‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 144 sur 444 · TERMINAISON ERIE · texte numérisé non relu

TERMINAISON ERIE

fombe, fowberie. Béve^ rêverie. BrauiUe^ brouUkrie. Chicane , chicanerie. Pointillé , pointillerie. fneatj tracasserie. Lésine, lésinetie. Coquel y Caqueterie. Vol , volerie. Tapis , tapist.BMél, hôtellerie.

La terasDaison erie est toute française, et

quand die s'ajoute à une base verbale , ce qui

arrive pres<^ toujours, elle marque l'action de

faire ea qui est signifié par le verbe , ou le résuK

tal de cette action. Elle est d'un emploi continuel

dans les arts où elle désigne le métier, la profes-

skn pea noble, peu importante, les opérations

mécsiqQes de certains petits artisans, dont le

DOS se termine d'ordinaire^ en ier ou en er, ou

Usa leurs ouvrages , ou bien le lieu où ils tra-

lâlient Cest ce qu'elle désigné dans les mots .

^joKime, horlogerie , bonneterie , chaudronnerie,

eeatHiene, draperie, joaillerie , menuiserie, pape-

iffie, serrurerie, vannerie, fntrerie, auxquels cor-

reqioDdent les noms de bijoutier, d'horloger, etc.

Bans le sens moral , dans celui où principalement les noms de cette désinence trouvent des synonymes, erie exprime un exercice répété, un défont dont on a l'habitude, dont on fait profession, comme la bavarderte, la bigoterie, la fsnfaronnerie ; en un mot, cette désinence est fréquentative.

Easaite , les choses , actions ou habitudes , signifiées par les noms en erie, ont un caractère èrident de petitesse et ne sont représentées que d'âne manière affaiblie , si bien que cette terminaison est diminutive ou atténuative, en même tanps que fréquentative. Une pierrerie est une fient , ou plutôt une espèce de pierre très-petite ; nous disons, une espèce de pierre, parce que la Vjerrerie n'est pas proprement une pterre , elle tient seulement de la pierre , elle ressemble à la pierre. Ce double caractère convient tellement à h désinence erie , qu'elle termine beaucoup de radicaux ^léjà par eux-mêmes fréquentatifs et dii&iniiti£5 à la fois. Exemples : cachoterie, chuchoterie , pieoterie , verroterie , marqueterie , criailierie , pUdUerie , tiraillerie , pointiUerie.

EofiÂ, les substantifs terminés de cette façon

VBt gêoéralement familiers, leurs synonymes ne Tétant pas; ou ils le sont, tout au moins, P|qs que ces derniers : volerie , chicanerie , pille- IV, hadinerie présentent ce caractère, dont leurs synonymes vol, chicane, pillage, badinage, ne sont pas revêtus. « La terminaison erie , dit Rou- ^nd, est souvent renvoyée au style familier, ponr désigner quelque ch9se de commun , de petit, de léger, de futile, dé frivole, de ridicule. > Comparés à des synonymes à terminaisons in- ^rentes, les substantifs en erie doivent mar- ^et qnMque chose de plus petit , de plus faible , de moins important et de plus familier. — Mais . n OQtre , ils doivent en difiérer à peu près comme tons les substantifs dans lesquels la terminaison nvcdifie le sens. I^s noms sans terminaisons signi • étires sont dépositaires de l'idée prise absolui^tf ils la représentent tout entière , sans par- ^'cvlariiation, sans indétermination, directement ;

les noms en erte, au contraire, la présentent comme un trait ou un tour , une action particulière, un cas spécial, ou ils l'expriment d'une manière affaiblie et approximative. De sorte que sous ce rapport les noms en erie peuvent être considérés comme la menue monnaie de leurs synonymes sans terminaisons significatives. Et s'il était besoin de prouver que les uns sont relatif^ et les autres absolus , il suffirait de remarquer que les uns s'emploient plus volontiers avec l'article indéfini, un, une, et que les autres s'emploient également bien avec l'article défini le,la: une volerie , une lésinerie , une chicanerie; le vol , la lésine, la chicane. — Ensuite , les noms à terminaison indifférente sont abstraits et passifs , et leurs synonymes en erte concrets , représentatifs et actifs ; ceux-ci rappellent un agent et son opération.

