‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 396 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

pourvu d'esprit, de raison» de Jugement; Fautre est vain, avantageux, plein de la bonne opinion de lui-même et d'ostentation. Gresset a dit:

Tel est devenayà/ à force de lecture, Qui n'eût été que iot en suivant la nataure. Et on rapporte de Tabbé Terrasson ce bon mot : « Parler peu et mal est d'un sot; parler beaucoup et mal est d'un fat. » — Notre soUise est en nous contre nous; notre ftUuité est en nous contre les autres, dont elle blesse l'amour-propre. Le sot fait ou dit des sottises, c'est4-dire des actions dont il a lui-même à souflnr; le fat indispose tout* le monde par les airs ou les louanges qu'il se donne.

L'homme vraiment sensé fait le mépris qull doit Des mensonges du /a/ , et du jof ipii les croit.

c Un graveur ayant demandé A Boileau des vers pour un denses portraits , le poète lui répondit : Je ne suis ni assez sot pour dire du mal de moi , ni assez fat pour en dire du bien. » D'Al.

c L'tmperltnenl est un fat outré. Le fat lasse y ennuie, dégoûte, rebute : Vimpertinent rebute, aigrit, irrite, offense; il commence où l'autre finit.» Labr. L'tmperttnenI ne respecte rien, ni rang, ni bienséances; il traite tout le monde et se mêle de toutes choses avec une liberté et une hardiesse parfaitement inconvenantes ; en un mot, il porte la /axui'l^ jusqu'à l'imprudence, et, au lieu d'être seulement fade, fastidieux, ennuyeux, comme le fat , il est blessant et irritant. « Le marquis du Tour est le plus fat et le plus impertinent de tous les hommes. » Dest. « Le berger Tircis est un tmpera'nent et la bergère Philis une impudente, de parler de la sorte devant son père. » Mol.

ÀROAR.

« On vient de me mettre en colère. Totre coquine de Toinette est devenue plus insolente que jamais.... Elle a eu refTronterie de me dire que je ne suis point malade. »

BÉLINB.

c C'est une impertinente. 9 In.

SOUDOYER, STIPEI^DIBR. Payer, solder, avoir

à, ses gages.

Soudoyer y de la même famille que soudard ^ solde et sUdat , est un des plus anciens mots de notre langue , qu'il dérive ou non du latin : il se dit spécialement des soldats et plus spécialement encore des soldats étrangers qu'un prince entretient à ses frais. « Théodose soudoyait Alaric et ses Goths. Cette paye devint un tribut. » Volt. c Annibal plaça ensuite les étrangers soudoyés j au nombre d'environ douze mille, Liguriens, Gaulois, Baléares, Maures. » Roll. Stipendier est un verbe formé, au xviii* siècle, du latin stipendium , paye militaire , tribut , impôt. On ne l'emploie pas seulement en parlant de soldats. «Charondas stipendia des maîtres publics, afin que l'intruction, étant gratuite, pût devenir générale. 9 Roll. « Et moi, dit Cicéron, qui avais-je à combattre ? Un ramas d'artisans stipendiés (par Clodius), qu'excitait l'espoir du pillage. 9 Lab. c Si cet hommage solennel (à Dieu dans la fête des Rogations) osait se reproduire, 1

des bandes d'assassins K^pesdià m^^ avec le fer et le feu eontre ce paisibkt*:^ gieux concours. » lo. Et à l'égard de sd^ stipendier signiBe plutôt payer les sley r«, apparemment parce que les Roiduqs ddcÎ connu l'usage d'avoir à leur solde d« liii étrangères. « Chez les Grecs , les soldiu lùss d'abord la guerre i leurs dépens.... La pni» dont SparU fit longtemps proiessioQdûSKi de croire qu'elle ne sltpradtatt point » ^ pes. 9 Roll. « On renouvela le traité ati deux peuples (romain et cartfaaginob;. 0: ^ aux articles précédents que chaque peipj ~ cas où tous deux senient attaqués' nifost. raù ses troupes. » Id. — c Les alliés I-sl^ 1: grand nombre des troupes dans les dea?^i>> ques (d'Athènes et de Sparte), €t ils eitaiirti' pendiés par les villes qui les eDToyaiin\.Oâ appelait mercenaires les troupes étrangères ^ étaient soudoy^er par U république aasecocnk laquelle elles étaient appelées.» Id.

