‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 123 sur 444 · TERMINAISON MENT · texte numérisé non relu

TERMINAISON MENT

Paye y payement. Rayon j rayonnement. Bond, bondissement. Bouillon , bouillonnement. Baison , raisonnement. Rabais , rabaissement. Àb(n , aboiement. Sac, saccagement. Perfection y per^ fcctionnement. Frisson, frissonnement. Attache, attachement. Râle, rdlement. Manque, manquement. Règle, règlement. Reldche , rel4chement. Ménage, ménagement. Habit, habillement. Os, ossement. Abandon, abandonnement. Etc.

L'étymologie et partant la valeur propre de cette désinence ne sont point faciles à trouver. Il est vrai que plusieurs des substantifs qu'elle termine sont traduits de mots latins terminés en mentum, comme monument, ornement, document, de monumentum, omamentum, documenîum. Mais rapporter ment à mentum , c'est simplement reculer la difficulté , car la signification précise de la désinence latine ne nous est pas mieux conniae que celle de la française. D'ailleurs , on ne saurait conclure de l'une à l'autre , parce que tous les substantifs de notre langue en ment , qui se trouvent avoii» des synonymes de même radical , mais autrement terminés , n'ont pas de correspondants en latin, sont tous français, ayant été formés par l'adjonction de ment à une racine française elle-même : tels sont payement, rayonnement, attachement, rdUment, ahandonnement. Sur ce point donc le latin ne peut fournir aucune lumière.

Ment , dans les noms où nous le considérons et devons uniquement le considérer ici , est une

i . Roubaud reconnaît aussi plus de grandeur à la besace; mais il en donne une raison singulière que M. Guizol aurait dû retrancher. C'est qne la terminaisnn ace est augmentative. Or, comment peut-elle Pélre sans que la terminaison ae le soit anssi ? Et si, dans besace^ ace forme la tenninaiton, be n*élant pat essenliel , il restera pour radical dn mot la seule lettre s. En vérité, c'est Irop pen.

terminaison toute française. A-t-il néanmoins quelque rapport au latin mentum? Dérive-t-il seul, ou ainsi que mentum, > de l'ablatif latin mente, de mens, ftme, esprit, pensée, force, action, comme le veulent plusieurs philologues? Il se peut ; mais , quoi qu'il en soit , il y aurait imprudence & faire dépendre d'une étymologîe incertaine et controversée le sens de cette terminaison et la nuance d'idée particulière aux substantifs où elle se trouve. Il vaut mieux à cet égard consulter l'usage , chercher à lire dans la composition de ces substantifs avec quelle partie du discours ils ont plus d'affinité , et enfin mettre à profit les observations partielles des synonymistes sur la valeur de cette désinence.

Or, ment indique l'action du verbe contenu dans le substantif qu'il sert à composer , la mis^ à exécution , l'application actueV-3 de l'idée signifiée par le radical. Il résulte de là une opposition sensible , lorsque ce radical se trouve d'^n côté . et le substantif en ment , de l'autre , quelque sync^nymie qu'il semble y avoir entre eux.

Ainsi, la paye est la chose, le payement es^t cette chose réalisée : c'est, d'une part, le salaire qu'on donne à un employé ; de l'autre , l'actioc^ de le donner : on reçoit la paye , on fait le payt-^ ment; on demande quelque délai pour un paye^^ ment.

De même rayon et bond se prennent objecti?e — ment, tandis que rayonnement et bondtwefn^-^ ont un rapport marqué à l'agent et à l'opératioi^ de cet agent ; le rayonnement est le développe — " ment de la puissance de produire des rayons ^^ comme le bondissement, suivant la défînitioi^ qu'en donne Condillac , est l'action pr laquelle on fait des bonds. On dit bien , franchir un espace d'un bond , parce que ce dernier mot se considèr^^ objectivement et par rapport à la nature de bp>^ chose ; et , d'un autre côté , on dit , c'est un bon-^, dissement perpétuel , la chose étant considérée icCpendant qu'elle s'effectue. On caractérise d'une< manière abstraite l'allure générale de certains animaux en disant qu'ils vont par sauts et par bonds; mais si on décrit cette allure comme éîfeO'

SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL

tire, comme ayant ou comme ayant eu lieu, et de telle ou telle manière, hondiuement est le tenne qu'on doit préférer. « Les secousses des montagnes et des collines , ébranlées par un violent tremblement de terre , sont fidèlement représentées par les bondissemenU d'un troupeau. » Lie.