FODIIBB , FOURBERIE. Action de tromper ou disposition à tromper d'une manière subtile ou basse et odieuse.

La fourberie est moins importante, elle a des conséquences moins graves. Mais ce qui la distingue par-dessus tout , c'est qu'elle est particulièrcf et relative; elle est particulière, c'est-àdire qu'elle exprime un tour , un trait , une action particulière du fourbe ; elle est relative, c'est-à-dire qu'elle ne concentre pas en elle toute l'intensité , toute la force du vice , et c'est pourquoi l'Académie la définit avec raison , une tromperie qui tient de la fourbe. Il en est de même de bourgade et de marécage par rapport à leurs radicaux bourg et marais; ils expriment l'idée commune d'une manière approximative , comparative et indéterminée, au lieu que cette idée se trouve compacte , concentrée et nette dans les radicaux Ordinairement la fourbe est le caractère dominant et invariable du fourbe consommé ; et les fourberies sont ses tours , ses manières de tromper.

Quand les deux mots signifient la disposition à tromper , la fourbe marque le produit essentiel du caractère, et la fourberie l'état habituel de celui qui en fait métier, c'est-à-dire un défaut qui est moins concentré , moins odieux , qui consiste plus dans les actes, et qui tient seulement de la fourbe. La fourbe est noire et détestable. Mathan a été nourri dans la fourbe et dans la trahison (Rac).

Des malheors qai sont sortis De la botte de Pandore, Celui qn'i meilleur litre tout l^]DiTers abhorre , C'est U/ourbe à mon avis. LÎr,

La fourberie est ingénieuse et malicieuse : c'est, suivant Labruyëre , la réunion du mensonge et de la finesse ou de la malice : c'est , par exemple , l'industrie coupable de certains valets fripons qui savent attraper de l'argent à leurs maîtres.

Qui peut enjhurberie être aussi fort que toi 7 dit Lisette à Crispin dans le Légataire.

Quand les deux mots se disent d'une action particulière, fourbe s'emploie plutôt en matière grave. « Le mage Smerdis régna quelque temps sous le nom de Smerdis , frère de Cambyse : mais sa fourbe fut bientôt découverte. » Boss. Ensuite la fourbe est profonde , impénétrable , et quelquefois atroce. « Néron donne ordre d'empoisonner Bri-

PUm&RS FARTIE

tannicus; mais avec quel sang-froid odieux et quelle fourbe réfléchie 1 » Lab. « La réuniaa de la fourbe la plus profonde et de la scélératesse la plus noire forme 1» caractère d'Atrée. » lo. Mais la fourberie est plus légère et plus innocente; fo^rberie est un terme comique, plutôt que tragique. On dit une petite fourberie (Rbgh.). « Crûptfi rival de son matirey pièce de Regnaid , n'est qu'une fourberie de yalet déguisé, qui veut escroquer une dût. » Lah. Dans le caractère des Romains on remarquait « un éloîgnemeni déclaré des petites ruses, des déguisements, des fourberies. 9 RoLL. <K Les plus grandes affaires de l'État, à Rome , ne se décidaient qu'en conséquence des auspices et des augucea, où il entrait miUe fraudes et mille fourberies» » Id. Sans doute les four^ beries de Scapin , ne sont pas seulement , comme il les appelle , des gentillesses d'esprit et des galanteries ingénieuses; mais enfin elles ne sont pas aussi criminelles que les fewrbeA.

Ajoutez que la fourbe se considère en elle-même , et la fourbirie par rapport à l'agent, et à sa manière d'agir. «Il n'y a jamais eu d'homme que l'on pilt accuser de /ourbeneaTCC moins de raison que Moïse. » Mal.

RÉVB , RÉVEUE. Action au eut de celui qui rêve , qui abandonne son imagination à eUe-méme.