D'ailleurs, soudoyer est uo mot oDcusn.c stipendier tient de son origine, mbknent kibi un certain caractère de ooUesse. C'est sil< doute à cause de cela qu'os it tiiptudter, e: non rudoyer, des maîtres, àts professeurs, et que Saint-Simon rapporte, an sD}eUe Rigola, prince de Transylvanie, que la France Usât reconnu et stipendié. Que si loidover est m comme stipendier quand il est question detaia sortes de gens qu'on apo5te,doQtoiissssLti prix d'argent le secours pour bire bc mmi: coup , c'est dans an stfle iafériear, on bie: quand il s'agit de Texécutioud'undesseûms éclatant : on soudot> le parterre pourapp^jaiLr ou pour siffler une pièce; ou KtpfsdieQnusiS' sin pour tuer un grand personnage.

SOUFFRIR , TOLÉRER , PEUSmE. On peat faire ce que nous souffrons ^ t/aHrn on pffwJtons , ce qui est souffert, (oMr^ 00 pfluti.

Mais le mot permettre se distingue ém^

des deux autres et doit en être séparé d'il>:i

Souffrir et tolérer , c'est seulement ne pas eœ^

cher; permettre, c'est autoriser, donner i s-

culte de faire, consentir fomeUementàKçsffl

fasse : on ne sera pas puni pour fâJre.«e«

impunément ce qui estsow/ffrtoutoi^rï;®»

en droit de faire ce qui esipemis.fimfSn^;

chérit donc sur souffrir et tolérer. ^Ui^;

gions païennes ont toUréei penn«J)osi«^-

mes. 9 BoDRD. « Ou Dieu a manque de pw™^

ou il n'a pas voulu défendre le culte des aatra

dieux , il l'a toléré et même pensa. > ^o";;^';

la loi permet l'usure A regard d«etrij^«;

c'est une de ces permissiom, f^,^f^"r

tolérances, accordées à U dureté des c^

Boss. « De quel front au^wen^iIs f^^

moi, tandis qu'iU toléraietU, q^i^fr^?»

même les écrits les plus o^^^^'^^J„

beaucoup de choses qu'on ne doit P«; ^^ • ;

et qu'il convient de tolérer i^'ouû^^J^'

peut et qu'on doit lOwffKr Feutrée ^ t^^^'

dont...., In.-On improuve « quon«o#«

qu'on toi^e;c'estttnmal. ^««1^ S/^

souffre ou qui est à o^^\^''"^^^i& Wrer, de «oVare, supporter): on »#«

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

*l€re des maux, des abu%, des désordres. « Nos , t^islateurs condamnent le prêt à intérêt , et ils ; » tolèrent. » Gond. « Le libertinage ne demaode : oint précisément d'être applaudi, d'être soutenu t appuyé; il se contente qu'on le tolère. » •OURD. « Eh quoil mon père, TËglise, à ce ompte - là , approuverait donc tous les abus u*elle souffre ? » Pàsc Mais par cela seul qu'on ertnet quelque chose , on l'approuve , on le délare bien. « Ne reconnaître pour légitime que ce ue la conscience permet et ce que la religion pprcuve. V Mass. Souffrex que je tous dise , exrime une prière par laquelle on implore une race, en quelque sorte, quelque chose à quoi n n'a pas droit, qui n'est pas bon en soi; per^ %ettef que je vous dise , est une formule de civiité , qui ne suppose aucun doute sur la légitimité e la demande qu'on adresse. — Que si quelqueois on permet aussi ce qu'on blâme, le mal, ce l'est pas comme quand on le «ou/fre, ou qu'on le olère , par indulgence , par tolérance , par faciité, mais par nécessité (il faut bien permettre :e qu'on ne peut empêcher, Acad.) ou en vue l'un grand bien qui ne peut être obtenu qu'à iette condition : c'est ainsi que Dieu permet le oal.

Souffrir, tolérer. Ne pas empêcher, laisser aire le mal ou ce qu'on estime tel.

On souffre faute d'énergie, par molle8::e, par Légligence, par débonpaireté : c'est ainsi qu'un aari souffre les infidélités de sa femme (Mol. , f OHTBSQ.]. On tolère par ménagement et par con- Lescendance, avec résolution et en vertu d'un lystème de conduite : c'est ainsi qu'on tolère les lélauts du prochain (Acad. « Mass.)* Là où toutes es religions sont souffertes, on leur laisse le shamp libre , sans s'en soucier , et comme si on Qe tes voyait pas : là où toutes les religions sont XoUrics , on veut bien ne pas les inquiéter ni les proscrire. Souffrir convient aussi mieux pour les faits, pour les actions particulières, ^i tolérer k l'égard de tout un genre d'actions. « Vous souffres que Mathan vous parle ? « dit Joad à Josabet dans une occasion. Vous toléreg qu'il vous parle? indiquerait une habitude générale. — D'ailleurs, U)lérer, exactement traduit du latin tolerare, et qui n'est d'usage que dans cette acception , n'appartient pas au langage commun , comme souf-ftir : il ne se dit guère qu'en parlant de la conduite des £tats, des gouvernements, ou bien en termes de droit. Dans tel pays on tolère les iésuites ; « dans les maisons propres on ue souffre pas les araignées. » J. J.