« Q\]aiMi l'artère est piquée, dit Bossuet, on Yoit saillir le sang comme par houiUons. > Et , à quelques lignes de là , il ajoute : « Ce n*est pas toujours la trop grande quantité de sang , mais c'est soQtent son bouillonnement qui le fait sortir àes Tdoes et qui cause le saignement de nez. > Bouillon exprime une chose , et bouillonnement une action : on donne à un liquide deux ou trois boutUons (P. R.); il se fait, dans les plantes, lorsqu'elles absorbent les sucs , comme un bouillomement intercadent (Montbsq.).

Maison désigne une faculté dont raisonnement eiprime l'exercice , l'usage bon ou mauvais.

SaiionDer est remploi de toute ma maison , El le raisonnement en bannit la raison. ( Chrytale dans les Femmes savantes,) Mol.

« n y a des philosophes qui ont le talent d'obscurcir la raison par le raisonnement. » P. A. Bans un autre sens, la raison est une preuve qu'on allègue , et le raisonnement en est le développement, l'application , c'est la manière dont on la présente. Il y a bien de la différence entre une nison solide et un raisonnement solide, a Nous loi demandons des raisons ou du moins des raisonnements. » J. J. c Elle va tenir tête aux plus profonds docteurs de Salamanque , et jamais ses nisonnements ne céderont à leurs raisons. » Les.

< Le rabais , dit Roubaud , est produit par le rabaissement ordonné; et ce dernier mot marque la force employée et l'acte de puissance émané pour produire le rabais : l'édit ordonne le rabaissement, et opère le rabais, >

De son c6té , Laveaux caractérise ainsi les sy- Donymes aboi et aboiement , qui expriment tous deux le cri du chien. < Aboi se dit particulièrement en parlant de la qualité naturelle du cri du chien : un chien qui a l'abot rude , aigre', perçant: un aboi effrayant. Aboiement se dit plutôt des cris mêmes : de longs aboiements^ des aboiements continuels. On dit : faites cesser les aboiements de ce chien , et non pas : faites cesser son aboi ou ses abots. s

Le mot sac signifie une sorte de fait; le mot saccaçement dépeint un évé'nement ou la réalisation de ce fait. Au milieu des agitations des guerre» civiles, la maison de Montaigne, comme il le dit lui-même , resta vierge de sang et de sac; on dit, pour indiquer une époque , au sac de telle ville; Virgile a pris de Pisandre l'aventure de Sinon et le sac de Troie (Marm.). Mais s'agit-il àe raconter , de mettre sous les yeux ce qui a eu ^ien., saceagement est le mot propre. « Quintilien a fait une ample description du saccagement d'une ville. > Maric. « Les Mexicains avaient été épouwntés par le supplice de leur roi et par le saccaffniwiu de leur ville, v Id. s Dès lors la licence , le meurtre et le saccagement furent sans frein. » I». « Le saccagement de Rome par les troupes de Charles Quint en 1527. « Volt.

César s'étant emparé de Gomphi, on trouva dans une maison les cadavres de vingt vieillards qui s'étaient volontairement donné la mort : « La crainte des maux affreux qui accompagnent le sac d'une ville prise d'assaut avait opéré ce funeste désespoir. » Roll. « Mardonius entra dans Athènes, brûla et démolit tout ce qui avait échappé au saccagement de l'année précédente. » In. — a Parmi les esclaves d'Orosmane il s'était trouvé un enfant , pris autrefois au ,sac de Césarée. » Volt. « Il s'éleva, après la mort de César, une opinion assez commune que le monde allait finir. Les horribles guerres des triumvirs , leurs proscriptions , le saccagement des trois parties de la terre alors connues , ne contribuèrent pas peu à fortifier cette idée chez les fanatiques. » Id.