La rêverie est une espèce de rêve , tient du rêve , mais n'est pas tout à fiait réte. Le n^e a Ueu pendant la nuit, et dans le rêve on renonce absolument à la direction de ses pensées : la rêverie se passe pendant la Teille , et dans la rêtwie nous exerçons encore sur notre esprit quelque influence ; ce n'est qu'un rêve relatif, incomplet, passager. K Rêverie^ suivant Condillac, se dit de œs pensées sans ordre auxquelles Fesprit .se luire quelquefois par amusement, par délassement, ou parce qu'il est occupé de «fueique passion qui l'inquiète. » a On rêve également, dit Rivarol, et quand on dort et pendant la veille; ce dernier état est celui d'un homme qui , selon l'expression yulgaire , bol la campoffme. Ces deux époques de la vie, l'une de rêve pendant le sommeil, et l'autre d'aberration dans la veille ont cela de semblable, qu'il y a interruption totale de oommeree avec les objets extérieurs : mais à la moindre sensation, on revient d'abord i soi. Notre langue indique la relation de ces deux états, par le rapport e^ la différence de rêve A rêverie, »

De plus , le rêve est passif, et la réucrû active : on a un rêve , on raconte son rêve ; et on se livre à ses rêveries, a L'un , dit Laveaux , a rapport à l'objet, l'autre à If esprit qui s'en occupe; l'un fVappe l'esprit sans qu'il le veuille , l'autre occupe l'esprit de son eonsentenwnt. » L'un est le fait d'un homme qui rêve; Tautre est le fait d'un rêveur , d'un homme qui a la mauvaise habitude de ne pas gouverner sa pensée pendant la veille , de se repaître de ses imaginations. L'idée de défaut s'attache plutM à la rêverie, parce qu'elle dépend de nous en partie, parce qu'on se complaît dans ses illusions , et parce que la terminaison fréquentative du mot désigne use habitude.

Ce caractère de fréquence et de multiplicité a été bien saisi par Condillac : «Quand le moment , dit-il , arrive , qu'un malade est livré à une mul-

titude de rênes qui se succèdent, on dit qu'il tombe en rêveries. Ce mot se prend donc pour une multitude de venu, ou pour l'état oà Vem est, quand on ea fiait beaucoup, v

Enfin, quoique rêverie soit plus propre à marquer un défaut et la faute qu'il fait commettre , r^i;e signifie aussi quelquefois une chimère. Mais alors le rêve est plus considérable , phis snrvi , moins indéterminé, moins l'œuvre de la pure fantaisie : le rêve du bonheur ; le rêve de rino^ mortalité; le rêve de Charles-Quint était la monarchie universelle. De .sorte qu'ici encore la rêverie n'est qu'une espèce de rêve» un petit re're» un rêve affaibli, incomplet, vague, de peu d'ink^ portance; sans compter que dans ce sens rêverie ne s'emploie guère qu'au pluriel, pour signifier sans précision une foule d'idées étranges ou extravagantes : les rêveries des astrologues; livre plein de rêveries^ débiter des rivetiee pour des vérités. •

Outre cela y le rêve se considère en Uii-mâme, et la rêverie par rapport A Fe^it qui la conçoit.

BRÛDIIXB, Nk(HIIU.KElE. L'idée ocuamune à ces deux mots est celle ée désaccosd, 4^ méstnteiligence , de dissension*.

La brouiUe marque la chose d'une manière absolue, comme étant; la breuiUerie la maxqm d'une manière relative , comine survenant; finie exprime plutôt l'état , l'autre l'événement qui l'a* mène : il y a de la birouiUe dans un ménage , et il s'élève une brouillerie entre deux pecsonnes^

La brouiUerie a ensuite moins de duréeet desmotifs d'une moins grande im^rtance; elle suppose qu'cm s'est brouiUé pour un rien, que la haâae est très-peu forte, et qu'on se racconmodera facilement. « Sophie est mal à son aise : c'est sa prenuère brouillerie; et une brouiU^rie d'une heure est une si grande affaire !» J. J. « On a admiré dans le Bépii amowreit» la sctoe de la èrout^lerie et du raccommodement d'&raste et de Lucile. « Volt.

GBIGANB, GHiCANERIB. Mauvaises difficultés soulevées dans une affiûre, dan» «ne 'querelle, dana un procès.