Un père souffre tout à ses enfants. Les États et les magistrats tolèrent certains abus. II y a des choses que U loi permet, comme il y en a qu'elle défend.

SOUFFRIR .ENDURER, SUPPORTER (PORTER), DiGÉnER. C'est essuyer ou éprouver, avec telle ou telle disposition, des choses désagréables ou mauvaises , des maux.

Soujfrir est le terme général, applicable à tous les maux , et il se distingue moins par une disposition avec laquelle on les subit que par une circonstance plus remarquable en lui que dans ses synonymes, savoir qu'on est dans la souffrance^

STH. TRAHÇ.

que la sensibilité est péniblement affectée. Les maux que vous souffres vous causent de la douleur; souffrir le martyre, c'est souffrir beaucoup, c Ces peines intérieures faisaient partie de ce que Jésus-Christ devait souffrir pour le péché. » Boss.

Des maux qu'elle a iouj/eru elle est trop bien payée. Co&n.

Endurer y du latin durare, durer, persévérer, patienter, emporte l'idée de patience, de longanimité, de soumission. Endurant est synonyme de patient. Les maux que vous endurex ne vous causent pas de colère ou d'emportement, ne vous font pas sortir de votre calme, vous trouvent dur ou endurci contre, persistant dans votre état. « Tout ce que la patience des martyrs a été capable d'endurer. » Bourd. «Pour avoir cette charité patiente, que ne faut- il pas endurer? » lo. c Quand Dieu nous exerce par les souffrances . si nous Vendurons chrétiennement , notre patience tient lieu de martyre.» Boss. *i y endurai patiemment ses dédains. » J. J. « La douceur angélique de celle-ci lui faisait tout endurer sans se plaindre. 9 In. c Une patience à tout etidurer. » Marm. « Après avoir tant enduré pour votre satisfaction, je pense qu'à la fin j'éclaterai pour la mienne. • Pasg. c Endurer un affront comme celui-là en notre présence 1 » Mol.

Au moins s'il fiint touj/irir, endurez doucement;

L'amour est de soi-même asses plein de tourment,

Sans que l'impatience augmente encor le vôtre.

La».

Supporter, tupportare, suh portare, diffère éiymologiquement de souffrir, suf ferre, sub ferre, comme portare de ferre* Or, portare signifie porter physiquement, et d'ordinaire un lourd fardeau; au lieu que ferre, c'est porter au figuré, ou bien porter quelque chose qui n'est pas un fardeau , comme une bague au doigt , des cheveux sur la tête. En conséquence, supporter donne toujours et seul l'idée d'un fardeau, d'une charge qui est imposée. Vous supportez les maux qui pèsent sur vous , et par suite ceux qui vous assaillent, qui viennent fondre sur vous, auxquels vous résistez où sous lesquels vous succombez. Supporter les injures de l'air, l'éclat de la lumière (acao.). « On trouvait Persée si malheureux de n'être plus roi, qu'on trouvait étrange qu'il pût supporter la vie. > Pasc. « Jusqu'ici j'ai supporté le malheur.» J. J. « Et moi comment supporterais-i9 le spectacle continuel d'une tristesse dont je serais cause?» lo. «Toute cette jeunesse romaine était accoutumée à supporter les fatigues les plus rudes , à souffrir le soleil , la pluie, la gelée. » Roll.

Souffrir est plus général. II se dit en parlant de tous les maux , par cela seul qu'ils sont maux, qu'ils blessent la sensibilité. Endurer et suppcrter se rapportent à différentes espèces de maux : savoir, endurer à ceux que Dieu nous envoie pour nous exercer et nous éprouver, ainsi qu'à ceux qui sont de leur nature propres à nous exciter , comme les mauvais traitements, les persécutions, les affronts, les soufflets; et supporter à ceux qui sont des attaques ou des coups de la fortune, les accidents, Us pertes, les disgrâces, les fatigues,

DEUXIÈME FARTIE.:

et en itérai à ee«i qui résultent des imj^ressions extérieure», une trop forte huniers, un spectacle hideux. Cette idée du âeh<vs , d'un fardeau apporté et mis sur nous eet toute particulière à supporter. C'est pourquoi on ne dit pas supporter, comme on dit souffHr ou endurer la faim , la soif, la flèTre , des peines , des ennuis. On supporte proprement des malheurs.