Le substantif en ment a donc un caractère verbal , qui manque à son synonyme sans terminaison : l'un exprime comme un fait , comme ayant lieu , ce que l'autre signifie comme étant , conune une chose de telle nature, ayant telles qualités. C'est qu'en effet , quoique le premier ait le second pour radical , il ne le reçoit qu'après qu'il a passé par un verbe correspondant dont il a subi l'influence. Ainsi, saccagement vient de saccager, habillement &*habiller, ébattment de s'ébattre, élancement de s* élancer ^ frissonnement de frissonner, etc.; au lieu que leurs synonynies, qui en dernière analyse sont aussi leurs radicaux, ne dérivent pas du verbe, lui sont, au contraire, antérieurs et ont servi à le composer , si bien que de sac on a fait saccager, d'habit habiller, et ainsi des autres. Or, puisque les substantifs terminés en ment ont , quant à leur formation , plus de ressemblance avec les verbes correspondants que leurs synonymes , ils doivent en avoir et il est tout simple qu'ils en aient davantage aussi quant à leur sens.

Un autre caractère distînctîf des noms terminés en ment , c'est que , marquant la chose pendant qu'elle se fait , ils l'expriment d'une manière relative et incomplète, comme un fait passager, tandis que leurs synonymes sans terminaisons significatives la désignent comme absolue et achevée, a Le perfectionnement , dit Condillac, est le progrès vers la perfection, et la perfection est l'état d'une chose parfaite. » L'homme tend à la perfection par la voie du perfectionnement. On donne ou l'on reçoit un brevet de perfectionnement et non de perfection , parce que la choî e pour laquelle on récompense ou l'on est récompensé se trouve être un peu plus parfaite qu'auparavant , mais non pas absolument parfaite.

« Le relâchement , dit Beauzée , ne tire pas tou-, jours à si grande conséquence que le relâche , et on peut se le permettre quelquefois jusqu'à un certain point , quand on n'a pas le loisir de se donner entièrement relâche. »

Laveaux dit , en parlant du tremblement de la peau appelé frisson et frissonnement : « Si ses différentes causes sont de nature à se renouveler, à subsister et à produire les mômes effets pendant un temps considérable , sans interruption , ce mouvement extraordinaire de la peau est le .frisson proprement dit; si elles ne sont qu'instantanées ou qu'elles ne se fassent sentir que par interval-

PREUIËHE PARTIE

les , la conyiilsion da la peau est appelée ftiuwnement^ conune par dminutif. » Gondillac est aussi de cet avis : < l/t frisjionMment , dit-il, marque une agitation plus légère que le frisson.v On éprouve un grand (viaon : Alexandre s'étant baigné dans le Cydnus « se sentit saisi d'un fm- $on si grand, qu*on crut qull allait mourir. » ROLL. Mais on éprouve une espèce de frissonne" tnent : « La maîtresse des pensionnaires ne put voir la petite Perrier défigurée comme elle était sans une espèce de frissonnâmcnt mêlé de compassion. > Rac.

Et cette même différence Gondillac l'établit entre sacèagement et sac , en disant que « le saccagement n'emporte pas l'idée d'une si grande destruction. >

La paye est un payement réglé , établi , de tous les jours ; lé payement est une paye accidentelle. Les soldats ont une paye; un ouvrier, qui a fait Une seule journée , demande son payement,

c Dans l'espèce des cailles , les accouplements sont fréquents , mais on ne voit pas un seul couple.» BUFF.

S'il pouvait rester encore quelques doutes sur la réalité de cette double différence , il suffirait pour les dissiper de faire connaître la manière dont nos devanciers distinguent les synonymes du genre de ceux dont il s'agit ici. Nous rapporterons avec quelque étendue -tous leurs articles , ' afin de nous prévaloir de leur accord, de faire comprendre notre pensée par des développements, et de montrer que ces distinctions, si subtiles et si métaphysiques, ne sont pourtant pas toujours sans conséquence et indifférentes pour l'application.

