TERMINAISON EAU
lP9rc^ fourceoM.
Cette désinence équivaut à la désinence el , Ihminin elle , qui a terminé d'a.bord les noms aujourd'hui terminés par eau. On a dit cattel avaQl dédire dhdteau; tonneZ, d'où tonnelier, avant de dire tonneau; chapel, d'où, chapelier ^ avaatde dire c/uïpeatt; coutsl, d'où coutelier, avant de dire couteau ; moncel y d'où amonceler ^ avant de dire monceau; batel^ d'où batelier et haieUe, avant de dire bateau, « L'usage, dit Labruyére, a fait de scêl sceau ^ de mantel manteau, àt hamel hameau , de damoisel damoiseau , de joi|' vencei jouvenceau. » Certains mots m^es possèdent encore les deux formes , l'ancienne en el et la moderne en eau : par exemple, castel et château* martel et marteau; et, parmi les ntuns propres, Marcel, Mafctau; Blondcl^ Blondeau; ior^^ Moreau. OT,el, elle^ italien ello, eïla, dérivent du latin ellus, eHo, ellum^ terminaison essentiellement diminutive : d'agneUus a été fait(V"«> agneau ; de scaJbeUum , escobélle^ efisabeau.
D'où il suit qu'en général la désinence eau doit être diminutive ; c*est ce qui , d'ailleurs , se montre avec pleine évidence dans les mots lionceau, p^' dreau^ chevreau, vermiaeau, ormeau, arbrisseau , coteau , caveau. Mais , quoique diminutiB pour la form», beaucoup de mots en ew sont loin de Fêtre pour le sens. Ainsi, vaisseau^ formé de vcUj vasceUus, ne signifie point au tout un petit vase , non plus que plumeau une petite plume , ni pruneau une petite prune; » personne ne s'avisera de considérer oomBi* diau* autifs loufiMU, fardeau, tombeau.
One désigne donc la terminaison eau ^^^.j.^ mots au sens desquels elle n'imprime aucune idée de petitesse, de diminution ? Et quelle difl'érence met-elle entre ces«mots et leurs synonymes i q^
SYNONYMES QUI OifT LE ItftË RADICAL.
9Mt les radicaux mêmes atlxqtiels on à ajotité là iésineace eau pour les former; paf exemple, aire tombeau et tombe , <f oujpeau et tnHpe f Cette ^ae«tion s« résoat par Que simple obserratioA , c'a que tans les noms «n e«u sotit Ddaseulixtf, taodis %ae leurs radicaux, (pli leur servent de s|nonyiiies , sent féminins. Be là , ta différence desuBs auxntrcs. Lts noms en eau sont plus particuliers, et leurs synonyiHes féminins plus généraux. les premiers ne marquent relativement aux demieis qu'une espèce, mais une espèce bien détensinée, bien distinguée par une destination OQ des caractères propres. DifTéreAce confonne, du reste, à la signification , primitivement dîmisutife, de la désinence eau. Aussi, c'est au chapitre des synonymes qui différent uniquement par Je genre , que se trouvent les synonymes tomhi et tombrats, tonne et toimeau, troupe et troufOM, lande et bandeau, barre et barreau. — Âjfmtojis une remarque pour confirmer la distiaction établie entre ees synonymes , en raison de ce que les uns sont féminins et les autres masculins : les premiers , étant des mots simples* désignent naturellement le genre des choses; et les derniers, étant dés mots composés , marquent Vespéoe, la Mrte, en modifiant Vidée du genre par une idée particulière. Un vaùtecM est un tase fne distinguent sa grandeur et sa destina- ^0n ^jui plumeau , un instrument de plumes ayant m certain \isage; des pruneaux sont des prunes ^ ont solbi une certaine préparation et qu'on met en réserve^
WÊiC^ FOCRGEAU. Animal domestique qui a le ^ fourchu , qui ne rumine pas et qu^on engnisse pour le manger.
U premier de ces deux mots Q*ètant point féoinitt , on ne saurait faire usage de la règle préûàa^e pour trouver leurs différences. II nous isable qu'on peut la trouver par cette autre voie : TurceaV) latin porceïlus^ signifie proprement {xtit porc y pore qui n'a pas encore pris toute sa croissance, qu'on élève , qu'on nourrit. « On a dit qMlepaca était semblable A un pourceau de deox mois. > Burw,
Ainsi, tandis que pore désigne le cochon , lorsqu'il a acquis le développement qui le rend propre i servir de nourriture à l'homme ou même <iQ'iI est aetneUenacot emj^yé A cet us»ge , pour^ cas» exprime le même animal en tant et pendant q^OB rélèft , qu'on le flit paStre > qçu'en te aiène iui champs.