A l'égard des autres hommes , nous suppùrUms leurs déikuts , nous les supportons eux-mêmes ; ce sont comme des fardeaux dont ils noiis chargent. Je portff cet homme sur mes épaules, e*està-dîre il m'est à charge. Nous endurene les pro« cédés injustes, les injures, les insolences , ks tracasseries de nos semblables, lorsque nous avons assez de douceur et de retenue pour ne pas nous en irriter.

Quant à la manière, on souffre aveo douleur: circonstance qui n'est pas une disposition d'esprit, une qualité morale, telle que celles qui sont supposées par endurer et supporter. On endure avec calme, sans se laisser emporter; on «upporle arec courage , sms se laisser accabler. On ne dit point en conserrant à souffrir le sens qui lui est commun avec ses synonymes ici considérés : je ne puis souffrir ce mal , car on peut toujours souffrir^ ce qui ne suppose que de la passivité. Mais on dit bien : Je ne puis enduvtr ce mal, c'est-à-dire il m'impatiente, il n'iMligae, il me soulève , il me provoque à la vengeance ; et, je ne puis supporter ce mal, c'est-à-dire je n*en ai pas la force , j'y succombe.

Qu'une personne souffre la ntsère , cela nous touche et intéresse notre sensibilité en sa fiTeur. Qu'elle endure la misère , elle fait preuve de patience et de résignation. Qu'elle nipporis U misère, elle montre de ht force d^ftme ou du oMrage contre tout ce qui lui arrive de ftcheux de la part de la fortune ou des hommes.

Porter y étant le radical même àosupportir, n'en diffère pas essentiellement (voy. V* partie , p. 15«.

Digérer rappelle une opération du corps qui n*a rien de noble en elle-même. Aussi est^se un terme familier. De plus , les maux qu'on dt^ére ont toujours du rapport avec ceux des aliments qui sont désagréables et difficiles à digérer ainsi qu'à avaler : ils ont de l'amertume ou InepinM du dégoût. « En te commandant le jeûne pendant le carême , l'Église veut te donner quelque goât de la pénitence; estimant que l'utilité que tu reoevras d'une médecine si salutaire t'en fera éigérer raraerlumc et continuer l'usage. » Boss. « Pratiquer les austérités de la vie religieuse, ea dtgérer les amertumes et les dégoûts. » Bourd. « Essuyer mille rebuts , digérer mille dégoâts. s Id. «Dites tout ce que vous voudrez , je ne saurais digérer cela , non plus que le potage et la tarte à la crème dont madame a parlé tantôt. » ( Élise dans la Critique de VÉeole des Femmes). ^loî^. — On endure un affront dont on ne se venge pas ; on d l'y ère un affront auquel on est tfès-sensible , qui est amer.

!• SOUMETTRE, ASSUJETTIR;— J» SUBJU- GUER, ASSERVIR. Ranger sous sa puissance.

Mais soumettre et assujettir nk)nt évidemment

pas la mène diireité d« mds qae sukiugsa n asservir : ila expriiiient, non pas coDune cet ier. niers une destr«etian, mais seuluDenl «ne lotriction de la liberté; non pas «ne ctmXrsm, mais une simple influence. Soumis et assuitta, on obéit, on ne réaiste guèra, en est ga^ subjugué et cffervi, il fkut de nécessité t^a. obéisse, on ne sanrait résister, <a est iara. Soumettre et nan^ettir, c*esi mettre daas ia ètpendance , sous soi , dans un état infedeoi; aàjuguer tt asservir, c'est mettre dans une ^::2i:i dépendance , puisque c'est mettre sons le j^ç es dans la servitude.

1* SefuwMÊêrey oan^efftr.