ATTACHE, ATTAGHEMENT. Ce qui fait qu'on tient aux choses, qu'on y est affectionné. On trouve presque également dans nos meilleurs écrivains attache ou attachement à la vie , aux richesses , aux honneurs , à la religion , aux vérités, etc.

Girard a bien senti que le mot dJattache exprime quelque chose de plus absolu , de plus fort que celui d* attachement, a Le mot à'attaclie , ditil, convient mieux lorsqu'il est question d'une passion moins approuvée ou poussée à Texcès : on dit de Vattache , qu'elle est forte , et de Yattachement , qu'il est sincère, s

De son cdté , Roubaud a tout aussi bien caractérisé ces deux expressions , mais en les prenant sous un autre point de vue. Attache , suivant lui , est objectif, et attachement subjectif. On a de rattache aux choses qui attachent , et de l'attachement pour les choses auxquelles on s'attache ; de sorte que la particule ment donne au mot qu'elle termine un rapport à l'agent, aux dispositions et à l'opération de cet agent.

* Attache, dit-il, est ce qui attache, un lien; aitachement , ce par quoi on est attaché , une liaison. Attachement désigne un sentiment. Vattache vient de quelque cause que ce soit; V attachement ▼lent du cœur. On tient à l'objet pour lequel on a de l'attac/ie; on aime celui pour qui on a de l'attachement. Le hasard, l'intérêt, l'habitude, les convenances forment les attachée; la nature forme laa altochemen(e. On a des attachements; l'on se

fait des attaches, Gonsidérez bien les hommes , vous verrez qu'ils sont plutôt conduits par leurs attaches que par leurs attachements : nous Tivcos comme on vit , et non comme nous youdrious vivre. Un des grands malheurs du vice , c'est que l'attache en reste encore après que l'attachement a cessé : vous ne l'aimez plus; mais vous y tenez encore parmiJU^ liens qae vous n'avez pas la force de rompre. »

V attachement part de nous : l'attache dépend des choses , c'est une espèce de sort ou de cbaone. a Etre collé au vice d'une attache naturelle. * Monta ION. a Cette femme d'esprit avait accoutumé les savants à ne pouvoir se passer de son attaclie.^S, S. Rollin cite deux statues de Lysippe très-remarquables : l'une dont Tibère était charmé ou épris et qu'il dut pourtant rendre à la place publique, quelque attache qu'il eût à ce cbeFd'ceuvre; l'autre, représentant Alexandre, dont Néron faisait grand cas et pour laquelle il avait un attachement particulier.

RÂLE, RALEMENT. Ges mots imitent le son rauque ou enroué qui sort de la gorge lorsque la respiration est embarrassée, dans l'agonie surtout.

Le fàle marque l'espèce de son qui sort de la poitrine d'un malade à l'agonie; le ràiemerU exprime le râler. Un moribond a le rtfie, et il est en proie au ràlement.

G'est la différence indiquée encore par Roubaud. ce RdJe, dit-il, exprime le bruit qu'on fait en râlant; et vàLement marque la crise qui fiât qu'on râle , qui donne le xàù. Un agonisant a le râle; et vous voyez la poitrine oppressée, la gorge embarrassée, la respiration troublée par le râlement,» G'est^à-dire , en termes généraux, que le râle se considère j)assivement , objectivement ou par rapport à la nature de la chose ; et le rtftement activement, subjectivement ou par rapport à la chose se réalisant.

MANQUE, MANQUEUEirr. Action de ne pas tenir ce qu'on doit.

Nous ne pouvons mieux faire ici que de citer simplement les paroles de Roubaud. « Comme op dit manquement^ on dit aussi manque de f^i- Jfonque exprime la nature , l'espèce de la chos^ > d'une manière générale : manquement expriic^ l'action ou l'omission par laquelle on est coup^~ ble de ce manque. On dit le manque de foi, et u. & manquement de foi. » — On dit aussi , et avec \^^ mêmes nuances d'idées , un manque et un nuv^' quement de respect et de parole.