La ehieanerie est une misérable petite ehiemte; elle porte sur des choses moins inqiortantes , sur des minuties, sur des mots. La ehùxme a encore quelque fondement : « Que dit-on pour autoriser la supposition du Pentateuque? Rien de suivi, rien de positif, rien d'important; des ek^camet sur des nombres, sur des lieux ou sur des ndms.» Boss^ La Mcamerie n'en a aucun, elle se prend à des vétilles. « M. de Cambrai est toujours pr^ à poiatillef sur des mots qui ne disent rien. Oà est la bonne foi parmi les hommes , ai de telles ehicasuries (la vérité m'arrache ce mot) sont des fr^ugês, et encore des préjugés êdeiâifsf v Boss. Pascal appelle une pure à^itanerie la dispute de la Sorbonne sur le fowsow fuoehain^ « Quant à la difficulté proposée par les ministres (protestanU), ce ne peut être qu'une chiœmeri€ frivole.sP. R.— La ekicanerie est d'ua ehieamev; la chicane d'un ehieontur,

La chteane, d'ailleurs, désigne plutôt eo euxmêmes le goût et l'art , tandis qu'en appelle éki^ caneries les manifestations partici^ree de ce

SYNONYMES OUI ONT LE MSME RADICAL

et de eet art, hb iùvn^ ees naee. «La dUcanmi, ait GoAdiilae, est une aclioix, on procédé, ^ est refit du goût pour la thUmtê. n La cMcoie enploie des ekécœUria, et ce éenmr mot a npport à la manière dont agit celui qui cbieue. « Dee reproches de posiian», d^kvevgle- BKDt , de cftecsiieFie dana let inaliàrei eonleetéesj» P.R.

narmiSet FOIHTIIJLSRIB diArent demdme.

lApmâUUrie est une maiiyatea petite pomtiUë, Da rate, petnitlje eat firaaçaia, quoique TAca» déan lit eoeé de l'admettre depuis 1768. c Oa ne peatteder d*objeotioBs aur de telles poifiltll^. 9 Daac. « Los calvinistea refiennent tonjoura à àmpmititiêB du niaonnenient humain. > Bosa. ■ M. de Cambrai met la perfectiou et la pratique de il piété dans des poéntiUeg, » iD.

I^Kifqaoi n'emptoieFait-oB paa aussi vétillme cACBrranment STec vétiile^ à Veiemple de Roi- Ud? < Agésilas savait qu'il y a une exactitude et lae léfinlè qui, pour êtni poussée trop loin, diçénère eu petitesse et en «^tillerte , et qui , par trop d'affectation de vertu , devient ira vice réel et dangereux. »

TUCM, TRACASSERIE. Cet deui mots ont pour idée commune eeUe de contrariétés et d'embarras épmavés ou causée.

IVsis» expriflM la chose en elle-mlme, d'une ■nièie paastve ef sans raifort à un agent; la tWMf'ie eet un froeas produit volMitairement Hafte desaem de nuire. On fait \me dtcMoeserie, •t ion un traeat ^ quelqu'un. Trtutu ne se tMve gutoe qu'avec l'article défini , le : le tPih m des aflkiiea, du ménage, du commerce, du OKiode.

lAmB, LÉBnfKRIB. Basse avarice.

L'an est le vice , l'autre l'action vicieuse ? la létine^ une iétmeriê: une fi^eiiierteest une action Bspirée par la lé$mê.

Tootefeis lénnerie se dit aussi, comme l^si'fM, ea pariant du earaetàre : la lénneriê. Maie alors te mot eiprime moins le viœ que Thabitude vicieuse; il fiait moins considérer le défaut par rapport i rime que par rapport à la conduite, à reierôee, à la pratique , qui en résultent.

Réeiproquement en dîit aussi d'une manière rdatift, une l^eme, comme une lésinefiê; mais ^oe iè^'eerit eat plus petite , plus mesquine ; elle w>rti sur des misères, c'est une économie de ^«ti de ehandellA, elle est moins honteuse, ^ tourne au comique.

GAQDKT , CAQUETERIE. Ces deux mots ont en cmmua l'idée qu'exprime le verbe caqueter.

