CONTRAINDRE À
«Tâchez de contraindre vos ennemis à vous aimer. » Boss. « Il a fallu une loi pour régler l'extérieur de l'avocat et le contraindre ainsi à être grave et plus respecté. » Labr.
Elle a, pour premier point, Exigé qu'un époux ne la contraindrait poin* . A traîner après elle un pompeux équipage. Boil.
— Contraindre de. « Hérode fut contraint de se donner au vainqueur, Persée de se livrer entre les mains de Paul Emile , Maximien de se donner la mort à lui-même. » Boss. « Cerbère que je contraignis de voir la lumière. » Fén. « J'ai été contraint de m'enfuir presque seul. » Id. .
De ces trois verbes , celui qui a le plus d'affinité pour à, c'est obliger, parce que de lui-même il est propre à marquer une influence générale, abstraite , idéale , morale , en même temps que douce, modérée. Plusieurs philologues ont prétendu qu'il était essentiel à ces verbes employés au passif, c'est-à-dire au participe passé , de prendre de plutôt que à. L'usage suivi par nos grands écrivains ne confirme point cette opinion , et , le fait fût-il aussi certain qu'il l'est peu , il s'expliquerait par le besoin d'éviter l'hiatus de forcé à , obligé à , besoin qui est pour les poètes une nécessité , mais auquel dédaignent souvent de s'assujettir les plus illustres prosateurs.
SE JOUER À, SE JOUER DE. Ces deux verbes donnent l'idée d'une entreprise ou d'une attaque contre quelqu'un qu'on devrait respecter.
Se jouer à montre dans l'éloignement et le