Le manque est le manquement en soi, idéal; ^ manquement est le manque effectif ou effectué.

Quoi ! le manque de foi vous semble pardoonthle I

CoRif.

Quand Pompée voit que le roi d'Egypte n'entoi« au-devant de lui qu'un esquif,

n soupçonne aassitôt nn manquement de foi. ^^

Sur ce dernier vers, Voltaire remarque <l^* manquemeni n'est plus d'usage , et qu'aïyourd'b^* nous dirons manque, G'est une erreur dont no^ empruntons la preuve à Voltaire lui-même « ^\ il dit dans ces mêmes Commentaires sur Coj'

neille : « Acomat, dans Bajaxet, ne conseï

Ile

qu'un simple manquement de parole 4 une fentt^ ambitieuse et criminelle. >

Slr^ONYHES QUI ONT LK H£ME RADICAL.

> Daovloat ^Orient , c'est tm mwhque de respect f3<* de se découTiir la tête, s Volt. Une pertoime ésrers qai on son manqaé'de respect, reproc^era, pimxntm pardonnera ce manqiKemnU de

REGLE , KBGLEKKVr. Xie fut Mtt à veooAllif 8 , i difiger.

Ginsd, ei^Bès lui CaBKi?llae,toRt aperç« oe qu'il y a dUeohi, jàe génécal. *de ^/bnùuiauA oblgstflôedas la^te, et^ee que èejnùt règi$^ maU aprme de relatif, de ^itieiiUer, >de TUf nàbèt ti Afintmce.

Teki I^ntiole de Ginoed. « La «^ regarde prapnBoit Jes olwaes quV>B doit frire ; et le r^ ikaat. la manière dont on les doit inse. Il entre dms l'idée 41b rime ^nelqae -chose qui tient plos dï droit naturel ; et dans l'idée de Taotre , ^<]ae chose qui tient plus du droit positif. » \& rè^emmi est relatif au fiût de rétablir : on QDt ées règkmenU; et à la personne qui rétablit: ias rè^irsiAil» d'iiiigaste (Montesq.) , les règlements des jésuites pour les iiabits des fenmss (Pue.).

D'antre part, Condillac s^exprime sSnsl : « Mg2e et ri§l^meni se disent des mœurs. Mais les fl^kf s'étendentà toutes les actions; elles veillent JQsque ferles phu indiffiàrentes, et déterminent oe fu^oQ doit faire chaque jour. Les règlements corrigmi Jes abus et déterminent plus oe qu'on doit éviter que ce qu'on doit feiire. Les régies sont plus générales , on les donne à tout un corps ; on oe prescrit des règlemenis que pour ceux qui s'éctrteDt des règles, »

KELicas, RELiCHEBiraT. iotterroptiott , in- '•ermission , discontinuation d'un premier état.

(Test avec raison que Beauzée trouve dans le Tddehe quelque chose de plus absolu , de plus géi)£nl. de plus constant que dans le relâchement. Kû ensuite il af&rme , de concert avec Girard , t&e Ttldchement s'emploie plutôt en mauvaise ;art pour signifier une faute , une cessation d'ausiérité ou de zèle , ou la diminution de l'activité ^ le travail ou dans quelque exercice; au lieu îoe Tdddie exprime simplement le fait de la cessB^ da ^travail. Qu'est-ce à dire , si ce n'est que Tvidche oe marque pas , comme relddiement , un "^appon à Tagent , à son aotion et à la faute qu'il commet en la faisant?

^eidcke exprime le fait du repos d'une manière psive, objective , et rdàtkemesd d'une manière vthre et subjective. Geluioci désigne le repos en tet qu'on le réalise, qu'on se le donne, et par <^oaaéquent est seul propre à marquer celui qu'on ^toiie à tort. Un mal laisse ou donae du relA* ^i on UMube dans le reiàchtmenJt.

