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 conserve son eafadère de. généralité et de vague par rapport à eu dans les expressions synonymiques «ndutre à erreur et tndûire en erreur , déterminer la orojance à quelque chose de faux.
Induire en erreur désigne une action doublement remarquable, elparla part qu'y prend le sujet, car éU* est toujours volontaire , et par ce qu'elle a de précis, de décidé, de complet, car induire en erreur^ c'est mettre, établir dans l'erreur. m. V. l'intendant ne saurait se justifier d'avoir manqué de parole à l'Académie , et de l'avoir induise eu erreur par de fausses promesses. » Moif- TB90. ludmire é erreur peut signifier une action qui n'est pas volontaire , et, dans tous les cas, il signifie seulenent l'action de mettre sur la voie de Ferrewr, de manière à n'être que la cause éloignée de l'erreur. «Durant les temps d'ignorance, ce que rftme connaissait de sa dignité et de son imnortalité l'ûidiiisatt le plus souvent d erreur. » Bo9S. c II y a bien de la différence, dit Pascal, entre tenter et tnduire ea erreur. Dieu tente, nuis v^teàduit point en erreur. » Tenter , n'est-ce pas au moins àidiiéred erreur? Le même écrivain que, « quand mtee les scbismatiques
I feraient des miracles, ib a'tadutrotenl point en erreur; » et Tarant prouvé, il conclut : donc le miracle d'un schismatique ne peut tndutre d Terreur. » Comme si , fort de sa démonstration , il voulait dire qu'un tel miracle ne peut pas même causer indirectement l'erreur, y acheminer, y conduire.
De même, erotred n'équivaut pas, tant s'en faut, à erotre en. Celui-ci marque une croyance plus intime, et accompagnée d'ime grande confiance , d'une sorte d'abnégation : croire en Dieu , croire en J. C. « II n'y a nulle raison de croire à l'Antéchrist qui ns soit à crotre en J. G. ; mais il y en a à croire en J. G. qui ne sont point à croire à l'Antéchrist. » Pasc. -^ Bossuet a bien visible- I ment observé la même distinction entre espérer à et espérer en dans l'exemple qui suit. « Il est bon ^espérer en Dieu , et non pas d*espérer au« hommes , parce que Vespérance que l'on a aux hommes ne nous montre que de fort loin la possession ; et , au contraire , l'eep^anee que l'on met en Dieu est un commencement de la jouissance. »
Enfin Bourdaloue, en employant à avec se fier et en avec se confier , donne à entendre que la différence entre d et en est analogue ou conforme à celle de se /ier et f e confier , comme cela est eflectivement. Voy. se fier, se confier, « Fions^ nous à la parole des saints , ou plutôt confionsnous en la parole de notre Dieu. »
A raison de , et en raison de , forment deux locutions prépositives entre lesquelles les dictionnaires ne mettent pas de différence. Il y en a une pourtant , et c'est la suivante. A raison est plus vague ou moins rigoureux et se dit llwXài par rapport à la qualité que par rapport à la quan* tité. c II y a des gens capables d'adopter cette critique à raison de sa commodité. » J. J. En raison de , au contraire , est une expression plus stricte , plus exacte et presque toujours relative à la quantité. « L'imposition doit être faite en raison des biens des contribuables. > J. J. On paya cet ouvrier à raison de l'ouvrage qu'il avait fait (àCAD.) , suppose qu'on a voulu récompenser la qualité aussi hlen que la quantité de l'ouvrage. Mais il faudra dire : on paya cet ouvrier en raison du temps qu'il avait mis à cet ouvrage (Acad.) , le temps ne pouvant être considéré aue sous le rapport de la quantité. Cette distinction est si vraie, qu'en raison de est seul usité en termes de science où il est besoin d'une grande exactitude , et que dans cette locution le mot raison peut recevoir des déterminatifi» : en raison directe , inverse , réciproque. — Toutefois , d raûon de se dit aussi , comme en raison de , en parlant de quantité ou de nombre. Alors s'il n'est pas plus vague , il est plus général qu'en raison de : il suppose une estimation, non pas spéciale et pour la circonstance , mais faite pour tous les cas : Il lui doit le change de dix mille francs , à raison de tant pour cent (Acad.). On dirait hion, d'uu autre cdté: vous aurez part aux bénéfices en ratson de votre mise.
Même différence entre à proportion de et en proportion de. A proportion de est plus vague et implique une simple approximation , une mesure peu rigoureuse. < Je suis sensible aux bontés de