■sis, c la eequeCepîe, suivant Condillac , se dit pfan psrtiealièrement de Faction d'un caqueleur, et k eofeet de fat multitude de ses propos inuti- ^- > Cest4-dire que l'un est relatif, actif, con« CTCt;rtatfe absolu, passif, abstrait, llaia, alors ^TMca^iRlerie se prend objectivement et au pluriel, pour une pluralité ou une suite de tmquHi, ^■nt a rapport au bruit , à la manilestation ; il w «ue pes d'être eoncret et représentatif.

▼OL.VOLERIE. Action de s'emparer miusta- ■tat d« ce qui appartient à autrui.

^^e eet un diminutif de eo^. XTne tricherie ,

c^ttt4iiinuA vol commis au }eu , surtout qtiand

il eat de peu de conaéquenoe et sans circonstances odieuses, est une volerie (Boss. , Sév.].

D'ailleura, mltrie emporte une idée de fréquence, et s'emploie le plus souvent au pluriel et familièrement pour représenter une suite ou une répétition de petits vols. « Les Arabes du désert lUrent presque toii{onrs des voleurs républicains.... Je ue veux, point discuter avec vous les prépuces de Sîcbem et les voleries des Arabes. » Volt.

TAPIS, TAFISSERIB. Tenture, fissn de laine ou de soie qui sert h oouvrir l'intérieur dés appartements.

flapd est le root primitif, il signifie la diose en elle-même ; tapisserie est un mot dérivé , il signifie quelque chose qui ressemble au tapis , qui tient du tapir. Ce n'est pas qu'il manque à la tapceierie quelque chose pour être tapis , eUe a pour cela plus qu'il ne faut. La tapisserie est une espèce de tapis y qui rappelle spécialement l'actioD de l'ouvrier , le travail de l'art , la ftibrication et les qualités du la main-df œuvre , et qui sert spécialement à la ddcoratio», ainsi que la balusêrade, par exemple. De là vient que lefopts, simplemest utile par lui-même', est destiné à couvrir les ta* Ues, le carreau ou le parquet d'une chambre, tandis que hi ft^iicene, généraJemoBt travaillée avec plus d'ail , pare en même tempe qu'elle couvre les murailles ssulement. — « Les lits étaient couverts de tapis et garais de coussins pour les convives. » Roll. « PyrrhuiS ordonna de tenir un ^éphant derrière une tapisserie pour le faire pa^ rahre quand il Fotdonneravt. » In.

C'est parce que tapis, à la diffénence de t^^ série , n'a aucun rapport au travail , à la façon , à l'industrie, que de ces^ deux mots il est le seul qui soit applicable à des objets naturels : fapit de gazon , de mousse , etc. « Voyez ces riches tapis dont la terre commence à se couvrir dans le printemps. » Boss.

HÔTEL, BÔTELLERIE. Haison où l'on reçoit les voyageurs et les étrangers.

Hôtel est le mot primitif; il exprime absolnment l'idée que le mot dérivé hôtellerie désigne en l'aflàibUssant. VMteUerie a moins de grandeuF et d'importance que V hôtel; elle reçoit les personnages les phis vulgaires ; c'est une auberge. « Un fils de Masinissa, nommé Misagène, ayant été porté par une tempête à Brunduse , où il était resté malade, on lui envoya le questeur L. Stertinus, qui fut chargé de loi louer un hôtel dans cette viUe , de lui fournir abondamment tous les secours dont il aurait besoin > et de lui préparer des vaisseaux pour le conduire sûrement en Afripque. » Rou. « Le long de œ canal, Pompée fit bâtir des hôtelleries dans les endroits où les traites le demandaient, afin que les passagers y pussent trouver le couvert et les commodités néoeesaires pour eux et pour leurs bètes. s In.

Ensuite, on descend à V hôtellerie^ et on loge à Vhôtel : l'une est un pied à terre , l'autre un séjour habituel; dans Tune entrent des voyageurs qui ne demeurent que quelques jours , dans l'autse on reçoit des étudiants et toutes sortes de gens sans ménage. « Là demeurait GogoUos, dans dn fort bel hôteh » Les. « Tout ce que j'ai broché

n'est qu'une esquisse dessinée avec du charbon sur le mur d'une hôtellerie où Ton couche une nuit. » Volt. » En Egypte , les maisons étaient appelées des hôtelleries, où l'on n'était qu'en passant. » Boss.

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