U relâche est une chose; on en a ou on en 'lûoae : le relâchement est un fait, tme manière ^ se conduire, une fiante : on acouse quelqu'un ^ rtiâtihemeiU (Volt.). On souffre ou une ctiese ^ ^ sans reldàie; on a le mérite de faire quel- ^ ehose sans nelàehement; c'est-À-dire sans se f^her. « Les chartreux étaient consacrés sans '«^«s«i« au jeûne , au silence , à la prière , à I* loliiade.» Volt. — Une personne qui souffre a ^ n'a pas un moment de relâche (Siv.). « Il y nralt du péché à ne vouloir .pas être toujours

occupé de Dieu si on le 'pouvait. Il n'y a 'point de péché à donner qurtqueibis du reldchement à cette douce 4>ccupation quand elle vient à trop échauffer la tèVe. » Boss.

MÉNAGE , MÉNAGEMENT. Action d'en user modérémeQt , d'y aller doucement.

Ces deux mots 'ne' paraissent guère synonymes; car le -ménofffe consiste à ménager ses riohesses , -ses rorenus, et le ménetgement à ménager Us bofflBies , À se conduire envers eux avec égard et sans brusquerie : l'un touche à l'économie , l'autre à la politesse ou à la politique.

Mais, ooasidérant Tune et l'autre expression coaonae si^oifisnt éccDomie, épargne, Girard les distingue conformément à la règle ci-dessus établie. Suivant lui , le ménage est quelque chose de constant , d'habituel , et regarde le domestique, le train ordinaire de la maison; le ménagement est plus îparticolier , plus accidentel et regarde la conduite des affaires : l'un empêche de se trouver court dans le besc^, l'autre fait qu'on n'eit jamais dérangé.

D'ailleurs le ménage est absolu, et le ménagement rdatif : on ne dit pas le ménage^ mais le ménagement de quelque chose. « Des méditatioas sérieuses, des conversations honnêtes, une nourriture modérée, un sage ménagement denses forces , rendent Thomme maître de lui-même. aSoM. cLe mot d! économie s'entend plutôt du sage iménagement de ce qu'on a que des moyens d'acquérir ce que l'OD n'a pas. » J. J.

HABIT. HABILLEMENT. Gequetosliommesanltent-sin* leurco-rps.

UabiUesnesU ^ cdmme le renNtrqne justement l'Académie, se dit quelquefois, surtout en itensas d'adskiniBtration , de l'action d'habiller, de pourvoir d'habits : capitaine à*hahillemerU; dépenses à* habillement ; un peu avant larepr^ntstîna, chaque acteur s'4)G0upe de son haèUlement.

Mais il peut aussi se prendre d'une manière objective et -passive , ainsi qu'ha5tt , pour ce dont on est vêtu. Or , même alors il conserve un certain rapport  l'action marqiiée par le verbe, et c'est ce qui fait dire à Girard « qu'outre l'essentiel de vêtir, il renferme dans son idée un rapport à la foràae, à la façon dont on est vêtu. VhaMUement est une manière d'habit ou la manière dont une personne s'habille. » (Yoy. fi^tement, habit ^ habillement , oceoufrernsfiS.)

08, OfiSEMBNT. Ce sont, dans lés anisMux, des parties solides qui servent à attacher et à soutenir toutes les autres parties.

i)ff>exprime la chose à son état naturel, c'està-dire dans le corps et faisant partie de l'animal vivant, âisemeiit la représente dans an état ulitérieur, telle qu'elle est devenue par:suite d^une action qu'elle a subie, par suite de la désorgani* sation. Les oêsements sont des espèces d'as , des os modifiés , des' os desséchés et dépouillés de chair et de tout ee qui sert à les unir. C'est ainsi que les ferrements sont des choses de fer , résultant d'actions subies par le fer. Ossements fossiles.

c En Egypte , on mettait le crâne ou un antre osremetU sous son lit , pour voir en songe l'omlMe d'un mort. » Volt. « Un champ couv«^ d-owsments. » Lab. «Les orsemenlides saints,» Bon».

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