On dit, gros porc; de la viande ou de la chair ai port; rôti de porc , pied de porc; porc frais, pore salé; baebis et bouillon de porc (Volt.). Le port^ dans certains climats chauds , est une nour- TîtoK très-dangereuse (In.). « II faut manger de bo& gros bœuf, de bon gros porc, » tfoL. — On ^. d'autre part^ étable à pourceaux;. l'enfant prodigue fut réduit à garder les pourceaux; gai coouae un pourceau dans l'orge, et manger comme
1. Pttqoc la MeiMMe itf» Mvteni à la déilBCMe <S^Miel(eau «éniniii, il ae peat y avoir entre les y**lIiDei eervemt «t ^er^Mey emfmbmim et esthelU^ iaakt diSàreace que cette qui décive de leur oeare, %. p. ».
un pourceau (Scarr.); les penifceatu? paissent le gpland (Volt.); «a «ppeUe powneau, pourceau d'fipicure, l'homme qui met tout son plaisir à manget.
Un titULrthsnd de pora vend des oocht)ns boms à tuer dès %L présent; un marchand de poiirceoudr en vend qu'il faut d'abord engraisser, et qu'otr ne tuera que lorsqu'ils seront devenui poit».
TERUINÀISON Et.
laa^lauu
La désinence firançaise et paur te mâseuUn , ette pour te féminin, de efto des Italien», est diminutire dans les deux langues. Exemples , en français : bateîetf coussinet , cordonmt , châteUt, eerrelet, fhanteiet, osselet, livret , pouUt; heitette^ fAdûonnede; et parmi les adjectift, aigretjpau^ vret y ptoprét. Les mots qu'elle termine, comme ceux qui se terminent en ot , ont un caractère particulièrement familier et gracieux. Aussi , Ronsard voulait les multiplier au delà de toute mesure. En s'ajoutant à presque tous les noms de femmes, elle forme des diminutifs appellatifs qui expriment en même temps la familiarité et la tendresse , comme Afin^lle , Mariette , Jeannette , Juliette y venant à* Anne, UûHe, Jeanne , Julie; ei raèifle Aimimt9e , «^MT^tnB, ete. , qui ont pour primitifs de» imb» dlmbaetei, An$o^y Ceof^ gesy etc.
IMlê^ LACBT. Bspèee 4e piège «è lasaiiMiutf vont s'attacher , et qui eonsiste «n «a Mrul tien disposé en nœud coulant (tequen».).
Au propre, le lacet est un petit lacs. « Les tacets ne sont autre ehose que deux ou trois crins de cheval tortillés ensemble et qui font un noeud coulant. » BuFF. « On prend aisément les scarlattes ^orte d'oiseaux) avec des lacets et autres petits pièges. » Id. On dit un lacs de corde (BuFP.), et un lacet de crin (to.). Avec le lacs on prend les animaux les plus grands et les plus forts , et, par exemple , des ânes sauvages et des éléphants (Btif F.) Avec le laett on ne prend guère que des oiseaux , comme bécasses , grives , mésanges , et des lièvres , tout au plus. Lafontftifte se sert de lacs quand il s'agit de cerfs . de loups , de gazelles; mais, dans la fable de ï Hirondelle et les petUs oiseaux , l'hirondelle conseille aux Oisillons de manger le grain du chanvre , ^ce qud
De la naîtront engins i les envelopper, El Utcets pour les attraper.
Au figuré, lacet indique un piège plus petit que le laa, plus difficile à apercevoir. « Il se fait en nous , par la possession des biens de la terre , certains nœuds secrets, certains lacets invisibles, qui engagent même un cœur vertueux dans quelque amour déréglé des choses présentes. 9 Boss. Ou bien lacet est d'un style plus familier.
La coquette lendit ses lac* tous les matins. Boa.. « Monsieur Sancho, dit don Ouichotte en souriant , il me parait que la demoiselle Laure vous tient bien au cœur, vive Dieu! mon ami, te voilà tombé à ton tour dans les lacets de Cupidon. > Les.