun rapport au sommeil. Ce net a le même sens fondamental que le' mot •êverie, dont le radical est en effet le môme. Or, c les rêveries sont les songes des veillants. » VIoNTAiGN. Et Massillon dit qu'on croit voir juelquefois des présages de mort dans les réve^ ries d'un songe. Rêve, rêver, rêveur, rêverie, 3nt rapport à la veille et y expriment un développement de la pensée , ou plutôt de l'imagination , irrégulier , indépendant de la volonté , fantastique. On appellera donc rêves, et non pas ionges, les idées et châteaux en Espagne que conçoit pendant le jour un esprit oisif, les soupçons d'un jaloux, les visions de ces contemplatifs de rorient dont les extases touchent au délire, a Ce n'est pas là un système de philosophie, c'est le rêve d'un homme en délire. » Volt. « Pourquoi vous reprochez-vous d'avoir été frappé d'un songe? Pour un homme à systèmes ce n'est pas une si grande affaire qu'un rêve de plus? « J. J. < De là cet irrésistible instinct qui promène nos pensées dans un autre ordre de choses ; de là cette foule de sentiments confus, mais tendres, qui sont des rêves de TimaginatioQ passionnée où notre âme aime à se reposer, même en se trompant, comme nos sens se reposent pendant les songes du sommeil. a> Lah.
mais rêve, à la différence de rêverie (voy. l- partie, p. 202), se rapporte aussi parfois au
sommeil et devient plus è^oitement synonyme de songe.
Cependant, conformément à sa signification primitive, il indique même alors moins de suite et moins d'apparence de raison ; de sorte que les rêves sont des songes vagues, décousus, confus, informes , extravagants. « Le plus sage des hommes veut-il connaître la folie? Qu'il réfléchisse sur la marche de ses idées pendant ses rêves. S'il a une digestion laborieuse dans la nuit, mille idées incohérentes l'agitent. Les rêves inquiets sont réellement une folie passagère. > Volt. « Cinq ou six apocalypses ressemblant à des rêves d'un malade qui a le transpoft au cerveau. » Id. « Un conte doit être fondé sur la vraisemblance et ne ressembler pas toujours à un rêve, » Id. < Je ne conçois rien à tout ce qu'on me mande de chez vous ; il semble que ce soit un rêve. » In. — Les songei , au contraire , sont plus liés : on les raconte, on les interprète', on en tire des présages; un songe peut former le nœud d'une tragédie. « Chez les Juifs on prédisait l'avenir par les songes, on ne défendait pas l'onéiromancie , c'est-à-dire la science des son^ ges. » Volt. « J'ai connu des avocats qui plaidaient en songe , des mathématiciens qui cherchaient à résoudre des problèmes, des poètes qui faisaient des vers. On fait quelquefois en songe des discours suivis et éloquents. On a donc dans le sommeil des idées suivies comme en veillant. a> Id. c TJn songe qu'eut saint Grégoire dans sa plus tendre jeunesse et dont il nous a laissé en vers une élégante description , contribua beaucoup à lui inspirer de tels sentiments. » Roll. « Dieu vous a révélé dans votre songe les choses qui doivent arriver.... Votre songe était de cette sorte : vous avez vu une statue grande.... Ce songe est véritable, et l'interprétation en est fidèle. » Pasc. Anne de Gonzague fut rappelée aux vérités de la religion catholique par un songe admirable , un songe mystérieux , un songe vraiment divin (Boss.). Voltaire met ce songe parmi les visions et l'appelle un rêve.
Dans un sens figuré, le songe est seulement quelque chose de vain, à quoi manque la réalité, comme ce que nous nous représentons pendant la nuit; et le rêve est quelque chose d'absurde, d'extravagant, de ridicule, à quoi manquent la raison et la vraisemblance, comme ce qui est conçu par un rêveur, un visionnaire, un homme en délire. « La vie est un songe, et nos projets sont des rêves. » Roub. « La gloire des princes n'est souvent qu'un songe, et les systèmes des philosophes ne sont souvent que des rêves, » Gond.
SOT , FAT, mPERTlNENT. Ces mots expriment dans les paroles, le ton et les manières, le défaut ridicule et choquant d'un homme à prétentions ou qui s'en fait accroire. « Ce qu'il y aurait en nous de meilleur après l'esprit , ce serait de connaître qu'il nous manque : par là on saurait, sans esprit, n'être pas un sot, ni un fat, ni .un impertinent. » Labr.
Mais d'abord ce qu'on considère surtout dans le sot, c'est ce qui lui manque; et dans, le ftit, c'est ce qu'il prétend être : l'un est bête ou dé-