Soumettre est en terme générique, d'uat si^fication vague et capable de marquer t»» les degrés, même les plus faibles. « ie sais qae j$ dépends d'un père, et que le nom de fils me ssnmeî à ses volontés.» Moi». Aen^eMir indique pie de rigueur, quelque ebose de pins strict, à q&si on est plus tenu , dont il est moins possible ^ s'écarter. « Nous avons une raison qm noos prescrit des devoirs, qui nous impose des lois, qm nous assujettit à l'ordre. sBocan. — « Voos établirez des règles, et vos donaatiques refoseront de s'y soumettre , ou , pour les y osswjetltr , il faudra re|»«ndre, menacer.» In. «On n^aime pas l'uniformité de la vertu, une ^ie VwîfB"us nwmise aux mêmes règles , tocgours auMjeUie asi mêmes lois. » Mass. « U y a une pêtilosophie ga nous soumet et nonsASJHfettit à demander, pria, solliciter, importuner en faveur de nus proches et de nos amis. » Labh.

Ensuite soumettre pent se nppertcr i on iiût unique ou tout au moins rare ; an béa qu asiu- ;>ttip suppose une sorte d'assidsité, quelqae chose d'habituel. On as sonmer dans en seoi cas particttlier à nnepuailioa, au jugement de quelqu'un; on s'asttf/êttil à un usage, à une mode, aux heures et quelqu'un , qnand on s*y afieommode sans cesse, c Dien ne devait pas attendre qn'five edt péché peur In somsnHtre enx douleurs de renfantement, ni qu'Adam edt dësobapcur ressm'flltr h tant de mistres. > Bosn. La sossûrioii peut humilier; VasÊUjatti$sewMmS est ^atât géaant, importun, par la fréqueate rèp^tica des actes qu'il commande.

a» Subjuguer, asservir.

Subjuguer annonce un vainqueur et un vaioca: assenir, un tyran et un esclave. Celui qui »^ jugue l'emporte , est le plus fort , mais il se past qu'il n'opprime point; ce met ne marque pas secessairement Tinjuslice et U Tesatien. « Alexandre subjugua avec une promptitude incroyable toutes les terres de U domination persiesBe. • ftosa. « Sésostris attaqua la Libye . et la plus grande partie de cette vaste région fut subiugués. » Id. « Aven ce roseau Jésus-Christ a subjugué plus de nations qgêo les plus fameux conquérants. » Bouan. « On voit dans les histoires des hommes qui remportent des victoires, qsi prennent des villea, qui sulbjuguent les empires, qui détrônent les souverains. » Mass. « Nous aartens tort en résistant 4 cette évidence qui nous subjuguerait enfin malgré nos vaines résistances.» FÉs.'4asirvir,. an conVêiro, exprime toujours

SYNONYMES À RABICAUX DIVERS.

iit abns. « Le moi est inooramode anx autres, tn e qu'il veut les asservir : car chaque mot est ennemi et voudrait être le tyran ée tous les an* res. » Pasc. «Une femme perdue d'hoaneur s'épuise , s'endette , se ruine pour un mondain à qui lie est asservie, dont elle essuie Ions les caprices, ui n'a pour elle que des hauteors, et qui ordonne e tont chez elle en maître. » Bosrd. « Que des ommes épars soimt successivement asservis k n seul , je ne vois là qu'un mattre et des esclaes. » J. J.

Loin d*ècre aux lois d*uB homme en esehve atser- 9ie,

lianez-Tons , ma sœur, i la philosophie. Mol.

Un peuple subjugué a en le dessous; un peuple asservi gémit dans les fen. Si on est sti5ugué, c'est qu'on est faible; si ooesiaettivi, 'est quelquefois parce qu'on est lâche. Avec teaucoup d'attraits , une femme subjugue fuule' aent les hommes ; avec beaucoup d'empire , de lauteur et d'exigence , une feraoM aseervit un mant ou un mari à tous ses caprifies. L'évidence 10 us subjugue, les passions nova «sfervùMnl. : Les riches ne songèrent qu'à subjuguer et a*ervir leurs voisins. ^3,J.

SOUPÇON, SUSPICION. (SOUPÇONNER, S6SPEGrSR). Croyance légère, faible, incertaine, à [uelque chose de désavantageux pour ui* perlonne.

Soupçon, autrefois souspeçon^ et suspicion, atin suspido, viennent tous deux du verbe latin ^uspicari, soupçonner, se douter, coi^tucer. iais «ouppon, qui a une forme toute française, )st un terme vulgaire; au lieu que suspicto», dant calqué sur le latin siupicio , est un terme le palais. Le soupçon a pour objet toute sorte le faute ou de mauTaise action; la suspicion ombe proprement sur les délits. Voua entrez en rovp^on contre votre ami que vous croyez xnfilèle , et en «ujptoon contre ua juge qui vous ^aratt prévariquer.

différence apparenta, faire une cbose sous tel prétexte et sut tel prétexte , défendre une chose sous teUe peint et sur telle peine.

Dans ces exemples, et autres semblables, s'il y en a, sous s'emploie beancoup plus soment que sur. D'où résulte une première indication qui a déjà son importance. Sous annonce un prétexte ou une peine ordinaire, qui n'a rien de saillant, quelque chose de général ou de vague sur quoi l'attention n'est paa particulièrement appelée ; au lieu que sur est un mot rare réservé pour Ice caa remarquables , dont on ne se sert que quand il est question d'un prétexte ou d'una peine ex.traordioaire , qui est ou qu'on met en relief de quelque façon que ce soit. A l'appui de cette dis^ tinction vient un autre fait, savoir que, avec prétexte, sous peut très-bien se passer de l'as^ ticle, mais jameis- sur: sous prétexte, sur le prétexte. Il y a plue : noik-seulement sur prend nécessairement l'article, ce qui prouve que sur, dans cette acception , est précis , mais encore , ce qui confirme celte preuve, c'est que TarticlB lui'-mÂaae se trouve quelquefois accompagné d'autres mots déterminati£5 : sur le seul prétexte (Volt.), sur le sixaple prétexte (In.), que....

Sous le prétexte fait concevoir ua prétexte var gue, tacite, sous lequel on se cache, suivant le sens primitif et ordinaire de prétexte (de près texere, tisser devant ou dessus), ce qui couvre. «L'amour- propre craint moins de résister secrètement à Dieu sous de beaux prétextes que de choquer las homme». » Fin. « Tout consiste à bien vivre , disent nos Indifférents. Mais c'est encore, sous l& prétexte de la piété, la plus fine et la plu» dangereuse hypocrisie. • Boss. Mais sur le prétexte est l'expression dont on se sert de préférence quand il s'agit d*UA prétexte qu'on met en avant, qu'on allègue , qu'on pose ouvertement comme une raison ou comme un droit. « Voua savez bien que c'est ce que Dieu de-

D'où il suit que la susptcton est moins vaiçue i mande , et voua le lui refusez toujours sur de

>u mieux fondée, comme l'est la présomption sar rapport à la conjecture : devant lee tribuaauxonne se contente pas d^idées ImaginaBres, |ui ne s'appuient pas au moins sur des indices, tur des raisons apparentes. Le soupçon (ait qu'on 3St soupçonné; la suspicion suppose qu'on est tuspect, c'estpà-dire setippenii^ et méritant de l'être.

Entre soupçonner et suspecter mémo diâérence, suspecter désigaaat dans l'c^jet un »get le le soupçonner. La défiance ou plutôt la mélance soupçonne les gens mêmes qui n'ont donné lucun lieu au soupçon : la prudence suspecte :eux qui ont donné matière à la siuspicion. Un tiomme vrai peut être soupçonné de ne pas dire La vérité dans certains cas : le menteur est justeooent suspecté de dire £mix dans le cours ordiaaice des choses. La femme la plus vertueuse sera soupçonnée par un jaloux; la coquette est wspeetée de tout le monde ou suspecte au public.

S0U8,SII1. Ces deux prépositiona'de signification contraire entrent néanmoins dane des locutions qui semblent équivaloir et sont assez difficiles à distinguer. On dit également, et sans

beaux prétextes. » F an. «La faction de Mustapha persuada aux janissaires que le jeune Osman avait dessein de diminuer leur nombre pour affaiblir leur pouvoir. On déposa Osman sur ce prétexte. » Volt. «. Ferdinand prétendait avoir droit sur le royaume de Napks, conquis sur la soaison d'Anjou par Alphonse, son oncle, avec les forces, du royaume d'Aragon. Sur ce pré^ texte, il proposait à Charles VIII de faire conjointement et de partager avec lui cette conquête. » Boss. — Tartufe se fait doucement donner les biens d'Orgon sous le prétexte qu'ils pourraient tomber en de méchantes mains , qui en mésuseraient. Mais on déclare la guerre , on intente un procès, on prétend un droit, sur tel ou tel prétexte. Le prétexte sous lequel on fait une chose n'est pas la véritable raison; le prétexte «ur lequel on fait une chose n'est pas une raison solide.

Sous peine peut indiquer une petite peiné : sous peine d'amende (Acao.). « Le roi s'obligeait au b(Mit de ce temps de reifdre Calais, sous peine de payer cinq cent mille écus à TAngleterre. » Boss. Sur peina n'est usité qu'en parlant de

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